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[FB] Un gamin chez les Sû

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MessageSujet: [FB] Un gamin chez les Sû Sam 14 Mai - 22:37

« Toi ? Rentrer chez les Sû ? »

La petite tête blonde ne répondit rien. Il fixait tour à tour les hommes qui se trouvaient devant lui, sans même bouger. Il avait ce regard fier et convaincu que peuvent avoir les enfants quand ils voulaient absolument quelque chose. Cette petite âme n'en démordrait pas et son silence en était la preuve. Les militaires le regardaient bizarrement, comme s'il n'était pas vraiment humain. Il dégageait une aura étrange que les Sû n'arrivèrent pas à bien distinguer. Ce gamin ne semblait pas vraiment comme les autres, pourtant quand on l'observait, il n'avait rien d'extraordinaire. Tout venait de ce regard argenté et translucide.

« Regarde-toi ! Tu es fin comme une brindille. En te soufflant dessus on arriverait certainement à te plier. »

L'homme se sentant obliger de justifier ses paroles, s'approcha du petit et le prit violemment par le bras. Il le souleva du sol de plusieurs dizaines de centimètres et le balança de droite à gauche, comme s'il ne s'agissait que d'un vulgaire bout de tissu, avant de le reposer au sol. Effectivement, l'enfant n'était pas très épais et il aurait été impensable de le voir pénétrer dans l'organisation martiale. Cependant, même après s'être fait plus ou moins maltraité, l'idée qui avait germé dans sa tête restait bel et bien immuable. Son regard n'avait toujours pas changé.

« Qu'est-ce que tu as encore à nous regarder ? Nous n'avons pas que ça à faire, de s'occuper d'un morveux comme toi. Passe ton chemin ! »

Il n'y avait rien à faire, il restait planté devant eux, ne bougeant pas. Il ne bougerait certainement pas avant d'avoir entendu des paroles qui lui conviendraient. Le militaire était têtu, mais le gamin l'était encore plus. Comme il ne réagissait pas aux mots de l'un, peut-être réagirait-il à ceux d'un autre. Un deuxième Sû s'approcha de lui, mais cette fois-ci, avec un air beaucoup plus détendu que le premier. Il avait le sourire aux lèvres et semblait sympathique, mais cette bonhomie naturelle ne sembla pas affecter l'enfant.

« Écoute petit, on ne veut pas te faire du mal, au contraire. Tu sais, la vie d'un Sû n'est pas très marrante. On s'entraine sans cesse et c'est très éprouvant. Tu vois, tu n'as pas vraiment la force physique nécessaire. Tu ne pourrais pas tenir bien longtemps parmi nous, où la loi du plus fort prévaut. »

L'homme soupira quand il vit que son discours n'eut aucun effet sur ce petit blondinet. Il était exaspérant et les militaires qui se situaient devant lui commençaient à en avoir assez de ces enfantillages. Il n'avait pas la place parmi eux et il n'y avait pas à réfléchir plus longtemps. Il n'aurait jamais aucune chance de vivre en tant que Sû et il fallait qu'il le comprenne une bonne fois pour toute. Ce fut dans cet objectif que le troisième, bien plus grand et costaud que les autres, qu'il écarta d'un revers de bras, perdit patience et se dirigea alors vers l'enfant. Il le souleva encore plus haut que l'autre ne le fit. Alors que le gamin était encore en l'air, le militaire le lâcha et l'accueilli à l'aide d'un coup de genoux meurtrier qui le mit à terre. Il ne semblait plus bouger.

« Stupide gamin, ça lui apprendra !
– Tu y es allé un peu fort sur ce coup-là Kichiku.
– Pourquoi je me ferais emmerder par un putain de morveux ?!
– Du calme ! Il n'a eu que ce qu'il méritait. Partons maintenant, nous avons d'autres choses à faire.
– Tu as raison Akitake, on va encore se faire frapper sur les doigts par les supérieurs... »

Les trois hommes partirent, laissant le gamin la face dans le sable, complètement inerte. Ce gamin n'avait eu ce qu'il méritait... Pourtant, le militaire le plus souriant avait un peu de mal à le laisser ainsi, sans même vérifier s'il respirait encore. Il se stoppa un moment et regarda derrière-lui, dans l'espoir de voir le gamin se relever, mais il n'en fut rien.

« Qu'est-ce que tu fous Yasashii, magne ton putain de cul !!!
– Pas la peine de hurler comme ça. J'arrive, j'arrive. »

Ce fut ainsi que ce pauvre enfant fut abandonné à son triste sort. Sa volonté n'avait pas pu résister à la force brute, qui malheureusement avait force de loi ici. Ses yeux si vifs et perçants étaient maintenant clos et il ne bougeait pas même un cil. Il était complètement immobile, comme la poupée d'un marionnettiste dont on venait de couper les fils. Il était complètement inerte, comme mort.


Suna

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MessageSujet: Re: [FB] Un gamin chez les Sû Dim 3 Juil - 23:26

Au bout de plusieurs heures, la petite tête blonde rouvrit les yeux. Il se mit sur son séant et regarda autour de lui. La nuit était tombée, plongeant l'horizon dans un noir complet. Le gamin n'arrivait pas à voir au-delà d'une dizaine de mètres. Il avait extrêmement mal au ventre, comme si un poids pesait sur son estomac. Pourtant, il avait toujours cette même étincelle dans les yeux. Ni une ni deux, il se releva et partit droit devant lui, direction supposée qu'avait dû prendre les trois militaires.

Il arriva dans un quartier du village caché du sable, à moitié éclairé par des lumières blafardes. La lune était imperceptible, dissimulée par d'épais nuages. Cette atmosphère inquiétante alliée au froid de la nuit, le gamin ne put s'empêcher de frissonner, malgré toute sa détermination. Il ne savait pas où aller. Il ne savait même pas ce qu'il espérait trouver. Il était perdu. Il était fatigué. Mais il n'était pas prêt à laisser tomber. Guidé par son instinct, il arpenta les ruelles. Les seules personnes qu'il croisa, furent des hommes ivres ou bien des prostituées. Une d'entre elles s'approcha de lui, non pas pour lui proposer on ne sait quel plaisir, mais plutôt pour lui demander ce que faisait un gamin dans ses rues malfamées du village. Il ne répondit rien. Elle l'amena alors avec elle, dans une ruelle à part, prêt d'un feu improvisé, afin qu'il se réchauffe.

Cette femme qui « faisait le tapin » était en vérité bien jeune et ne devait avoir qu'une vingtaine d'année. Elle était belle. Trop belle pour faire un métier comme celui-ci. Trop jeune pour vivre ainsi. L'enfant, bien que restant toujours muet, était reconnaissant envers cette femme. Elle lui avait même offert une couverture. Il se demandait bien pourquoi elle faisait tout cela pour lui. De la pitié peut-être. Non. Chez cette jeune femme, cela ressemblait plus à de la gentillesse. Elle souriait en le voyant. Son air juvénile contrastait admirablement avec le monde dans lequel elle vivait. Ce gamin symbolisant l'enfance, la renvoyait à des souvenirs lointains. Des souvenirs paisibles...

« Alors Nina, qu'est-ce que tu fiches ? Tu n'es plus au petit soin avec tes habitués ? Tu les laisses patienter sans donner aucun signe de vie ? »

Un homme venait de s'avancer dans la ruelle, fixant la jeune femme avec son plus grand sourire. Contrairement à d'autres clients, elle n'avait pas peur de lui. Elle avait confiance en lui. Il l'avait toujours traité comme une vrai femme et non comme la catin qu'elle était. Le jeune homme s'avança près d'elle. Il se stoppa net quand il vit le gamin. Ou plutôt, quand il reconnut le gamin.

« Toi ?! Mais qu'est-ce que tu fiches ici ?
– Tu le connais ?
– Qu'est-ce qu'il fiche ici, avec toi ?
– Je l'ai trouvé, il errait dans les ruelles. Il était transi par le froid, j'ai décidé de veiller sur lui en attendant de voir la patrone...
– Tu comptais le refiler à cette vieille mégère ?!
– Que voulais-tu que j'en fasse ? Tu voulais qu'il reste à côté de moi pendant que j'assouvissais les besoins les plus pervers de mes clients ?
– Putain ! Putain ! Yasashii, ta bonté te perdra ! »

Le Sû regarda alternativement Nina et le gamin. Non, c'était trop glauque. Tant pis, ce ne serait pas pour ce soir-là. Il remercia la jeune femme en lui donnant quelques ryôs et prit le gamin par la main. Il se résolut à l'emmener dans son appartement. Il ne voyait pas ce qu'il pourrait faire d'autre de toute façon. Il ne savait pas encore ce qu'il allait en faire, mais il ne pouvait pas le laisser seul comme cela.

Arrivés dans le maigre logis du militaire, ce dernier proposa à l'enfant de souper. Encore une fois, il resta muet, mais il acquiesça par un signe affirmatif de la tête. Yasashii lui prépara alors une soupe dans un bol. Ce n'était pas grand chose, mais il n'avait que cela. Cette petite tête blonde ne sembla pas être gêné. Il but d'une traite, comme s'il n'avait pas mangé depuis des jours. Peut-être n'avait-il d'ailleurs pas mangé depuis des jours.

« Tu t'appelles comment ?
– ...
– Je sais pas encore où est-ce que je me suis engagé moi. Pour sûr les copains vont se foutre de ma gueule...
– Ariake.
– Putain ! T'as parlé. Depuis que tu nous avait dis « Je veux rentrer chez les Sû », je t'avais pas entendu prononcer une seule syllabe. Il y a du progrès... Toujours décidé à devenir militaire ?
– Que faire d'autre... Je n'ai nul part où aller.
– Bon, je vais être gentil, mais pas trop quand même. Soyons clairs, les Sû accepte aussi des jeunes recrus de ton âge, mais il faut qu'ils soient extrêmement vigoureux, endurants et déterminés. Les tests sont très durs et ça me fait toujours du mal de voir ces pauvres gamins trimer comme ça pour rien. Du coup ce qu'on va faire, c'est que je vais m'occuper de toi, mais tu vas te démerder pour t'entraîner, j'ai ce qu'il faut dans la pièce du fond. Je te donne un mois. Après cela, je vais évaluer tes progrès. Et en fonction de ça, soit tu iras dans un orphelinat, soit tu passeras les tests des Sû.
– Dans un mois, je passerais ces tests.
– C'est le fait d'avoir bouffer qui t'as dénoué la langue ou quoi ? Trois phrases en deux minutes ! »

C'est ainsi que fut passé ce marché entre ce militaire et ce gamin d'une dizaine d'années à peine. Yasashii ne savait pas si ce gosse allait vraiment réussir. Il semblait si frêle, si fragile. Mais avec une telle conviction. D'où venait-il ? Pourquoi voulait-il intégrer les Sû ? Qu'avait-il voulu dire par « Que faire d'autre... Je n'ai nul part où aller ? ». Était-il orphelin ? L'avait-on abandonné ? Le militaire n'en savait rien. Mais il savait que le gamin ne le renseignerait pas là-dessus.

« Putain ! C'est quoi ce môme ? Quelle idée j'ai eu de le recueillir... Pourquoi je l'ai pas filé à un orphelinat. Un gamin est pas fait pour devenir militaire, surtout quand il a neuf ou dix ans. Putain ! Pourquoi j'ai accepté ?! Trop tard Yasashii. T'es un Sû. T'es un homme. Tu tiens tes engagements ! »


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MessageSujet: Re: [FB] Un gamin chez les Sû Mer 6 Juil - 22:07

Ariake devait s'entrainer, alors il s'entraina dur. Pendant tout un mois il mit son corps à l'épreuve, jusqu'à épuisement complet. Toute la journée il ne faisait que s'entraîner. Course, corde à sauter, abdominaux, travail des appuis, flexions, pompes, etc... Pas à un exercice de physique ne semblait manquer à l'appel. Le soir, quand son tuteur rentrait, il était surpris de voir ce gamin aussi épuisé que lui, voir même plus. Ces deux-là ne se parlaient pas trop. Ils partageaient le même toit et bien que Yasashii soit d'un naturel plutôt bavard, les soirées étaient plutôt silencieuses dans le petit appartement. Au fond, cette petite tête blonde lui faisait peur. Il y avait quelque chose en lui d'énigmatique, de mystérieux, de fascinant, mais à la fois de pervers et de malsain, surtout dans ce regard... Le jeune Sû l'avait observé et ce môme semblait être plein d'ambitions. Ce dernier voulait réussir, c'était flagrant. Et voir cette ambition à cet âge-là, cela ne laissait présager rien de bon pour la suite. Yasashii ne s'y connaissait pas trop en matière de pédopsychologie, mais il se doutait bien qu'à l'âge adulte, quelque chose clocherait. Après, ce n'était peut-être que sa nature paranoïaque qui lui faisait dire cela, mais en tout cas, ce gamin était flippant.

Au bout du trentième jour, le Sû ne lui fit même pas faire le test préliminaire qu'il lui avait annoncé. La personne qu'il avait en face n'était pas celle qu'il avait eu il y a de cela plusieurs semaines. Ariake ne ressemblait plus du tout à ce frêle enfant perdu dans le désert. Il avait été véritablement métamorphosé et de surcroît, il avait même pris quelques centimètres. En somme, il était prêt pour le « vrai » test, celui qui allait faire de lui une jeune recrue des Sû ou non. Quand Yasashii lui annonça cela, une nouvelle lueur brilla dans les yeux de l'enfant, un mélange entre la satisfaction, l'appréhension et l'excitation.

Le lendemain de cette annonce, Ariake accompagna le Sû jusqu'à une des bases implantées dans le village. Bien évidemment, lorsque Akitake et Kishiku virent le gamin arriver, Yasashii dû subir les moqueries de ses camarades. Qu'importe, de toute façon, ce n'était pas comme s'il n'était pas habitué à ses railleries quotidiennes. À force il avait l'habitude et ne faisait même plus attention. Bien évidemment, cette attitude désinvolte lui valait encore de nouvelles brimades et c'était ainsi qu'il était enfermé dans ce cercle perfide et vicieux.

L'heure du test arriva. Ariake n'était pas le seul enfant à vouloir faire partie de l'organisation militaire. Plein d'autres comme lui, étaient venus tenter leur chance. Lorsqu'il regardait à sa droite ou à sa gauche, il se disait déjà que la moitié n'arriverait pas à la fin de l'épreuve, trop frêle, trop peureux, pas assez ambitieux. Sans se lancer des fleurs, il devait certainement être le plus apte à devenir Sû parmi cette foule de gamins.

Un inspecteur s'avança vers eux, allégorie même de la sévérité et de l'exigence. Il leur expliqua ainsi le but de l'épreuve. Il s'agissait en fait d'un parcours qui tout au long était parsemé d'obstacles ou bien d'exercices physiques à effectuer. Tous ceux qui seraient immobiles pendant plus de trois secondes, seraient automatiquement éliminés. Le départ fut donné et tous les gamins s'élancèrent en même temps. Au fur et à mesure des obstacles, le nombre d'éliminés ne cessaient d'augmenter. L'épreuve constituait en réalité un vrai spectacle et les militaires présents n'hésitaient d'ailleurs pas à parier sur certains candidats.

À la fin de l'épreuve, il ne restait que cinq enfants, dont Ariake. Ils étaient tous exténués et pourtant, le parcours constituait seulement la première partie du test. La seconde était beaucoup plus amusante. On entendait déjà scander les militaires : « Le combat ! Le combat ! ». Effectivement, le but de la deuxième étape était de voir s'affronter tous les candidats qui étaient parvenus jusqu'ici. Au final, un seul gamin deviendrait une recrue des Sû... à moins que l'examinateur en décide autrement et qu'il n'en accepte finalement aucun. Ceci était tout bonnement cruel, mais cela faisait bien rire les Sû entre eux.

Le signal du début du combat fut donné et les enfants, désespérés, se mirent à se jeter dessus les-uns sur les autres. Exténués il n'y avait de cela que quelques secondes, tous ces gamins semblaient retrouver une nouvelle vie, un nouveau souffle. Chacun semblait être animé par une puissance mystique qui lui permettait encore de tenir debout. En réalité, on appelait cela « la chance du désespoir ». Le spectacle était absolument affreux, on aurait dit qu'ils allaient s'entretuer. On suspecta même que l'un d'entre eux venait de passer de l'autre côté, mais on ne vérifia pas. À la fin, s'il se relèverait, tant mieux, sinon, tant pis pour lui. Ce monde n'était pas fait pour les faibles.

Au final, comme on aurait pu s'en douter, il ne restait que deux candidats, Ariake et un autre tout aussi déterminé que lui. Chacun donnait des coups à l'autre, sans jamais faillir. Si l'un des deux tombait à terre, ce n'était que pour mieux se révéler. Ceci était à la fois fascinant et écœurant. Soudainement, l'autre gamin prit le dessus et Ariake se retrouva à terre, criblé de coups de poings. À ce moment, il voyait tous ses espoirs s'envoler. Si jamais il ne réussissait pas, jamais il ne pourrait affronter de nouveau le regard d'un Sû, trop humilié. Il ne pouvait se permettre de perdre ainsi. Et pourtant... et pourtant...

Yasashii détourna le regard de ce triste spectacle. Vraiment, s'il avait pu, il aurait interrompu tout cela, mais il était bien trop peureux. Il savait qu'on ne plaisantait pas avec cela et qu'une entrave à l'un de ses supérieurs, si ce ne lui coûtait pas la tête, cela pourrait lui coûter très cher. Impuissant, il ne pouvait qu'espérer que ce môme s'en sorte vivant. Soudain, il entendit autour de lui des cris d'étonnement et ensuite de vives exclamations. Craignant le résultat, il n'osa pas tout de suite regarder. À sa plus grande stupeur, l'adversaire d'Ariake était allongé au sol, un filet de sang ruisselant sur son visage, de là où était plantée un projectile doré dans son crâne.

En effet, Ariake, à la surprise générale, cracha un étrange liquide doré qui se solidifia instantanément pour se figer dans la tête de son adversaire. Il venait de le tuer. Oui... il venait bel et bien de tuer un enfant de son âge. Choqué par cela, il resta figé. Il était impossible pour lui de bouger le moindre membre ou de prononcer la moindre parole. Il était seulement horrifié par ce qu'il venait de faire. Et pourtant il entendait toutes ces clameurs autour de lui. L'examinateur en personne le souleva et le félicita. L'homme était fier de sa nouvelle recrue. Cela faisait longtemps qu'il n'en avait pas trouvé une capable d'exécuter des techniques ninjas. Car en effet, ce n'était pas un très grand connaisseur, mais ce que venait de faire ce gamin s'apparentait bien à une de ces bizarreries qu'étaient capables d'exécuter ces shinobis. Il irait loin ce petit, il en était persuader.

Et c'est ainsi qu'un gamin fit partie des Sû. Pourtant, ce dernier qui en avait tant rêver, ne pouvait se réjouir de la manière dont laquelle il en était parvenu. Il essayait bien de se dire qu'un militaire n'avait qu'un seul but, celui de tuer... mais cela ne changeait rien. Ce n'était qu'un enfant, un simple enfant. Tout le monde se réjouissait autour de lui, mais quelqu'un de son âge ne devait pas déjà avoir du sang sur les mains. Les choses n'étaient pas faites ainsi, ou du moins, ne devaient pas être ainsi.
... Monde de merde...





Edit de Gekigami : Locké & Archivé le 26/02/12


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