AccueilAccueil  FAQFAQ  MembresMembres  GroupesGroupes  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



 

Partager|
<

[Mission: C] Ni vengeance, ni représailles

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
MessageAuteur
MessageSujet: [Mission: C] Ni vengeance, ni représailles Dim 9 Aoû - 0:29

- Bon sang...

Une enveloppe entre les doigts, Etsu marchait tranquillement dans la rue principale d'Iwa. Et « Bon sang... » était ce qu'il avait dit lorsqu'on l'avait informé de sa nouvelle mission: amener un décret à l'imprimerie des frères Nigao puis l'exposer au niveau de l'entrée principale. Certes l'établissement se trouvait de l'autre côté de la ville, mais l'arrivée de ce décret le rendait tellement plus détendu, plus paisible, plus cool, plus mieux qu'il lui importait peu de traverser le village tout entier. En fait, il en aurait peut-être même fait mille fois le tour pour pouvoir obtenir ce genre de nouvelle loi. Et quelle loi: d'après ce qu'il avait compris de son entretient avec le délivreur du précieux papier, il s'agissait d'interdire toute forme de vengeance et de représailles envers les familles d'Akakajin encore présentes sur le territoire. C'était tout bonnement génial, et puis ça le concernait aussi: lui qui s'était étonné d'obtenir les grâces du conseil d'Iwa avait crains – jusqu'à ce décret – que le nouveau Tsuchikage, en grand révolutionnaire qu'il était, ne rectifie cette petite largeur. Mais non, cet homme là semblait être compréhensif et non dénué d'humanité....

Il glissa le papier enveloppé dans la poche intérieure de son habit. On le lui avait remis tel quel et n'avait donc pas pu le lire. Dommage, il découvrirait son contenu en même temps que tout le monde. Ça l'excitait beaucoup. Il n'aurait plus à craindre les lapidations des gamins et les regards fielleux de leurs parents, plus à se shooter d'anti-hallucinogènes puisqu'il n'aurait plus à avoir honte de ce qu'il était. C'était vraiment une bonne nouvelle. Oui, une très bonne nouvelle.

- Hey ! Fais gaffe ! Fit-il à un passant qui venait de le pousser violemment.

- Qu'est-ce' tu veux, kisama ?

Aaah... il fallait vraiment qu'il se dépêche d'amener ce décret à l'imprimerie, il ne supporterait pas un coup d'épaule et une insulte de plus.

- Tame... souffla Etsu entre ses dents avant de reprendre sa marche.

On lui avait aussi dit qu'il y aurait des réticents, mais il paierait cher pour voir la tête de ce genre de type se fendre et tomber devant les nouvelles règles du Tsuchikage. Il accéléra le pas avant de disparaître dans une impulsion de chakra, pressé de lire et de clouer le bec aux trois quart de la population.



***


- Ohayô ! Je viens vous remettre le décret du Tsuchikage à imprimer, je crois que vous êtes au courant d-... ?

On le regardait vraiment bizarrement. Vraiment très bizarrement.

- ... ?

- C'est « Tsuchikage-sama », jeune homme. Êtes-vous vraiment la personne que l'on attend depuis onze heure ce matin ? Vous en avez mis du temps. C'est drôle pour un ninja... N'est-ce pas Gakuno ?

Etsu fronça les sourcils et s'arma de son expression « Attention, je mords ! » avant de plonger sa main dans son habit pour en sortir l'enveloppe cachetée. Bon, peut-être que ça surprenait – énervait - les gens que ce soit lui qui livre le décret et qui l'affiche à l'entrée, peut-être qu'ils étaient tous de très grands fans du Tsuchikage et qu'ils n'acceptaient pas un écart de politesse envers sa personne, mais de là à lui faire une leçon...

Ses petits yeux d'homme qui se retient de faire un massacre posés sur les lunettes rondes du vieux maigrelet qui lui renvoyait un regard plus que méchant, Etsu ne tarda pas à tendre à bout de bras l'enveloppe, se voulant garder une distance de sécurité entre lui et ce pauvre... imprimeur.

- Bien, soit. Le voici. Si vous pouviez faire une copie et me la donner immédiatement, je pourrai aller l'afficher de suite à l'entrée du village. Une autre personne viendra et se chargera de distribuer le reste. Merci, j'attends.

Le vieillard ne l'avait pas quitté des yeux et remontait à présent ses lunettes avec son index, sans pour autant le laisser s'en tirer aussi facilement. A vrai dire, il ne regarda même pas l'enveloppe quand il la prit: il la passa aussitôt au jeune Gakuno derrière lui. Ce dernier avait l'air franchement plus sympa que son frère.

- Quel manque de politesse ! Êtes-vous vraiment ninja, jeune homme ? Ce n'est certainement pas votre tenue vestimentaire et comportementale qui vérifie ce grade. On m'a demandé de faire très attention aux tierces personnes susceptibles de compromettre la publication de ce décret, en êtes-vous ? Comment vous nommez-vous ?

Tenue vestimentaire et comportementale ? Ah ! Oui, en effet ! Etsu n'avait pas jugé nécessaire de mettre sa tenue de combat pour une livraison aussi simple: il s'était contenté d'un haori, d'un débardeur, d'une paire de Waraji, de son bandeau pour nouer sa couette, des lunettes de soleil sur la tête... sommes toutes: le parfait touriste. S'il avouait complètement que sa tenue vestimentaire n'était pas appropriée, il ne voyait pas en quoi il avait fait preuve d'impolitesse. Il s'était même trouvé sympa durant quelques secondes... Juste avant que le maigrelet parle.

- Pardon ? Personne dans le village, à part vous et moi, n'est au courant de la date exacte d'impression du décret. Et je ne vois pas pour quoi moi, personnellement, je serai contre.

Un silence conclu la réponse agressive du jeune homme qui gardait ses yeux plantés dans les verres de l'imprimeur, visiblement pas résolu à copier et imprimer le papier.

- Je crois que le Tsuchikage vous paie pour dupliquer et imprimer son décret, non ? Ne pas le faire serait une vraie marque d'irrespect, alors bougez-vous, j'ai pas que ça à faire.

- La machine est longue à démarrer, répondit immédiatement le vieillard sans bouger de son siège.

Etsu prit mal cette réponse. Très mal. Il la vit comme du foutage de gueule complet, pur et simple, et ce n'était pas le genre de chose qu'il pouvait laisser couler. Il jugea bon d'outrepasser les distances de sécurité qu'il s'était imposé auparavant et alla plaquer sa main gauche sur le bureau, effleurant le visage du vieux schnoque.

- Raison de plus pour la démarrer maintenant.

- Elle est prête depuis onze heure ce matin, répliqua le vieil homme dans un sourire sans être nullement apeuré par l'énervement du chuunin.

Voilà qui confirma la pensée d'Etsu: ce vieux se foutait vraiment de lui. Aberration totale. L'iwajin ne put que reculer après ce constat des plus... aberrant ! C'était fou ! Complètement fou ! Les gens de ce village étaient tous fous ! Tarés ! Plus il récupérait un peu de sociabilité, plus il se rendait compte de la connerie du monde qui l'entourait. Franchement, comment avait-il pu être normal avant ? Il devait vraiment être inconscient pour apprécier un endroit aussi farfelu.

Il ne répliqua pas, pas la force, trop énervé, trop aberré ; il n'avait plus envie que d'une chose: retourner à ses laxatifs. Mais voilà: le jeune muet Gakuno enclencha par un moyen invisible la grosse machine sombre qui se mit à ronronner et à faire vibrer toute la bâtisse. Bientôt, très bientôt il pourrait lire l'œuvre qui libérerait les Akakajins « innocents ». En y repensant mieux, Etsu se dit qu'il aurait pu laisser Tankeru en vie avec ce décret... Quoique...



***



Ça cassait pas des briques, mais c'était pas mal. Oui, voilà, c'était pas mal. Non pas qu'il était déçu du maigre contenu ou de la banalité, voire de la logique, de cette décision, mais il était un peu... enfin, ça cassait pas des briques. C'était juste pas mal. C'était déjà ça.

Un petit panneau en bois sur l'épaule, un marteau et un pot de colle ballants dans la main gauche, Etsu se dirigeait vers l'entrée principale qui n'était somme toute qu'à quelques mètres de l'imprimerie. Après avoir essuyé durant un quart d'heure les regards vicieux du vieux Nigao et les bourdonnement de sa machine infernale, il avait réussi à acquérir la première copie du décret, laquelle n'avait pas l'encre encore sèche lorsqu'il l'avait attrapé – le vieillard n'avait pas jugé bon de l'avertir que son encre n'était pas instantanée. Il avait donc dû attendre la seconde, patiemment, attendre que l'encre sèche, impatiemment. Entre temps, le fabricant de meuble d'à côté lui avait refilé panneau, marteau et colle - réquisitionnés pour l'occasion. Et il était parti vers l'entrée principale sans demander son reste, très impoliment.

Les iwajins le regardaient bizarrement, quoi de plus normal ? Ils étaient tous tarés et voir un pseudo-touriste se trimbaler avec du matériel de menuisier n'arrangeait pas leurs affaires. Tant pis pour eux: dans quelques pas à peine ils verraient les choses d'une façon différente.

Quelques coups de marteaux et soufflement d'énervement plus tard, un panneau avait poussé. Plusieurs curieux s'étaient déjà agglutinés autour de lui tandis qu'il peignait la surface de bois avec sa colle nauséabonde. Il entendit des « Mais qu'est-ce qu'il fait ? », « Il est fou... », « Il a le droit de faire ça ? », « C'est un ivrogne non ? » qui le firent sourire assez sournoisement. Des moutons, voilà. Les iwajins étaient tous des moutons et des brebis qui se laissaient balader de prairie en prairie, de kage en kage...

- Bon sang... qu'est-ce qu'il y a dans cette colle ? Se murmura t-il en constatant ses délires internes.

Nouveau soupir. Il faisait vraiment très chaud, et puis tout ces regards qu'il sentait sur lui... Ça non plus ça ne l'aidait pas. Il jeta finalement son pinceau dans le pot à colle, s'éclaboussant un peu le haori, avant de sortir son fameux exemplaire numéro deux du décret officiel et de l'appuyer sur la glue malodorante. Il frotta, lissa, frotta, tapota, lissa et lissa encore avant de se satisfaire de son travail et de tourner les talons, pot de colle et marteau en main.

Il n'eut pas à peine fait trois pas que le premier mouton curieux se jetait sur le panneau pour lire les petits caractères. Quelle ne fut pas la surprise des autres quand ils apprirent que :

Citation:
Toute famille Akakajin installée à Iwa et souhaitant s’intégrer au mode de vie Iwajin pourra le faire sans risque de représailles. À partir du moment où vous participez à l’effort commun et contribuez à l’amélioration du village, vous serez considérés comme un Iwajin. Et en tant que tel, tout abus ou débordement vous sera sanctionné au même titre que celui d’un autre villageois.

Le Tsuchikage informe également par la présente, que les personnes pensant pouvoir assouvir toute forme de vengeance envers ces familles se verront exilées purement et simplement du pays ! Les idéologies vindicatives n’ont nullement leur place à Tsuchi !

Invité




Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: [Mission: C] Ni vengeance, ni représailles Jeu 29 Oct - 12:18

Locké et archivé le 29/10/09.


Nukenin

Masculin
Nombre de messages: 1781
Age: 23
Nindô: Le temps des assertions est révolu, me voici dans l'ère où l'on impose.
Fan De: Plop


Âge du Perso : 35 ans


Date d'inscription: 26/08/2007


Description
Rang: Newbie
Chakra:
1000/1000  (1000/1000)
Réputation:
1000/1000  (1000/1000)
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas

[Mission: C] Ni vengeance, ni représailles

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» Représailles» Noctis, assoiffé de vengeance et de haine. » 143 Albert Foulcher, la vengeance de l'assureur (10/04/2011)» [UPTOBOX] Ghost Rider : L'Esprit de Vengeance [DVDRiP]» Une mission à haut risque
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 ::  :: Archives RP :: Chapitres Précédents :: Archives des villages :: Archives d'Iwa-
Sauter vers: