|
| | [Mission] Poisson pané (Non, ce n'est pas moi qui ai choisi le nom) | |
| <| Message | Auteur | Sujet: [Mission] Poisson pané (Non, ce n'est pas moi qui ai choisi le nom) Mar 30 Aoû - 22:33 | |
| /!\Attention, ce texte est non-censuré. Il peut contenir du vocabulaire grossier. Vous le lisez à vos risques et périls. Ikagiso Company® décline toute responsabilité./!\| Spoiler: | | | Mission : Poisson pané. Lieu : Le désert de Suna. Descriptif : Vous êtes chargé de retrouver et de capturer Yamori, l'homme gecko, ancien épeiste reconnu. Il n'est pas un adepte des arts ninjas, mais possède un don plus que remarquable à l'épée. Depuis qu'il a envoyé une lettre de menace sans réel signification à Akuma, il est soupçonné de conspirer contre le village. Attention, malgré son très vieil âge et sa sénilité prononcée, il va vous mener la vie dure et possède beaucoup plus de ressources que vous ne pouvez l'imaginer ; les vieux tigres qui sentent approcher leur fin sont les plus féroces. Remarques : - Tu es au milieu du désert, il n'y a donc pas d'eau disponible sur place. - Ton adversaire n'est pas un ninja, il ne possède donc pas de chakra. - C'est un homme gecko : il vit principalement la nuit, il peut se déplacer sur toutes les surfaces (verticales ou même au "plafond"), sa lame est recouverte d'un poison hilarant (non mortel), très bons ouïe et odorat (faut pas sentir le poisson pas frais hin hin hin). |
C'est la deuxième fois que Kisame se retrouve dans ce maudit désert. Lui qui adore l'eau, autant vous dire qu'après la brume humide de Kiri ou les forêts tempérées de Hi no Kuni, le pays du vent était un véritable cauchemar. Il faisait chaud, il faisait sec, pas un nuage à l'horizon, qui d'ailleurs n'annonçait aucun changement; des dunes de sable, encore et toujours, à perte de vue. À croire que les puissances ayant façonné le monde ont manqué d'imagination sur ce coup là. Il était certes parfaitement équipé face au désert, s'étant renseigné sur le sujet avant de n'y entrer; il avait avec lui de quoi monter un campement, un chapeau pour se protéger des insolations, des provisions dont une bonne dose de fruits pour ne pas manquer de vitamines et attraper le scorbut ainsi qu'une bonne quantité d'eau, de quoi tenir plus d'une semaine de marche, ce qui s'avérait nécessaire, car les chances qu'il se perde était non-négligeables en le cherchant. Après tout, vous avez déjà essayé de trouver une goutte de pluie dans l'océan? Bon, alors vous avez du temps à perdre, c'est bien, vous allez pouvoir me lire jusqu'au bout.
Le fait est que le jeune Genin n'avait pas vraiment d'idée d'où se rendre. Il avait fouillé à droite et à gauche dans Suna, entrant dans des bars peu fréquentables pour n'obtenir finalement rien d'autre que des rires saouls comme seul élément de réponse, ce qui, disons le, avait fini par le souler au plus haut point. Il s'était même fait menacer par une bande de petits malfrats qui pensaient visiblement que l'épée dans son dos servait à dissimuler des produits illicites, et que le ninja était en fait un dealer...Quelques coups de poing, de nez cassés et de dents brisées plus tard, il obtenait finalement des renseignements sur l'homme qu'il cherchait. Yamori était son nom, cela il l'avait su dès le début. Après, on lui avait appris qu'il s'agissait d'un homme gecko. "Un peu comme t'es poisson, sauf que lui est gecko..." Un coup de pied pour faire taire la remarque et inviter le petit bandit à poursuivre, et il lui disait qu'il vivait au milieu du désert, au bord d'un grand canyon.
De guerre lasse, le Kirijin dû donc poursuivre ses investigations auprès de personnes de moins en moins fréquentables, qui terminaient toujours en sol en l'implorant de les épargner après que la vérité fut dite. Eh oui, que voulez-vous, menacer un gamin, c'est une chose. Mais s'en prendre à un ninja, c'en est une autre. Surtout quand celui-ci prend un malin plaisir à vous arracher des lambeaux de chair et à vous les agiter sous le nez. Oui, Kisame était comme ça, sadique par nature. Enfin, je m'égare. Donc, le garçon avait fini par obtenir qu'effectivement, il y avait un vieil homme dans le désert, qui s'était élu domicile dans une maison "des moins habituelle, vous comprendrez en la voyant-mais-s'il-vous-plait-ne-me-tuez-pas", aux apparences de saurien, et réputé comme étant bon à l'épée. Et ainsi, Kisame s'était-il procuré une carte - ne me demandez pas comment, vous ne voulez pas le savoir - pour chercher le canyon en question. Manque de chance, il se trouvait à l'opposée du village où il avait commencé ses recherches. Manque de chance, personne ne pourrait l'accompagner et le guider à travers l'étendue. Manque de chance suprême, il avait parfaitement oublié d'emporter avec lui sa boussole, et n'avait donc pas moyen de se guider. Cette chasse ne serait pas une partie de plaisir, c'était sûr.
Ayant donc cherché inutilement pendant une journée, errant au milieu des sables, le Genin avait finalement entreprit de marcher de manière inversée; il se mettrait à l'abri la journée, dormirait, et se guiderait la nuit par rapport aux étoiles, ô combien plus fiables que "Oui oui, prenez à gauche après la dune" ou bien "Oui, un vieux chêne en plein désert. Vous verrez, vous ne pouvez pas le manquer, il fait trois mètres de haut!". Comme quoi, l'alcool ne faisait pas bon ménage avec les informations - interrogatoires peut être, mais informations alors là, c'était comme tenter d'apprendre les claquettes à un mille-pattes. La première nuit fut froide, on peut le dire. Le manteau que portait Kisame, provenant du cadavre du véritable Kisame, et de ce fait veste de l'Akatsuki, était certes très étanche à l'eau, faisait un parfait coupe vent et même un chouette parachute - ne me demandez pas non plus comment je sais ça -, mais pour ce qui était de tenir chaud, c'était une autre histoire. Se forçant donc à résister au froid presque polaire qui régnait la nuit en marchant, marchant sans s'arrêter tout en garder les yeux fixés sur les étoiles comme seul point de repère - ce qui ne manqua pas de le faire se vautrer plus d'une fois d'ailleurs -, le jeune Ninja comprit enfin la signification de "situation à la con".
Dernière édition par "Kisame" Ikagiso le Mer 31 Aoû - 10:47, édité 2 fois (Raison : Parce qu'il faut une raison, namého?! >=O) |
|  | |  | Sujet: Re: [Mission] Poisson pané (Non, ce n'est pas moi qui ai choisi le nom) Dim 4 Sep - 15:37 | |
| Je me présente, je m'appelle Charles. Etant donné que Monsieur N a prit ses vacances, je le remplacerai en tant que narrateur pour le moment. Ne vous inquiétez pas, ce n'est que provisoire. Reprenons donc où nous nous étions arrêté. Kisame était perdu au milieu de la nuit et...Oh et puis non.
Ellipse narrative
C'est bien mieux. Cela faisait donc plusieurs nuits que Kisame marchait. Il s'était adapté au rythme et - plus ou moins - au froid puis à la chaleur du désert. Il avançait d'un pas bien plus leste. Samehada, dans son dos, ne lui semblait pas peser un seul gramme. Bien qu'il soit fatigué, car croyez le ou non, marcher pendant une douzaine d'heures était très fatiguant¹, malgré les pauses fréquentes qu'il faisait, il se sentait déjà mieux. Il avait réellement trouvé son rythme en quelque sorte; il allait à un pas tranquille, presque celui d'un touriste. Derrière lui, il ne laissait que peu d'empreintes, car la journée, un fort vent (dont il se mettait à l'abri immédiatement, rassurez vous) balayait le désert, troublant les traces. Si je devais établir un compte de ses jours de marche, je dirais qu'il marchait depuis environ trois nuits. En d'autres termes, le temps qu'aurait mis des Ninja pour se rendre de Suna à Konoha...Absolument superbe. D'un côté, en prenant ainsi son temps, Kisame était certain de ne pas faire fausse route. Prenant avantage du ciel parfaitement clair de la nuit, il observait attentivement chaque étoile pour être sûr de sa position². Oh, n'allez pas croire pour autant que ce fut un voyage de santé. Il s'est retrouvé une fois face à une espèce d'insecte géant, qui sortit la nuit à la recherche de proie, a fait son choix sur le Genin, le prenant pour son prochain repas. Finalement, c'est Kisame qui l'a mangé. Au déjeuné, après avoir avec grand soin ôté sa carapace. Vous ne me croiriez pas si je vous disais qu'il a adoré. En attendant, il y avait une chose que Kisame ne croyait pas en ce moment; devant lui, à quelques centaines de mètres, un immense bateau. Une épave. Elle se trouvait haut perchée sur une dune de sable, au bord d'un précipice béant. On aurait une gigantesque carcasse de baleine qui surplombait le canyon et les alentours. Ainsi, le ninja pris son temps pour arriver là-bas, pour s'assurer que premièrement ce n'était pas un délire de son esprit, et secondement parce que, après tout, pourquoi se mettre à courir quand vous voyez un navire en plein désert? C'est parfaitement normal après tout! Une vingtaine de minutes plus tard (je vous l'avais dit qu'il prenait son temps), il entrait enfin dans l'étrange épave.
Visiblement elle était ancienne. Le bois était pourri par endroit. Il s'agissait vraisemblablement d'un galion. Mais datant de quand, et appartenant à qui, voilà deux questions qui resteraient sans réponse. Étant monté en premier lieu sur le pont, dont chaque planche craquait dangereusement sous ses pieds, Kisame avançait lentement et précautionneusement vers les cabines. Il observait avec curiosité. Le navire avait trois mâts de plus d'une dizaine de mètres, et mesurait le triple. Ses voiles, blanches sous le clair de lune mais usées par le temps, étaient déchirées et voletaient sous une très légère brise, prenant des apparences spectrales du fait de leur finesse. On eût dit de la soie. Le pont lui-même était, par endroit, recouvert de sable, comme si le navire avait coulé. Entrant dans la cabine du capitaine, qui était extrêmement spacieuse, Kisame se rendit compte que celle-ci était habitée. Il y avait là un lit d'apparence confortable, mais aussi tout un ensemble de meubles d'état admirable, sur lesquels étaient posés divers effets. Et il y avait un réfrigérateur. Mais étonnamment, ce dernier ne tranchait pas avec le mobilier ancien, les tapisseries brodées - et mitées - accrochées au mur, le lit d'un bois d'ébènes finement ouvragé, les différentes commodes et étagères. Sa couleur et sa forme semblaient avoir été étudiées pour s'imbriquer parfaitement dans le navire. Le Ninja sentit son coeur s'accélérer. Il s'écarta vivement de la porte, reculant dans la cabine. Une épée siffla, heurtant le sol.
-Pas mal le jeune...Vraiment pas mal. L'homme qui venait de dire cela descendait du plafond même, entrant dans la salle tel une araignée. Non, un Gecko. Ôtant ses mains du mur, descendant avec aisance au sol, il sourit ensuite. Ses dents étaient clairsemées, mais pas à cause de son âge; elles étaient espacées, fines et pointues, en aiguille. Ses pupilles étaient d'énormes cercles qui observaient avec aisance même dans l'obscurité. Dans sa main droite, il tenait une fine épée. Kisame remarqua, en observant plus attentivement, que ses doigts étaient difformes, la dernière phalange beaucoup trop grosse et incurvée sur elle-même. Comme une ventouse. J'espérais te trancher la jugulaire pendant que tu entrais. C'est Kiri qui t'envoie, hein? Très bien, je t'accorde une question, puisque tu m'as l'air d'être curieux mon garçon. Et ensuite, je te tuerai. Kisame n'hésita même pas à sa question
- Pourquoi vivez-vous dans une épave au milieu du désert?
¹Ce qui expliquait qu'il dorme ensuite une dizaine d'heures d'affilée. Mais quelle marmotte, je vous jure!
²Oui, l'astronomie de base fait parti des connaissances que tout bon Ninja doit avoir - selon Kisame. Vous y fiez pas, il est un peu cinglé ce gosse. D'ailleurs, une fois, il s'est mis en tête d'apprendre tout ce qu'il y avait à savoir sur les requins juste "pour mieux comprendre Samehada, puisse qu'elle a des ascendants de squale!". Complètement cinglé je vous dis. |
|  | |  | Sujet: Re: [Mission] Poisson pané (Non, ce n'est pas moi qui ai choisi le nom) Dim 4 Sep - 22:50 | |
| Un long silence envahit la pièce. Pas un silence tendu, non. Simplement un silence. Le vieillard ne parvenait pas à trouver de réponse à cette question pourtant si simple. Lui-même l'ignorait partiellement. Quelqu'un d'autre lui aurait sans doute demandé "Pourquoi me tuer?", ou "Qui êtes vous?", des questions simples en somme. Mais non. Il fallait qu'il tombe sur quelqu'un posant la question à laquelle il ne pouvait apporter une réponse concrète et entière. Il avait l'impression de se trouver à jouer aux échecs. Ce gamin, par un simple pion, venait de retourner toute l'offensive à son avantage et le mettait en une situation très proche de l'échec et mat.
Trois minutes passèrent ainsi, dans le silence le plus total. Les deux ne faisaient aucun bruit en respirant. Kisame entendait presque son coeur battre et le bois grincer sous son poids. Finalement, l'homme prit la parole. Alors qu'il parlait, une langue fine et anormalement longue venait lécher le bord de sa dentition
-Tu as de l'humour mon garçon, c'est très bien. Avec ça tu pourras te trouver une petite copine en un rien de temps.
Kisame, à ce moment précis, fit un pas. Un rayon de lune éclaira mieux son visage. Ses yeux, son sourire. Toute sa face si particulière se découpa plus clairement pour l'homme gecko, Yamori. Au fond, ils étaient pareils. Tous les deux à l'apparence difforme. Éloignés de l'espèce humaine d'une manière ou d'une autre. Le regard du Genin était empli d'une cruauté riante, mais aussi d'une émotion plus froide et bien plus dangereuse. Celle qui disait "Je me fiche de l'amour, je ne vis que pour tuer". Le vieil homme - qui n'en était pas vraiment un en fait mais c'est un détail - était expérimenté. Il avait déjà rencontré des Ninja dans sa vie, ainsi qu'un bon paquet d'ennemis. Et ceux qui possédaient cette lueur dans le regard étaient les plus dangereux. Des espèces de fous qui regardaient la mort en face sans ciller. Ce qu'il ne comprenait pas était cette espèce de lueur riante qui l'accompagnait dans les yeux de ce garçon. Habituellement, il s'agissait de tueurs froids et posés. Mais ici, on aurait dit qu'il allait se mettre à rire à la moindre occasion. *Comme c'est commode!* pensa le doyen. Il releva légèrement son épée, se mettant en garde, dans un signe de défi envers ce jeunot qui pensait pouvoir l'avoir. Et ce dernier rit. Insolent avec ça!
Kisame porta la main au manche de Samehada, la décrochant de son dos, la sortant totalement. La mettant devant lui, la tenant à deux mains - il était particulièrement dangereux quand il le faisait -, il vit les pupilles de sa cible se rétracter en observant l'arme, étonné visiblement. Il l'entendit murmurer:
- Samehada...L'une des Sept...(Il reprit plus haut)Je n'aurai jamais pensé croiser le fer contre son manieur un jour...
Le manieur en question rit plus fort encore qu'auparavant. Yamori vit ses dents claquer. Des dents bien trop grandes et pointues pour être celles d'un humain. Des dents de squale. Mais qui était donc ce garçon?
- Ne vous inquiétez pas! Ne ne vous tuerons pas! Après tout, Mizukage-sama vous veut vivant.
Un éclair de rage passa dans les yeux de l'homme. Il fit tournoyer sa lame entre ses doigts avec une dextérité très impressionnante. Le genin sentit un frisson d'excitation lui traverser le corps. Immédiatement, il abattit Samehada, qui siffla. Mais pas à cause de l'air. Elle émit un bruit étrange, une sorte de sifflement, oui, mais celui d'un oiseau, non, un sifflement tremblant et grognant. Visiblement peu étonné par cela, Yamori se prépara pour parer le coup.
Bon, comme je sais que cela vous ennuierait de toute façon, je ne raconterai pas toutes les attaques qu'effectuèrent les deux ennemis. Ils tournoyaient vivement, c'était sûr. Kisame se retrouvait souvent dans un mauvais pas, mais alors, une épine sortait de Samehada, déviant l'épée de Yamori. Le vieil homme était bien plus agile que son âge n'aurait pu le faire penser. Ses coups étaient comme les parties contre les grands joueurs; chacun de ses mouvements était calculé, et ne prenait tout son sens qu'au dernier coup d'épée, s'opposant au style brutal mais néanmoins imprévisible de Kisame et Samehada. Ils étaient sortis de la cabine tout en combattant. Pour que Yamori perde son avantage dû au mur et au plafond. En le gardant près de la porte puis en le repoussant vers l'extérieur, le Genin avait - sans le savoir - évité bien des complications, mais aussi pris un grand avantage face à l'épéiste plus expérimenté. Ses ventouses, qui s'étendaient à ses pieds - nus - ne pouvaient coller au pont, du fait même de la présence du sable, le gênant considérablement. Toutefois, comme une bête acculée, il défendait sa position. Et soudain, sentit dans son dos le plus large des trois mâts.
- Gotcha!
L'homme ouvrit ses yeux de surprise, ce qui donnait un résultat très étonnant. Vous voyez des balles de ping pong noires? C'était à peu près l'équivalent. Kisame l'avait repoussé vers les mâts, mais surtout les cordages. Ayant fait une feinte qui lui permettait de se baisser au sol pour éviter le coup de Yamori, il avait immédiatement saisi sa chance, empoignant solidement une corde nouée à son côté sur la rambarde du pont. Défaisant le noeud rapidement, il laissa la corde se dérouler, permettant à une voile non-dépliée de se dérouler totalement. La corde fila, et en remontant s'enroula à cause de sa vitesse autour de la jambe de Yamori, l'entrainant avec une force phénoménale vers le plus haut point du mât. Ce dernier se rattrapa de justesse, tranchant la corde, et utilisant ses ventouses pour s'agripper au grand mât, qui grinça de manière inquiétante. Kisame avait déjà saisi une autre corde, et la déroulant tout en s'y accrochant solidement, fut propulsé à son tour, vers un point légèrement en dessous de la position de sa cible. Il se rattrapa de justesse. Une douleur fulgurante traversa un instant son être, alors que sa vue était secouée par le choc. Concentrant malgré tout son chakra à ses pieds, il se maintint ainsi sur le mât. Et senti une autre douleur, non-loin de l'épaule. Il se mit à rire, alors qu'il réalisait que l'épée de Yamori était enfoncée dans sa chair. Il avait envi de hurler, de s'énerver. Mais il riait. Il riait sans discontinuité, comme sous quelque sort, ou substance. Utilisant Samehada pour frapper, manquant son coup car son ennemi avait déjà repris ses distances - et son épée -, Kisame senti le monde vaciller. Etait-ce là la conséquence du coup d'épée, après le rire?
Non. Le monde vacillait vraiment. Ou plutôt le mât. Le coup de Samehada s'était répercuté à la base même du bois déjà pourri, et l'avait brisé. Avant qu'il ne s'en rende compte, lui, le mât et le vieil homme étaient en train de basculer. De basculer dans le gouffre à côté du navire.
Comme je vous l'ai déjà dit, Kisame est un grand malade. Eh bien il le prouvait une fois de plus; ignorant tout instinct de survie, et à l'horreur du vieux maître d'armes, il attaqua, reprenant le combat avec une ardeur accrue. Le rire qui le secouait était incontrôlable. C'était le rire qui attaquait, qui donnait le rythme, en alliance avec l'instinct, submergeant l'esprit. Et ils reprirent leur combat avec toujours plus d'entrain, alors qu'ils entamaient leur chute dans le vide. Yamori avait toujours eut l'habitude de combattre sur un champs de bataille où il pouvait se faufiler, sauter, éviter les coups par des esquives habiles. Mais le mât ne permettait rien de tout cela. Il ne pouvait trop s'approcher du garçon, car Samehada décrivait des arcs bien trop dangereux autour de lui, et était bien plus longue que son épée à lui. Coup de génie ou coup de chance de la part du Genin, le vieillard ne sut le dire. Il savait simplement qu'il était en situation bien plus défavorable qu'il ne l'avait été par le passé. Avec un psychopathe devant vous, armé d'une épée deux fois plus longue que la vôtre, qui vous force à combattre sur un mât alors que vous chutez dans un canyon de plus d'une centaine de mètres de profondeurs, avec comme garantie de vous écraser en bas sous peu, comment réagiriez-vous, après tout? C'était précisément ce que se demandait Yamori. Que faire, diable que faire. Il contenait les assauts toujours plus violent du garçon tout en réfléchissant. Que faire? Soudain, il sut. Prenant appui sur Samehada, la frappant de sa propre lame sur toute sa longueur pour qu'elle ne bouge pas - découpant au passage les bandages qui furent emportés par le vent, il sauta en l'air. Il allait simplement sauter et se laisser ensuite "planer" jusqu'à atteindre la falaise. Oui, ce serait bien. Et le Ninja? Bah, le temps qu'il remonte, Yamori aurait eut le temps de lui tendre une embuscade et de le tuer une bonne fois pour toute. Il devait quitter ce mât, à tout prix. Mais alors qu'il volait vers la liberté, il sentit une main lui attraper le mollet. Il vit le monde basculer, et heurta le mât de plein fouet.
Kisame leva Samehada, prêt à frapper, riant. La lune se trouvait juste derrière lui, formant une sorte de halo surnaturel autour de lui qui le rendait bien plus terrifiant. L'épée était enfin révélée sous sa vraie forme; une immense masse de dents bleues qui s'agitaient et crissaient, avec une monstrueuse bouche vers le haut. Il avait été certes très étonné. Mais une part en lui-même le savait depuis toujours en quelque sorte. Comme Yamori avait su qu'il était de Kiri avant même d'avoir vu son bandeau. Mais alors qu'il se préparait à achever son adversaire, plusieurs choses lui vinrent à l'esprit. Tout d'abord, il se préparait à frapper quelqu'un à terre, ce qui n'était guère honorable. Ensuite, il devait le ramener vivant. Pour finir, le mât allait bientôt heurter le sol.
- Teh, c'est vrai, j'ai failli oublier!
Remettant Samehada dans son dos, Kisame tenta de soulever l'homme. Mais son épaule blessée lui fit alors trop mal. Une douleur qu'il avait jusqu'à maintenant ignoré, dans le feu du combat. L'effet hilarant s'était dissipé. Il se sentait à présent fatigué. Terriblement fatigué. Saisissant malgré tout l'homme, se forçant à supporter la douleur comme il l'avait fait tant de fois. Il le mit sur son dos - en espérant ne pas en tirer un lumbago - puis sauta du mât. Cherchant dans une petite pochette accrochée par une ceinture à son pantalon, il en sortit un Shuriken attaché à une bobine de fil fin. Ne vous y fiez pas, il est très solide. Envoyant le Shuriken en hauteur, tel un grappin, Kisame sentit alors sa vitesse de chute s'opposer au fil lui-même. Si ne s'était pas accroché au fil des deux mains et en jouant sur ses abdominaux autant que ses biceps et triceps, ses bras auraient sans doute été arrachés. Néanmoins, le résultat était là; il se trouvait quelques trois mètres au-dessus du fond du canyon. Le mât avait explosé en dessous en de multiples éclats de bois. Le Genin descendit doucement. Après avoir fouillé Yamori, pour éviter qu'il ne dissimule une arme potentielle pour se libérer, il l'attacha solidement au niveau des mains, mais aussi des pieds, et le bâillonna, pour éviter qu'il ne fasse usage de ses dents. Enfin, il s'occupa de lui-même, s'arrangeant pour limiter autant que possible le saignement de sa plaie. Il accrocha l'épée du vieil homme à sa ceinture, pour lui rendre si jamais l'occasion se présentait.
Lui-même s'en trouva étonné. Mais ce serait peut être sa première réussite dans une mission depuis très longtemps.
-Eh bien, en voilà un qui a été résistant. Merci beaucoup, Samehada.
Soupirant, Kisame s'endormit.
Yamori était silencieux. Kisame l'aurait volontiers assommé de nouveau - par précaution, mais une partie en lui semblait réticente à frapper un vieillard sans défense. Le Genin regrettait presque les nuits précédentes. Au moins, il ne transportait pas un boulet. Pour que le transport soit plus aisé (parce que trainer dans le sable l'homme Gecko n'aurait effectivement pas été une bonne solution), Kisame avait ligoté sa victime à Samehada. Parfois, une épine sortait non-loin du visage de ce dernier, l'effrayant visiblement. Le laisser marcher aurait été hors de question. Avec ses pieds-ventouses, il aurait pu monter quelque tour et s'échapper. Samehada le tenait à distance respectable de Kisame, et il ne pouvait la toucher avec ses pieds, sous peine de voir ces derniers transpercés par une myriade d'épines. Le Ninja, par bon sens, lui avait remit des bandages. Il eut été stupide que ses dents multiples ne déchirent sa cible, n'est-ce pas?
Trois jours, ou plutôt trois nuits plus tard, Kisame entrait dans le bureau de la Mizukage, Yamori toujours sur Samehada. Le Genin n'avait pas été un mauvais bougre avec le vieil homme; il l'avait laissé manger à sa faim durant tout le voyage, n'avait pas été extrêmement violent, même si le Gecko sentait que son ventre resterait longtemps douloureux après avoir passé tant de temps sur l'épée géante. Surgissant donc dans le bureau d'Akuma à l'improviste, avec sa cible comme un trophée, le Genin souriait, visiblement satisfait.
- Akuma-sama, voici Yamori. Je sais qu'il a été...Quelque peu menaçant envers Kiri...Mais je vous demande d'être clémente à son égard...
Et voilà. Je savais que ça arriverait. On nage en plein syndrome de Stockholm. Tss, vraiment, vivement que Monsieur N. revienne.
Edit de Gekigami : Locké & Archivé le 26/02/12 |
|  | |  | | | [Mission] Poisson pané (Non, ce n'est pas moi qui ai choisi le nom) | |
|
Sujets similaires |  |
|
| Page 1 sur 1 | | | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |