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| | Faire gronder la révolte [Flashback] | |
| <| Message | Auteur | Sujet: Faire gronder la révolte [Flashback] Ven 14 Nov - 2:50 | |
| [HRP] Alooooors quelques explications s' imposent ^^ Ce topic se déroule entre ce topic çi et ce topic là, ainsi que cet autre là, topic qui furent pour la plupart modifiés pour coller avec ce qu' il va se passer dans celui-ci.
Ceci est un topic qui se déroulera sur environ deux jours RP durant lesquels la résistance va rencontrer les renforts Sunajin, seront peut-être confiées quelques minis-missions en préparation du plan d' attaque ultime qui réunira pas mal de monde. Restez donc surtout attentif à ce qu' il se passe ici. [/HRP]
Etre une ombre parmi les ombres, tel est ce que l’ on nous apprend en premier à l’ Académie. Partout, dans chaque Village, se répète cette scène, des étudiants apprenant à ne faire qu’ un avec les ténèbres. Passer inaperçu, ne plus se définir que comme un souffle de vent, c’ est ainsi qu’ on nous l’ apprend à Suna : être une douce brise dans les ténèbres, avant que le métal froid de nos lames ne viennent transpercer les chairs. Invisibles machines de Mort. Cependant ! On nous apprend aussi qu’ il est important de choisir avec précision le moment de notre frappe, ainsi, repousser une attaque dans le temps, c’ est faire le choix de préparer minutieusement ses armes, qu’ elles deviennent plus adaptées, plus efficaces, plus mortelles. Ainsi, notre assaut ici sera préparé au mieux, le temps que soit choisis, presque amoureusement, l’ arme qui sonnera le glas de l’ Akakaminari. D’ après elle, nous nous rendons là où nous rencontrerons nos alliés… Les shinobis d’ Iwa ont déjà laissé couler assez de leur sang pour leur Village, il est temps que le vent vienne porter la terre, que nous leur apportions notre aide, avant de porter le coup qui sera fatal à l’ envahisseur. La Résistance, j’ aime ce mot, il claque comme un fouet, dur et froid, cette sonorité… ils résistent, tel un organique métal… Oui, ils se battent, luttent… résistent ! Ils mettent leur vie en jeu pour un idéal, ils attendent, patiemment, ils construisent… ils construisent l’ évolution, la révolution ! Ils frappent, rapides, précis, avant de disparaître, soutenant le peuple et faisant bouillonner l’ envahisseur. Ils sont immortels, immortels car ils ont des idées, on peut emprisonner le révolutionnaire, mais pas la révolution. Et, peu à peu, ces hommes et femmes deviennent eux-mêmes des idées, intouchables, adulés par les uns, détestés par les autres. L’ envahisseur se sait en danger, cette vague, elle ne fera que croître chaque jour qui passe, pour ne plus jamais s’ arrêter… Désormais, elle s’ apprête à déferler, un tsunami de rage contenue depuis des mois, depuis un affront. Cette vague va aujourd’hui être encore renforcée, le signal, très bientôt sera lancé. Alors, aucunes larmes ne vous sauveront, aucune pitié ne transpirera de ces esprits qui vous haïssent. Pas de réédition, désormais, seul choix vous restant : la fuite, ou la Mort…
« Patrouille ! A couvert ! »
Les trois mots avaient été chuchotés précipitamment, en effet, à environ 200 mètres, des bruits de pas secs se faisaient entendre. Obligatoirement des Akajins, ces pas étaient trop nombreux, trop affirmés, trop ordonnés. L’ équipe qui s’ était introduite dans le Village était rodée désormais et, alors qu’ une colonne d’ ombre se mouvait avec discrétion dans la rue quelques secondes auparavant, désormais, un calme plat régnait en maître sur la rue : tous avaient rejoint une des planques repérées il y a quelques secondes. Se planquer, c’ était de ces habitudes qui venaient très vite avec la pratique, même en terrain inconnu et surtout dans ce genre de situation. Kerun comptait, cela faisait la sixième patrouille qui croisait leur chemin, apparemment, quelque chose de gros se préparait, ou était en train de se produire : une relève, ou quoi que ce soit d’ autre. La première patrouille avait bien failli faire échouer la mission, elle avait été entendue trop tard, et le groupe se trouvait alors dans une petite ruelle vide, trois secondes, et ils seraient tous repérés, leur supériorité numérique ne serait pas suffisante pour empêcher que l’ alarme ne soit donnée. Ils n’ avaient droit qu’ à une seconde de réflexion, la solution vint d’ elle-même pour presque tout le monde, concentrer du chakra dans ses jambes : une seconde, puis, sauter et se mettre hors de vue : 0.99999 secondes maximum ! La patrouille passa sans remarquer que, l’ instant d’ avant, neuf personnes se trouvaient sur le sol que ses membres foulaient désormais. Kerun avait bondit dans une fenêtre, par chance, ouverte, tandis que les autres se dispersaient sur les toits ou sur d’ autres rebords, le marionnettiste cependant ne cria pas victoire. D’ une part parce qu’ un hurlement attirerait bien plus que sûrement les gardes, d’ autres part, parce qu’ il avait franchement peur que justement, un hurlement ne survienne, mais pas un des siens. Non, lui ne hurlerait pas, il avait passé l’ âge déjà… pas comme les petits propriétaires des deux paires d’ yeux qui venaient de s’ ouvrir, que lui-même découvrait à la lueur blafarde de la Lune. Manquant de prononcer la locution habituelle des situations désastreuses, il ne bougea pas et laissa ses yeux s’ habituer à l’ obscurité. Ce qu’ il vit l’ horrifia plus encore : il se trouvait dans une chambre aménagée en dortoir pour enfants, de nombreux enfants… très nombreux, et le réveil de chacun d’ entres-eux pouvait être la promesse d’ un looooong cri, cri qui signifierait sa perte. Son regard passait très très lentement sur la rangée de lits, comme si un simple mouvement brusque pouvait déclencher le réveil d’ un de ces « monstres ». Son cœur battait à un rythme effréné, il en vint même à craindre que les torp torp frénétiques qui bourdonnaient dans ses oreilles ne vinrent eux-aussi mettre en éveil la ruche. Une autre paire d’ yeux s’ ouvrit, le fixant, comme s’ il était une sorte de plateau repas, un geste, et le pauvre marionnettiste serait dévoré vif… Quatrième paire d’ yeux, il observa ces dangers potentiels à la dérobé : des enfants, plus ou moins vieux, entre 5 et 13 ans il dirait… Mais là n’ était pas le problème, il ne fallait absolument pas que ses montres à lui le prennent lui-même pour un monstre. Son visage était crispé dans une expression pour le moins indéfinissable, les mâchoires serrées à se faire péter l’ émail, les yeux grands ouverts, le visage allongé, ses iris se trimballaient de droite à gauche et il sentit une goutte de sueur perler entre ses omoplates. Il bougea sa jambe droite, lentement, précautionneusement, une latte grinça, il lâcha par reflexe un « Aïe… » significatif, d’ autant plus que de nouvelles paires d’ yeux ébahies venait de s’ ouvrir. La scène était totalement surréaliste, il se trouvait là, devant un bien étrange public, mime immobile prêt à s’ enfuir à toutes jambes si seulement sa conscience le laissait faire. Il observait toujours l’ assemblée, soudain, le silence fut déchiré… par un petit rire, presque étouffé, provenant d’ une des couches, un autre lui fit écho, puis un autre, des petits rires amuses, chuchotés. Le marionnettiste eut alors un sourire, il se trouvait sur scène, et le public appréciait le spectacle. Il se campa sur ses jambes et fit une révérence en enlevant son chapeau avant de le remettre, mimer un « Chut » doux, avant de lâcher un clin d’ œil et se diriger vers la fenêtre, de laquelle il rallia le toit. L’ action n’ avait pas duré une minute, mais il se sentait vieilli de plusieurs années, d’ ailleurs, il était pâle comme un linge. Quand il atterrit près des autres, tous les regards se tournèrent vers lui avant que la question ne soit murmurée :
« Bordel t’ étais où ? Dans l’ antre de la Bête… Continuons. »
Argh ! Plus jamais ça ! Déjà, j’ ai eu la trouille de ma vie, en plus, j’ ai été parfaitement ridicule ! M’ enfin, au moins, on à pas été repérés. Même si j’ ai du mal à appréhender comment ça aurait put être pire ! Tcheu, j’ ai passé l’ âge de ces conneries moi, encore un peu, et je faisais un infar’ ! Bon ! Calme… Soit, calme… Pondération… Etre en accord avec soi-même… Faire baisser son rythme cardiaque, inspirer, expirer. Lentement, très lentement… Reprendre contact avec la réalité. Quand même, j’ espère vraiment qu’ on est bientôt arrivés, je tiendrai pas une autre épreuve comme celle-là… vraiment pas non… Mais quand même, incroyable : aucun n’ a hurlé de terreur, preuve que je suis pas aussi effrayant que certains veulent le dire. Z’ ont même rigolés ! J’ avais beau avoir l’ air ridicule, j’ venais quand même de faire irruption dans leur piaule, en pleine nuit, un peu à la manière du Croquemitaine… Mouais, en clair : j’ ai l’ air sympa ! Mais, mais… Bordel, j’ aurais jamais de gosse !
« Voila, c’ est ici… »
« Enfin » était le mot que personne ne prononça à ce moment là… Mais les Sunajin n’ en pensaient pas moins. Le groupe avait dut au final traverser plus de la moitié de la ville, échapper à pas moins de sept patrouilles, et pour certains d’ entres-eux, échapper aux dites patrouilles avait été parfois une épreuve initiatique. Ainsi, si Kerun avait eu droit à ses monstres, Shenlong, lui, avait dut résister à l’ effroyable tentation de plonger dans les barils de saké derrière lesquels il se planqua au moment où la dernière patrouille passait sous leur nez. Comme quoi, chacun ses petits soucis. Le groupe formait désormais une masse éparse derrière Kagami qui était venu coller son oreille contre la porte, s’ assurant pas ce moyen qu’ aucun pièges ne les attendaient à l’ intérieur. Le marionnettiste lui, détacha premièrement son regard d’ elle avant de contempler la façade de l’ établissement, s’ arrêtant un instant sur l’ enseigne qui marquait « L’ Aubépine d’ Or », sûrement la boutique d’ un tisserand reconnus, en effet, la boutique qui devait aussi servir de lieu de production et de logement se trouvait dans un grand bâtiment. Son regard défila rapidement avant de revenir se bloquer sur une des fenêtres à l’ étage, derrière laquelle il lui semblait avoir vu se mouvoir une silhouette. Ne le laissant pas approfondir sa théorie, l’ Iwajin frappa plusieurs fois contre la porte qui quelques instants plus tard, s’ ouvrit sur un bonhomme débonnaire, l’ air fatigué qui resta un instant interdit devant la sinistre troupe qui lui faisait face avant que son regard ne passe sur celle qui la menait. Alors son visage s’ éclaira et il s’ exclama à voix basse (Exploit) :
« Kagami-san ! Entrez, je vous attendais. Vous n' avez pas eu de problèmes ? »
L’ intéressée n’ eut pas le temps de formuler sa réponse, depuis sa position un peu en retrait derrière tout le monde, les oreilles de Kerun venaient de tilter et son sang ne fit qu’ un tour rapide avant qu’ il ne s’ exclame lui aussi à voix basse (Sont forts ces gens) :
« zOMG !! Patrouille ! Moulez-là et entrez !! »
Joignant le geste à la parole, le Sunajin poussa de toutes ses forces la personne devant lui tout en tendant les bras pour attraper ceux se trouvant sur les côtés, poussant tout ce beau monde à l’ intérieur avant que l’ assemblage entier ne vint s’ écrouler à l’ intérieur, et accessoirement sur le propriétaire des lieux. Le marionnettiste, en haut de l’ échafaudage, poussa du pied la porte qui alla se refermer, alors que pénétrait dans la rue la patrouille susmentionnée. L’ ensemble n’ avait pas duré plus de vingt secondes, mais le bruit avait peut-être attiré l’ attention. Tout le monde retenait son souffle, certains par choix, d’ autres non. Heureusement, la patrouille ne s’ arrêta pas devant la bâtisse et les bruits de pas s’ éloignèrent de plus en plus avant de s’ éteindre, moment que choisi Kerun pour descendre du tas de chair et de fringues disparate, bientôt suivis par chacun des étages, jusqu’ aux derniers qui aidèrent le tisserand à se remettre sur pied. Le Sunajin se laissa le loisir de faire un tour d’ horizon des lieux, ils se trouvaient dans une grande pièce qui semblait faire autant office de salle commune que de lieu de vente. D’ ailleurs, assise sur le comptoir, une petite silhouette observait avec des yeux de merlan frit la scène qui se déroulait sous ses yeux. Sûrement, et on la comprend, n’ avait elle pas encore encaissé le choc qu’ une troupe d’ individus ayant au moins tous l’ air bizarres venait de faire irruption chez elle en écrabouillant son paternel.
« Erhm, euh… Désolé pour l’ entrée fracassante mais… Disons que la situation pressait. »
Ouais c’ est ça, on prend son air le plus gêné. Mais, plus important, nous sommes arrivés, et le spectacle va bientôt pouvoir commencer… Le décor est en place, il ne manque plus que quelques acteurs et le rideau pourra s’ ouvrir. Pour l’ instant, l’ interstice central ne permet que de deviner un sanglant, quoiqu’ heureux dénouement…
Dernière édition par Kuranagi no Kerun le Ven 14 Nov - 20:43, édité 1 fois |
| | |  | Sujet: Re: Faire gronder la révolte [Flashback] Ven 14 Nov - 3:15 | |
| Malgré l'atmosphère froide et pesante qui enveloppait cette nuit, le pouls de Kagami avait accéléré son rythme, accompagné d'une montée d'adrénaline, dès lors qu'ils étaient entrés dans le village – voire dès lors qu'elle avait parlé à Suki. Home, sweet home... Le danger rampait dans chaque ombre, et pourtant ces rues lui restaient familières. Iwakyanpujou. Son village. La voix un peu moqueuse d'une fille de joie qu'elle n'avait jamais vue avait suffit à faire renaître la chaleur du réconfort dans le coeur de la kunoichi. Suki, comme tant d'autres, était une alliée. Le peuple d'Iwa était lié, irréversiblement, plus fort que jamais après ce qu'il avait vécu ; et ces maisons, volets fermés et portes verrouillées à cause du couvre-feu, abritaient toutes des camarades sur qui elle pourrait compter. Ils avançaient dans les rues désertes, leurs neuf silhouettes se mêlant à la nuit, attentifs ; aux aguets du moindre bruit, suite auquel ils se cachaient en un éclair. Une patrouille, deux patrouilles, trois patrouilles. Tapie dans les ténèbres, c'est avec le plus grand calme que Kagami observa les ennemis passer, plus silencieuse que l'air nocturne. Il n'était pas temps de déclencher une attaque ; pas encore. Aucune rage, aucune pulsion morbide ne s'éveillait en elle à regarder ces gardes ; dans un sens, ils étaient déjà morts. En sursis pour disparaître de Tsuchi et ne jamais y repointer leurs nez crochus, ou, de façon plus probable, pour aller transmettre à la Terre des Ombres les compliments de leurs meurtriers. Ils n'avaient... plus aucune importance. Et marchaient comme des automates, sans se douter du sort déjà écrit pour eux.
Les tribulations de nos héros se révélèrent nettement plus mouvementées que prévu, détail qui eut le don de déplaire à la donzelle. Connaissant par coeur les moindres recoins de son village, Kagami n'eut évidemment aucun problème à guider les Sunnites ; mais cette profusion de gardes était tout, sauf habituelle et rassurante. Il avait dû se passer quelque chose pour que la surveillance des Akajins se voit renforcée ; selon toute probabilité, quelque chose qui n'était pas une bonne nouvelle. Etait-elle partie si longtemps pour Kaze no Kuni ? Certainement pas assez pour que son propre village lui devienne étranger. Elle l'espérait, du moins... Quelques incidents évités de peu plus tard, ils arrivaient à l'Aubépine d'Or, où un Misao épuisé mais fébrile les attendait. Et comme toute scène émouvante agace certains narrateurs sans scrupules, il fallut que les retrouvailles de l'Iwajin avec un fidèle allié se transforment en écrabouillade générale de dix personnes, de masses diverses et variées... Ahem. Voilà qui avait le mérite d'être anti-épique au possible. Kagami se releva sans un commentaire – mais, intérieurement, se félicitait d'avoir eu droit au mince et frêle Gaara, plutôt qu'au vénérable surpoids de leur hôte, brave, mais bedonnant.
- C'est bon de vous revoir, Sanzashi-san, dit-elle, un léger sourire aux lèvres. Je crois que tout Iwajin peut réellement se sentir chez lui lorsqu'il entre à l'Aubépine... J'espère qu'il vous reste un peu de place au grenier, avec les enfants ? Nous aurons probablement besoin de votre hospitalité, le temps d'organiser les choses avec les ninjas résistants. - Pas seulement avec eux, Kagami-san, rétorqua le tisserand. Suivez-moi, ne restons pas discuter dans l'entrée.
Un peu interloquée, Kagami laissa les Sunnites passer avant elle, pour aller caresser les cheveux de Keiko au passage. La môme de Misao n'avait pas changé d'un poil ; la revoir en pleine forme, avec des yeux toujours aussi enthousiastes, aussi pleins d'espoir, avait quelque chose de galvanisant. Depuis les débuts de la résistance, Keiko avait toujours eu foi en la leader, pourtant plus emblématique qu'autre chose ; touchée, la jeune femme avait progressivement conçu pour elle, en plus de sa reconnaissance, l'affection protectrice qu'on a pour une petite soeur.
- Salut la belle, murmura-t-elle. Ca faisait un bail. - Carrément, Sempai ! Il s'est passé plein de trucs, tu vas voir – Papa a été génial, on a fait passer le mot, rassemblé tellement de gens... et moi aussi, tu sais, j'ai été utile, tu seras fière de moi quand il t'aura tout dit ! Et, et... - C'est pas très cohérent, ce que tu racontes, mam'zelle, fit assez justement remarquer la « sempai ». Excuse-moi, ma puce, mais j'ai la vague impression qu'on va parler un bon moment avec ton paternel. Je reviens te voir juste après, promis.
Un regard complice scella la promesse. Un lien précieux unissait ces deux êtres : la petite, une femme en devenir, et l'aînée dont les combats avaient détruit l'enfance bien trop tôt. Tant de ressemblances entre elles deux, et malgré tout, des oppositions radicales : Kagami aimait cette gosse, bien assez pour lui souhaiter de ne jamais suivre ses traces. Misao avait toujours refusé de mettre sa précieuse Kei à l'Académie ninja ; Kagami approuvait ce choix de toutes ses forces. Aussi ardente qu'elle fût – la faute à ses quatorze ans –, une fillette ne devrait jamais avoir à vivre dans la violence. Mais allez expliquer ça à un coeur passionné, plein de révolte face aux injustices, prêt aux décisions les plus insensées plutôt qu'à la résignation... Prête à empoisonner sa vie, détruire son innocence et son futur, assez inconsciente – pauvre coeur pur – pour admirer ceux qui l'avaient déjà fait. Il était étrange que quelqu'un pût considérer Kagami comme son modèle. Mais si les Sunajins et elle réussissaient – et elle l'espérait plus que tout – Keiko aurait le temps de grandir en paix. Et devenir une femme heureuse, fière de sa vie et de ses choix, elle-même, sans aucun regret ; différente, par mille raisons, de ce prétendu modèle. Un dernier sourire à la petite, et Kagami rejoignit Misao et les Sunnites, descendus au sous-sol. Les paroles de Keiko avaient intrigué la shinobi ; c'est avec curiosité qu'elle attendit ce que Misao avait à leur dire. Le tisserand hésita avant de prendre la parole, ne sachant pas trop par où commencer :
- Bien... Vous l'avez sans doute remarqué en venant, mais la surveillance a été renforcée. L'état d'occupation est passé au rouge, pour parler comme ces maudites annonces publiques, suite à une attaque de la part d'Otogakure.
Kagami leva un sourcil peu amène. Otogakure. Qu'est-ce que ces blaireaux d'un village prétendument neutre étaient venus faire là ? Mais soit. Passons.
- Ceci, malheureusement, n'est pas la pire des nouvelles que j'ai à annoncer. Kagami-san... Yuurei Shinji et Yasei Iyoku ont récemment été emprisonnés par les soins d'Ikari Reisei. ... Je sais , ajouta-t-il, en voyant Kagami tiquer à ses derniers mots. C'est d'autant plus ahurissant qu'Iyoku a été arrêté pour un motif absolument futile – il avait salué une Akajin de façon un peu trop familière, apparemment... Quoi qu'il en soit, ils ont été libérés du jour au lendemain, avec les compliments du Taishou. Remerciements pour leur précieuse coopération, reconnaissance pour services rendus, et caetera... L'affaire a fait beaucoup de bruit. Je ne compte plus les gens qui ont pris ces deux-là pour des traîtres. Iyoku a refusé d'en parler, parce que personne ne le croyait lorsqu'il affirmait qu'il était resté inconscient tout le temps de son séjour au cachot. Quant à Shinji... je ne sais pas. Il y a des rumeurs comme quoi il serait devenu fou. Quoi qu'il en soit, je refuse de croire que ces deux-là aient collaboré, c'est impossible les connaissant. Et pourtant... nos ennemis sont bien informés.
Il fit passer à Kagami le fameux parchemin où était recopiée la dernière annonce du Tyran. Le sang de la jeune femme se glaça dans ses veines en lisant l'inscription. Les mots cachés de ce pseudo-poème avaient le mérite d'être clairs. « Je sais tout de vous, Résistance ; du Miroir et de l'Homme... » Comment l'Akajin était parvenu à les percer à jour, c'était pour l'instant inexplicable. Pour autant... il était hors de question de croire à sa mise en scène, ou même de soupçonner qui que ce soit au sein de la Résistance. Ils perdraient tout leur maigre pouvoir, dû seulement à leur union, s'ils se méfiaient les uns des autres... Sans compter qu'il se pouvait que le Tyran ne fasse que bluffer. Qu'il n'ait fait qu'apprendre, par un hasard incompréhensible, les rôles d'Otoko et elle-même, et leur brandisse l'information sous le nez pour les narguer ; que ce soit tout ce qu'il puisse faire, parce que le Noir et elle étaient hors de portée... Non, c'était trop beau. Dans un cas pareil, il valait mieux imaginer le pire plutôt que de se laisser berner par un espoir trompeur.
- Iyoku ne ferait jamais une chose pareille, confirma-t-elle seulement. Shinji de même. Mais ce que ça implique... C'est qu'il ne sert plus à rien de se cacher. - Exactement.
Misao parcourut l'assistance du regard. Ces Sunnites étaient loin de ressembler à ce à quoi il s'attendait – dans l'imaginaire de l'Iwajin, les célèbres asociaux du désert étaient vaguement représentés par de ténébreux guerriers en armure complète, le visage dissimulé par un casque aux ornements dantesques, avec du sable les grattant sous les vêtements –, mais toute aide était la bienvenue, et accueillie avec reconnaissance.
- Cela implique également que le Tyran s'attende à être attaqué. L'effet de surprise est pour le moins fichu. Sauf... sauf si on tente le tout pour le tout. - Ce qui signifie ? - L'insurrection.
Keiko, qui s'était glissée derrière eux entre-temps, renchérit, de sa petite voix convaincue :
- On en a déjà parlé à beaucoup de gens, ils sont tous prêts à nous aider. Les Akajins peuvent réprimer quelques rebelles, mais si c'est tout le village ? On attendait votre retour, mais sachez-le : tout le monde est prêt à aider. Mes copains et moi aussi, si on peut vous être utiles. - Tu ne devrais pas être au lit, toi ? demanda Kagami, pince-sans-rire.
Nouvel échange de regards entre la jeune femme et l'enfant. Approbatrice, Kagami reprit :
- Plus sérieusement, merci, ma belle. Je prends en compte, et j'apprécie. Cela dit, Sanzashi-san... Sur l'ensemble du village, qui a été mis au courant ? Et surtout, êtes-vous absolument certain que rien n'est parvenu aux oreilles d'un collaborateur ? - Personne... - Si, Kei. Un traître est toujours possible, interrompit la shinobi, avant même que la fillette n'ait pu formuler sa phrase. J'aimerais avoir une idée précise de qui sont nos alliés, et de qui, soi-disant neutres ou francs collaborateurs, il faut nous méfier. Accessoirement, les moyens dont la résistance dispose actuellement, même si j'espère qu'ils n'ont pas changé depuis mon départ... ainsi que toutes les informations disponibles sur l'état d'occupation du moment, et, accessoirement, le plan que vous aviez jusqu'ici, si tant est qu'il y en avait un. - Va dormir, ma tulipe aux fruits de mer, confirma Misao à l'adresse de sa fille. Kagami-san, cette nombreuse compagnie et moi-même risquons de veiller longtemps, et il faudra que tu sois fraîche et dispose demain matin, si on a besoin de toi comme messagère.
Cette fois-ci, l'argument touchait juste. Sans un mot de plus, Keiko déguerpit, laissant le champ libre à une discussion entre adultes (ou pas). Par bon goût dans la narration et par haine du spoiler, il va de soi que vous ne saurez rien de ce qui fut dit ce soir-là... En tout cas, par pour l'instant. Mais ce que vous êtes, chers lecteurs, autorisés à apprendre, c'est qu'ils parlèrent longtemps – longtemps – et que pour la plus grande joie de Kagami, Misao avait réponse à toutes ses objections. Lorsqu'ils en eurent terminé, la jeune femme arborait un large, très large sourire. Elle irait voir Iyoku dès le lendemain, à la barbe de l'occupant s'il le fallait. Deux jours... Elle leur accordait deux jours, à la résistance et à eux-mêmes, pour préparer l'attaque. Un minimum d'organisation était indispensable, mais hors de question d'attendre une minute de plus que ces 48 heures. Ikari Reisei, ne...? Un nouveau but éclairait son avenir. Si elle pouvait, au passage, obtenir la tête de cet Ikari... elle se ferait un plaisir de la lui trancher elle-même. Un sang digne des plus grandes convoitises, et de son désir de vengeance. Une tête, accessoirement, qui ferait sûrement très bien, empaillée, comme trophée de chasse à la crevette grise. |
| | |  | Sujet: Re: Faire gronder la révolte [Flashback] Lun 1 Déc - 1:36 | |
| Elle avait semblé réfléchir un instant, avait sorti cette carte étrange, réfléchi encore un instant, gribouiller quelques mots, passé en revue les alternatives qui s'offraient à eux. Puis avait choisi en une fraction de seconde en se basant simplement sur sa connaissance du terrain et sa confiance irréprochable en un organisme efficace et bien rôder dont nous devions désormais être la pierre angulaire. Pas un instant elle n'avait vraiment hésité, elle savait où elle allait...Ou en tout cas c'est ce qu'il en ressortait. Et à présent il était dans le village, en haut d'une tour, deux coquille de chaire vide et drogué au possible gisant sur le plancher. Il avait tous suivi sans bruit Kagami, avait souplement escaladé la tour de bois et outrageusement détaillé sur l'instant la jeune fille qui les y attendait. Tout ça était d'une facilité déconcertante même s'il restait vigilant. D'ailleurs il écarta immédiatement l'envie pressante de saisir sa gourde de saké et de s'enfiler une rasade...À la limite cela expliquerait les rougeurs prononceés qui coloraient désormais ses joues pâles.
En tout cas il était dans le village et le problème de leur entrer résolu, il allait pouvoir s'atteler à prendre contact avec le coeur même de la résistance. En effet même si Kaga en était la pierre d'achoppement en quelques sortes et avait donc son importance, Shenlong estimait qu'il leur fallait connaître chacun des membres avec qui il allait travailler et des chefs sous qui il serait placé. Même si dans une révolution la notion de grade n'existait qu'au travers du leadership naturel qu'exerce certain. Et puis bientôt aussi il faudrait reconnaître les environ, s'en imprégner, apprendre à écouter et comprendre le bruit du vent entre chaque chaumière et maison, connaître chaque soldat et chaque emplacement stratégique, les horaire de patrouille, les caches et les refuges en cas de problème. Mémoriser la géographie de cette ville et apprendre à s'y déplacer comme si c'était la sienne. Pas mal de boulot en d'autres thermes. Et conscient qu'il fallait agir vite, Shenlong ne se douta pas un instant que certaine de ces énervantes mais, nécessaire corvée dite de « préparation » allait être occulté. Il allait falloir être efficace et ce le plus rapidement possible avec le minimum requis, histoire de ne pas perdre plus de temps.
Là pour l'instant il fallait d'abord traversé les rues, encore baigné des salutaires ténèbres de la nuit et s'abriter avec de croiser comme des idiots une patrouille, qui ne manquerait pas remarquer le fait qu'il était armé et dans les rues pendants un couvre-feu. Il savait que Kagami avait son idée, qu'elle savait déjà ou allez et que dans peu de temps il sera à l'abri, une coupe de saké entre les mains, en train de rêver à leurs exploits future. Mais d'abord, rester concentré et suivre Kaga, qui venait de s'élancer dans le sombre enchevêtrement de ruelle et qui avec souplesse et une rapidité non négligeable les guidait vers un endroit plus accueillant que les froides et tristes tours de guet du village.
Au passage d'ailleurs, profitant de sa position élever et se détachant de l'ensorcelant spectacle de la ninja qui avait dit s'appeler Suki, il avait mémorisé les lieux où il se trouvait et les différentes directions qu'empruntait toutes les ruelles qui partaient de ce point, bien qu'il n'ait encore aucune idée d'où elle menait. C'est comme si. Il avait pris une photo mentale de l'endroit et de ses alentours visibles, une toile édifiante de réalisme qui s'était peinte avec une rapidité foudroyante dans son esprit. On ne sait jamais ç Ppouvait servir. Et il appliquait la même technique à toutes les ruelles qu'il traversait, tentant en plus de tracer dans son esprit une carte et y joignant les images qu'il mémorisait. Bien sûr il ne retiendrait pas tout et le jour, le spectacle devait être bien différent. Mais mieux valait découvrir les deux aspect et se composer les souvenirs les plus précis possible...Afin de pouvoir un jour peut-être retrouvé seul son chemin ou éviter de se perdre. C'était tellement facile de se perdre...Même pour un ninja.
Inconsciemment, par pur réflexe, il avait gardé une main sur un long poignard de combat accroché à sa ceinture, près à bondir, déchirant la nuit d'un éclat de métal et distillant la mort au moindre signe de présence...Hostile. Précaution inutile a priori, mais ne jamais dire jamais devait être une devise du Shinobis. Il se faufilait comme des ombres, éphéméride dans ce monde noire ou perçait seulement par intermittence l'éclat de la lune, qu'il fuyait comme des damnés, craignant que sa lumière, lève sur eux le vole du secret. Ils n'étaient plus des hommes ou des femmes alors, mais de simples courants d'aires, glacials, qui s'engouffraient dans les ruelles d'Iwa. Rien que dans ce simple déplacement d'un point à l'autre, n'importe quel guerrier aurait vu en eux, un présage de mort, il mettait ni plus ni moins que tout leur talent dans cet insignifiant déplacement silencieux qui représentait si peu et qui ne comportait guère de danger. Mais c'est dans ces moments-là, que libéré de toutes émotions, sachant que le combat ne serait pas pour ce soir, mais néanmoins concentré et affermissant peu à peu, à mesure qu'il approchait de leur futur point de chute, à présent dans la place qu'il devait libérer et où peut-être, il allait versé leur sang ; leur volonté et stimulant leur soif de sang, de justice, de folie, de combat ou de haine.
Enfin comme au sortir d'un songe, la troupe surgissant du néant comme les cavaliers de l'enfer, les chevaux de feu et la crinière rougeâtre, les cornes et les sabots, en moins, ils s'immobilisèrent devant une porte. Une porte de bois, qui une fois ouverte scellerait définitivement leur avenir immédiat à la résistance d'Iwa. Shenlong soupira, respira un coup l'air frais du matin (il devait-être un peu plus de quatre heures) et laissa un instant ses lèvres s'étirer en un long soupire carnassier. Puis se terrant à nouveaux dans son mutisme et sa froideur la plus totale mais ô combien habituel, il suivît Kaga et ceux qui déjà, franchissait la frontière invisible qui signait un pacte désormais irréfutable. Maintenant, reculer n'était plus une option !Mais ça tombait bien... Il n'en avait jamais eu l'intention. Â l’Aubépine d’or donc il allait à nouveau tremper leur plume pour écrire une page de leur histoire.
Puis la bêtise sans frontière de Kerun vint briser ce merveilleux instant de virilité et flanqua par terre tout l’aspect solennel qu’aurait du être à ses yeux l’entrée d’une classe magistrale des Sunnites…Mais mieux valait ça que tout flanquer par terre simplement à cause d’une patrouille. D’ailleurs ils en avaient déjà croisée une et les sueurs froides que ça leur avait donné avait suffi. Bien sûr, ils étaient des ninjas aguéris et se voiler, se draper dans l’épais manteau de la nuit était pour eux un jeux d’enfant. La aussi d’ailleurs Kerun avait failli tout foutre en l’air…Pour on ne sait quel obscure raison, il avait du l’attendre indéfiniment (lui semblait-il) et il soupçonnait le Sunajin d’avoir encore fait un connerie, en voulant se dérober aux yeux des gardes. Mais il n’en résultat rien de catastrophique et la joyeuse troupe avait continuer sa route.
A l’intérieur, il découvrirent sous leur corps briser par la chute provoquer par Kerun qui les avait poussé fourbement (la prochain fois ses moi derrière maugréa Shenlong), le propriétaire des lieux. Sanzashi-san était apparemment son nom et vu la complicité touchante entre lui et Kagami ce devait être un homme très impliqué dans la résistance. A sa grande surprise la petite, que Kagami avait gratifié de quelques paroles et de son attention semblait elle aussi impliqué.
Si jeune, Alors on en est là…À moins que c’est enfant ne soit simplement, que le fruit naturel de la guerre.
Lorsque Sanzashi commença a parlé, les oreilles se dressèrent et Shenlong, accroupi dans un coin, ne manifestant à l’assemblée pas plus d’intéret que ça (comme toujours) écouta, attentivement pourtant, chacune de ses paroles, qu’il buvait comme le doux nectar d’une fleure de miel. La situation était encore moins brillante qu’il ne le croyait, l’état d’alerte maximum, une éventuel fuite. Car si eux pensait que leurs amis n’avait pas parlé, Shenlong connaissait trop ben l’efficacité de la torture et ses techniques écoeurante pour savoir que même les plus résistant entre les mains d’un artiste pouvait craquer. Il ne pouvait donc se résoudre à ne pas croire encore un peu, que ces deux Iwajin pouvait être les traîtres…Bien qu’ici il soit plutôt des victimes. Le problème c’est que tout "effet de surprise" semblait perdu et qu’il s’était agi jusqu’à maintenant de leur arme principale et probablement la plus redoutable. Restait qu’il ne s’attendait pas à ce que des renforts arrive au moins…Ou du moins l’espérait-il…
La situation éclaircie, le mot fût alors lancé, insurrection…Un beau bain de sang en perspective si c’était précipité et mal préparé. Sanzashi aurait dû attendre le retour de Kaga avant de prendre contact avec des aides éventuel. Maintenant il avait un autre ennemis… L’impatience à quoi allait bientôt s’ajouter la rumeur qui pouvait être une précieuse collaboratrice de l’occupant. Ça réduisait considérablement leurs champ d’action et le temps dont ils disposaient en vérité. Mais il fallait reconnaître que bien orchestré, ce pouvait-être un coup de maître.
Ce qui l’inquiétait c’était surtout que les Akajins semblait plus fort encore qu’il ne l’aurait cru et bien mieux informé. Le plan imaginé pour dissoudre les liens qui unissait les résistants en distillant le poison du doute et de la discorde dans leur rang, pour les neutraliser et rendre leur mouvement insignifiant était très bien ficelé. Nul doute que seul l’espoir d’un retour de Kaga avec de providentiel allié avait été l’un des ciments du maintien de l’ordre en leurs seins.
« Il va falloir être très prudent, méticuleux et préparé soigneusement le terrain. Mais ne devrions-nous pas réfléchir en parallèle à d’autre plan d’action. Et assuré nos base arrière avant de pensé à autres chose. Car si l’insurrection échoue… »
En parlant il s’était relevé et avait posé son regard tour à tour su chaque Iwajin présent. C’était un Sunnite sceptique et pragmatique qui s’adressait à des résistant d’Iwa animé par la passion de la vengeance et du sans à verser. Aussi lorsqu’il profila l’éventualité d’un échec sa mina se leva-t-elle aussitôt face au protestation éventuel ou toute autre contestation avant même qu’on ne les formules.
« Car si je suis confiant et crois en votre ferveur, vos capacité et vous suivrai sans rechigner. Je tiens à rester alerte et à vous soumettre cette question. Si l’insurection échoue, comment protégerez-vous vos enfants ? Ou vous replierez-vous ? Comment continuerez-vous le combat ? Ce sont de simple question, mais je crois qu’il faut se les poser. Bien sûr je sais que vous êtes conscient des risques, mais envisageons les jusqu’au bout, prévoyons le pire avant de tabler sur le meilleur. Et nous aurons avant toute choses des bases solides sur lesquels avancé. Quelques soit l’action future. Mais peut-être ce discoure est-il aussi inutile qu’insultant auquel cas je m’excuse… »
Il avait parlé, calmement, sans animosité, mais ferme et claire dans ses propos. Comme toujours lorsqu’il était sobre. Il avait d’autre question, mais elles attendraient. Celle-ci étaient les plus importantes et il attendait, son regard sombre se promenant sur chacun des Iwajins présents, droit et fier, comme l’était tout Iwajin digne de ce nom une réponse à ses questions. Il espérait en autre, que cette intervention suffirait pour éteindre un peu, le souffle léger mais bien réel, de surprise teintée de déception qui s’était allumé dans les yeux de Sanzashi lorsqu’il les avait aperçu. Il n’était pas de puissant guerrier en armure, capable de déferler tel des tornade, des ouragans sur leur ennemis et d’emporter dans la tempête les vies de ceux qui osaient se dresser contre eux.
Il étaient bien pire que ça, il ne s’annonçait pas, frappait la nuit dans le sommeil de l’ennemi au cœur même de ses rêves les transformant en cauchemar distillant, porté par les vent de mort qu’il faisait soufflé, la peur, le désespoir et emportant toute volonté avec eux. Pour enfin se dresser la ou personne ne les attendaient, le jour dans leurs ombres et abattre les chiens galeux qui avait eu la prétention de croire un instant les égaler. D’ailleurs cette tâche semblait en effet être celle qui allait leur Être confié. Il connaissait par cœur le corps le cœur et l’âme des hommes. Il les avait lui-même ouvert et fouillant leurs entrailles avait disséquer le moindre de leur secret. La connaissance du corps est la clé de l’âmes. Une phrase qui résumait bien la tâche qui les attendait. Fouiller les entrailles de l’ennemi pour mieux l’abattre et annihiler jusqu’à son âmes. Le feu qi brillait dans ses yeux maintenant avait quelques chose d’irréel presque horrifiant…Le clan Ishimaru était là, pesant de toute sa détermination et sa volonté colossale sur les événement, qu’il comptait bien changer et modeler à leur guise. Et ça valait mieux que dix milles guerrier, démons ou même anges.
Il ne bronchait pas, sagement immobile face à ses interlocuteurs, seul le mouvement presque langoureux tant il était lent, précis et calculer de sa main droite qui effleurait son bras gauche…fais de bois et non chaire, vint troubler ce qu’il trouvait-être un bien paisible moment. Mais déjà son esprit malade se plaisait à chercher les grondements de la bataille, le sang bouillonnait et la terre assoiffé appelait les hommes à la nourrir de leur haine.
« Alors ?… » |
| | |  | Sujet: Re: Faire gronder la révolte [Flashback] Sam 13 Déc - 14:51 | |
| [hrp]Squattage pour déblocage \o\ \o/ /o/ je joue Misao Sanzashi (le pauvre ^o^)[/hrp]
_Il n’y a rien d’insultant dans vos paroles, jeune Sunnite. Et sachez que vous n’êtes pas seul à vous poser ce genre de questions. Comme l’a exprimée mon ipomea tuberosa de sucre d’orge, le Iwajins sont prêts ! Et attendre plus longtemps laisserait le doute s’installer en chacun… . Mais pour répondre clairement à vos demandes : notre enthousiasme ne nous aveugle en rien. Si cela échoue ? La voix de Misao se fit plus grave et son intonation plus tonique. Nous n’aurons plus de foyer ? C’est dors et déjà le cas pour une majeure partie des villageois ! Son atelier était loin d’être un cas isolé. D’autres bonnes personnes offraient le gîte et le couvert à des voisins, des connaissances ou tout simplement des villageois moins chanceux qu’eux. Comment protéger nos enfants ? Des orphelins sillonnent les rues d’Iwa depuis le premier jour d’occupation… . Il est difficile d’imaginer une vie plus pénible que celle-ci, même la mort serait une forme de délivrance. Mais nous sommes fiers ! Et les Iwajins ne naissent pas pour servir une nation d’écervelés dont l’unique préoccupation est de prodiguer son ignorance aux autres pays ! Prenant une profonde inspiration, le tisserand repris d’un ton plus posé. _Kagami-san, la résistance a connu quelques modifications pendant ton absence, un réseau d’espions et informateurs a rallié notre cause : la Guilde des Ombres. Tout comme le village de Boukkoushou, situé plus haut dans les montagnes. Ces derniers pourraient servir entre autre à faire diversion quelques instants, pour une insurrection encore plus rapide et inébranlable. Mais on reparlera de ce point demain, lorsque nous seront tous réunis. Pour leur fiabilité, aucun problème au niveau du village, et pour les Ombres, leurs idéaux ne recoupent pas parfaitement avec les notres mais ils ont plus à gagner en nous aidant nous plutôt que l’occupant… et ils le savent ! Marquant une pause il parcourut son auditoire, les idées devaient se former peu à peu dans toutes ces jeunes têtes… (mis à part le rouquin au tatouage sous le front… lui semblait plus droguer qu’autre chose… huhu /o/ *se pend*). Ce fut la jeune Yuzuhara qui céda la première face à ce silence de réflexion : (oui j’la fais parler.. mais faut bien que j’introduise mon perso, mais heuuu !) _Des nouvelles de… _Otokonohito ? La kunoishi acquiesça d’un signe de tête. Il a disparu depuis deux jours, mais il m’a révélé avoir trouvé une solution pour le port d’arme dans le village… . Sachant qu’avec le niveau d’alerte actuel, il est interdit d’avoir des armes sur comme chez soit. Mais Otoko-san est censé venir ici demain, il nous l’expliquera. Par contre…Misao hésita à confier son impression. Je dois t’avouer que son attitude me trouble un peu : il met très peu de monde dans la confidence, et lorsqu’il le fait, ce n’est que pour quelques détails. Ne serait-ce qu’au niveau de ses actions : Bokkoushou et les Ombres sont ses initiatives mais il les a officiellement faites passer pour tes directives auprès des résistants.Hohoho, et vas-y que j’me cire les pompes /o/ Bref, ce n’est pas le sujet. Messieurs les Sunnites, avez-vous des remarques, ou souhaitez vous d’autres informations que j’aurais pu omettre ? Sans trop sans rendre compte le vieil homme avait monopolisé la parole sans laisser l’occasion à ses invités de s’exprimer. La fatigue du voyage se lisait sur leur visage, et demain serait une journée lourde de décisions. Le repos était peut être envisageable, au moins pour quelques heures… . |
|  
 Nombre de messages: 1781 Age: 23 Nindô: Le temps des assertions est révolu, me voici dans l'ère où l'on impose. Fan De: Plop
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| |  | Sujet: Re: Faire gronder la révolte [Flashback] Mar 16 Déc - 0:09 | |
| Aucunes hésitations, aucuns compromis. Comme prévus, ils se battront avec tout ce qu’ ils ont. Aucun arrêt sans la victoire, aucune réticence face à la Mort. Oui, bientôt, les Iwajin pourront prouver leur valeur, leur fierté, nous n’ avons qu’ à les lancer sur scène, et ils pourront improviser leur propre pièce, virevoltants remparts contre l’ oppression. Tous on perdu quelque chose dans cette guerre, tous réclament désormais un juste dédommagement, et seul le sang pourra étancher leur soif de vengeance… En attendant, il va falloir aux représentants de Suna faire leur office, ce pourquoi ils ont été entraînés dans ce conflit : leurs capacités meurtrières. Bon point, la plupart d’ entres-nous pourront passer inaperçu aux yeux de l’ ennemi, nous ne serons qu’ inoffensifs habitants jusqu’ à ce que vienne le moment de frapper, alors nous exécuterons la sentence prononcée par le peuple. Il nous faudra agir vite cependant, nous n’ avons que trop perdu de temps en palabres futiles, le temps est venu de passer à l’ action, dès demain, nos premières entreprises pourront commencer. Il va falloir ébranler une première fois l’ édifice, discrètement, agir sous couvert d’ innocence, creuser patiemment les piliers, sans bruit, sans vagues, préparer dans l’ ombre le soulèvement.
« J’pense qu’ on peux arrêter les frais pour ce soir Sanzashi-san, inutile de continuer pour l’ instant, il serait plus avisé de dormir et de reprendre cette discussion demain matin, en compagnie de plus d’ acteurs… »
Il venait peut-être de s’ auto-bombarder chef mais pensait tout de même parler au nom de chacun ici présent, les Sunajin et Kagami avaient parcourus une longue route et une rude traversée du Village avec pour unique arrêt une pause sommeil bien trop courte aux yeux de tous. De plus, le tisserand, bien qu’ excité par la situation, avait passé une longue partie de la nuit à attendre ces renforts. Ce dernier opina alors du chef avec vigueur avant de les faire repasser dans la pièce par laquelle ils étaient entrés pour cette fois-ci s’ engouffrer dans un escalier aux marches abruptes. Ils suivirent l’ homme dans un long couloir avant de monter un nouvel escalier qui devait selon Kerun les amener vers une sorte de grenier. Cependant, quelque chose clochait : malgré le grincement des lattes, et depuis qu’ ils avaient traversés le couloir, le marionnettiste avait cru entendre plusieurs fois des bruits répétés ressemblant très fortement à des pas précipités. Plongeant une main dans sa poche, il affirma sa prise sur le parchemin de Jack, paré à toute éventualité. En effet, les résistants craignaient déjà la présence de traitres dans leurs rangs, il était loin d’ être impossible que le débonnaire tisserand ne soit pas lui-même passé à l’ ennemi, ou que, plus probable, on l’ ait découvert et obligé à coopérer sous la menace. D’ un mouvement de tête, il se tourna vers Raan qui acquiesça doucement, lui-aussi avait entendu, et sa main s’ était subrepticement glissé jusqu’ au manche de son katana. Le marionnettiste lui fit un discret signe de main, il s’ occupait de la gauche de la salle, son frère d’ arme se concentrerait sur la droite. L’ homme ouvrit la porte, donnant sur une immense salle plongée dans l’ obscurité la plus totale, s’ avançant suivi du groupe, il se posta à quelques pas de la porte. L’ esprit de Kerun était en état d’ alerte maximale, un mouvement un peu trop suspect verrai l’ apparition soudaine de la sinistre marionnette. Ses yeux s’ habituèrent rapidement à l’ obscurité : pas de doutes possibles, ils n’ étaient pas seuls dans cette pièce, cachés en masse derrière l’ intégralité des meubles, se pressaient des formes tremblantes, mais ce que découvrit Kerun, ce furent les rangées de lit installées un peu partout. Ils venaient juste de tomber dans un dortoir, sûrement clandestin. Il se rendit alors compte de la présence sur certains lits de formes obscures, humaines à n’ en pas douter, sûrement des blessés dans l’ incapacité de bouger. Cependant, les Sunajin qui s’ étaient désormais tous rendus compte des présents n’ étaient pas calmés pour autant, cela pouvait toujours être un piège. Un silence pesant régnait en maître dans la pièce, nouveaux arrivants comme habitués de la maison se posaient une seule et même question : « Hostiles ou pas ? » Kagami se rendant sûrement compte de la situation eut alors la bonne idée de tourner le commutateur et une faible ampoule illumina l’ endroit. Des enfants, principalement des enfants, mais aussi des vieillards, des femmes, des blessés et apparemment, aucun Akajin dans le coin. Ne comprenant pas la situation, Misao se retourna pour faire face à un groupe de Sunnites laissant tous leur respiration revenir à la normale, retenant un petit rire, il chuchota :
« J’ aurais peut-être mieux fait de vous prévenir, j’ héberge ici ceux qui n’ ont pas eu de chance depuis la guerre. Très aimable de votre part… Ces ninjas de Suna sont venus nous aider, ils vont dormir ici cette nuit. »
Un murmure d’ approbation teinté de joie fit son petit bonhomme de chemin dans la pièce alors que de leurs cachettes sortirent ceux qui n’ avaient pas eu de chance selon les dires du propriétaire. La plupart semblaient plutôt faibles, physiquement et mentalement, malgré son argent, Misao ne pouvait passer outre certaines restrictions imposées par l’ occupant. La lumière fut éteinte et sans autres formes de procès, les nouveaux arrivants se virent offrir les derniers futons encore vides. Seul Kerun ne prit pas place tout de suite, paradoxalement, malgré sa fatigue, il n’ avait pas sommeil : la vision qu’ il avait eu de ces corps frêles qui n’ auraient sûrement pas survécus sans l’ aide du tisserand l’ avait remonté à bloc, une colère sourdait dans ses entrailles et ses tempes battaient un rythme dur, tel des tambours de guerre. A pas lents, il se dirigea vers la fenêtre, oubliant les chuchotements qui avaient pris place dans certaines parties de la pièce, sûrement quelques rapides présentations, des paroles de réconfort, d’ espoir avant de tomber dans les bras réconfortants de Morphée. Arrivé à la lucarne, il se rappela en souriant qu’ il avait, à travers cette dernière, effectivement aperçu une silhouette alors que le groupe se trouvait dehors. Ouvrant la vitre, il apprécia la brise légère qui vint caresser son visage, se coinçant tant bien que mal sur le chambranle, il alluma une cigarette et observa l’ extérieur histoire de ne pas se faire remarquer par une patrouille de passage. Fermant les yeux, il se remémora ce qui l’ avait amené à prendre cette histoire tellement à cœur, lui qui d’ habitude aurait vaguement haussé un sourcil avant de marmonner un vague « Débrouillez-vous… » devant une situation de ce genre. Il y avait de multiples raisons, la première, c’ est qu’ il se sentait impliqué dans l’ histoire de ce Village depuis sa première visite, lors de la guerre. A combien de temps cela pouvait-il remonter ? Cela lui semblait être des siècles, tellement de choses s’ étaient produites, il avait rencontré de nouvelles personnes, il avait expérimenté de nouvelles sensations, de nouveaux sentiments. Il s’ était aguerri, était devenu plus fort, plus en phase avec son environnement. L’ adolescent en lui était définitivement mort, le jeune asocial un peu rebelle avait fini par muter en un pseudo-adulte, certes toujours aussi irresponsable, mais néanmoins bien plus mûre. Lors de la guerre, il s’ était senti excité comme jamais, ravi d’ être enfin introduit sur un véritable champ de bataille, et l’ adrénaline lui avait fait croire que cela lui plaisait. Du moins, c’ est ce que lui-même pensait désormais, refusant d’ admettre que ce genre de spectacle lui plaisait vraiment à cause du lien qu’ il partageait avec un autre. Il y avait découvert le sang et la Mort à grande échelle, les cadavres s’ amoncelant dans les rues, les maisons en proie aux flammes. Il l’ avait ensuite rencontrée, elle, et ce drôle d’ albinos qu’ il n’ avait jamais revu. Une première rencontre explosive, inattendue, si étrange et dénuée de sens qu’ il crut parfois qu’ il s’ agissait d’ un rêve. Il y avait eu ensuite la fuite, et les prémices d’ une haine tenace envers l’ Akakaminari, cette désastreuse retraite. Oui, en revenant au Village, portant sur ses épaules un compagnon mort, il s’ était détesté, avant de simplement se sentir concerné par le sort d’ Iwa, car rien, il n’ avait rien pu faire, il avait été totalement inutile, il avait juste sonné la retraite. Il avait laissé un peuple sous la coupe d’ un occupant tyrannique ainsi qu’ un ami aux mains de ses adversaires. Revenu à Suna, il était bien décidé à faire parler de lui afin d’ obtenir le soutien du peuple à sa cause. Finalement lui et Shenlong avaient pu s’ y rendre, et sous couvert d’ une mission diplomatique, le marionnettiste avait pu être témoin de la situation. Rapidement, ils étaient revenus, il y avait alors eu cette nuit, elle aussi, si insensée, si dingue. Puis, de nouveau le Conseil, il avait obtenu ce qu’ il voulait : l’ aval des autorités pour réaliser ce que lui plus que tout le monde souhaitait à Suna : la libération d’ Iwa. Désormais, ils se trouvaient sur place et avançaient, pas à pas, poignard en main, les fils du Vent escaladaient la façade du bâtiment dans lequel dormait leur ennemi. Ils se devaient d’ être vigilants pour ne pas se faire repérer, mais agir assez rapidement pour ne pas se faire surprendre par l’ aurore. Et dans ce cas, la fourchette de temps était très imprécise, car il ne savait pas quand le Soleil se lèverait, et que le sort des Iwajin serait scellé. Tirant une nouvelle latte sur sa cigarette, il projeta l’ épais panache de fumée au dehors, une nouvelle idée faisant chemin dans son esprit : et s’ il avait tout faux ? Si toute cette histoire n’ était rien d’ autre qu’ un test qu’ Il lui imposait ? S’ il n’ était pas, comme plusieurs fois depuis des années, qu’ un pantin évolué, manipulé par cet être ? Il ne pouvait jamais en être sûr, dans ce genre de cas, et jusqu’ au dénouement, il ne pouvait être certain que ses propres actes ne faisaient pas que tout simplement refléter Sa volonté. Mais, peut-être oui, qu’ une fois encore, il ne faisait qu’ obéir sans discuter aux ordres, il ne faisait que se lancer dans un combat dans l’ illusion qu’ il était le sien, qu’ on l’ avait embrigadé jusqu’ ici alors qu’ il n’ avait rien à y faire… Perdu dans ses pensées, il ne sentit pas tout de suite la pression douce qu’ on exerçait à répétition sur sa manche, haussant un sourcil, il se retourna pour apercevoir à la lueur de la Lune une gamine dans les huit ans aux cheveux bruns qui l’ observait de ses grands yeux mauves :
« Dis monsieur, ça va ? Ne t’ en fais pas pour moi… Vous êtes venu pour nous libérer ? Oui… Ou du moins je le crois… Je n’ en suis plus sûr… J’ y réfléchi… Mon père disait qu’ hésiter est inutile, qu’ il faut savoir agir en comptant sur ses amis. »
Le marionnettiste tourna la tête vers le fond de la salle où Kagami se trouvait, toujours éveillée, semblant expliquer avec ferveur il ne savait quoi à un jeune public extrêmement calme et attentif. Leurs regards se croisèrent, sourire. Kerun se retourna alors vers son propre auditoire, souriant à nouveau, il caressa les cheveux de la si jeune voix de la raison :
« Et si sur ces paroles pleines de sagesse tu allais te coucher petite ? Tu vas pas dormir toi monsieur ? Je suis grand moi, je décide de quand je dois dormir. »
Sages paroles en effet… De toute façon, qu’ est-ce que cela pourrait bien changer ? Qu’ est-ce que je pourrais bien y changer ?Rien, absolument rien. Inutile de se mettre en mode prenage de tête à cause de toute cette branlette intellectuelle. Je suis peut-être ici parce qu’ Il le veut, mais j’ y suis avant tout pour ce peuple et pour elle. J’ y suis car c’ est mon choix, pas ma faute si il concorde avec le Sien… J’ y suis, et j’ y resterai jusqu’ à l’ accomplissement de ma mission, j’ agirai, sans trop chercher à en savoir le pourquoi… Son père disait hein ? A moi de faire en sorte qu’ elle-même le dise à nouveau dans de nombreuses années.
[HRP] Et voila, les Sunajin peuvent poster s' ils le veulent jusqu' au prochain post de Toto où on pourra vraiment démarrer ^^ [/HRP] |
| | |  | Sujet: Re: Faire gronder la révolte [Flashback] Mer 17 Déc - 12:55 | |
| En rester là...Peut-être étais-ce plus sage en effet. Mais pas vraiment à son goût, pour lui la discussion était lui d’être close car les motivations des Iwajin étaient pour l’heure encore trop obscure à ses yeux. Il refusait de croire à la simple envie de libération…Il sentait l’odeur de la vengeance et il n’aimait guère cette odeur. Peut-être parce qu’elle suintait sans cesse de son propre corps…Il savait que le vengeance pouvait aboutir à la précipitation, car l’envie de l’assouvir était plus forte que tout. Il le savait mieux que personne pour en avoir été victime et pour l’observer ronger son clan depuis des décennies. Il n’y avait pas eu de rébellion pour eux, ni aucun forme de protestation lorsque sa famille s’était retrouvée sur les routes, exilée de son propre village pour avoir osée en défendre ses valeurs. Et la vengeance était un bien cruel dilemme qui se transmettait de génération en génération, qui rongeait chacun d’entre eux leur vie durant et les soumettait à une insoutenable tentation…Partir et se venger, ou honorer de leur humble service le village qui les avait receulli. Jusqu’à maintenant il avait tenu, mais pour combien d’année encore !
Alors ici, à Iwa, arriverait-il en ces heures sombres à garder leur esprit de tout emportement et de toute impulsivité. Qui serait alors un véritable désastre dans une situation comme celle-ci. Ils étaient prêt disaient-ils…Mais même si leurs cœurs saignaient continuellement de voire l’occupation leur voler ainsi leurs terres, leurs enfants, leurs vies et leurs pères. Avaient-ils trouvé le moyen de sauver ce qui pouvait encore l’être en cas de débacle ? Car il y avait toujours quelques chose à sauver. À quoi cela aurait-il servi de mettre à l’abri tout ces enfants, eu qui errant dans les rues avait été receuilli. Si c’était pour demain les abandonner stupidement à la mort et à la faim, parce que la mort justement, avait soudainement fauché leurs bienfaiteurs. Et les familles restantes ? Même sans toit, celle trop faible trop apeuré pour se battre, méritait-elle qu’on les laisses dos au mûre ? Si l’échec n’était pas permis il était encore possible. Et si eux mouraient, d’autre devraient reprendre plus tard ce même combat. Et Shenlong n’était pas persuadé que les Iwajin avait pris le temps de penser à tout ça. Mais formuler ces questions à haute voix ne servirait à rien. Soit-elles les blesseraient, soit elles les décourageraient parce qu’elle les mettraient face à la perspective catastrophique d’un échec.
De toute façon il n’était pas le chef, n’avait pas à cogité sur ce qui était des problèmes et des inquiétudes incombant aux femmes et aux hommes qui demain prendraient les armes et verseraient leur sang pour leur village. Ce n’était pas à lui à refaire ainsi toutes les perspectives de ces guerriers pour la plupart plus expérimenté et doué que lui. Pas à lui de se montrer prévoyant pour une terre qui n’était pas la sienne. Même si ses hurlements, le touchait profondément et qu’en franchissant cette porte il avait fais le serment muet, mais solennel de donner sa vie pour Iwa…Et sa vengeance. Il trouvait pourtant que même avec ce serment lourd de sens, pesant sur sa conscience, il prenait bien trop à cœur une résistance qui n’était finalement pas la sienne, pas comme elle était celle d’un Iwajin tout du moins. Peut-être était-ce du au léger picotement qu’il ressentait à l’estomac, comme si il avait l’impression qu’autre chose l’attirait à Iwa. Et qu’il y était lié plus profondément qu’il ne l’imaginait.
Mal à l’aise, il se leva en même temps que tous et suivit le petit groupe qui s’engouffra à la suite du tisserand dans les escaliers. Ces questions le torturaient, elles l’embrouillaient sans cesse et il avait peur de ne pouvoir assumer son rôle si son esprit était à ce point déboussolé. Un sentiment qu’il n’aimait guère et qu’il préfèrerait voire disparaître le plus vite possible. Qu’importe…Les combats à venir lui ferait bien vite oublier ses sombres états d’âmes. Et tout ces corps fraichement tué qui joncherait bientôt le sol lui donnerait suffisamment d’occupation…Quoi qu’il n’aurait peut-être pas le temps d’y jeter un œil. Et puis de toute façon n’avait-il pas appris tout ce qu’il pouvait du corps de l’homme…Si bien sûr…
Arrivé en haut, il ne pu s’empêcher de sourire, à la vue de la salle plongée dans l’obscurité et abritant de nombreux enfants que tout ce bruit éveillait en sursaut. Surement certain d’entre eux, à travers cette cacophonie importune, qui plus est à une heure si tardive, y voyait comme dans leur souvenir le pas lourd des soldats qui frappaient ou défonçaient une porte et montaient en courant les escalier, leur escalier, leurs pas rythmés imprimant dans l’esprit de ces pauvres créatures, une bien funeste mélodie. Les derniers fuuton libres étaient pour eux et Shenlong ne se fît pas prier. Il sentait la fatigue le poussé dans les bras d’un monde qui seul pouvait encore lui apporter réconfort et il ne vît dans cette optique pas vraiment de quoi refuser une tel offre. Il ne prêta pas la moindre attention à Kerun qui était parti ruminé dans son coin. Chaque chose en son temps et celui d’en découvrir un peu plus sur le marionnettiste viendrait bientôt. Mais pour l’heure s’était reposer son corps fatigué qui lui paraissait le plus nécessaire. |
| | |  | Sujet: Re: Faire gronder la révolte [Flashback] Mer 17 Déc - 20:50 | |
| [hrp]Plaquant ses mains sur le clavier, le narrateur prononça ces quelques mots « ellipse no jutsu » et propulsa les persos au lendemain matin, pour la réunion /o/.[hrp] | Spoiler: | | | Sobo

Chef des Ombres
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Face aux portes, la vieille Sobo ne doutait plus. Sa vision limpide de l’avant-veille répercuta en son sommeil les cris des Iwajins, des exclamations remplies non pas de douleur mais bien de joie et de gaîté It’s okay to be gay /o/. Puis vinrent les portes du grand village caché, un magasin d’apothicaire et une seconde échoppe à l’enseigne beaucoup plus distincte où « Aubépine d’Or » y était gravée. Ces lieux se succédés tel un parcours, un chemin que devrait emprunter la vieille Shintoïste, le sentier qu’elle arpentait en ce moment même à vrai dire. Les gardes à l’entrée hésitèrent plusieurs minutes avant de procéder la fouille au corps règlementaire sur une personne si… âgée °_°. Mais prétextant l’achat de potions médicinales rares et ne possédant aucun objet susceptible d’appartenir à la liste noir de l’occupant, l’aïeule réussit la première étape de sa vision et franchit le pas vers de futures réjouissances. Voilà bien des années qu’elle ne s’était pas rendue à Iwa et pourtant, sa démarche assurée dégageait une certaine expérience des lieux, bénéfice de la vision ou réel souvenir, les deux se mélangeait trop souvent dans son esprit pour qu’elle puisse faire la différence.
[…]
Complètement charmée par Furuigin-san, l’ancienne conclut son périple par l’échoppe du tisserand, un certain Misao Sanzashi d’après l’apothicaire Etrangement ce nom ne lui était pas inconnu, Sobo possédait certaines robes protocolaires finement travaillées par la famille Sanzashi *Que le monde est petit*. _Nous n’attendions plus que vous… La voix d’Otoko extirpa un mouvement brusque de la part de la doyenne. Sa tête se figea en voyant le jeune noir…Otoko-san… on m’attendait… ? Seriez vous touché vous aussi par des visions ? _On peut dire ça… des visions apportés par le Kami du renseignement et du repérage… Entrons voulez vous ? D’un hochement de tête, la vieille femme s’introduisit dans l’échoppe, curieuse de connaître ce « nous » bien patient. _Rien que ça… Ne put s’empêcher de lâcher l’aïeule face à un tel public… non, ces jeunes étaient loin de vouloir rester à l’état de simple spectateur. Saluant respectueusement les personnes présentes Sobo se joignit à son tour à l’assemblée, prenant pace aux côtés du tisserand. *Suna apporte donc aussi son soutient… merci !* Elle adressa quelques pensées aux Kamis en remerciement d’une telle aide, puis se concentra pour suivre les futurs décisions.
Le jeune noir sollicita Touya pour surveiller la porte et prévenir en cas d’approche puis entra à son tour dans l’échoppe :
_Et bien et bien… ravis de constater que les Sunajin renforcent nos rangs, et content de te revoir Kagami. Je me présente pour les nouveaux : Otokonohito, résistant au service d’Iwa. Tout d’abord, je ne souhaite pas vous imposer une réunion des plus soporifique, c’est pourquoi… Il sortit quelques bouteilles de Saké et les disposa sur la table, suivit instantanément par Misao avec plusieurs verres. Cet alcool favorisera nos décisions... . Bien, il va falloir différencier plusieurs étapes dans le soulèvement de la population : la première consiste principalement à l’informer tout en se méfiant des fuites… c’est certes inévitable, mais le temps pour préparer une contre attaque à notre libération sera bien trop court. Deuxièmement : l’armement. Comme certains le savent, les restrictions mises en place interdisent tout port d’arme aux non occupants. Ouvrant sa veste, Otoko’ leur présenta sa solution
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_Le premier qui arrive à distinguer une arme sur moi gagne la boutique de Papy Saké… […] Personne ? Tant mieux Et pourtant… Portant sa main droite sur son avant bras opposé, il en extirpa un manche en bois, puis plaquant ce dernier contre son biceps gauche, un *clip* significatif retentit dans la salle et permis à une lame de se fixer au manche. _Il est impossible de le distinguer, même au touché car l’épaisseur du vêtement est identique sur tout le bras. Principe similaire pour les matraques… . Cette fois, le ninja extirpa deux petits bouts de bois de sa ceinture, deux autres, plus grands, au niveau des chaussures puis éclata son collier. Assemblant ces pièces plutôt rapidement (cf dessins /o/), deux tonfas se matérialisèrent dans ses mains. _J’ai les plans pour en faire en plus grande quantité, mais il faut bien comprendre qu’il nous sera impossible d’en donner à tout le monde. D’autant plus que ce sera une arme maximum sur une personne. On ne peut mettre trop de confiance dans les Iwajins, ces pauvres gens n’ont pas tous l’âme d’un guerrier. Ca ce n’était que pour le côté matériel du plan et j’en reparlerai en privé avec vous Sanzashi-san. Maintenant laissez moi vous présenter Sobo : matriarche du village Shintoïste de Bokkoushou. Elle sera les yeux et les oreilles de son peuple. Ainsi que le chef de la Guilde des Ombres ici présent D’un mouvement ample il pointa l’index vers une jeune brun (cf photo en spoil), légèrement à l’écart de la table. Nouvelle élite des renseignements qui a su faire ses preuves en tant que telle. Bref, je disais qu’il y a plusieurs points à prendre en compte pour le soulèvement des villageois, et l’un d’eux consiste à leur préparer le terrain. Trois mots régissent cette étape : infiltration, assassinat, protection. Le premier établit le second qui lui-même facilite le dernier. Procédons par phase : il faut infiltrer deux sections de soldats Akakajins afin d’en soutirer les noms des deux chefs en charge de ces troupes. Les fils du vent auront plus de faciliter à se fondre dans la masse, ayant l’avantage de l’anonymat. Suite à quoi, les Ombres se chargeront de retrouver leur appartement ainsi que leurs habitudes. Le soir, quelques heures avant le soulèvement, les Sunajins seront de nouveau sollicités afin d’assassiner ces deux chefs. Puis enfin, lorsque la révolte aura éclatée, Résistants et ninja du désert devront protéger la cohorte d’Iwajins mécontents. Bien entendu, des actions individuelles et éparpillées dans le village feront office de diversion dans l’unique but de déboussoler l’occupant. Il ne saura où donner de la tête et nous lui enlèveront avec joie. Diversion qui se traduira également par l’aide de Bokkoushou, ainsi les quelques avants postes où réside certains Akakajins ne pourront venir en aide à l’Occupation d’Iwa, trop occupé par nos amis Shintoïstes. Malgré tout cela, je souhaite aborder les abus envisageables par la population à l’encontre des Iwajins ayant rejoint l’occupant. Aucun défoulement ne sera toléré ! Il n’y a ni traître ni collaborateur, mais simplement des personnes effrayées n’ayant eu la force mentale de résister à Akakaminari. Nous ne pouvons permettre que d’avantage d’Iwajins meurent une fois la révolte terminée ! Ils seront jugés et selon la gravité de leur acte, nous aviserons, mais il n’y aura pas de lapidation ou lynchage public, que ce soit bien clair ! Le mot circulera également parmi les résistants. Bref, s’il y a des questions, c’est le moment de les poser. Profitant de cette interlude Otoko’ déglutit son verre de saké chaud avant de s’en remplir un second… :3.
[hrp]Je vais manquer cruellement de temps pendant les fêtes de fin d’année et ne serai pas assez présent pour pouvoir RP. Donc autorisation de faire parler / agir mon perso lors de cette réunion (par Kerun, Kaga ou Shen’). S’il y a des questions n’hésitez pas à me MP, je reste tout de même dispo.[/hrp] |
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 Nombre de messages: 1781 Age: 23 Nindô: Le temps des assertions est révolu, me voici dans l'ère où l'on impose. Fan De: Plop
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Date d'inscription: 26/08/2007
| |  | Sujet: Re: Faire gronder la révolte [Flashback] Mer 22 Juil - 22:48 | |
| Verrouillé et archivé le 22/07/09. |
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| |  | | | Faire gronder la révolte [Flashback] | |
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