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Réminiscence d’antan

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MessageSujet: Réminiscence d’antan Mar 23 Aoû - 21:26

Suite de > ce RP <

Otoko’ se dirigeait vers Iwa, décidé à faire disparaître les restes de son passé. Meimou, qui n’était pas réapparu depuis l’entretien avec Kanshoku, surgit aux côtés du Noir.

- Ces plantes, c’est du poison ? Mais la question resta sans réponse. L’ancien Iwajin se contentait de l’ignorait, ne sachant plus quoi penser de cette hallucination, si c’en était une.
- Ainsi le grand et puissant Otokonohito Makkuro vient de perdre la parole. Le sarcasme stoppa le shinobi et une pointe d’énervement piqua son visage.
- Qu’es-tu ? Cracha-t-il à la face d’un Meimou interdit. Hein !? C’était quoi ça avec Kanshoku. Tu te joues de moi ? Qu’es-tu ? Réitéra-t-il. Les questions s’enchainaient sans laisser de place à une quelconque réponse de l’hallucination. Le Noir tendit le bras pour saisir ce mirage au cou, mais sa main ne fit que le traverser.
- Je suis to…
- Non !! Le coupa Otoko’ avec violence. Non. Tu n’es pas moi. Ton attitude, tes gestes, ta façon de parler… tu tentes de me ressembler mais tu n’es pas moi. Tu ne le seras jamais ! La phrase blessa le fantôme. S’il avait été la conscience du Noir ç’aurait dû être de la colère au fond de ses yeux et non de la peine ; preuve qu’il était doté de ses propres émotions. Alors qui était-il vraiment ? En quoi était-il concerné par le sort d’Otoko’ pour venir le hanter jusque dans sa propre tête ?
- J… je ne peux te le révéler maintenant p… mais il se tut avant d’en dire trop et s’évapora ; l’exilé renâcla puis cracha là où se trouvait précédemment Meimou. L’entente qui régnait entre eux depuis le début s’était dégradée en une seule discussion. Cette histoire était trop louche pour qu’Otoko’ l’ignore définitivement, mais une tâche plus importante l’attendait à présent. Approchant de la position d’Iwa, il se changea en Papy Saké(1).

*
* *

Apprenant le retour de son vieil ami, Misao Sanzashi rendit visite à Jae, une petite liste dans la poche. Comme il lui avait été demandé quelques semaines plus tôt, il recruta plusieurs personnes pour œuvrer aux côtés du vendeur d’alcool, il lui présentait à présent les candidats, autour d’une tasse de thé.

Sans aucune hésitation, Jae pointa du doigt le fils de la famille Sakai : Gorochan. Un élément comme lui dans ce magasin serait un véritable atout. Scrutant les autres noms, son choix s’arrêta sur un certain Tanaka Kazuma. Il lui était familier et pour cause, durant l’occupation, ce jeune homme tenait un bar fréquenté par les Akakajin pour renseigner la Résistance sur toutes les informations utiles qu’il pouvait glaner. Malheureusement pour lui, son magasin fut réduit en cendre peu avant la révolte.

- Ils seront prévenus d’ici la fin de matinée.
- Encore un peu de thé ?
- Volontiers. Il a un goût très agréable mais je n’arrive pas à l’identifier, qu’est-ce ?
- Une herbe ramassée vers les montagnes de Kumo.

Cette herbe, bien que parfumée, n’était autre qu’un poison d’une efficacité sans pareil.

*
* *

Quatre jours passèrent, Jae recruta Gorochan puis Kazuma et comme prévu, Misao vit sa santé se détériorer, son état fut tel qu’il dut être hospitalisé. Sa fin était proche mais il lui fallait léguer ce qu’il savait sur Otoko’(2) à la personne la plus à même de lui transmettre : Papy Saké.

Demandé en urgence, le vieux vendeur d’alcool abandonna son magasin à ses deux nouveaux partenaires et prit la direction de l’hôpital ; un vieillard mourant l’y attendait, la bouche pleine de révélation.

- Mon vieil ami, tu es venu ! Pour seul réponse, l’interpellé lui prit la main. À propos d’Otoko-san… l’ancien Kage serra sa prise. Toute confidence sur un lit de mort se voulait importante, il le savait et appréhendait réellement ce que Sanzashi avait à lui apprendre. Son fils est vivant. Le visage du vieux vendeur d’alcool blêmit, Kyo était mort avec sa mère, Misao lui-même le lui avait écrit ! Tout ne fut que mensonge. Souhaitant obtenir des réponses immédiatement, il usa d’un Henge pour reprendre son vrai visage(3). Cette fois-ci, ce fut au tour de l’ancien tisserand d’écarquiller les yeux.
- Qu… qu… tu…
- Je veux savoir où il est.
- O-… Otoko’-san. Pourquoi prendre l’apparence de Jae ?
- Réponds !! Cracha le Noir, les mâchoires crispées. Où est-il !?
- Kiyoshi en sait plus que moi… il… il m’en a parlé finit par avouer le pauvre homme, tétanisé par l’incompréhension.
- C’est moi qui t’ai placé dans ce lit, la voix d’Otoko’ se tinta d’une peine jusqu’alors inconnue pour Sanzashi, tu n’as nul besoin de souffrir plus longtemps, lui murmura-t-il. Avant que le vieillard n’ait le temps de protester, le Noir l’étouffa avec un coussin. Je paierai pour ce que j’ai fait… la tristesse lui déforma le visage ; ce fardeau devenait de plus en plus lourd mais avant, je dois terminer ma quête.

Lorsque le corps ne donna plus aucun signe de vie, son assassin reprit les traits de Jae et appela du personnel. On s’attela autour du cadavre pour le réanimer, mais il était déjà trop tard. Le pauvre homme venait de rendre son dernier souffle derrière un vulgaire coussin et les médecins associèrent sa mort à la maladie qu’il avait contractée. Affichant une profonde et sincère tristesse, Otoko’ quitta l’hôpital et s’isola alors dans l’arrière salle de son bar.

La nouvelle du décès de Misao Sanzashi sillonna très vite les rues et plusieurs Iwajin plaçaient déjà un fanion noir à leur fenêtre ; le village était en deuil. Des obsèques furent annoncées pour le lendemain, une commémoration à la hauteur de l’homme sage que fut ce vieux tisserand.

La révélation de Misao changeait complètement les plans d’Otoko’ ; abandonnant toute discrétion il prit la décision de tuer le Toushou sous son vrai visage, vingt-quatre heures après les obsèques de sa précédente victime.



(1) Technique Gaiken no Shochu.
(2)Sanzashi a une nouvelle à annoncer à Otoko’, cf. > ce rp <
(3) Puisqu’il est déguisé en Papy Saké avec son Gaiken no Shochu, il doit utiliser un Henge de base pour montrer son vrai visage… compliqué tout ça.



Nukenin

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MessageSujet: Re: Réminiscence d’antan Mar 23 Aoû - 21:36

Kiyoshi attendait déjà depuis une bonne dizaine de minutes à l’abri de la pluie sous ce grand arbre, dans le quartier jadis surnommé fleuri ; le majestueux chêne, dernier vestige de cette époque, trônait entre deux ruines. Quelques rares Iwajin continuaient d’habiter ce secteur, faisant fi des traces d’une occupation vieille de presque dix ans ; mais à cette heure tardive, tous dormaient.

Le retard de Papy Sake commençait à ennuyer le Toushou lorsqu’il détecta enfin une présence. Pensant rencontrer ce vieux vendeur d’alcool, il comprit bien vite que la trace de chakra laissée par l’individu, bien que familière, ne correspondait pas à celle du vieillard. Voilée par la pénombre de la nuit, la silhouette de l’homme se mua pour reprendre sa forme originelle et Kiyoshi n’eut plus aucun doute quant à son identité.

- J’aurai dû m’en douter, ce vieux Jae ne m’aurait jamais donné rendez-vous à cette heure-ci... et encore moins ici.
- Où est mon fils ? Tonna la voix d’Otoko’.
- Aux dernières nouvelles, il est à Suna, répondit honnêtement le Toushou. Sans attendre de nouvelle question, il offrit le reste d’information qu’il possédait au sujet de son neveu. Enfin… était. Cela fait six mois que j’ai perdu sa trace. Trois gamins l’ont recueilli il y a quelques années de cela, sans savoir que son père était le Tsuchikage… Kiyoshi était capable de capter le chakra des personnes proches et le flux qui entourait le Noir l’obligea à marquer une pause. La détermination ressentit par le Toushou était différente de celle qu’il perçut lors de l’exile de son ami, Otoko’ semblait tout naturellement déterminé à retrouver son fils, mais un sentiment de tourmente était caché en filigrane, le malaise et le regret d’avoir à refaire l’impardonnable.

- Pour Misao Sanzashi… c’était toi !? La demande n’avait rien d’une question, Kiyoshi se la formulait uniquement pour se convaincre de cet assassinat parfait, malheureusement. L’homme qui lui faisait face s’affichait comme une menace pour Iwa, mais lui savait qu’il n’en était rien. Ceci n’était qu’une partie du plan de son ami, tout comme ce fut le cas lors de son exile.
- Finissons-en, veux-tu ? Puisque l’affrontement était inévitable, il choisit d’accélérer le mouvement en s’élançant vers son frère.

Otoko’ chargea également.

Aucune des deux passes ne toucha sa cible, leurs niveaux dans l’art ninja se valaient trop pour terminer un combat en une frappe. Chacun sentait la présence de l’autre et l’obscurité ne réduisait aucunement leurs aptitudes au combat. Le vent se joignit à leur danse, poussant les gouttes de pluie dans une direction puis dans l’autre, tourbillonnant entre les ruines, s’engouffrant dans chaque interstice. La tempête qui naissait serait la seule à sortir intacte de ce combat, ni Otoko’ ni Kiyoshi ne pouvait échapper à sa colère. L’orage gronda lorsque la première entaille fut gravée ; usant d’une petite dague jusqu’alors dissimulée dans sa manche, l’ancien chef des Ombres venait d’inciser la joue du Noir et de graver une expression de haine aux fonds de ses yeux.

Les éclaires frappaient le sol non loin du village, le laps de temps entre l’éclat de lumière et son hurlement était très court. Gardant le bâton fermement en main, Otoko’ profita d’un nouveau coup de tonnerre pour surprendre le Toushou ; déversant soudainement son chakra dans l’arme, il déploya une onde de choc assez puissante pour repousser son adversaire de quelques mètres. Déséquilibré et sonné, Kiyoshi s’écroula dans la boue. Le petit jouet du Noir avait le mérite d’être efficace et le son de la détonation se voyait étouffer par le chant de l’orage. La colère des Kami s’intensifia de plus belle et força les combattants à espacer chacune de leurs attaques par de courtes pauses derrière un muret où dans les ruines d’une quelconque maison.

*
* *

Trempés jusqu’aux os, haletants, l’un comme l’autre sentait la fin du combat proche. Pensant réduire le moral de son adversaire et ainsi prendre le dessus, Kiyoshi s’amusa du sort de Kyo. L’orage lui-même ne pouvait couvrir la dureté des propos proférés par l’homme, obligeant le Noir à subir cette torture psychologique. Mais au lieu d’être affaibli, l’ancien Kage gagna en détermination. Il jaillit du sol face au Toushou, fracassa son arcade d’un coup de bâton puis disparut sous terre. Ce coup ne se voulut aucunement mortelle, ni même douloureux, il réduisait simplement la visibilité de son adversaire et l’obligeait à essuyait fréquemment le flot continue de sang coulant de la blessure(1).

Retirant encore une fois le sang d’un mouvement de revers de manche, il aperçut trop tard l’attaque du Noir. Ce fut son genou qui en subit les conséquences. Seulement quelques secondes espacèrent la nouvelle frappe d’obsidienne(2) et le nouvel handicap. Encore et encore, Kiyoshi se voyait harcelé de toute part, son manque de stratégie lui coûtait la victoire, il en était conscient à présent.

Allongé dans la boue, la respiration sifflante, il cracha du sang. Otoko’ réapparut au-dessus du perdant, les yeux rougis de tristesse. Alors Kiyoshi rigola. Il partait, c’était sa fin, tué par celui qu’il considérait comme un frère, celui qui l’utilisait de nouveau pour ses plans… .

- Qu’essayes-tu d’être cette fois-ci ? Réussit-il à demander, ne sachant pas ce que Otokonohito Makkuro concoctait. L’exilé leva son bâton au-dessus de la cage thoracique du vaincu, puis lui répondit.
- Le chaos. L’arme s’abattit violemment, arrachant un dernier hoquet au Toushou.

La pluie cessa enfin lorsque l’ancien Kage quitta le quartier fleuri et se dirigea vers les portes d’Iwa.



(1) Une arcade ouverte ça coule énormément.
(2) Roche noire qui compose le bâton de Toto.



Nukenin

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MessageSujet: Re: Réminiscence d’antan Mar 23 Aoû - 21:42

- Il est ici ! Déclara l’un des oinin en déboulant dans le bureau de Nonomi. Otokonohito Makkuro est dans le village ! Son chakra s’est subitement… manifesté. Lui-même ne comprenait pas vraiment comment cela était possible alors que plusieurs groupes de traqueurs étaient détachées à la surveillance du village -principalement pour détecter tout shinobi répertorié dans le Bingo Book- mais c’était bel et bien le cas. En l’absence du Taishou, c’était vers Nonomi que se tournaient les ninjas -à juste titre-, en quelques secondes les ordres furent donnés et le plan « Filet sur Roc » qu’il avait élaboré depuis plusieurs semaines débuta.

L’une des escouades devait remonter la trace du Yondaime Tsuchikage aussi vite que possible pour permettre aux autres de le capturer vivant, comme l’avait stipulé Kaneko Hige. Le chef d’équipe des traqueurs guida alors ses hommes là où l’empreinte était la plus forte, à l’épicentre du dégagement chakraïque : les portes d’Iwa. Mais une fois sur place, rien. Un véritable chaos pour ses sens, avec le flot de ninja qui y passait quotidiennement et les résidus de chakra laissés, il lui était impossible de déterminer l’emplacement exact d’Otoko’.

- Restez sur vos gardes, il est forcément dans le c... Un pan de terre coupa la phrase du capitaine et divisa le groupe. Le chef envoya deux ninjas à la source de cette attaque, mais encore une fois, aucune trace du Noir ; à croire qu’ils se battaient contre un fantôme.

Otoko’ s’était dissimulait derrière l’un des pieds du Golem, à une dizaine de mètres des Iwajin, voire plus. Adossé à la roche, il s’y laissa glisser(1) pour leur montrer la toute-puissance de leur propre arme. Il se positionna dans la tête du colosse et plaqua ses mains sur le tableau de commande, son chakra commença à inonder la roche. Le grondement sourd qui suivit annonça la fin de toute confidentialité quant à la réelle fonction de cette statue. L’ancien Kage envoya une seconde vague de chakra dans Chibiwa(2), plus grande et plus concentrée que la précédente. Il usait de tout son pouvoir pour en prendre le contrôle, seul(3). « Ecoutez Iwajin ! Entendez ce cri de ralliement ! » Le bruit redoubla d’intensité et très vite, bon nombre d’habitants du quartier quittèrent leur demeure pour en connaître la cause.

- Par tous les Kami… quittez immédiatement les lieux ! Ordonna le capitaine en voyant le Colosse bouger. Il se retourna et constata qu’une partie de ses hommes était pétrifiée.
- C’est un ordre ! Hurla-t-il en attrapant deux d’entre eux par le col et en les emmenant à l’abri. Le dernier ninja, figé d’effroi à quelques mètres de la statue, en fut quitte pour la plus grande frayeur de sa vie, le pied du golem venait de le frôler pour s’abattre plus loin.

À chaque pas du géant, un peu plus d’habitants s’agglutinaient dans l’avenue principale pour s’immobiliser, foudroyés par la peur et l’incompréhension. Les ninjas eux-mêmes gardaient difficilement leur sang-froid face à ce titan de roche avançant droit vers eux.

Du haut de ses trente mètres, Otoko’ aperçut une petite silhouette se frayer difficilement un chemin dans cette masse de villageois. « Kaien Nonomi… parfait ! » Il avait suffisamment attendu et pouvait lancer une attaque. À l’aide du Golem, l’exilé arracha un morceau de la muraille d’enceinte et l’envoya dans les airs. Avant même que le bloc n’atteigne son point culminant l’assistant du Taishou plaqua ses mains au sol. Des arcades et des voutes jaillirent alors de terre, immédiatement suivis par plusieurs colonnes spiralées ainsi qu’une large mezzanine.

- Que tous les Ninjas maniant le doton protègent leur zone ! L’ordre se répercuta dans les rangs, les villageois eux-mêmes transitaient l’information ; enfin l’entraide fonctionnait entre soldats et civils, enfin tous collaboraient ; Otoko’ assistait fièrement aux prémices d’un renouveau. Une multitude de murs et de dômes naquirent lorsque le morceau de muraille s’abattit sur la protection stylisée de Nonomi, les débris -conséquence du premier choc- ricochèrent sur les remparts et autres défenses. Aucune perte ne fut déplorée, pas même un blessé. L’attaque eut le mérite d’extirper les Iwajin de cette stupeur générale et tous commencèrent à fuir plus haut dans le village, loin de Chibiwa.

- Vous seriez tous morts sans ces foutus Shinobi ! TOUS !! La voix d’Otoko’ résonna à travers la tête du Golem et en sortit plus caverneuse, presque démente, mais chacun put entendre ses paroles.

Le Noir abandonna rapidement le tableau de commande, quitta le colosse puis s’éloigna du village. « Les brebis ne comprennent l’utilité de leur berger qu’une fois le loup en vue… alors je serai ce loup.» Il n’avait jamais eu l’intention de tuer ces civils, il savait que Nonomi aurait agi pour protéger son peuple, comme n’importe quel ninja dévoué, c’est pour cela qu’il avait attendu de l’apercevoir avant de lancer son attaque. Et le petit homme avait joué son rôle à merveille.

La panique et le mouvement de foule empêcha le bras droit du Taishou de poursuivre cet ancien Kage déraisonné, ce criminel retournant sa folie contre sa propre patrie. Une fois qu’une bonne partie des habitants fut évacuée, Nonomi envoya la première troupe de traqueurs qu’il croisa aux trousses du Noir, sans réel espoir de le capturer ; l’utilisation du Golem contre eux n’avait pas été prise en compte par Kaien, son plan était tombé à l’eau avant même de débuter. Mais loin d’être un imbécile, il savait pertinemment qu’Otokonohito Makkuro n’était pas réapparu par hasard au village ; il ignorait simplement pourquoi, pour l’instant.

La réponse lui fut apportée une vingtaine de minutes plus tard. L’une des patrouilles était tombée sur la dépouille du Toushou, la cage thoracique complétement enfoncée. Le sang retrouvé sur l’arme de Kiyoshi fut analysée sur place par un ninja-médecin et l’identité de l’assassin fut confirmée. En tuant le chef politique d’Iwa, le Yondaime Tsuchikage devenait un criminel de haut rang dont l’existence même était un danger pour le village. Il ne restait plus qu’au petit assistant la lourde tâche d’annoncer tout cela à Hige-taishou, dès qu’il serait de retour.





(1) Technique Shinjū Zanshu
(2) Surnom donné au Golem par les Iwajin.
(3) Normalement il faut cinq personnes…



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