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| | [Mission] Mes amis Shintoïstes *o*. | |
| <| Message | Auteur | Sujet: [Mission] Mes amis Shintoïstes *o*. Mer 4 Juin - 22:47 | |
| * Bokkoushou … Bokkoushou … tsss quelle merde !* Voilà trois heures que le jeune noir tournait en vain à la recherche d’une carte précise du nord de la région… . À croire que les gens n’avaient que faire de ce qui les entourait. Il devra demander au vieux, or il ne le souhaitait pas pour la simple et bonne raison que ce dernier le questionnerait sur le pourquoi du comment l’envie d’une telle carte. Notre ninja connaissait ce vieil homme mieux qu’il ne le laissait paraître héhé c’est mon pnj en même temps *o*, et la mission qu’il devait effectuer là bas aura l’effet d’une mauvaise claque pour son vieillard préféré. ’’Libérer des Shintoïste de leur caillasse omniprésente’’ voilà ce qu’il l’attendait pour les jours à venir… mission passionnante en perspective. Si seulement le Bizut était libre, notre ninja lui aurait refourgué cette contrariété. Mais bon tant pis, il devra passer chez le vieux, ne serait-ce que pour boire un coup :3.
_Poupiloupilouuu... J’ai soif le vieux !
s’accoudant au comptoir Otoko’ déglutit son saké paisiblement, décontractant ses sens oubliant presque la raison de sa venue... pourquoi déjà ... une carte !? ... *Oh putain oui !*
_Dis moi, t’aurais pas une carte précise du nord de Tsuchi par hasard ?
_Non !
_ T_T Mais c’est pour une mission
_Fallait le dire... où compte tu te rendre ?
Notre ninja se gratta frénétiquement la barbe... fallait-il vraiment lui préciser le lieu ? *ploum ploum ...*. Quoiqu’en réalité l’endroit n’avait rien de spécial.
_Bok-kou-shou.
Sans se prononcer d’avantage, le vieux farfouilla dans un tiroir avec acharnement, rejetant moult documents avant d’en sortir le fameux papier \*o*/. Puis le pointa vers le jeune Makkuro avant de le questionner d’avantage.
_Et que comptes-tu y faire ?
La victoire sur ce vieux était proche, et Otoko’, papier en main, ne voyait plus d’inconvénient à lui dévoiler la mission... au détail prés que Papy Saké tenait toujours le plan -_-‘.
_Aider ces villageois Shintoïstes. Et resserrer la propagande rebelle en évitant un génocide naturel.
À ses derniers mots le vieux resserra l’étreinte sur le parchemin, ramenant Toto à lui. Les rides de sont visages reflétaient bien son expérience et sa sagesse. Puis d’une voix tremblotante mais pas moins sérieuse, il déclara (solennellement oO?):
_Les écrits brûlent facilement, mais sache que les actes résonnent dans les paroles et ne s’envolent pas si facilement pour tout le monde !
Il lâcha enfin le parchemin et disparu de la salle… . Voilà bien longtemps qu’Otoko’ ne l’avait pas vu dans un tel état. *J’le savais !! J’le savais p’tain !!... pourquoi j’suis venu le voir bordel-__-* Il laissa tomber sa tête contre le comptoir avant de sortir, avec un joli mal de crâne *Ike Ike Ike T_T*. Enfin prêt pour son périple dans les montagnes… mais avant tout, une petite sieste s’imposait.
****************
Le lendemain matin, vers les 14heures, Otoko’ se leva cœur vaillant, bien décidé à visiter aider ce village de Bokkoushou. Il déroula la carte du vieux pour connaître le trajet… à en croire par les écritures et gribouillis, un raccourci lui permettrait de s’y rendre en moins de 4heures de marche. *o* victory ! Il lui suffisait donc de suivre ces pointillés rouge \o/ rien d’insurmontable. Vous voyez déjà la gaffe venir ? Meuh, j’ai encore rien dit !?
Que disaient les annotations déjà ? Passer par le flanc de Shipuu, descendre sur 2Km à l’Est, puis bifurquer au Sud par les passerelles de Niwa. La fin du sentier est indiquée par un rocher en forme de cochon, tourner alors à droite. Continuer l’unique chemin face à vous sur 3Km. Enfin, au bout de cette portion se trouve une grotte. Escaladez par la paroi de gauche, jusqu’au sommet. Une fois sur la crête, suivez le bord de la petite montagne vers le Nord. Continuez jusqu’à tomber sur une stèle bouddhiste. Placez-y ce parchemin ! Ceux qui ont suivi pourront remarquer qu’il a tourné quatre fois à droite xD… donc revenu au départ, et le pire c’est qu’il ne s’en rend même pas compte -__-‘.
Ni une ni deux, Otoko’ amorça son périple sur le flanc de Shipuu, chantonnant nombres de musiques locales…
_Ah c’que c’est bon ! De se faire astiquer les balises […] Tirons un coup tirons en deux, à la santé des amoureux […] Le bras droit de Suna a les […] et quand il s’assoit dessus, elles lui rentrent dans le […] C’était une fillette qui s’appelait Suzon, et elle aimait à rire avec tous les garçons… aaaaah laaa saaaal…*glup* O_O
Son entrain paillard fut vite balayé par la fameuse petite montagne… . Il pouvait faire demi tour oO non, trop tard, faudra escalader. Mais sans motivation c’est assez dur. * À trois je monte… un… deux… deux et demi…. deux trois quarts… […] trois T_T* Finalement en haut, il en profita pour contempler le paysage… mis à part le sentier qu’il venait d’emprunter, rien de bien extraordinaire… vraiment décevant comparé à Kumo, d’ailleurs en parlant de ça, le vieux ne lui avait toujours pas refilé ces fameuses bouteilles de la-mort-qui-tue-tout-sauf-les-plus-powerplayers-que-toi. En même temps un lapin lui avait parlé d’une étape préliminaire avant d’obtenir ses bouteilles, un truc en rapport avec des messages, du genre ’’500 parchemins tu écriras, tes trois bouteilles tu obtiendras’’. Rah l’arnaque quoi… -_-. Bref passons, il demandera confirmation au lapin un autre jour (et dans un autre état oO). Il venait d’arriver à la fameuse stèle, il ne lui restait donc plus qu’à poser le parchemin sur celle-ci. Et il comptait bien le faire *J’chui pas venu pour rien !*. Déroulant le papier, il le déposa avec soin dans l’encadrement. Puis attendit… attendit encore… un peu plus… patienta toujours… * J’attends quoi au juste ?* Aucune idée ! * QUOI ??* Bah j’en sais rien moi, j’suis pas dans la tête du vieux 24 heures sur 24. Conclusion tu t’es fait niquer =). *Va chier !* Rallant comme pas deux, il reprit sont plan et regarda l’itinéraire officiel. Plus de temps à perdre sur ces chemins paumés. Fixant quelques points d’arrêt, il poursuivit sa route.
Quelques heures (et plusieurs arrêts) plus tard, il arriva enfin face à ce que devait être l’entrée du village… oO Mais à priori, Gilgamesh était aussi passé par là (xD). L’éboulement, survenu un peu plus en amont, avait totalement rasé les portes et par la même occasion, les avait bouchées. Armé de son Desktop à chiotte il tenta de déboucher les portes… mais rien n’y fut, la caillasse était robuste. Fichtre ! Ce fatigant voyage lui avait fait oublié son affinité \o/ … Hum mais déplacer toute cette roche lui demanderai plusieurs jours, la consommation en chakra n’est pas chose banale chez Otoko’ (contrairement à la consommation d’alcool :3). Donc première étape : Passer sous cette montagne de gravas et aller faire un petit coucou au Shintoïstes de l’autre côté. Sa bonne vieille technique Shinjuu zanshou fera l’affaire. Il l’appliqua aussitôt et traversa l’obstacle. *Poupiloupilou* De l’autre côté, il tenta une entrée divine _Tadaaaaa La seule chose qu’il y gagna fut un hurlement de la part de la vieille à ses côtés _KYAAAA (oO) Juste avant de se prendre un Oukick de l’autre monde. La tête dans le sol, écrasé par c’te saloperie de ride sur patte, notre ninja bataillé pour s’expliquer :
_Humph ! Arrefez !! Fous m’éfouffez la fieille !!! FWAAAAAAA.
Retournement de situation, Otoko’ avait jarté l’aïeule en deux temps trois mouvement et s’était placé en position défensive.. au cas où elle reviendrait à la charge O_O *glup*. Mais rien, heureusement plus personne ne l’attaqua sauvagement. Il s’engouffra dans Bokkoushou à la recherche d’une personne à qui parler non pas un psy !. Quand enfin, une jolie jeune femme dans les 20ans tout au plus, lui adressa la parole joyeusement :
_Pas commode comme personne. Tu viens d’où ? Comment tu es entré ?
Là ! Fallait la jouer fine (et charmeur héhé). Ce faire passer pour un signe divin lui apporterait un certain avantage. C’est donc d’une voix grave qui lui rétorqua :
_Je viens d’Iwa… mais je me suis perduC’est raté pour le côté charmeur et divin. En voulant escalader les gravas à l’entrée pour me repérer, j’suis tombé de votre côté, et maintenant je suis bloqué… Et là c’est loupé pour l’aventurier intrépide -_-. Tout comme vous apparemment.
Au moins la femme se marrait … T_T la honte quoi. Pas grave, fallait qu’il trouve le dirigeant du village pour résoudre leur problème… ou plutôt, lui faire croire qu’ils avaient trouvée à deux une solution qu’Otoko’ possédait déjà. Il demanda donc à la mignonne :
_Pourrais-tu m’emmener auprès du chef du village ? J’ai à lui parler… . |
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| |  | Sujet: Re: [Mission] Mes amis Shintoïstes *o*. Ven 6 Juin - 23:34 | |
| La jeune femme pouffa en détaillant l'Iwajin, gloussement bien féminin se situant à peu près au croisement entre le cri de la dinde et celui de la perruche. Il y avait si longtemps qu'elle n'avait plus eu l'occasion de voir de nouveaux visages ! Et en l'occurrence, celui-là n'était pas désagréable à regarder. Avec la peau toute noiiiiire ! Bien sûr, notre jeunette vivant dans un manga : des cheveux bleus, des cheveux roses, des yeux jaunes de serpent, une tête de requin pour un ninja Suiton, tout ça était d'une banalité sans égale. Mais une peau noire ? Jamais vu ! Et elle regrettait maintenant que cela soit si rare, car l'étranger était décidément bel homme. Grand, musclé, aura mystérieuse et ténébreuse depuis qu'il avait dit venir du village ninja d'Iwagakure... bon, peut-être pas l'air très, très malin, mais après tout, c'était bien secondaire. D'ailleurs, qui sait si les Noirs comme lui n'avaient pas de merveilleux talents cachés sous le tissu ? S'emparant sans hésitation du bras de Toto, qu'elle coinça confortablement contre son imposante poitrine, la donzelle pépia :
- Le chef du village ! Oh mais quelle bonne idée ! Tu viens te présenter au chef pour avoir l'autorisation de rester quelques jours ? Quelques mois ? Tu as décidé de te retirer de la vie de ninja ? Peut-être penses-tu déjà à retrouver une vie confortable, dans un joli foyer douillet... avec une petite femme et bientôt une famille ? ♥ Le village te plaira, tu vas voir ! Quand tu en auras fini avec toutes les bêtises d'administration, je pourrai te le faire visiter, si tu veux. Je serais ravie de m'occuper de toi... – et les yeux brillants qu'elle eut en prononçant ces mots en auraient terrifié de plus braves que notre Iwajin.
Tout en gazouillant, et en pressant le bras prisonnier de Toto dans une attitude outrageusement ecchi, la jeune femme délurée guida le malheureux à travers le village – où, soit dit en passant, nombre d'hommes d'âges divers le fusillèrent du regard. L'amabilité de sa charmante hôtesse était un très mauvais point pour se faire apprécier de la gent masculine locale... Mais Toto ne réalisa pleinement le tragique de sa situation qu'un peu plus tard, lorsque sa guide le mena devant la maison la plus élégante du village, fit violemment coulisser la porte d'entrée, envoya valdinguer ses getas et clama :
- Soboooo ! On a un invité !
A l'intérieur de la maison, les lèvres sévèrement plissées dans sa face de vieille chouette revêche, l'aïeule dont Toto avait... fait aimablement connaissance, un peu plus tôt, les observait sans aménité.
- Tu as déjà ramené de drôles d'oiseaux ici, Asa-chan, siffla-t-elle, les yeux meurtriers, mais celui-là remporte la palme. Alors, étranger, va-t-on savoir ce que vous faites dans mon village... à part molester les pauvres gens et débaucher ma petite-fille ? |
| | |  | Sujet: Re: [Mission] Mes amis Shintoïstes *o*. Sam 7 Juin - 15:26 | |
| Une main sur les atouts de la dame, Otoko’ se laissa guider * Je visite le village, mais est-ce que je peux aussi visiter les fem… BWHAAAAAAA LA VIEILLE * Oui le temps passe très vite dans ces conditions, et il ne s’était même pas rendu compte qu’Asa-chan (:3) l’avait emmené voir le chef. Enfin la dirigeante, l’autre croûton qui l’avait attaqué quelques minutes plus tôt è_é. Vu de l’extérieur la bâtisse paraissait seyante, mais une fois à l’intérieur, il en était tout autre. *Je n’ose imaginer comment c’est chez les autres o_O*. Un court couloir contrastant avec une large pièce à son bout. La salle était légèrement renfoncée et possédait un grand miroir suspendu sur le mur de gauche… assez effrayant soit dit en passant. Car voir une vieille folle en face de soit c’est déjà chiant, mais de plus, en repérer une seconde sur sa gauche, vraiment horrible ! Toute façon ses horribles pensées furent dissipées à l’entente de la même voix ayant criée ’’KYAA’’ quelques minutes plus tôt T_T.
_ Alors, étranger, va-t-on savoir ce que vous faites dans mon village... à part molester les pauvres gens et débaucher ma petite-fille ?
_Pour votre petite fille je dis pas. Mais lorsqu’une vieille truie m’attaque, j’me défends ! Euh… enfin vieille truie c’était une image hein *quoique…* !? Non, c’était pour déco… Aïe !
Nouvel Oukick de l’aïeule. En même temps, traiter le chef de vieille truie n’était pas très diplomate. Bon, fallait une réponse plus sérieuse et cohérente, il venait d’Iwa et c’était perdu, oui mais pourquoi venait-il d’Iwa ? Cette vieille lui paraissait des plus sournoise, vicieuse, et étonnement forte lorsqu’il s’agissait de mettre des coups o_O? Elle s’entendrait à merveille avec le vieux ^o^.
_Comme je l’ai dis à miss Asa-chan, je viens d’Iwa et j’me suis perdu. J’ai atterri ici, et la suite de l’histoire vous la connaissez…Il se frotta la tête douloureusement, comme pour rappeler à Mamy Oukick qu’elle l’avait baffé… deux fois é_è. La vieille reprit, et comme prévu elle s’avéra curieuse :
_Et qu’est ce que vous faisiez dans les parages ? Vu vos capacités, je doute que se soit pour une mission -__-.
-_-‘ Sur ce coup, l’ancêtre marquait un point. Mais notre ninja avait un atout des plus fantastique : l’alcool ! Et un Iwajin qui cherche de l’alcool, quoi de plus banal !?
_Je voulais trouver de… nouveaux alcools !
À cet instant précis, un petit éclat pétilla dans les yeux de la vieille femme. Otoko’ avait bien visé. Prendre ces gens par les sentiments : première étape remplie \o/ ! Il ne manquait plus qu’à entamer une discussion sur l’éboulement devant leur porte, tout en y incorporant quelques notes Shintoïstes (…tant qu’à faire). Là, normalement c’est le passage où il se remémore ses cours sur les religions en particulier sur le Shintoïsme… au détail près qu’on parle d’Otoko’ ici ! Or c’était un cancre, et comme tout cancre qui se respecte, il se devait d’éviter de tels cours barbants. La pression montait de plus en plus dans sa tête Et non pas plus bas è_é bande de dégueulasses ! il avait prévu le coup en lisant quelques bouquins religieux avant-hier mais le stress des exams et le manque flagrant de Bio de Danone dans les manga l’empêchèrent de se remémorer quoique ce soit dans l’instant. Tant pis, il devra aborder les caillasses sans connaissance et sortir son joker… une magnifique bouteille de saké à la cerise, spécialité Iwajin. Il plaça le délice ainsi que trois verres sur la seule table de la pièce, celle qui le séparait de la furie. Enfin ça n’avait pas empêché la frénétique de lui foutre une beigne un peu plus tôt.
_Oh j’allais oublié, l’étranger se nomme Otoko’… .
Notre ninja remplit les verres et invita la charmante fille et l’autre grognasse à boire. Avant d’apercevoir un quelconque mouvement, il questionna la doyenne sur la fausse raison de sa venue. Ca lui permettra au moins de gagner du temps jusqu’à ce qu’il se souvienne d’un quelconque détails sur leur religion.
_Vous avez quoi comme alcools locaux ? |
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| |  | Sujet: Re: [Mission] Mes amis Shintoïstes *o*. Ven 20 Juin - 20:31 | |
| Le temps qu'Otoko pose la question, un autre événement avait déjà pu attirer l'attention de l'assistance sur un autre détail. Une jolie main potelée avait jailli, vive comme l'éclair, pour attraper – et vider – le premier verre de saké à la cerise ; avec une adresse remarquable, la jeune Asa répéta le procédé deux fois, ce qui revient à dire qu'elle vida les trois verres sans la moindre considération pour sa Sobo (mamie) et le bel étranger. Bel étranger vers qui elle leva à nouveau des yeux humides, brillants de bonheur alcoolique, avec un air béat de reconnaissance idolâtre. Elle l'aimaiiiiiiiiiiit... elle l'aimait de plus en pluuuuuuuuuus ! S'écroulant sur Otoko, elle se mit à gazouiller – et l'Iwajin, l'espace d'un instant, aurait juré que ses pupilles avaient pris la forme de deux coeurs – :
- Sooooboooooo... Il est trop zentil, l'est noiraud-rigolo, et il a du bon saké ! J'veux l'épouseeeeeer !
L'air impassible – mais ne semblant pas disposée à aider Toto –, l'aïeule prononça d'un ton neutre :
- Veuillez excuser ma petite-fille... Elle n'a pas l'habitude de l'alcool. Ici, l'alcool de riz sert surtout aux offrandes... Même si lesdites offrandes disparaissent parfois, ces derniers temps.
L'immense sourire gourmand d'Asa en disait long sur ces disparitions, à l'humble avis de la narratrice. Mais là n'est point la question. Avant que la vieille femme ne nous fasse un exposé sur la nouvelle mode qui consistait à distiller de l'umeshu, alcool de prune, pour varier la production et pour avoir une bonne excuse afin de ne pas l'offrir aux kamis (l'alcool de prune, c'est bas ! les humains se doivent de le boire pour ne pas imposer un tel avilissement aux dieux! ), arrangeons-nous vite pour dévier la conversation. En précisant qu'au fil du discours qui va suivre, Asa continuait de se coller à Otoko en pressant sa proéminente poitrine contre le torse du Noir, tenant à la fois du jeu pour portable Bounce et de la signature créée par Gilgamesh.
- Les jeunes n'ont plus guère de respect pour les anciennes traditions, soupira la vieille femme. Même Asa, qui est pourtant la sagesse et l'obéissance même, n'entretient pas l'autel familial avec beaucoup de zèle... Le respect des kamis se perd, et c'est ce qui mènera le monde au chaos et à la destruction. J'ai entendu dire que l'ennemi avait envahi le pays... Oh, notre vieux village n'intéresse personne, mais je sais pourquoi. C'est parce que nous sommes les derniers à respecter les dieux, mon pauvre garçon... Je suis prête à parier que vous ne croyez pas ?
Le regard désapprobateur, la vieille femme haussa les épaules. Pas besoin de réponse. Ca se lisait sur le visage de l'étranger...
- Les alcools locaux, Asa-chan vous en montrera plus tard, si vous y tenez... Même pour ceux qui marchent sur les vieilles dames (><'), le village de Boukkoushou a encore l'hospitalité ancrée dans ses traditions les plus chères. Asa-chan ! Ne te ressers pas comme ça !
Trop tard... Bouteille vidée. Quelque chose put se lire sur les traits de l'obaasan. Quelque chose du genre « je suis prise d'une grande lassitude ». Pas habituée à l'alcool, c'est sûr, mamie ?
- ... Peu importe. Les jeunes de notre village ont bien du mal à rester en place, et ce n'est pas le respect des dieux qui les retient... Les sanctuaires se détériorent, et la colère des kamis atteindra bientôt tout Tsuchi, jusqu'à notre village, sous la forme de ces horribles guerriers d'Akakaminari. Je vois mal pourquoi vous êtes venu, étran... pardon. Otoko-san.
Avec un regard en coin vers Asa-chan, qui commençait à s'endormir en bavant sur le torse d'Otoko, la vieille femme se mordit les lèvres, comme regrettant de trop parler devant un étranger bizarre que ses radotages n'intéressaient sûrement pas.
- Assez bavardé... Quelle est la raison réelle de votre venue ? Je doute que ce soit pour du tourisme. Dites-moi clairement ce que vous voulez... Peut-être puis-je faire quelque chose pour vous. |
| | |  | Sujet: Re: [Mission] Mes amis Shintoïstes *o*. Jeu 26 Juin - 23:31 | |
| La jeune Asa s’était enfin écroulée de sommeil, la poitrine pressée sur les genoux du noir ( :3). Il l’aurait bien laissée tel quel, mais l’idée des supplices que lui ferai subir Nagisa l’en dissuada. Ecartant soigneusement la fille il comprit que son petit jeu de niais n’aurait de toute façon pas duré longtemps avec la vieille. Autant lui révéler la vérité, il inspira donc profondément puis expliqua d’un ton beaucoup plus sérieux sa venue.
_Comme vous l’avait dit, le village de la roche est pour l’instant occupée… mais la résistance, dernier bastion des idéaux d’Iwa, n’a par pour autant oublié son devoir envers les villages avoisinants. Nous savions qu’un éboulis obstruait votre entrée. Je suis donc tout simplement ici pour vous aider. Et malgré mon statut de pion dans cette guerre, je ne dénigre pas mes missions.
À croire qu’il se plaisait à dire qu’il n’était qu’un soldat parmi tant d’autre... ce qui était vrai finalement. Qu’il est un poste supérieur à d’autre ne l’extirpait par pour autant de son état de maillon. Mais Sobo était peut être de celle préférant mourir que d’obtenir de l’aide extérieur d’un hérétique… Otoko’ jugea donc bon d’accentuer son utilité :
_Vous déplorez l’absence de jeunes dans les temples… laissez moi vous aider de façon discrète, votre religion n’a que faire des coïncidences. J’ai donc un plan qui pourrait vous permettre de revivifier la foi des jeunes, débloquer votre village et ranimer le cœur des résistants shintoïstes... .
Il déplia un papier vierge et entama son explication à l’aide de dessins et croquis (plus ou moins réussis oO?). Toutefois, notre ninja prenait garde à ce que l’aïeul comprenne bien. Car chaque étape devra s’enchaîner sans problème ni interruption. Ainsi ils passèrent quelques heures à débattre du meilleur moyen pour une réussite totale. Toutefois, Sobo désapprouvait le fait de mentir à ses villageois… d’autant plus sur leur religion ! Otoko’ pris les devant afin d’éviter un refus définitif :
_Je vois… Vous pensez sérieusement que le mensonge est un péché !? Je ne souhaite pas vous convaincre de façon brusque. Ecoutez ce simple problème et vous comprendrez mon point de vu. Le pays est à feu et à sang, une mère ne trouve plus son cadet et vous demande de le ramener. Vous, vous savez éperdument où son cadavre se trouve et dans quelles circonstances sauvages il fut mutilé par l’ennemi pour la simple raison qu’il était natif du pays. Que lui diriez-vous ? La vérité ? Ou un mensonge qui apportera moins de souffrance à sa famille ?
Le ton sec qu’il employa ne laissait guère le choix à l’interlocuteur… mais qui sait, cette vieille était peut être campée dans ses traditions futiles. Maintenant, il faisait assez nuit pour que notre ninja place les explosifs à l’intérieur des éboulis… sans que personne ne le remarque. Mais avant de quitter la pièce il revint sur les dires de la femme. Relatant les soldats d’Akakaminari comme une déferlante de la colère des kamis :
_Un dernier point… ne comparez plus jamais les Akakajins à une quelconque forme de divinité. Leur force n’a d’égal que leur stupidité, alors ne les élever plus au rang de dieux face aux Iwajins ! Votre âge vous impose de prodiguer l’exemple aux gamins.
Il était rare de pousser le jeune ninja jusque dans ses réels sentiments. Mais une ancienne du pays, portant en ses rides la sagesse et l’expérience de toute une génération, se devait de fournir la confiance aux plus jeunes. Otoko’ referma la porte sans bruit, évitant ainsi de réveiller la fille en chaleur à la poitrine plus que généreuse (-_-‘). Il parcouru les rues au rythme du vent, fondant son ombre à l’ondulation des branches et calant ses pas sur le bruissement des feuilles. Puis arriva enfin à l’entrée, jetant un bref coup d’œil autour de lui notre ninja plaqua ses mains sur la roche et incanta son Shinjuu Zanshou. Une fois à l’intérieur, il plaça des notes explosives à des endroits bien déterminés… théoriquement du moins. La déflagration éventrera ce jeune pic et les gravas s’étaleront à l’extérieur du village. Le plan était désormais en place, il rentra de nouveau chez la doyenne, surpris de la voir toujours assise, en train de réfléchir aux dessins faces à elle. Otoko’ s’installa à son ancienne place et patienta. Il était tout ouï à un verdict de la plus expérimentée du bourg. Sans quoi, la vieille dame devra se rendre sur la place au petit matin, prétextant un signe des kamis lors de son sommeil, lui ayant révélé la fin de leur châtiment de déloyauté. À cet instant alors, Otoko’ fera exploser le mur et interviendra en cas de danger sur un villageois trop curieux. En y repensant, il ne lui avait même pas répondu sur le fait qu’il croyait ou non… mais aurait-elle seulement compris son intention, sa priorité ? |
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| |  | Sujet: Re: [Mission] Mes amis Shintoïstes *o*. Mer 9 Juil - 20:27 | |
| Sobo ne bougea pas un cil lorsqu'Otoko quitta la pièce. Les yeux fixés sur Asa, endormie, elle attendit en silence d'être certaine que le Noir était loin ; puis sa bouche se mit à trembler, imperceptiblement, avant que l'aïeule ne fonde en sanglots. Des larmes lourdes, lourdes d'avoir été retenues tant d'années roulèrent, innombrables, comme le sombre torrent qui dévastait son coeur. Coeur fané de vieille femme. Coeur morne, coeur saccagé. Son coeur s'était asséché au fil du temps et des blessures : à chaque coup du sort, la vieille miko s'était emmurée davantage, s'aveuglant, s'accrochant à ses principes rigides, par terreur de perdre pied. Ce Noir, cet étranger était venu, après tant d'années de fragile équilibre ; d'un coup, de quelques mots, il avait tout détruit. La douleur déformait les traits de Sobo, qui se faisait violence pour sangloter sans bruit. Une tempête... Une tempête hurlait dans sa poitrine, faisant voler les barrages en éclats, submergeant tout, comme des siècles de larmes ravalées se déchaînant en un instant. Non... On ne s'habituait jamais au malheur, ni au mensonge. On pouvait subir, souffrir sans un mot en gardant le même visage froid ; mais jamais on ne se contentait d'une vie marquée par la détresse.
Sobo était miko depuis des décennies, et à ce que lui avaient raconté ses parents, elle avait réellement eu le don dans son enfance. Voyante, oui ; capable de sentir et d'apaiser les esprits, de comprendre leurs messages, de transmettre leurs prophéties parfois. Sa mère était fière d'elle à cette époque ; et tous pensaient que son prénom – « Seika », feu sacré – montrait qu'elle y était prédestinée. Mais la vie n'avait pas consenti à demeurer aussi simple. Sa mère, la plus douce, la plus pieuse des femmes, était tombée malade, avait souffert quelques mois, puis était morte sans que personne n'ait pu la soigner. Seika avait quatorze ans, et toutes ses prières n'avaient servi à rien. Pas plus qu'elles n'avaient endigué la sécheresse, deux ans plus tard, ni empêché la famine qui en avait découlé. Elle avait prié pour des morts-nés, pour des enfants empoisonnés, bêtement, parce qu'ils avaient mangé des baies aux couleurs vives ; elle avait dû consoler leurs mères, les persuader que tout cela n'était pas odieusement injuste. Elle avait vu pleurer des parents, des fils, des aïeuls, parce que la vie s'était amusée à leur voler ce qu'ils avaient de plus cher. Figure emblématique du village, au fil des ans, et miko méritoire sans aucun doute : mais année après année, elle avait peu à peu perdu la foi. Tout le monde avait oublié ce prénom, d'ailleurs : tous au village l'appelaient Sobo, « grand-mère », et aussi affectueux que ce surnom soit parfois, elle avait fini par comprendre qu'on ne la considérait plus que comme une vieille femme, dont on écoutait les prédications par respect, par coutume, ou par lassitude. Non, Sobo n'avait plus de liens avec les esprits depuis longtemps. Son coeur était trop blessé, trop loin de la pureté naïve des jeunes prêtresses ; elle avait appris par coeur son chapelet de paroles consolantes, d'ordres aussi, lorsque le village en avait besoin – mais il y avait longtemps qu'elle ne s'accrochait plus à ses croyances que pour nier le désespoir.
Et puis, Asa était venue. Pas sa fille, ni même sa petite-fille ; Sobo se savait une figure trop chère au village pour quitter l'habit de prêtresse, et ne s'était jamais mariée. Personne ne savait qui étaient les parents d'Asa : c'était Sobo qui l'avait trouvée, enfant seule dans les bois, abandonnée avec ses langes et le kanji de son prénom, griffonné sur un papier. Asa... la trop jolie, trop puérile Asa, Asa pour qui elle craignait chaque jour de sa vie. Sobo aimait Asa, ne concevait plus la vie sans elle, tremblait de penser qu'un Akajin pourrait la flétrir. Que pouvait-elle faire pour Asa ? Elle, une vieille femme, qui n'avait jamais servi qu'à brûler de l'encens dénué de sens et prononcer des prières inutiles... Que pouvait-elle faire pour protéger son enfant ? Asa ne croyait sûrement pas, et Sobo ne pouvait pas lui en vouloir. Est-ce qu'une telle mascarade ne serait pas l'insulter ? S'ils... S'ils étaient vraiment tous voués à mourir, mourir sans la moindre chance devant les invasions Akajins, est-ce qu'il ne valait mieux pas laisser les gens de Bokkoushou comprendre leur destin, plutôt que de s'accrocher à d'affreux faux espoirs ? Les larmes menacèrent de couler à nouveau, prenant déjà Sobo à la gorge. La vieille femme, tremblante, se fit violence et essuya ses yeux. Ce fut à cet instant qu'Otoko revint dans la pièce.
La vieille femme le dévisagea. Otoko. Rien qu'un homme, même son prénom le disait. Mais il avait parlé avec force, un peu plus tôt – avec la conviction de quelqu'un qui ne pouvait se sentir perdu dans un monde absurde. Moins de souffrance... Ses paroles résonnaient encore dans l'esprit de l'aïeule ; pas tant ses paroles que le ton avec lesquelles il les avait prononcées. Une sensation ambiguë s'insinua dans l'esprit de Sobo ; quelque chose comme la chaleur d'un feu pour celui, encore tremblant et les vêtements trempés, qui vient de traverser la tempête. Ce jeune avait... confiance en ce qu'il lui restait. Il venait d'Iwa, déjà occupé par l'Akakaminari, mais continuait à se battre... à se battre pour d'autres que lui-même. Sobo se leva de son siège, marcha vers lui, et s'inclina devant l'étranger. Les mains jointes, elle prononça d'une voix qu'elle tentait de rendre forte :
- Pardonnez-moi, Otoko-san. Je ne saurai jamais vous remercier assez. C'est un jeune homme, et un étranger, qui vient de m'apprendre ce que j'aurais depuis longtemps dû faire pour mon village... Ne pas abandonner le combat.
Elle se releva, et croisa à nouveau le regard de l'Iwajin. Mais il n'était plus question d'avoir honte. La reconnaissance était trop forte en elle pour s'encombrer d'idioties pareilles – et si elle-même n'était pas sûre d'avoir grand espoir, il en allait de son devoir d'essayer tout ce qu'elle pouvait : par respect pour Otoko, mais aussi pour tout Bokkoushou.
Elle lui montra où dormir ; elle-même ne dormit pas de la nuit, fixant son costume rouge et blanc de miko avec de terribles doutes sur le mérite qu'elle avait pour le porter. Mais le lendemain, leur comédie fut parfaite ; et tous les habitants, médusés, regardèrent s'écrouler le mur comme le premier signe de la faveur des kamis. Sobo, étrangement, n'eut aucun mal à parler avec ferveur de la révélation qu'elle avait eu cette nuit-là : Asa elle-même, en la voyant, se sentit heureuse comme elle ne l'avait jamais été – car cette flamme dans les yeux de sa grand-mère, elle était certaine de ne jamais l'avoir perçue. Peut-être, se dirait Sobo plus tard, était-ce parce qu'elle n'avait pas tant menti que cela. Au fond, tout au fond d'elle, quelque chose persistait à croire que cet Otoko pouvait être un envoyé des kamis.
Fin de ce topic ! ^o^ Yatta ! |
| | |  | Sujet: Re: [Mission] Mes amis Shintoïstes *o*. Ven 29 Aoû - 23:42 | |
| Verrouillé & archivé. Le village est tout propre ! *.* |
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