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| | [Mission B] Précaution diplomatique (5) | |
| <| Message | Auteur | Sujet: [Mission B] Précaution diplomatique (5) Sam 3 Oct - 0:44 | |
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Une journée comme une autre dans le courant insaisissable du temps... Ainsi commença cette belle matinée ensoleillée et joviale, quotidien d'une société bercée par la tiédeur, l'échange, l'aide apportée à son prochain. Autant de choses qui font de ce lieu dont je ne vous ai pas encore parlé, un endroit magique et unique que tous ceux qui y ont posé le pied décrivent ce coin du globe comme un paradis, non pas pour ses installations fantastiques et gigantesques, signe d'un progrès constant que tous doivent perpétuer s'ils veulent voir avancer le village. Non, moi je vous parle de quelque chose de bien plus important et primordial encore! Une chose unique, non pas ayant un rapport avec l'administration, la lignée politique, une avancée dont eux seuls seraient les maîtres, ni même encore d'un paysage magnifique entouré par des arbres à perte de vue, des arbres si grands qu'il est difficile de se distinguer à travers les différents bois de cette contrée féérique.
Je l'ai énoncé tout à l'heure, mais ce qui fait la singularité de ce lieu depuis des années, des siècles même et bien ce n'est rien d'autre que la beauté des liens qui unit ses habitants. Personne n'a rencontré une tel engouement pour sa patrie, son irrésistible envie de contact, de subvenir au besoin des autres. Tous vivent bercés par cette vie paisible et chaleureuse et ce pour le restant de leurs jours. Ces liens qu'ils ont avec autrui, ils les chérissent! Nul n'a plus d'importance que cela, ils sont prêts à tout mettre en oeuvre pour leur défense et ainsi voir ces liens invisibles, mais bien présent demeurer avec le temps, ils feront usage de la force si besoin est. Il faut plus que des preuves d'intimidation ou de menaces guerrières pour décourager les valeureux shinobis et autres habitants qui peuplent cette terre riche et dense en végétation. On dit que cet endroit est né dans les arbres, il y a bien longtemps déjà, quand une telle hiérarchie n'était encore qu'une idée révolutionnaire et la paix un mythe de bons enfants dont tous avaient oublié la signification. Cet endroit si spécial se nomme Konoha...
Konoha... Village shinobi de premier rang qui s'est toujours positionné parmi les plus grandes nations de ce monde à la puissance militaire sans pareille grâce, notamment, à ces merveilleuses forces armées que sont ses ninjas. Néanmoins, ce village de ninjas s'est toujours efforcé de préserver une vocation pacifique à l'attention de ses voisins et ainsi promouvoir une ère de stabilité. Au commencement de ce cher et tendre village, il n'en fut pas toujours le cas, comme bon nombres de pays et d'organisations engagés dans les divers conflits, le village des feuilles se mobilisa lui aussi, personne ne peut le nier. Aujourd'hui, les temps ont bien changé, une stabilité sans égale depuis des siècles s'est installée. Les conflits qui se généralisaient à l'époque ne sont plus que poussière, poussière qui avec le vent disparait pour ne plus laisse qu'une vague impression. Un sentiment d'avoir appartenu et en même temps d'avoir marqué ces terres à jamais et ce dès à présent réduit en un tas de cendres immonde qui se disperse au gré de ses envies. L'ère de paix qui s'engage désormais voit croître la haine envers les shinobis, c'est un fait avéré, mais ces derniers, forces de frappes du village armé et par conséquent du pays tout entier n'est plus indispensable. Les ninjas ont perdu leur place à cette époque où la démilitarisation est de rigueur. Que faire hormis regarder? Nul ne peut empêcher ce système autrefois érigé en marje de notre société, mais qui à présent n'est qu'un voile de fumée coûtant plus cher qu'autre chose, c'est un fait le système shinobi est désormais un poids pour les pays...
Konoha, pour ne pas dire le village des feuilles, porte ce nom à merveille. On dit que cet endroit tient ses racines d'une technique que seul le premier Hokage, chef du village et représentant élu des Juunins, mais également le plus fort et le plus respecté de ses pairs commande pour garder une ligne directionnelle fluide à ces agissements militaires divers. Seul les arbres rappellent ce qui fait la féerie de ces lieux. Les arbres ont vu tant de choses, plus de choses que nous ne l'imaginons, ils ont vu ce qui s'est passé par le passé, notre évolution et maintenant ils continuent d'y contempler le présent qui va continuer de s'écrire et ce dès à présent. Dans un bois fort épais du territoire appartenant au pays du feu, haut dans le ciel survolant les environs d'un coup d'aile majestueux, un aigle filait à toute allure porteur d'un message très particulier. Il ne s'agit pas vous l'aurez compris, d'un vulgaire message crypté parlant d'un problème mineur sans réelle consistance et dont le sujet importe plus d'un, non, moi je vous parle d'une missive de première importance qui en ce moment prenait la direction même de Konoha par le biais d'un faucon.
Assis à une large table rectangulaire en compagnie de plusieurs personnes conviées aux tâches administratives, Ookami le Juunidaime Hokage du village de Konoha qui vénère parait-il la flamme de la volonté se trouvait-là. Comme à son habitude, sa tenue était d'un blanc immaculé impeccable telle la neige en plein hiver. Ses cheveux étaient tout aussi soyeux et brillants d'un reflet scintillant, coupé mi-longs, mi-courts avec une natte en guise de seul véritable signe d'une coiffure distinctive. Ses yeux marron presque rouges exprimaient presque une incandescence totale, comme si la volonté qui est la sienne allait se matérialiser sur-le-champ brûlant tout sur son passage, c'est dire son sérieux et son autorité. Aujourd'hui, le Hokage en personne était prié de distribuer les premières missions pour les nouvelles unités récemment mises en circulation. Le système éducatif et militaire de Konoha afin de relancer ses activités et redorer ses rangs en s'assurant une présence des ninjas les mieux formés pouvant compter sur des bases solides, commençait à porter ses fruits. Ookami avait eu comme idée d'instaurer un test aux nouveaux Genins afin de ne sélectionner que seulement ceux qui auraient les valeurs nécessaires pour devenir des shinobis à part entière. Ce test surnommé le "Baptême du Feu", terme en adéquation avec la volonté du feu, symbole même de l'ardeur des Konohajins et de leur force, se déroulait dans des souterrains spécialement creusés et préparés à cet effet. Personne ne peut dire où se trouve exactement ces galeries hormis le Hokage et les hauts gradés du village. En réalité, cette idée de créer des souterrains pour former un labyrinthe avec des pièges et en quelque sorte constituer une épreuve de survie lui était venue lors de la fin de son examen Chuunin, si un tel endroit, perdu, abandonné et extrêmement dangereux lui avait permis de croître, si une telle épreuve l'avait rendu si fort pourquoi ne pas l'appliquer aux autres et ainsi former ces feuilles que sont ces nouveaux promus, ces feuilles de demain qui de bourgeons s'épanouiront pour ensuite faire jaillir la flamme qui brûle au fond de leur âme, comme Ookami en son temps...
Depuis le petit matin, il en avait vu de toutes les couleurs... Du monde? Croyez-le, il n'avait jamais autant croisé de personnes en si peu de temps, être Kage n'est pas de tout repos comme vous pouvez vous l'imaginer, néanmoins il joue ce rôle avec beaucoup de sérieux et d'énergie, ses journées sont donc bien remplies. La liste des nouvelles unités à envoyer en mission était longue... Cependant et ce au bout de longue heures, la liste diminuait de plus en plus, suite au départ de cette nouvelle équipe, désormais il n'en restait qu'une à laquelle attribuer une mission et ce serait de l'histoire ancienne. Le Hokage regarda un bref instant le nom des membres constituants cette cavalerie de nouveaux ninjas. Les trois premiers ne lui dirent rien, normal, ceci n'étaient que ceux des récents admis au rang de Genin rien de plus normal qu'il ne les connaisse pas encore. Néanmoins, il vit le nom du chef d'équipe: Ryû... Il fit une drôle de mine à la vue de cette succession de lettres, mais le pire fut lorsque les quatre membres composants l'équipe entrèrent dans la large pièce où l'on remettait les missions. Ryû, le chef de cet escradon, était un Juunin de grand talent, pas seulement doué dans les arts ninjas, il l'était aussi de part son physique: des cheveux marron mi-courts, mi-longs, des yeux vert tels des émeraudes, tout cela faisait de lui un beau jeune homme. Il portait comme à son habitude sa tenue de Juunin de Konoha avec en dessous une veste bouffante portant l'insigne de son clan à peine visible sous son gilet militaire. Ce dernier main dans les poches s'avança d'un pas nonchalant en direction du bureau où se situait Ookami et les quelques vieillards pour leur donner une mission. Celui-ci avait ceci de particulier, hormis son physique et son génie, Ryû était quelqu'un d'extrêmement énervant, sa nonchalance naturelle et son don pour exaspérer et faire des remarques désobligeantes étaient eux aussi extraordinaires chez une seule et même personne. Ookami le voyant ainsi avec son équipe de marmots ne peut s'empêcher de penser qu'ils allaient droit à la catastrophe. Il salua son Hokage et ancien maître, car c'est Ookami en personne qui l'avait formé, il connaissait donc le personnage mieux que quiconque et ce depuis qu'il n'était point plus haut que les rejetons présents dans son équipe. Le chef du village lui tendit un ordre de mission quand tout à coup:
"Y en a marre! Tu veux te battre c'est ça! Allez viens! Je t'attends, c'est quand tu veux!"
"Tsss... C'est toujours la même rengaine avec toi, incapable de parler dans un dialecte correcte et ça ose vouloir se mesure à moi?"
"Répète et je te refais le portrait!!!!"
"Mais arrêtez, Soichi, Kosuki..."
"C'est lui qui a commencé!!"
"LA FERME! Le premier qui l'ouvre encore il aura de mes nouvelles c'est compris?"
Le silence reprit sa place aussitôt, les garnements très agités jusqu'à il y a un instant s'arrêtèrent sur-le-champ sans plus de brouhaha. C'était tout Ryû ça... Une autorité aussi spontané et en même temps autant de nonchalance réuni dans un même gabarit. Le Juunin prit la feuille, la plia après l'avoir rapidement regardé et prit alors son paquet de clopes. Il prit son briquet et en alluma une juste devant Ookami. Ce dernier ne put s'empêcher de bouillir intérieurement, il dit alors à l'attention de son élève maintenant chef d'équipe, Juunin à part entière de Konoha et fainéant invertébré:
"Eteinds-moi ça si tu tiens à la vie..."
Ryû saisit sa cigarette à la bouche et la planqua dans son dos avant de faire signe à son unité et de filer à toute vitesse sans demander plus de précisions. Ookami ne put s'empêcher d'être désespéré par ce jeune en devenir et pourtant si flemmard, le faisant justement penser à une nouvelle recrue du village, un petit génie du nom de Shikamaru, mais extrêmement capricieux et fainéant que celui-ci. Le comble aurait été de les mettre dans la même équipe...
"Ah... Ce Ryû... Il ne changera donc jamais, égale à lui-même et à sa paresse légendaire."
"Maître Hokage!!! maître Hokage!!!!"
"Que se passe-t-il?"
Un homme un peu gros au visage gonflé par sa carrure et son poids fit son apparition. Ce dernier portait sa tenue de Juunin lui aussi, il était visiblement éssouflé, la sueur perlant sur son front le démontrait. Il salua le Hokage avant de plier les genoux un instant et de souffler très fort de quoi récupérer un instant. Il ne se fit pas attendre trop longtemps afin d'éviter de manquer de respect au chef du village suite à cette interpellation, c'est alors qu'il dit:
"Nous avons détecté la présence de deux shinobis inconnus se trouvant aux environs des portes du village! Ils ne sont fichés à aucun endroit, leur chakra n'a jamais été enregistré dans nos registres de passage des portes, tout indique donc qu'ils ne sont pas d'ici!"
Ookami eut un regard grave, il fixa droit dans les yeux son homologue, ce qui eut pour effet de le mettre mal à l'aise. Le Juunidaime dit alors, ceci en tant que demande et ordre exclusif à son interlocuteur encore tout transpirant:
"Bien, nos effectifs étant à sec suite à l'envoi en mission de toutes les unités récemments formées, il faudra donc faire appel aux éléments restants dans le village... Hum... Voyons voir... Celui-ci est disponible, vas me cherche Sangoku, c'est un Genin qui dit-on a d'énormes qualités, laissons-le aller à leur devant s'ils tentent quoi que ce soit nous enverrons des renforts avant qu'ils aient le temps de faire le moindre geste."
Ainsi le gros shinobi disparut après s'être incliné poliement. Ookami lui, quitta les lieux pour rejoindre son bureau, là où il pourrait attendre des nouvelles de cette affaire. Il patienta ainsi assis durant un bon moment, les heures passèrent, le Hokage continuait de regarder face aux vitres de son large lieu de travail, tournant le dos à la porte dans son fauteuil, elle-même fermée. Tout à coup, Ookami changea d'expression, sans se retourner ou faire le moindre geste, il dit:
"Alors? Où en est la situation?"
Se retournant, une masse sombre tomba au sol, positionné sur un seul genou en signe de respect au Hokage. Cet homme masqué, car il portait un masque était un membre des services secret de Konoha, un homme affecté directement à l'unité du chef du village! Ce dernier sans relever son identité c'est à dire en conservant son masque releva la tête et dit alors:
"Ils disent être des ninjas d'Iwa, rien n'indique qu'ils mentent, nous les observons depuis qu'ils sont entrés dans le village, le petit Sangoku les mène en ce moment même à votre bureau où il souhaite vous rencontrer visiblement désireux de vous parler d'une affaire urgente..."
"Bien, merci pour ton rapport, disparais maintenant."
D'un bruit sec, l'homme masqué de l'Anbu disparu, Ookami lui retourna à sa position initiale, soit solidement et confortablement assis dans son fauteuil, dos à la porte en train de regarder les environs de Konoha pensif sans vraiment l'être. Quelques minutes passèrent avant que ce léger flottement ne se dissipe, ce toc à sa porte était probablement l'oeuvre de ces ninjas d'Iwa désirant parler directement au Hokage. Ookami d'une voix assurée dit tout en se retournant:
"Entrez!"
La porte s'ouvrit, deux hommes apparurent dans l'encadrement de la pièce, deux ninjas d'après leurs dires et leurs équipements shinobis. Ookami ne prêta guère attention au physique de ces deux-là, il les laissa entrer tranquillement dans un premier temps. L'un des deux semblait particulièrement troublé face à sa présence, le Hokage n'y fit pas attention, l'autre individu plus vieux visiblement, s'agenouilla en guise de respect, il dit alors sans plus attendre, comme pour entrer dans le vif du sujet:
"Hokage-sama, nous sommes les ambassadeurs d'Iwa : Daiki Etsu et Kaneko Hige. Nous avons un message pour vous de la part du Tsuchikage.."
Ookami malgré sa surprise ne montra rien et resta parfaitement de marbre. Jamais il n'aurait pu prévoir que des envoyés d'Iwa aurait un tel voyage entre le pays de la terre et celui du feu jusqu'aux deux villages distinctifs afin de lui remettre une missive. Le Tsuchikage? Ookami avait réalisé une mission en terre occupé, lorsque Iwa se trouvait en état d'occupation par les perfides ninjas d'Akakaminari, néanmoins une rumeur circulait dans le milieu comme quoi le village avait retrouvé son indépendance et un Tsuchikage aurait été nommé, néanmoins ces informations s'arrêtaient là en ce qui concerne Konoha. Malgré une tentative de leur part de libérer les Iwajins annexés par Akakaminari, les liens entre les deux villages n'étaient plus vraiment d'actualité, de quoi laisser planer un voile de mystère sur cette rumeur.
"Un message de la part du Tsuchikage? Dois-je comprendre qu'il souhaite attendre quelque chose de Konoha et de son Hokage? Le voyage a dû être long et terriblement éprouvant pour parvenir d'Iwa jusqu'ici, relevez-vous! Je suis enclin à vous écouter, si votre Tsuchikage a quelque chose à me demander je conçois l'écouter ou encore lire ce message qu'il veut me faire parvenir par vos personnes."
Ookami attendait à présent que les deux Iwajins réunis dans la pièce en présence du Hokage veuillent bien lui donner le message en question, il espérait aussi qu'ils pourraient lui permettre d'avoir des précisions sur l'état actuel des choses à Iwa de quoi tenir à jour les récentes rumeurs récoltées ici et là par les différentes sources de renseignement de Konoha... |
|  | |  | Sujet: Re: [Mission B] Précaution diplomatique (5) Lun 5 Oct - 22:03 | |
| Non. Non, il ne rentrerait pas dans ce bureau. Il n'avait pas envie, du moins, s'en était-il convaincu. La fuite avait toujours été le meilleur moyen d'échapper à ses peurs, et c'est volontiers qu'en cet instant où tout reposait sur sa hanche et la lettre cachetée qu'il gardait sous son haut, qu'il se serait enfui.
Il n'avait entendu ni les paroles de Kaneko ni celles du soi-disant Hokage ; seulement vu bouger les bouches et les genoux de l'un et de l'autre. Lui, il était toujours devant l'encadrement de la porte et ne voulait pas avancer. Mais voilà: il avait cette stupide lettre, laquelle lui brûlait les reins, lui criant qu'il devait la libérer, ce à quoi il répondait un « Non. » psychique et incontestable tel le bon occupant qu'il avait été. Car oui, au moment même où tout était suspendu à sa main blessée posée sur sa hanche, Etsu se plut à repenser à l'ancien temps, ce qui lui noua le ventre et la gorge, l'empêchant jusqu'à déglutir. Il se sentit étranger, mal-venu, l'intrus de la liste ; ses petits yeux brillants et tremblants retombant sur un Kaneko à genou devant un Hokage à l'aise dans son fauteuil. Il vécu cet asservissement et cette marque de respect – surplombée par un « sama » - comme un affront total à ce qu'il était lui, chose absolument illogique puisqu'en plus d'être un individu hautement respecté, l'Hokage avait participé à la libération d'iwa, et ce malgré l'échec. Tout ça, il le savait très bien, mais il n'aimait pas le savoir. Il n'aimait pas le savoir parce que ça rendait sa haine et son hostilité immorale, et donc futile aux yeux des autres, et donc inexistante, et donc impuissante, inutile, idiote. En sommes, ce qu'il refusait d'être – et qu'il était pourtant.
Tout était enfin plus clair: il ne voulait tout simplement pas avancer parce qu'il refusait de donner cette lettre: il n'était pas d'accord.
Fixant toujours Kaneko sans trop le voir, Etsu fronça les sourcils devant cette révélation qui lui ôta un bien grand maux du cœur... ou pas. S'il n'était pas d'accord, que devait-il faire ? Partir en courant et brûler le papier ? Abandonner toutes responsabilités devant ce qu'il était écrit là-dessus ? Rester là et attendre qu'on vienne et qu'on choisisse à sa place ? Sûrement pas, même si c'était de loin la meilleure solution. Il était grand maintenant, et il était temps pour lui de commencer à assumer plus que ses actes: ses idées même.
Il cligna des yeux, comme pour se réveiller et revenir dans le monde humain, celui où on attendait toujours une réaction de sa part. La première chose qu'il fit fut de déglutir et de lâcher sa hanche ; sa main était moite. Il soupira et se sentit bien vide, maigre, futile, malade. Tel le zombie auquel il ressemblait, il avança, sans trop s'en rendre compte. Il ne savait pas vraiment ce qu'il allait faire, ou même dire, il avait juste arrêté de réfléchir. Doucement et d'un pas assez sûr pourtant, ses petits yeux clairs et certains maquillés de cerne, le Etsu qui arriva prés du bureau faisait tâche avec celui qui était resté bloqué devant la porte.
Sans s'incliner, le regard bas, il passa sa main meurtrie sous son habit et en retira l'enveloppe tant attendue. Il la regarda un petit moment, repartant dans sa jungle vide d'idée simple, avant de relever promptement les yeux sur l'Hokage, tendant à peine le papier.
- J'ai une question, fit-il gravement, êtes-vous fiers de ce que vous avez fait pour Iwa ?
Et par « ce que vous avez fait », il impliquait également ce qu'ils n'avaient pas fait.
Ça sonnait absurdement, voire irrespectueusement, mais Etsu n'en était pas franchement conscient ; pour lui, c'était un peu « la question piège », la clé qui lui permettrait de libérer cette petite lettre prisonnière de ses doigts plein de sang sec.
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|  | |  | Sujet: Re: [Mission B] Précaution diplomatique (5) Jeu 8 Oct - 14:25 | |
| -"J'ai une question, êtes-vous fier de ce que vous avez fait pour Iwa ?"
Kaneko en avala sa goulée d'air de travers, et la toux provoquée fit oublier la solennité du moment. Il n'y avait pas de marque de respect dans la question de Daiki, pas de chuunin ni de Kage, juste un représentant d'Iwa rencontrant un représentant de Konoha. Vu comme ça, les trois ninjas étaient égaux.
Daiki tendait la missive au seigneur Hokage, mais on comprenait qu'il ne la lâcherait pas avant d'avoir eu une réponse à sa question aux accents fatidiques.
"Si vous en êtes fier, alors vous n'hésiterez pas à nous aider une seconde fois." Pour Kaneko toujours agenouillé, c'était la réponse que son équipier attendait. Ou alors il n'en attendait aucune de précise, et il souhaitait juste... Non, Daiki n'était pas du genre à faire son intéressant, et le nekonin aurait donné cher pour savoir ce qui passait par la tête de son torturé de camarade.
Il finit par se relever, trop intrigué par la scène pour se contenter d'en être un spectateur de bas-étage. Fixant le Hokage d'un regard qui rajoutait clairement à l'insolence de Daiki Etsu qu'il s'apprêtait à excuser, il ajouta :
-"Veuillez pardonner mon ami de son impolitesse. Cela dit, rien ne vous empêche de lui répondre..."
Défier le Hokage, le forcer à leur parler d'homme à hommes en s'affranchissant de toute hiérarchie. C'était marrant comme jeu, et Kaneko, regardant Daiki puis le Hokage, se demanda avec un intérêt amusé lequel des deux céderait en premier... [HRP] Désolé c'est très court, mais je ne savais pas trop quoi ajouter : je suis surtout réduit au rôle de spectateur en attendant la réponse d'Ookami.[/HRP] |
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Nombre de messages: 1713 Nindô: Le cerveau fonctionne vite quand il se dit qu'il risque d'un moment à l'autre d'être tranché en deux.
 | |  | Sujet: Re: [Mission B] Précaution diplomatique (5) Sam 17 Oct - 23:33 | |
| Tout commença un jour comme celui-ci, à l'aube des temps, quand le monde vacillait et que les tensions se faisaient plus fortes de lune en lune. Il fallait faire quelque chose pour empêcher le monde sombrer dans le chaos le plus total, mais la question est que faire? Seul contre tous, l'homme le plus courageux ne peut que se réfugier à l'abris ne pouvant que rénoncer à ces idéaux de paix qui pourtant fairaient le bonheur de l'humanité. Depuis toujours les guerres ont existé, elles se sont manifestés on ne sait comment et beaucoup furent privés de liberté à cause de telles futilités voir privés de leur vie... La mort plane comme un spectre sur-les-champs de bataille, une odeur de macchabé vous traverse les narines à vous en donner mal au coeur et vous dégoûter de tout ce qui vous entoure. Mais voir de pauvres civils agonisants ainsi que vos nombreux frères d'armes qui gisent au sol se vidant de leur sang sous la décombre de cadavres, aucune autre expérience ne peut être plus traumatisante. Néanmoins, les guerres ont toujours existé et elles existent encore, elles se perpétuent, sèment des ravages telle une maladie qui se répend peu à peu pour vous saisir à la gorge et mettre fin à vos jours. Il fut un temps où ce genre de choses n'aurait pas eu lieu d'être, ne vous trompez pas, ce genre de cas qui ne connait pas la guerre n'existe pas! C'est une pure fabulation qui n'a pas lieu d'être dans ce monde qui ne connait que la violence que ce dernier peut apporter à la race humaine. Une Utopie ne naîtra probablement jamais... Vous comprendrez au cours de ce bref récit que sur-le-champ de bataille rien n'a plus de valeur que de prendre la vie de son adversaire et ce quel que soit le moyen, peu importe la manière, la cruauté dont vous faîtes preuve n'est rien d'autre qu'une nécessité! Et même quand les morts ne pertubent pas la vue d'un terre étroite ou immense, les ravages n'en sont pour autant pas moins absents. Il fut un temps où les sévices marquèrent les esprits d'un être tourmentés depuis déjà très longtemps et ces évènements ne rendirent que plus sinistre...
~Flashback~
Cette histoire débute il y a bien longtemps, cela remonte à quelques années déjà, ce que vous croyait connaitre de cet endroit qui vous est si famillier actuellement ne ressemble en rien à celui-ci, ce Konoha d'avant. Le temps est à la pluie, les nuages chargés d'électricité et de pluie approchent, un orage se prépare, prémice des sinistres évènements à venir... Le village des feuilles vacillait lui aussi comme il le fut pour la totalité des autres nations. L'heure n'était pas à la joie, les guerres malgré l'absence de sang et l'odeur de décomposition, elles restaient pour autant présentes dans les esprits. Des nations alliés étaient déjà tombées sous les coups répétés d'ennemis en tout genre. C'était une époque sanglante, de gloire, de pouvoir et de rien d'autre. Même un pays comme celui du Feu avait du souci à se faire. Le village de Konoha risquait lui aussi et une telle situation aurait très bien pu remettre en scène une quatrième grande guerre des shinobis.
Konoha essayait de garder sa convivialité, mais malgré cela, l'heure n'était pas à l'émerveillement ni au bonheur, l'heure était à la gravité, la gravité du fait que le danger rodait aux alentours des frontières du pays du Feu et que les tensions internes qui en découlent ne faisaient que s'amasser. Le sort des autres n'étaient pas bien différents de leur cas. Rester indifférent à ce qui se passait autour d'eux n'auraient engendrer que plus de conflits encore... L'heure était à la révolte, il était temps de changer les choses, pour Konoha, mais pour le reste du monde, pour ce village qui tomba de la main machiavélique de ces êtres abjectes dont on ne doit la création qu'à une organisation plus malfaisainte encore. Les shinobis tant qu'ils existent perpétueront ce cycle de haine et de vengeance constante qui font de la vie de tout les jours, une vie abominable et pourtant et une fois encore, que faire? Que faire si ce n'est se taire et penser que tout ira pour le mieux...
Notre course nous mènes aux abords du village, tout près de la forêt de Konoha, endroit parfait pour être en commun accord avec la nature et la sérénité. Une petite maison se trouve entre la cime de quelques arbres. Elle a beau revêtir une apparence rugueuse, son intérieur n'en reste pas moins chaleureux et accueillant. La cheminée est éteinte, l'hiver est pourtant tout proche, allumer cette dernière viendra bientôt. Allongé sur un lit, un homme se trouve là. Ce dernier dort, il a des cheveux blanc, il est très grand pour une personne de son âge, celui semble s'agiter inconsciemment dans son sommeil. Celui n'est visiblement pas un sommeil récupérateur, à y regarder de plus près on croirait là une véritable épeuve à surmonter. Il continue de ce débattre sans pouvoir chasser ce qui le tourmente. Torse nu, on perçoit la transpiration et la sueur sur sa peau, si jeune et pourtant déjà si troublé... Que la vie est injuste... Des images défilent dans sa tête, une telle spirale de souvenirs est incroyable et en même temps difficile à supporter, son esprit est au bord de la rupture et pourtant, tout à coup une image qui jusqu'à il y a un instant était comme obscurcie par de la brume devient alors tout ce qu'il y a de plus visible. On y voit là une plaine dont la luminosité masque mal les innombrables morts qui s'entassent. Le soleil se couche donnant à l'horizon une teinte orange, puis rouge... La couleur du sang... Celle de la mort.
Bientôt, l'image devient tout à coup réalité, elle prend vie. Le jeune homme jusqu'à présent dans une intense lutte mentale se trouve à présent au coeur de la bataille qui fait rage, le sang perle à côté de lui, mais lui ne sait plus où donner de la tête. C'est à en devenir fou, la mort est partout est prend des vies à chaque instant. Chose étonnante, personne ne le remarque, peut-être sa présence s'est-elle fait plus discrète, toujours est-il qu'il traverse le champ comme s'il marchait tranquillement à l'abris du danger. Malheureusement, un shinobi armé le remarque, ce dernier lui fonce dessus en plein dans son angle mort. Surpris il ne peut l'éviter, c'est alors que fondant sur cet individu, une autre personne fait son apparition. Ce dernier ne voit rien si ce n'est un flash vert qui surgit de nulle part et transperce l'agresseur en pleine poitrine. Le sang coule à flot, puis l'ennemi s'effondre, ce ninja qui vient de sauver le jeune homme se tourne alors. Il a des yeux d'un vert émeraude vraiment intense, son regard en dit long sur son expérience contrairement à son homologue. Ses cheveux sont marrons, par endroit gris, la vieillesse sans doute. Il porte une tenue de shinobi avec une certaine élégance qui lui donne quelque chose de particulier. Son visage est beau malgré quelques traits bien marqués sur ce dernier. Ce sauveur reste froid, impassible, son visage est grave, puis lorsqu'il croise la regard appeuré de son jeune interlocuteur il dit alors, les yeux fermés avec un sourire;
"Tout va bien Ookami, je suis là, tu n'as rien à craindre... Non vraiment rien à craindre."
À peine a-t-il le temps de prononcer ces paroles à l'attention d'Ookami qu'un autre ninja lui fonce dessus, Katana fermement empoigné près à le découper rage au ventre. Ookami pris de stupeur regarde l'individu arriver petit à petit, son regard reflète une peur intense, il regarde ensuite son maître, mais celui-ci ne le voit pas venir il continue de sourire. Le Konohajin tente alors de crier pour le prévenir, mais aucun son ne sort de sa bouche... Il tente alors de gesticuler pour crier garde, mais une fois encore, quelque chose d'invisible vient l'en empêcher, il est comme paralysé. Il ne peut rien faire si ce n'est regarder avec stupeur son maître se faire transpercer du dos faisant sortir ses entrailles par son flanc. Une fois la lame retirée, l'énergumène en pleine folie tourne la tête, il continue sa folie meurtrière et tente de découper d'autres ninjas qui se trouvent à proximité. Pendant ce temps, Ryuka tombe genoux sur le sol, son regard se perd dans les abysses... Sa fin est proche, le sang perle de sa bouche, recouvrant par la même occasion son jeune élève visiblement en état de choque. Il esquisse un dernier geste à l'attention d'Ookami, il lui saisit la main, se vidant de son sang et lui dit:
"O... Ookami... Urf... Ne... Ne t'en fais pas... Ne... Ne pleure pas... Ce n'est rien, ça va aller tu verras... Promets... moi une chose... Veille bien sur son Ryu mon jeune fils... Veille sur lui tel un bon maître, non comme un père! Adieu mon élève... Sache que je t'ai toujours considéré comme mon fils..."
Sa main lâche l'étreinte qu'elle avait sur celle d'Ookami. Ce dernier assiste impuissant à la mort de son maître bien aimé... Il ne sait quelle expression adopté, il n'arrive pas à se rendre compte dans cette tourmente, son maître est mort et il ne reviendra jamais. Ses yeux se remplissent alors de larmes, il crie à s'en détruire la gorge, il pleure abattu sur le corps de son maître sans n'avoir rien pu faire pour lui venir en aide, sa vie s'arrête ici alors que ça aurait dû être la sienne. Il laisse derrière lui un gosse de cinq ans à peine et tout cela est de la faute d'Ookami...
Le rêve prend fin sur un sursaut du Konohajin suffocant qui vient enfin de s'éveiller. Sa respiration est lourde, il lui faut bien quelques minutes avant de réaliser que tout ceci n'était qu'un horrible et odieux cauchemar. Il passe une main sur son visage trempé, il se calme peu à peu avant de reprendre son souffle et par la même occasion, ses esprits. Il se lève ensuite et part dans la salle bain enlever cet excès de sueur qui le gêne. Devant le miroir et voyant son reflet il ne peut s'empêcher de reprenser à ce rêve... Rêve ou réalité? La vérité est là, Ryuka son maître était vraiment mort en ce jour de combat durant une guerre isolatrice et anonyme qui éclata entre Konoha et on ne sait qui. Toujours est-il que si cela est arrivé, c'est de la faute d'Ookami qui n'a pas eu la force nécessaire pour se défendre seul et protéger son maître. Réfléchir une seconde de plus sur ce fait avéré est trop difficile. Afin d'éviter toute mauvaise surprise, ce dernier décide de ne plus se rendormir. Il a beau ne pas s'en être rendu compte, aujourd'hui est un grand jour... Il a reçu un ordre de mission officiel et par conséquent il se doit de partir et ce dès maintenant.
Il s'en va revêtir cette armure qui fait et qui faisait la fierté de son maître et de lui-même dernier cadeau de ce défunt homme qu'il ne put jamais oublier et dont il ne voulut perdre aucune trace. Une fois prêt, il n'eut plus qu'à enfiler ses larges gants noirs et à compléter son attirail de shinobi. Il met alors son sac à dos sur ses épaules, accroche sa sacoche de shinobi au bas de son dos puis jetant un dernier coup d'oeil à sa demeure, il s'en va, bien déterminé à répondre aux exigences de cette mission de la première importance. Il ne fait que légèrement jour que déjà, les nuages sont présents et un grondement se fait entendre. Ils ont rendez-vous tous ensemble aux portes du village dans quelques minutes seulement, cela lui laisse assez de temps pour faire un petit détour. Il sprint vite, de plus en plus vite, puis il parvint enfin à l'endroit qu'il souhaitait rejoindre. Il pleut à présent, des gouttes tombent petit à petit et se joignent pour former un véritable déluge de larmes... Ookami s'approche, mine basse sous son chapeau de bois fin et regarde avec tristesse cette stèle qui repose au centre d'un grand cercle de pierre. Le Genin pose sa main sur celle-ci d'un geste amicale avec son regard toujours rempli de tristesse avant de la retirer et de serrer le poing regard vers le sol. Il écoute la pluie tomber, puis il relève la tête en direction de la stèle, il dit alors, son regard cette fois-ci rempli de détermination et de volonté:
"Maître... Je jure de rendre la liberté à ce pays et à ce village occupé par l'ennemi. Plus jamais ils n'auront à endurer les douleurs et la haine qu'engendre la guerre! Plus jamais!"
Il bondit alors, plein de volonté, prêt à rejoindre son unité en partance pour Iwa afin de délivrer ce peuple occupé et où la tyrannie fait des ravages chez les habitants...
~Fin du Flashback~
Assis dans son bureau, le Hokage se souvenait parfaitement de cette scène devant la tombe de son défunt maître et de la promesse faite ce jour-là. Les envoyés d'Iwa étaient à présent arrivés au vilage des feuilles et semblaient désireux de remettre quelque chose comme une lettre entre les mains du Hokage provenant directement du fruit de l'écriture du Tsuchikage. L'un d'eux, celui qui semblait le plus abasourdi par l'entrevue avec ce dernier sortit péniblement la missive tant attendu. Néanmoins, et Ookami le remarqua, celui-ci n'osait pas pour autant la lui remettre, il prit alors un ton grave et dit:
"J'ai une question, êtes-vous fiers de ce que vous avez fait pour Iwa ?"
Le Hokage regarda alors celui qui avait eu l'audace de prononcer ces quelques mots. La question était maladroitement posée, mais Ookami en comprenait le sens. Comment passer au travers quand on sait que celui-ci alors Genin du temps de l'occupation d'Iwa fut envoyé en terres occupés pour tenter de reprendre Iwa des mains d'Akakaminari. Malheureusement tous dans cette pièce savent ce qu'il se passa alors... Cette campagne courageuse et admirable orchestrée par le Kyuudaime Hokage dont il éprouvait un profond respect ne fut rien d'autre qu'une calomnie. La mission fut un échec et cela eu de graves répercutions sur le village d'Iwa déjà mal en point et divisé en deux camps, d'un côté les collaborateurs, de l'autre, les résistants. L'autre Iwajin parla alors comme pour rectifier le tire de son compagnon, mais lui aussi visiblement désireux d'une réponse:
"Veuillez pardonner mon ami de son impolitesse. Cela dit, rien ne vous empêche de lui répondre..."
Ookami ne fit aucun signe distinctif, il se contenta de regarder ses deux homologues sans mépris aucun. Il comprenait l'envie de savoir dont étaient coupables les deux Iwajins, ne pas les informer aurait été suspect, de plus il n'y avait aucune raison de leur mentir. Le Hokage d'une voix forte et assurée répondit alors:
"Si je suis fière de ce que j'ai fait pour Iwa? Sachez que je n'ai pas été d'une grande aide pour ce village, d'autant que je ne fus pas le seul, mais mes compagnons à l'époque du village des feuilles de même. Sous l'égide du Kyuudaime nous voulions à tout prix rendre la paix en ces terres depuis trop longtemps privés de ce droit. Nous pensions réellement que la paix devait être partout la même, qu'Iwa ne devait pas être le seul à payer des erreurs de chacun. Mais cette mission ne fut rien d'autre qu'un échec, pensez bien qu'elle fut ma déception ce jour-là, lorsque nous rentrâmes bredouilles sans avoir réussi quoi que ce soit si ce n'est blessé aussi bien physiquement que moralement. Cette once de mépris dont tu as fait preuve témoigne des marques de ces évènements, personne ne sortit grand vainqueur de cette histoire et cela vaut aussi pour Konoha, donc pour répondre à ta question, sache que je ne suis absolument pas fière de ce que j'ai ou nous avons pu entreprendre pour Iwa. Néanmoins, Je suis prêt à expier cette erreur de notre part en relançant de bonnes bases avec Iwagakure. Une ère de stabilité se doit de naître afin d'éviter que de tels évènements ne se reproduisent dans le futur. C'est pourquoi j'aimerai connaitre les intentions de votre Tsuchikage à présent..."
Ookami attendait à présent une quelconque réponse des deux Iwajins ou alors tout simplement la lettre du Tsuchikage en tout cas, quelque chose de nouveau allait s'inscrire aussi bien pour Iwa que pour Konoha... |
|  | |  | Sujet: Re: [Mission B] Précaution diplomatique (5) Dim 25 Oct - 20:07 | |
| Le discours du Hokage toucha Daiki jusque dans les plus profonds retranchement de son inconscient. Pour la première fois depuis X temps, il avait réussi à garder son intérêt fixé sur la réponse de son interlocuteur du début à la fin. C'est d'ailleurs pourquoi, lorsque cet homme simple en tout point et pourtant intimidant comme personne eut fini de parler, il se sentit étrange et encore plus stupide qu'il y a deux minutes, trois jours ou encore cinq mois. Il déglutit non sans mal et baissa les yeux sur ses doigts qu'il ne sentait plus, tout comme ses jambes et son corps tout entier même.
Il essaya de trouver de quoi répliquer, un mot, une intonation, un air, quelque chose qui aurait fait prévaloir sa mauvaise foi au bonheur de son égo en miette... mais rien. Il n'y avait rien à redire. La gentillesse, l'ouverture d'esprit, l'honnêteté peut-être du Hokage étaient parfaites, humaines, raisonnables, logiques, intelligentes, parfaites. Parfaitement parfaites. Comme la fatalité. Oui, ces mots, ce flot de mots irréprochables, ce blabla angélique sonna et résonna en Etsu comme le glas de la fatalité qui avait trop tendance à s'abattre sur sa vie et à le dégoûter.
De ce blabla impeccable et détestable en tout point de par sa magnificence simpliste, et dans lequel les mots les plus laids étaient eux-même sublimés, il ne retint qu'une chose: son dégoût. Son dégoût pour la fatalité et pour toutes les conneries qu'il avait pu faire jusqu'ici. Tous ces actes qu'il avait accompli en pensant aux autres sans jamais s'occuper de ses intérêts personnels, sa fierté et son égo toutefois bien alimentés, lesquels avaient été brisés le jour où il avait fait le mauvais choix de tuer pour aider les autres. C'était depuis ce jour là, où tous ses actes et ses choix ne formaient plus qu'une pelote de vie mal enroulée, qu'il s'était perdu dans la tourmente du regret, de l'aversion propre, de la peur... et de la jalousie. Le discours du Hokage lui faisait prendre brutalement conscience de ça: que depuis qu'il s'était pris une claque dans la tête, il s'enfonçait dans le sol, ruminait, se laissait marcher dessus sans ne jamais rien faire si ce n'est s'enfoncer et ruminer le passé.
Aujourd'hui, il se retrouvait face à un mur de bonté bien plus imposant que sa rage contre l'existence et la fatalité, un homme haut placé qui s'était trouvé fort bien sympa de l'accueillir dans sa demeure et qui, en plus, ne souhaitait qu'une chose: participer plus efficacement à la stabilité politico-sociale du monde. Ça incluait forcément Iwa. D'ailleurs, s'il se retrouvait là, c'était bien pour parler d'Iwa et de sa situation mais... Mais la situation du village n'était pas grave au point de demander de l'aide aux forces voisines... non ? Certes, une amejin avait pénétré le gouvernement, mais était-ce si important ? Ne pouvaient-ils pas régler le problème eux-même, comme les résistants avaient pu éliminer les restes de l'occupation seuls ? Si, très certainement qu'ils le pouvaient, et ce n'était pas en perdant du temps en voyage diplomatique que les choses iraient plus vite.
Pour la première fois depuis qu'il était névrosé, Etsu parvint à établir une réflexion plus ou moins simple et plus ou moins compréhensible pour se convaincre de la légitimité de ses pensées – et de ses actions futures. Il en vint à conclure très simplement que, pour lui, iwa n'avait pas besoin d'aide et qu'il était donc inutile de donner cette lettre, tout comme de faire ce voyage. Il se dit aussi, histoire de remplir son quota de regret journalier, qu'il aurait dû en parler au Tsuchikage avant le départ, qu'il aurait dû mieux réfléchir avant d'accepter cette mission ; qu'il était bête de ne pas l'avoir fait et de finalement se retrouver dans cette situation là.
Ses yeux, bas, tristes et abattus, mais au regard nettement bien plus vivant que tous ses autres regards, se posèrent sur Kaneko: et lui, il pensait quoi ? Il était d'accord pour « livrer » - dans un certain sens – l'avenir d'iwa aux mains aimantes mais étrangères de ce type trop parfait pour n'être qu'un simple humain ? Était-il d'accord pour avouer les faiblesses du village à des gens qui brillaient par leur volonté de bien faire mais qui n'avaient jamais concrètement prouvé leurs capacités ? Pensait-il seulement avoir son mot à dire dans cette histoire ? Des questions. Des tas de questions prirent d'assaut le cerveau de Daiki concernant son camarade, et ce au moment où il se sentait loin, très loin de lui. Jamais Etsu ne s'était senti aussi étranger de Kaneko, jamais ne s'était-il autant vu différent de lui... Étrangement, cette sensation le dérangea.
Etsu sentait qu'il passait un cap, une nouvelle étape dans sa « réhabilitation » ; il commençait à voir la lumière de la sortie entre les lianes de sa jungle intérieure... Une lumière bien étrange qui lui donnait d'autant plus la nausée qu'elle lui faisait comprendre ce qu'il voulait vraiment.
Il murmura un mot incompréhensible, à peine vu-t-on ses lèvres bouger, avant de se décider à baisser la main, la lettre toujours en sa possession. Il aurait aimé trouver quelque chose à dire qui ne le fasse pas passer pour un absolu imbécile irrespectueux et égoïste qui se ramenait, impudent et bête, devant un homme mille fois bien plus grand et bon que lui. Il aurait aimé parvenir à lâcher un juron, un truc qui l'aurait aidé à se remettre de cette énième claque bien méritée. Il aurait même aimé arriver à dire ne serait-ce qu'un « pardon », à s'incliner peut-être, à improviser un « sama » et un baissement de tête, mais rien. Rien de tout ça. Il en avait envie, mais cela revenait à refuser la lumière de son dernier repentir ; s'incliner, se taire et donner cette lettre revenait à continuer à ignorer ses désirs - les vrais - et à regretter encore, encore et encore...
Heureusement pour lui, son corps ne voulait pas s'incliner et il se laissa volontiers dominer par les contractions nerveuses et paralysantes de ses muscles désireux de remettre debout sa fierté et son égo.
Égoïste, oui, il voulait l'être. Il voulait l'être plus que tout, et la possible réussite de cette alliance et de ce qu'elle impliquait de profitable au village de la roche ne lui plaisait pas du tout. Voilà, c'était dit: Etsu ne voulait pas que Konoha et nul autre n'aident le village tant que lui-même n'arrivait pas à avancer à l'intérieur de ce dernier, tant qu'il n'arrivait pas à retrouver sa place de ninja au sein de la communauté, qu'il ne parvenait pas à retrouvait les plaisirs qu'il avait connu en aidant les autres. Si lui n'arrivait pas à aider, personne ne devrait y arriver. Si lui faisait des erreurs et s'enfonçait toujours plus dans la médiocrité, personne ne devrait le remplacer. Il devait arriver à se relever et à aider de nouveau, il pouvait le faire, pas besoin de Konoha.
Redressant la tête et les yeux, regardant le plafond avec intensité comme si ce dernier allait lui offrir quelque chose, d'un air gêné et bien mal à l'aise devant cette révélation personnelle et intérieure, il grimaça, fit mine de vouloir parler mais ne parvint pas de suite à s'exprimer. Il se mordit la lèvre inférieure, serra les dents, fronça les sourcils, montra bien qu'il faisait un effort surhumain pour se préparer à soupirer ça :
- Je... nouvelle grimace, enfin... je ne peux pas t-... vous donner ce... truc, fit-il en remuant le papier sans oser le regarder. Pourquoi donc... hein ? Eh bien... parce que......
Il savait quoi dire mais ne voyait pas comment le dire ; il lui manquait la forme et la manière. Ça faisait bien trop longtemps qu'il avait perdu l'habitude des belles phrases toutes faites. Toutes perdues les belles qualités d'orateur et le charisme. Envolés l'assurance et l'air hautain, il ne restait plus qu'un Etsu hésitant et balbutiant.
- Bref... nous ferons part au Tsuchikage de votre désir d'... de... d'aid-... d'aider ! le pays de la... roche... Hmpf... Nous devons rentrer à présent... la route est longue !
Hop ! voilà comment zapper cette histoire de lettre. Sa conscience trop stressée avait cédé le gouvernail à son inconscient qui avait opté pour la technique du « ni vu, ni connu j't'embrouille » et qui maintenant le faisait se courber très – trop - en avant.
- Dômo, dômo, dômo, dômo, dômo, il recula de plusieurs pas en restant incliné jusqu'à arriver à la porte, dômo arigatô gozaimasu ! Et sortit en reculant, sans jamais regarder le Hokage.
Il se colla contre le mur sans discrétion aucune, à l'abri de yeux de ses précédents compagnons et serra les dents. Peut-être que Kaneko allait sauver le peu d'honneur qu'il restait à Iwa ? En tout cas, une chose était sûre : Etsu était un abruti fini mais il avait, pour une fois, fait ce qu'il avait envie de faire. Certes d'une manière extraordinairement indéfinissable (conne), mais il l'avait fait, et il en était fier. La suite aller très certainement être bien moins agréable... autant pour lui que pour tous les autres. // [HRP] Quittage de topic no jutsu ! La fin est nullissime, je le sais, c'est pas voulu m'enfin, j'avais plus d'inspi. \o Quoi qu'il en soit... pouvez faire ce que vous voulez (engagez des poursuites, me jeter des cailloux, rire, pleurer, faire du coloriage, rien du tout...) moi je rentre à MA maison et ferai en fonction de vous~ \\ |
|  | |  | Sujet: Re: [Mission B] Précaution diplomatique (5) Jeu 29 Oct - 2:34 | |
| A ne pas en croire ses yeux. Ni ses oreilles d'ailleurs.
Daiki Etsu venait de s'éclipser, et signer officiellement l'échec de leur mission puisqu'il emmenait le précieux message avec lui. Comme dans un rêve, il vit son ami reculer lentement en bredouillant lamentablement... puis disparaitre derrière le mur, comme s'il avait rembobiné le film de leur arrivée dans le bureau du Hokage. Kaneko sentit une goutte de gêne perler sur son front cramoisi par la honte, puis il se tourna pour offrir un sourire maladroit au chef du village de Konoha.
-"Euh... c'était pas prévu, ça."
Sans attendre une réponse, il se lança à la poursuite de Daiki Etsu.
Il ne fut pas surpris de constater l'absence de l'Iwajin dans le couloir, et aussitôt son regard se porta vers la fenêtre : la nuit noire qui s'était abattue sur le village ne l'empêcha pas de distinguer la silhouette élancée qui s'éloignait en courant dans l'avenue principale.
Ne pas confondre ce qui est important et ce qui est personnel. Il avait senti depuis le début que Daiki Etsu avait un problème grave qui l'empêchait d'être un ninja "normal". Mais ça le regardait, et Kaneko se sentait quelque peu gonflé de vouloir s'en mêler. Il pourrait le rattraper plus tard, de toute façon il courait plus vite que lui. Ce qui était important pour le moment, c'était l'entrevue avec le seigneur Hokage, car elle allait définir les futures relations entre les deux villages : la Feuille et la Roche.
Il revint donc, pantois, dans le bureau et se mit à genoux. De plates excuses s'imposaient.
-"Hokage-sama, veuillez excuser mon camarade pour cet incident. Permettez-moi de régler ce problème plus tard. Dans un premier temps, je me vois contraint de discuter avec vous du but de notre venue."
C'était ridicule. Il se sentait ridicule de jouer son rôle de diplomate dans une situation pareille. Ne pas confondre ce qui est important et ce qui est personnel. Mais au plus profond de son coeur, ce qui était personnel était justement le plus important pour lui. Son ami - car oui, il considérait Daiki Etsu comme son ami - allait mal, et c'était un mal bien plus profond que ce qu'il avait pu imaginer jusqu'ici. La preuve...
La honte passée, il reprit ses esprits accompagnés de toute son assurance. Il savait que son visage, son expressions, ses intonations montraient qu'il se souciait plus de son compagnon que de la mission, mais il s'en fichait. Et il n'avait aucune intention de prolonger l'entrevue plus que nécessaire.
-"En ce qui concerne le message, voici un résumé de son contenu : est-ce que oui ou non, Iwa peut vous compter parmi ses alliés ? Avec tout le respect de notre bon Tsuchikage, cela va de soi... Alors ?"
Il écouta la réponse d'Ookami-sama, mais d'une seule oreille. L'autre était ouverte aux questions intérieures qui l'assaillaient : pourquoi Daiki est-il parti comme ça ? Où va-t-il aller ? Comment puis-je l'aider ? A-t-il seulement envie que je l'aide ? C'était comme si son cerveau enregistrait les propos de son interlocuteur avec l'intention de les analyser plus tard.
-"Bien, bien... Je transmettrai votre réponse à Otokonohito-sama, soyez-en assuré. A présent, vous m'en voyez désolé, mais je dois... enfin, vous voyez bien."
Il se retourna derechef et fonça dans le couloir, puis bondit par la fenêtre. Il retomba au sol plusieurs mètres plus bas, sans un bruit, puis il se lança à la poursuite de Daiki Etsu. Le tracas qui l'envahissait lui donnait des ailes. Il atteignit rapidement les portes du village, les franchit et s'enfonça à son tour dans l'obscurité de la forêt... [HRP] Quittage de topic pour moi également. A évènement imprévu, fin de RP imprévu...[/HRP] |
|  
Nombre de messages: 1713 Nindô: Le cerveau fonctionne vite quand il se dit qu'il risque d'un moment à l'autre d'être tranché en deux.
 | |  | Sujet: Re: [Mission B] Précaution diplomatique (5) Lun 5 Juil - 19:59 | |
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|  | |  | | | [Mission B] Précaution diplomatique (5) | |
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