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[Mission B] Le soldat Kinsuke manque à l'appel! [3ième Partie]

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MessageSujet: [Mission B] Le soldat Kinsuke manque à l'appel! [3ième Partie] Lun 15 Nov - 22:11

Suite de ceci.

  • Deux jours et une nuit plus tard, quelque part près des frontières du pays de l'Herbe.


Deux jours déjà qu'ils avançaient. Deux jours qu'ils avaient quitter Konoha. Et voilà que la deuxième nuit s'annonçait. Danny regardait le feu qu'ils avaient allumé. Il brulait tranquillement, crépitant parfois. Danny, jambes pliées, le regardait sans un bruit alors que la luminosité déclinait de plus en plus.

Ils avaient trouvé refuge sous un gros rocher au milieu d'une forêt de grands arbres. Le paysage n'avait pas beaucoup changé depuis Konoha, sauf une brève éclaircie de clairières le matin même, qu'il avait vite franchie. Danny prit son sac et enleva le matelas, avant de le dérouler et de s'allonger dessus sans autre cérémonies.

Que cherche-t-on, Anzai-sensei? Va-t-on au pif, comme ça, trouver Kinsuke ou quelqu'un qui l'aurait vu?

Tout en disant cela, Danny sentit quelque chose. Il ne le fit pas part à son sensei, mais il avait cru voir quelque chose bouger autour d'eux. Peut-être quelqu'un les espionnait-il... Non, Danny devait être fatigué...

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Dernière édition par Danny O'Danny le Dim 12 Déc - 19:51, édité 1 fois


Konoha

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MessageSujet: Re: [Mission B] Le soldat Kinsuke manque à l'appel! [3ième Partie] Mer 17 Nov - 19:45

Cet instant me rappelait ceux que j'avais pu passer avec mes coéquipiers, de la même façon, autour d'un feu, parfois simplement recroquevillés sur nous-même, luttant contre le froid et le peur, et ce peu importe le village que je servais alors. Je fronçais les sourcils alors que mon regard se perdait dans les flammes crépitantes du feu, j'étais surement le dernier survivant de ces jeunes hommes, parfois de pauvres gamins. A l'époque, je n'imaginais pas une vie de ninja autre que celle que je menais alors, à Akakaminari, mon premier village. Nous étions entourés par la violence, la Mort était une compagne qui finissait toujours par embrasser le camarade d'à côté, mais jamais moi. Etait-ce parce que j'étais plus fort que ce dernier? N'y avait-il pas une part de chance là-dedans? Surement.
Quand j'avais découvert Oto, rien n'avait changé, si ce n'était qu'une haine avait vu le jour en moi, assez pour m'aveugler et me laisser croire que mon ancien village était plus mauvais que celui que je servais... Les jeunes que j'avais tué, et je parle des ninjas, tous tentaient de survivre, suivaient les ordres d'un chef se moquant éperdument de leur vie. La vie est souffrance.

Alors, quand j'avais découvert Konoha... un monde nouveau s'était ouvert à moi, enfin je faisais la connaissance de la lumière, j'émergeais des ténèbres qui m'avaient donné ma force. J'ignorais quelle vie avait eu Danny, mais le savoir à Konoha supposait qu'il ignorait tout ce qu'était cette souffrance, et lorsque je l'observais, allongé sur son matelas, tout droit sorti de son sac, je ne pouvais qu'être certain que la lumière l'avait toujours bercé.
La guerre se rapprochait, il connaîtrait la haine, c'était certain, il verrait plusieurs de ses amis mourir devant lui. Mais le plus difficile n'était pas de la connaître, mais de s'en sortir, après cela, il deviendrait plus fort que jamais.

"On cherche des témoins, des gens qui auraient pu croiser Kinsuke. C'est le seul moyen que nous avons de le retrouver, sans quoi nous aurons de grosses difficultés. A vrai dire, Kusa est un lieu partiellement anarchique, je ne compte pas trop sur la coopération des gens, donc."

En effet! La dernière fois que j'étais venu à Kusa, ç'avait été pour sauver une fillette qui se serrait retrouvé sur le marché de la prostitution sans mon intervention. Les cadavres de ses ravisseurs devaient encore pourrir là où je les avais laissé.
Je retirais mon katana, le déposais près du matelas de Danny, mes doigts filaient le long du fourreau, plus noir que la nuit, alors qu'il cliqueta en rencontrant la surface solide du sol.

"Repose-toi tant que tu le peux, peut-être n'aurons-nous plus l'occasion de nous allonger au coin d'un feu durant la nuit."

Je l'avais vu ressentir ce mouvement, à une vingtaine de mètres derrière nous, et lui faisais comprendre d'un regard que j'en avais conscience, et que je maîtrisais la situation de toute façon. Un léger rictus de douleur assombrit mon village alors que je basculai lentement contre la racine de l'arbre contre laquelle j'étais adossé quelque secondes auparavant. Ce soir là, la Mort ne soufflait pas à mon oreille, depuis longtemps je ne l'intéressais plus. Alors ma gorge s'offrait au vent frait de ce début de nuit, assurée d'une tranquilité imperturbable.


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MessageSujet: Re: [Mission B] Le soldat Kinsuke manque à l'appel! [3ième Partie] Jeu 18 Nov - 23:13

Le matin pointa ses premiers rayons. Automatiquement, Danny ouvrit les yeux et décroisa ses bras. C'était une nouvelle journée, une journée où il allait se passer des choses, et Danny sauta presque de son matelas tellement il avait envie d'action.

Yosh!

Cette petite introduction lui rappela d'un coup Naruto, resté au village. Comment allait-il? Était-il lui aussi en mission? Danny sourit aux souvenirs qu'il avait déjà pu vivre avec cette ami. D'un geste de main, il balaya ses idées de sa tête, il fallait se concentrer. Le territoire qu'ils allaient pénétré était surement hostile après tout. Le shinobi plia son matelas et sortit des provisions toutes faites de son sac. C'était vraiment sommaire: quelques barres vitaminées, des pillules militaires basiques, de quoi tenir jusqu'au soir avec ça.

Il se retourna vers son sensei, debout et prêt aussi, et ils repartirent après avoir caché au mieux les traces de leur présence.

Au bout d'un moment, la végétation changea, les arbres se firent plus grand, et étaient entre-coupés de zones couvertes de bambous... C'était impressionnant, si bien que Danny du se retenir de ne pas détourner son attention vers la flore environnante. Ils étaient désormais véritablement au Pays de l'Herbe.

Danny suivait Anzai. Apparemment, il savait où aller... Peut-être allaient-ils vers une ville ou quelque chose dans le genre? Le shinobi aux cheveux verts allait en tout cas bientôt le découvrir...

[Désolé si je ne fais pas beaucoup avancer l'action, mais j'ai trouvé ça plus logique que Anzai sache où se trouve une ville, étant déjà venu par ici ^^]

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MessageSujet: Re: [Mission B] Le soldat Kinsuke manque à l'appel! [3ième Partie] Sam 20 Nov - 21:25

Kusa, c'est petit, mais également très grand. Autrefois, on y trouvait un village, mais comme beaucoup d'autres, il s'était effondré. J'avais eu connaissance de la raison, mais elle s'était estompée avec le temps, une guerre me semblait-il. Bref, ç'avait beau être débarassé d'une présence militaire importante, il existait encore quelques lieux où se retrouvaient des gens en tous genres... mercenaires, fugitifs, et autres réjouissants personnages. Alors que nous quittions notre rocher d'une nuit, je prenais, d'après mes souvenirs difficiles, le chemin d'un de ces lieux de débauche. Peut-être un témoin du passage de Kinsuke conviendrait-il de nous fournir les informations nécessaires quant à la direction qu'il avait prise et, qui sait, probablement de plus amples détails.
Nous n'eûmes pas à marcher bien longtemps pour retrouver la place par laquelle j'étais passé il y avait de cela quelques mois, toujours là, elle accueillait néanmoins plus de monde.

«Retire ton bandeau, cela ne pourra que nous attirer des ennuis» demandais-je, la voix pleine d'un ton solennel, tout en retirant le mien pour le ranger dans ma sacoche.
La première baraque était de loin la plus grande, et c'était bien à l'intérieur que je comptais trouver ce que nous cherchions, alors que nous avancions, bercés par les rayons du soleil, peu à peu disparaissant derrière la cime des hauts pins qui entouraient le hameau, je faisais le point.

«A partir d'ici, plus un mot, tu te contentes de fixer le sol et d'éviter les regards.» dis-je, prenant bien le temps de fixer ses pupilles, comme pour y insuffler mon ordre plus violemment encore. La moindre erreur n'était pas permise, j'espérais qu'il l'avait compris.
Nous entrâmes, la pièce était grande, une étable remaniée en salle d'accueil, d'un genre très spécial, des tables à moitié croulantes sur lesquelles reposaient quelques hommes, parfois ivres, parfois roupillant simplement, une main tout de même préventive caressant le pommeau de leurs armes, allant du couteau à la masse. Je scrutais nos côtés, on nous fixait. Je m’assis à une table, suivi de Danny. Les yeux des hommes, et femmes, alentours nous détaillaient sans gêne, on pouvait y lire de l’intérêt, du dédain.

«Reste là.» ordonnais-je à Danny, me levant subitement vers un groupe de trois femmes, jolies de visages pour la plupart, hormis une qui grimaçait involontairement, sa cicatrice longeant sa joue pour rejoindre le bas de son œil l’y contraignant. Elles étaient vêtues d’uniformes noirs, dont j’ignorais la provenance, de longs katana dans le dos et de gants aux extrémités crochues. Leurs pupilles surprises se posèrent sur mes mains, puis me détaillèrent de bas en haut, pour finalement fixer les miennes. Elles comprirent sans doute que je ne leur voulais pas de mal et l’une d’elles se mit à sourire étrangement lorsque, enfin, j’arrivais à leur hauteur.

«Tu ne dois pas être d’ici, toi.»
dit-elle, son sourire en coin toujours présent. «Les hommes d’ici savent qu’on ne nous approche pas d’aussi près sans en payer le prix.» finit-elle en désignant du menton les bougres dans le fond de la salle, entourant maintenant Danny, lui posant surement tout un tas de questions.

«Prend ça comme tu l’entends.»
ajouta une autre, riant avec ses compagnes, et s’approchant de moi, subitement familière et déposant sa main sans gant sur mon torse. «T’en as des cicatrices, mon grand!» s’exclama-t-elle alors que ses doigts se promenaient entre les reliques de mon passé à Kiri. Je fixais les hommes au fond, pas un seul ne bougeait, certains avaient même les yeux grand ouverts, ces femmes étaient craintes, et ils attendaient de voir ce qu’il adviendrait d’un type aussi courageux, fou, ou tout simplement ignare. Doucement, je déposais ma main sur la sienne, plongeant mes yeux dans les siens, le chakra monta d’un coup et subitement la flamme bleue de mon Chakra Kyuushuu dévora le bras de la femme tandis que de mon bras gauche j’écrasais le visage de la seconde seconde. La troisième, celle à la cicatrice, dégaina son katana, d’un mouvement vif, je tirai le mien de son fourreau de ma main gauche, libérée après avoir ouvert la face d’une des leurs. Ma lame trancha le ventre de ce dernier adversaire, répandant ses entrailles aux alentours. Restait celle que je tenais à présent par la gorge, les flammes bleues enserraient son cou tels des serpents, et ses yeux me supplièrent de lâcher prise. Je relâchais ma prise, la laissant tomber dans les viscères de son amie morte.

«Je suis à la recherche d’un homme, répondant au nom de Kinsuke Ikari. Il est surement passé par ici récemment. Une idée?» lui demandais-je, mon katana gouttant encore des restes de sa camarade. Elle leva les yeux, des larmes coulant le long de ses joues, puis baissa la tête.

«Nous revenions du pays de la Brume, on a juste croisé deux types, et une bande comme celle là-bas… Rien d’autre, je vous le jure!»
hurla-t-elle, sans aucun doute désespérée par la mort de ses coéquipières.

Je revenais sur mes pas, retrouvant Danny, dont les hommes s’étaient écarté après m’avoir vu tuer les mercenaires. Il devait être assez surpris, si j’ose dire, surement très dégouté en fait. Voir deux femmes mourir aussi violemment devant soi est une épreuve, et j’espérais qu’il soit forgé par cette violence omniprésente, maîtresse de notre art, le Taijutsu. S’il voulait survivre, il n’aurait pas d’autres choix que d’être violence, il se ferait dévorer sans cela.
Nous sortions de la salle, désormais silencieuse. Le temps s’était couvert pendant notre petite pause et je pressais le pas, essuyant mon précieux katana contre mon pantalon.

«Nous avons une nouvelle piste, ce Kinsuke n’est peut-être pas seul, si c’est le cas, il se dirige vers le Sud-Est. C’est dangereux, mais on a pas trop le choix.» annonçais-je, effaçant d’un dernier geste de ma main les restes, sur mon katana, d’une vie désormais éteinte. Il n’y avait plus de place pour le doute, l’hésitation… la guerre avait éclatée, ces erreurs n’étaient plus admises…


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MessageSujet: Re: [Mission B] Le soldat Kinsuke manque à l'appel! [3ième Partie] Dim 21 Nov - 0:28

Ils arrivèrent à Kusa. C'était une ville désolée, de loin, déjà, ça se sentait dans l'air. Beaucoup de désespoir. Même les arbres étaient moins florissants, à l'approche de la ville.
C'était un immense repère pour ceux qui n'étaient plus tout à fait humains... Des brigands, des tueurs, des prostituées qui n'hésitent plus à tuer leurs clients, des mendiants à l'air louches, et des agriculteurs des environs, tous armés.

Sur les ordres de son sensei, il dégrafa son bandeau de son bras gauche et le rangea dans son sac. Il n'appartenait désormais plus à aucun village. Danny se sentait nu plus qu'autre chose, son seul soutient serait désormais Anzai et lui-même.
Puis, il baissa les yeux, évitant quiconque. Il regardait ses pieds, et la légère boue sur le sol. C'était de la crasse. Son esprit, progressivement, se vida. C'était un sentiment étrange. Il se retirait en lui-même. Il se voyait derrière ses yeux, regardant sans voir, voyant sans regarder. Il connaissait cette sensation, c'était celle qu'il avait fréquemment ressentis lors de sa maladie... Ce n'était pas de bon souvenir.

Ils entrèrent dans un bar, Danny n'en vit pas grand-chose. Il suivait Anzai. Ils s'assirent, Anzai partis à côté. Rapidement, quatre ou cinq type se levèrent, et vinrent vers notre shinobi. Ils lui tapèrent l'épaule, se penchèrent vers son visage, l'interpellait. Lui restait muet, ne bougeait pas, les deux mains sur la table.
L'est sourd!
L'est aveugle!
L'est con!
L'est un morveux!
L'est un salopard d'étranger!
L'est un ptit fils de..
Celui-là était allé trop loin. Danny choppa le bras du dernier, le tira vers lui, et de l'autre main, lui plaça un kunai sous la gorge. Doucement, le ninja de Konoha tourna la tête, et de ses yeux vidés, regarda l'homme.

Il était sale. Son nez cassé et boursouflé ne faisait qu'accentuer les ravages de l'alcool sur sa peau. Quatre marques partaient de la joie droite et le griffait jusqu'à l'oreille, qu'il lui manquait, d'ailleurs. Il était pratiquement chauve, des cheveux sales ça et là sur le devant du crâne.

Mais un bruit sourd se fit entendre. Tous regardaient derrière Danny, là où était partis Anzai. Dan repoussa violemment l'homme qu'il tenait, et se retourna, et vit son sensei.

Il avait dégainé son sabre. Il avait tranché le ventre d'une femme. Son sang se répandit, puis ses entrailles, elle criait. Le spectacle était affreux. Mais soudain, tout devint sombre.

Danny était en lui. C'était une grande salle, sombre, différents halos de lumières éclairait ceux qui parlaient, lui était constamment sous cette lumière dérangeant.
Il soupirait un "Et merde, ça recommence."
Danny! Lui cria un autre Danny à l'allure plus vieille. Tu te souviens de ce qu'il s'était passé la dernière fois? Tu n'es pas totalement guéri de cela! Et tu t'exposes à ce genre de spectacle!
Un autre Danny apparu, il semblait intelligent. En effet, la dernière fois remonte à ta maladie. Hm Hm. Et ca avait été très grave. Oui Oui. Depuis, on détecte un légère hématophobie non traitée. Bien sur bien que le virus est été lui même totalement détruit, et cela, par Teushi à votre rencontre, et qu'une structure lumineuse apparue alors sans raison logique connue au même moment dans ton corps, il subsiste cette unique blessure comme... comme...
Une cicatrice! dirent-ils tous en coeur, les innombrables Danny.
Laissez-moi faire, bande de crétins. C'était le Danny conscient qui parlait. J'ai pas besoin de votre aide, alors ramenez moi vite là haut. Votre Hemo..tro..pho..libie!...
Hématophobie corrigea Danny qui en savaient sur les mots savants.
C'est ça, je m'en fous, et je devrais faire avec, alors, hop, ramenez moi, de suite.
Mais...
Ta gueule!

Il revint à la vie. Son absence n'avait duré que quelques secondes où il était resté immobile. Sur sa rétine, des images de sang. Cela ne lui faisait plus grand chose. Anzai vint le chercher, ils sortirent, Danny rangea son kunai dans sa manche, ayant déplié les deux auparavant.

Au Sud-Est, ils allaient au Sud-Est. Durant toute la traversée, il poing s'ouvrait et se refermait sur le manche du kunai dans sa poche. Il se rattachait désormais à cela. Son sensei, étrangement, était soudain devenu quelqu'un d'autre... Une menace peut-être. Il était désormais dangereux, bien plus que ce que le shinobi aurait cru. Pour lui, le genre méchant dangereux, c'était un air que Anzai se donnait, mais non. C'était la vérité.

Ils marchèrent, silencieusement. Dan ne regardait plus les arbres, ne s'émerveillait plus de la nature. Non, il restait bloqué mentalement sur l'image affreuse de sang. Comment? Pourquoi? Si simplement que ça, retirer une vie sans même y penser? Juste essuyer le sang sur son pantalon et on repart?

Mais des cris et des bruits de combats sortirent le shinobi de ses pensées, et il dégaina son kunai de suite. Il n'attendit pas son sensei et parti en direction des bruits. L'occasion parfaite pour se changer les idées. C'est alors qu'il rencontra...

[A toi, tu te reconnaitras ^^]

[Pas corrigé]

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MessageSujet: Re: [Mission B] Le soldat Kinsuke manque à l'appel! [3ième Partie] Lun 22 Nov - 20:36

//Hrp: Bonne lecture --' J'ai fait long mais je n'arrivais pas à m'arrêter ... Désolé. J'espère qu'il n'y a pas beaucoup de fautes.//

"Un jour j'ai levé les yeux et j'ai vu l'étendu du monde."


Des années … Une éternité. Non, en réalité, à peine une semaine, mais, le temps est si long. Si long ? M'exprimerai-je ainsi pour parler de la vie que j'avais choisie ? Oui, toutes les vérités que je me suis construite, tous mes choix, se relèveraient n'être que tissu d'illusions et de mensonges. Je m'étais dit quand rangeant les kunais, en abaissant mon masque … Je pensais … Je croyais … vivre une vie bien plus paisible et plus heureuses. Mais, revenons au commencement, les premiers jours trahissaient déjà ce qui allait en suivre.

J'arrivai chez Sayuri. Inutile de préciser la grande joie dont elle fit preuve en me revoyant. Cette femme célibataire, qui dans dix ans si elle ne remède pas à cela nous l'appelleront veille fille, m'avait déjà proposé par le passé de m'installer chez elle et d'y travailler. Elle m'avait dit qu'elle avait besoin de quelqu'un comme moi pour servir les clients et l'aider à tenir l'auberge. J'avais refusé et je ne regrettais pas mon choix. J'aurais eu des remords si j'avais abaissé mon masque trop tôt, mais, me revoilà. Je n'étais pas retourner en arrière, non, j'avais tout simplement décider de tout recommencer et d'abandonné mon désastreux passé. Sayuri avait un petit frère âgé de vingt-cinq ans. De carrure plutôt imposante, il avait des traits fins et un visage jeune. Ses cheveux bruns étaient en bataille le haut de sa tête. Je ne sais pas ce qu'aurait fait Sayuri sans lui. C'est grâce à sa présence que les hommes aux allures perverses et dangereuses n'avaient toujours pas fait de mal à sa sœur. Mais, je le trouvais plus maussade que lors de notre dernière rencontre. Et cette morosité se transcrivait sur ses tableaux. L'artiste, tout aussi célibataire, semblait dégager une sorte de tristesse. J'étais persuadée que lui aussi souhaiter vivre une autre vie que celle qu'il possédait actuellement. Mais, il ne pouvait en aucun cas laisser sa sœur. J'arrivais, pourtant, à lui arracher quelques sourires.

Les jours s'étaient écoulée comme les feuilles tombent de l'arbre. Lentement, gracieusement, et emplis de mélancolie. Mes journées se résumaient à servir les rares clients, quoiqu'à l'allure douteuse, à nettoyer, à admirer Ukyo peindre et m'exercer moi-même à cet art sous sa tutelle. Le pire, c'était lorsque les amies de Sayuri débarquaient à l'auberge. Non seulement elles boivent du thé à passer toute sa soirée aux toilettes, mais leurs commérages son la pire torture que je n'ai jamais entendus. Toutes trente ans de célibat, je ne souhaitais qu'une chose, qu'elles dépensent leur énergie à leur manque de sexualité autrement que de faire du mal aux autres. Même Ukyo ne pouvait plus supporter leur présence, alors se fut moi que Sayuri choisi pour l'accompagner à la table. Je savais que Sayuri était un peu spécial, mais de là à lui imaginer la pratique de telles choses, comme l'acharnement sur les couples et l'invention de rumeurs, non. J'appréciais plus la présence du calme et silencieux Ukyo. Même si la conversation ne se faisait pas facilement, il m'était bien plus agréable.

« Sayu-chan, ma belle, (parce qu'il s'appelait mutuellement de ma belle ou ma petite.), tu ne nous as toujours pas présenter ta délicieuse recrue.

_Ah, Kurara ! C'est une vielle connaissance, n'est-elle pas mignonne dans ce yukata. C'est moi qui l'habille et la coiffe. Il nous faut de la belle présence, je suis sur qu'elle attirera pleins de clients.

_Oui … Joli le yukata. ( Parce qu'elles ont toutes la fâcheuse manie de dire une chose et d'en penser une autre. ) Mais … Elle serait bien plus mignonne sans cette coupe courte. Ce serait bien plus féminine, bien qu'elle ne manque pas spécialement de féminité. »

Je m'approchai avec le thé. Bien entendu, habitude de kunoichi, je n'avais pas perdu une miette de leur conversation. Je souris délicatement. Depuis que je ne portais plus mon masque, que ce soit hommes ou femmes, les regards posaient sur moi n'étaient plus les mêmes. Ils n'étaient plus plein de terreur, ils ressemblaient plus à de l'admiration et de l'approbation qu'à autre chose. Ce n'était pas habituelle pour moi, et j'avais eu beaucoup de mal à m'y faire. De plus, Sayuri avait insisté pour me prêter un yukata jaune pâle, si pâle qu'il tirait vers le blanc, parsemé de fleurs, toujours dans les tons pastels, plus vers le roses pâle. Et pour cacher le désordre de mes cheveux et leur longueur insuffisante pour une jeune femme qui, sois-disant, veut inspirer la féminité et la jeunesse, Sayuri me les montaient tout les matins, à l'aide d'une multitude de pinces noirs qui se perdaient dans mes cheveux. Elle aimait, aussi, agrémenter le tout avec une fleur de couleur blanche. Certes, Sayuri avait un très bon sens de l'esthétique, ,si bien que quand je me présentai ainsi habillée et maquillé par ses soins d'un maquillage léger et élégant, Ukyo, l'homme de la maison n'avait pas pu s'empêcher de rougir, ce qui m'avait arracher un petit sourire. Mais la Kurara qu'habillait et maquillait Sayuri tout les jours, n'était pas la vrai. Elle n'était qu'un pantin qui ne servait plus qu'à être une petite beauté qui sait servir le thé … Ce n'était pas moi. Moi, j'inspirais le naturel et la simplicité. Je ne cherchais pas à être ce genre de beauté superficielle. De plus, je n'arrivais pas à quitter mon habit de kunoichi. Mon short noir et mon haut, tout aussi sombre, était sous mon yukata. Il n'avait que le haut de ce dernier qui se voyait un peu à travers le décolleté, qui restait toujours trop décolleté, malgré le débardeur qui le coupait un peu. Attachés à l'aide de bandes blanches, mes kunais se trouvaient à ma portée, fixaient au haut de ma cuisse. Lever rapidement mon yukata pour un attraper un, serait un jeu d'enfant. De même pour quelques armes. Pourquoi garder mon habit de kunoichi ? Moi qui m'étais dit que j'abandonnais cet pratique … Moi qui voulait enterrer ce maudit passé qui n'était qu'échec sur échec, et souffrances sur souffrances. Je voulais oublier. Abandonner, laisser, lâcher, changer, pulvériser … Faire disparaître … Tout ces mots sont insuffisant pour exprimer le changement que je désirais. Mais, cette semaine me l'avait prouvée, je ne désirais pas ce genre de vie.

Ukyo avait mystérieusement disparu depuis l'arrivée des ''amies'' de Sayuri. Assise à la table, j'écoutais d'une oreille distraite leurs bavardages. Je finis par craquer, mais je ne cédai pas à l'énervement qui m'envouter. Je me levai poliment, prétexta un besoin urgent, et je sortis, sans oublier de prendre à la volé un bon livre que m'avait conseillait Ukyo. Je sautai par la fenêtre, et en me relevant, je replaçai mon yukata. Lorsque je levai la tête, je vis une petite fille, d'à peine huit années, me fixer avec des ronds et son chien qui aboyer fort en ma présence. Je restai moi-même figée, insensible au bruit de l'animal. J'esquissai un sourire à la petite fille, et je posai un doigt sur mes lèvres. Elle me rendit mon sourire, attrapa son chien par le cou et s'en alla, non sans lancer des regards dans son dos. Je soupirai lorsqu'elle fut hors de vue, je l'avais échappé belle. Puis, le livre à la main, je poursuivis ma route. Étant sortie par la fenêtre de l'arrière, et non par l'entrée principale qui donnai sur une rue, qu'on pouvait appeler la plus importante. Après avoir parcourus une certaine distance, j'arrivai à cette fameuse rue. Mais avant d'y arriver, un groupe de deux hommes bien plus âgé que moi, et l'un deux portant un katana dans son dos, bloquait l'accé de cette rue. Je voulus passer comme si de rien n'était, le nez en l'air d'où l'expression, mais, lorsque je passai je sentit une main baladeuse. Je me retournai, un regard noir. Je les fixai avec une tel intensité que, voyant leur visage se décomposer et abandonner leurs sourires, je devinai l'effet produit. Mais celui avec son katana, qui semblait plus courageux que le premier, s'adressa à moi avec un ton qui me déplut.

« Ben alors jeune demoiselle ? Il y a quelque chose qui ne va pas ? »

Je fronçai les sourcils et je me retournai, préférant lâcher l'affaire plutôt que de me trahir. J'ai toujours eu un don pour maîtriser ma colère. Mais, malheureuse surprise, dans mon mouvement, je me retrouvai nez à nez avec un autre homme d'imposante carrure, qui lui aussi été armé. Je levai un sourcil, je ne voulais pas réagir, et une crainte m'envahit, celle de me trahir sous la colère. Décidément, alors que tout aller si bien, je ne voulais pas me laisser me trahir à cause d'une bande d'hommes au caractère bourru. L'imposant m'affichait un sourire triomphant :

« Tiens ! J'arrive au bon moment. C'est un joli brin de fille que voilà, un peu petit mais bon ... »

Petit ? Ma taille était un sujet très sensible me concernant. Surtout, que à cause de cette taille, plusieurs ont été douteux sur mes capacité de kunoichi. Ils ont tous fini avec des os cassée … La colère me monta à la tête et ma main m'échappa. Dans un claquement sourd, je le gifflai. Les deux autres derrières ricanèrent, et, comme nous empiétions sur la grande rue, certains regards se posaient sur nous, surpris.

« Ça vous fait rire les mômes ! Quant à toi, il attrapa mon poignet, tu vas voir ce que tu vas voir. »

Je serrai les dents. Je me trouvai dans un dilemme … Me trahir en les tuant tous pour ne pas avoir de témoins, où m'en aller calmement et sainement. La seconde option était trop difficile pour moi. Je le poussai violemment en y m'étant beaucoup de force, il recula de trois pas, dans cette tenue, je ne pouvais m'enfuir rapidement, il m'attrapa et dégaina son kantana, Rien quand voyant sa façon de tenir son arme on devinait que ce n'était pas un bon épéiste, mais un alcoolo en possession d'arme. Je serrai les dents et tremblai de fureur comme prise de pulsion. Je ne pouvais pas réagir, je ne pouvais pas le trahir. Surtout, qu'on avait empiéter en plein dans la rue, et malgré qu'elle ne soit pas très bondée, les quelques passants étaient tout de même des témoins. Je lui foutus un coup de pied, mais, bien qu'il me lâcha, il ne tomba pas au sol et se contenta de se plier en deux. Il était imposant, et bien qu'il n'est aucune expérience de combat, je ne le battrais pas sans me trahir. Ne serait-ce que dans mes techniques et prises. J'étais mal … Très mal … Un dilemme s'imposa de nouveau en moi. Que faire ? Je fus, disons sauvée par le sort. Les deux autres imbéciles se montrèrent :

« Eh ! C'est nous qui l'avons vue en première ! Tu te bouges le gros. »

Je reculai, j'aurais voulu prendre la fuite et les laisser régler leur différent, mais l'autre insignifiant, qui n'avait pas intervenu jusque là, me pointa une lame de poignard au cou. Je soupirai, un simple coup de coude aurait suffit. Mais je devais faire attention, le bruit du fer se croisant avait arrête quelques passants curieux. J'observai le désastre, ils aurait fait honte à un vrai épéiste qui aurait outré que de tels individus puissent posséder une de ces belles armes. Je foutu un énorme coup de coude, que je ne pus malheureusement pas contrôler. Il était bien trop fort pour la frêle femme que j'étais censé incarner. L'insignifiant se retrouvai au sol, suffocant, les mains sur ses côtes essayant de retrouver son souffle. Je le regardai, les mains sur la bouche. Je m'étais trahie. De plus, inconsciemment, lors de sa chute, j'avais rattrapé son poignard avec adresse. Je laissai tomber mon livre et mon poignard. Le silence s'était installée. Je me retournai, les deux autres avaient cessé de se battre. Ils me dévisageaient tous. Je me mordis les lèvres. Ils pointèrent leurs épées sur moi, je pouvais rien faire sans risquer de me faire transpercer. Et je ne voulais rien tenter au risque de me trahir encore plus.

« Tu es qui pour pouvoir faire ça ? Tu n'es pas normal, c'est sur … »

La panique commençait à se faire remarquer dans la voix de l'imposant. L'insignifiant s'était relevé, il m'attrapa par derrière. Il avait repris possession de son poignard. Son poignard sur mon cou. Je sentait la peur en lui comme la détermination. C'est alors, que je remarquai la présence d'étrange personne, qui aller être témoin du spectacle.

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MessageSujet: Re: [Mission B] Le soldat Kinsuke manque à l'appel! [3ième Partie] Mer 24 Nov - 22:19

A peine venais-je de faire couler le sang que la Mort en réclamait encore, appelant une fois de plus l’homme que j’étais à trancher la chair d’individus impuissants face à mon expérience de tueur. Combien d’hommes avais-je tué jusqu’ici? Je n’en avais aucune idée, et cette question remua mon esprit quelques instants, juste assez pour que Danny passe devant lorsque les cris nous parvinrent. Les échos d’un combat menés par quelques bandits, et au centre d’eux, une jeune femme. Elle était apparemment le centre d’attention de tous ces hommes, et elle était terriblement frêle au milieu de ces bandits vociférant, leurs armes brandies vers son visage. Cette histoire ne nous concernait pas, nous aurions très bien pu laisser ces hommes s’occuper d’elle, tourner le dos à cet « appel » d’une fille dans la détresse… oui, on aurait pu, mais cela ne collait pas avec les préceptes et valeurs de Konoha, il fallait agir. Et sur ce coup, mon coéquipier s’était montré plus rapide que moi, il faut dire qu’étant natif de Konoha, il n’avait pas du avoir la même réflexion que moi, originaire d’Oto, un pays où l’on vous aurait laisser crever sans même vous regarder. Son kunai à la main, il avait foncé bravement, je ne craignais pas grand-chose quant à ce qui allait résulter de cet affrontement entre lui et ces hommes, mais il valait mieux que je m’engage également, au cas où surviendrait un problème inattendu.

Dégainant mon katana, la lame encore enduite d’une légère couche de sang, je me frayais un chemin parmi les jambes et bras de mes adversaires hurlant de rage, telle une ombre. J’attrapai la demoiselle brusquement et la dégageait de la zone de combat tandis que Danny s’occupait du cas de nos ennemis, sentant sous mes doigts une force toute autre que celle d’une femme en proie à la panique, ou à la peur. Ce détail anodin attira mon attention et je décidai de rester auprès d’elle, assistant Danny à distance grâce à quelques shuriken, le temps qu’il en finisse avec ses opposants.
Une fois le ménage fait, il me rejoint moi et notre rescapée, surement ravi d’avoir pu s’occuper de ses hommes. Alors que les gémissement d’un type encore éveillé brisa le silence, j’enchaînais avec la situation de la jeune femme. De taille petite, jolie de visage, je devinai aisément ce qui avait pu l’attirer chez ces hommes, mais des questions autres restaient en suspens.

«Danny, reste sur tes gardes, il peut y en avoir d’autres.» lui ordonnais-je alors que je plongeais mes pupilles félines dans le bleu étranger du regard de notre inconnue. Elle semblait calme, j’ignorais ce qu’elle pouvait penser et je reconnaissais en cette attitude celle d’un ninja, non celui d’une jeune femme. Mes précédents soupçons renfoncés par cette attitude contrôlée, je ne comptais plus la ménager, nous étions en guerre, et la présence d’espions sur notre route n’était pas à négliger. J’espérais pour elle qu’elle n’était pas un pion de notre ennemi, sans quoi j’aurai à régler son compte, avec un peu de regret, bien que je n’ignorais pas que la beauté d’une kunoichi pouvait être la plus puissante de ses armes.

«De quel village viens-tu?» dis-je en renforçant la prise de ma main droite sur son bras, prêt à employer mon Chakra Kyuushuu. J’espérais pour elle qu’elle saurait répondre vite, sans quoi j’aurai à user d’un savoir peu commun afin de la faire parler, et inutile de préciser que la compagnie des hommes qui l’avaient agressée quelques minutes auparavant lui aurait été préférable.


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MessageSujet: Re: [Mission B] Le soldat Kinsuke manque à l'appel! [3ième Partie] Sam 27 Nov - 22:01

Danny fonçait, et les abords d'un autre village apparurent rapidement. Devant lui, une situation apparemment délicate. Le ninja n'y pensait même pas, filant toujours. Une fille était en mauvaise posture, cernée par plusieurs hommes, dont un qui la tenait un kunai sous la gorge. Danny jeta un bref coup d'oeil derrière lui, Anzai le suivait. Le shinobi aux cheveux verts esquissa un sourire.

Il arrivait rapidement vers les cibles. Il jeta son kunai avec précision, atteignant la cuisse de celui qui tenait la jeune fille en danger. Celui-ci poussa un cri de douleur et posa un genou à terre. Danny lui, prit une impulsion au sol et s'envola. Il tourna sur lui même et vint abattre son talon sur le crâne de l'homme déjà blessé, l'assommant violemment. Entre temps, Danny vit Anzai passer entre eux et attraper la fille, le laissant face aux deux autres.

Le shinobi se remit droit, devant ses adversaires et tendit son bras droit, plaçant le bras gauche dans son dos, puis leur fit un signe.

Venez.

Les deux hommes regardaient celui au sol, mi-apeurés, mi-haineux. Finalement ils chargèrent ensemble, katanas levés, prêts à découper Danny en morceau. Celui-ci tira un nouveau kunai et se baissant légèrement, vint décrire un arc de cercle de son bras, stoppant les armes des deux hommes dans un tintement de métal. Mais Dan ne s'arrêta pas là et prenant une impulsion au sol, il tourna sur lui-même et finalement étendit sa jambe.

Konoha Senpuu!

Les deux brigands furent envoyés au sol, glissants sur un ou deux mètres en arrière. Danny retomba au sol presque delicatement. Il s'avança vers les deux et les attrapa chacun d'un bras avant de les jeter en direction du troisième toujours évanouis.

Dégagez maintenant, j'veux plus vous voir.

Danny récupéra au passage les katanas abandonnés et en plaça un à sa ceinture. Qui sait, cela pouvait lui être utile un jour. Le katana n'était de toute façon pas de la meilleure facture, et était déjà légèrement éméché. Le shinobi sourit. C'était un peu son trophée.

Il ne perdit pas plus de temps et partit rejoindre Anzai et la fille. Au loin, on entendit le type blessé qui se réveilla enfin. Danny tenait toujours le kunai qu'il avait sortit, le deuxième, aillant oublié le premier, surement encore planté dans la cuisse. Quel gâchis. Il scrutait les alentours pendant que Anzai interrogeait la fille, qui ne semblait plus si innocente que ça. Intérieurement, il espérait juste que son sensei n'emploierait pas la même méthode d'interrogation que la dernière fois. Qui plus est, ils étaient toujours sur les traces de Kinsuke, et cette fille maintenant sauvée devenait un poids qui les ralentissaient.

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MessageSujet: Re: [Mission B] Le soldat Kinsuke manque à l'appel! [3ième Partie] Mar 30 Nov - 20:15

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« Excès de panique. »


Tout se passa trop vite. Je ne pouvais pas réagir sans me démasquer, et dans ce moment où dans ma tête le dilemme se posait, un homme arriva et saut littéralement sur mes ''agresseurs''. J'aurais voulu fuir et me retirer de ce lieu qui devenait malsain pour moi, mais, je fus emportée par un autre homme sans que je puisse réagir. Si je le pouvais, je passerais mon temps à maudire le ciel pour tout les malheurs qu'il me faisait subir. Je n'ai jamais fait partie du genre de personne qui sont chanceux de nature. Jamais, au grand jamais, les évènements se sont déroulé comme je le voulais.

Je n'eus pas de mal à reconnaître la provenance de ces deux hommes qui se présentaient à moi comme des ''sauveurs''. Irréfutablement ninja, celui qui se battait pratiquer des techniques de Konoha. Je ne pouvais pas l'affirmer à cent pour cent, mais c'était fort probable. Quant à moi, je bouillonnais de colère ! Pourquoi ? Alors que je venais de ma faire sauver … Et bien, par orgueil, car, oui jeune enfant, nous, humain que nous sommes possédons tous une fierté qui prend souvent le dessus sur la raison. J'étais une kunoichi, qui, certes c'était retirée, mais quand même, je ne pouvais supporter l'idée de me faire sauver ainsi. Dans toute ma vie, c'était ma pire honte, je voulais encore moins qu'on me reconnaisse comme faisant partie au monde des shinobis. Me faire sauver face à des hommes qui se servent si mal d'un katana que c'était à en faire rager les respectables épéistes. Une techniques de ninjutsu et j'aurais été débarrassée de cette vermine. Mais, non, honte à moi, je m'étais faite sauver. De plus, ces ninjas semblaient talentueux, et ils n'auraient pas de mal à me soumettre. Celui à mes côté dégageait une certaine supériorité, et le second maîtrisait à merveille le taijutsu. J'évaluais chacun de leur faits et gestes, et je me demandais, une fois de plus comment j'avais pu arriver dans une telle situation. A la fois déshonorée, je devais quand même continuer à jouer mon rôle, sinon, ces ninjas du pays ennemi d'où je venais, aurait le plaisir d'avoir comme prisonnière une femme qui serait une informatrice potentiel … De plus, je ne savais pas jusqu'à où il irait pour m'interroger. Je me trouvais dans en très mauvaise posture.

Je devais réussir à continuer à jouer la comédie pour ma survie. Heureusement, la plupart des femmes savent mentir aux hommes, car nous sommes les actrices de votre vie chers messieurs. Mais, j'avais un autre souci, j'étais en rogne. Impossible de simuler une quelconque fragilité ou traumatisme. Je me contentai donc d'une simple neutralité, car je ne voulais pas montrer ma colère. De plus, impossible de m'enfuir, le ninja au cheveux blanc tenait fermement mon bras droit. Je voyais dans ses yeux un air suspicieux. Et cet air se transforma en parole, il me demanda de quel village je venais. Il n'y avait plus aucun doute, il semblait avoir découvert ma nature … Comment avais-je fait pour me foutre dans une telle situation ?! La peur fait des miracles, je me repris. Je l'observai avec intensité, et j'essayai de me détacher de lui avec une force que l'on attribuait le plus souvent aux femmes, et non à une kunoichi.

« Je … Je ne vois pas de quoi vous parlez. J'ai toujours vécu ici ... »

Et voilà, j'avais encore râté mon coup. J'avais été incapable de le remercier, ce qui aurait été naturelle. Mais, peut être avec l'air légèrement paniqué que j'arborai, il croira à un simple oubli sous la panique. Mon autre bras libre était serrait contre ma cuisse où était accroché des kunais, au moindre gestes suspect du ninja, j'aurais quand même voulu me donner une chance de fuir et de dégainer.

« Je … Lâchez-moi vous me faîtes mal ! »

Un visage où je m'efforçais d'y transcrire de la pitié, quelques courtes mèches de cheveux s'étaient détachées des nombreuses pinces qui les tenaient, j'espérais être le plus convaincante possible, mais je n'y croyais plus trop.

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MessageSujet: Re: [Mission B] Le soldat Kinsuke manque à l'appel! [3ième Partie] Mer 1 Déc - 20:12

Alors que ma main oppressait son bras tel un étau, je songeais à ses paroles, cela ne prit qu’une seconde à peine, assez pour que je devine aisément le mensonge de cette jeune femme. « J’ai toujours vécu ici »… Cela ne pouvait être vrai, les seules femmes qui vivaient en ce lieu ne se laissaient pas mettre un couteau sous la gorge de cette manière, elle venait d’autre part, et si elle craignait les ninjas de cette manière, peut-être l’origine de son village y était pour quelque chose. Je ne voyais pas de bandeau… fuyarde? Peut-être bien, et si c’était le cas, elle n’avait aucune raison de nous craindre, enfin… peut-être, mais une autre possibilité m’apparaissait. Elle pouvait très bien être une espionne, et nous commettrions l’erreur de la laisser informer nos ennemis de notre présence. Je ne comptais pas prendre ce risque. Tournant un regard derrière moi, m’assurant de l’absence d’un quelconque témoin, je fis brûler mon chakra subitement au bout de ma main, plongeant soudainement cette potable kunoichi dans un état avancé de fatigue, ma technique lui retira toute vigueur et j’immobilisai son autre bras, trop dissimulé en arrière pour que je le laisse libre. Doucement, comme on couche un enfant, je la laissai s’écrouler dans mes bras pour la poser sur mon épaule, bien décidé à ne prendre aucun risque. Si cela n’avait tenu qu’à mon instinct, je lui aurai tranché la gorge, par pure sécurité, mais les valeurs que je servais à présent ainsi que le bénéfice du doute m’ordonnait de la laisser en vie avant d’avoir réussi à percer le secret de sa présence ici ainsi que l’origine de son village, qu’il soit allié ou ennemi. De plus, elle ignorait, en théorie, duquel nous venions, nos bandeaux toujours fourrés dans nos sacoches, et sa réaction résultait surement de cette ignorance.

« Elle va nous retarder, faisons en sorte de rattraper notre retard. »

Et nous étions parti pour Kiri, notre piste la plus sûre. J’espérais que nous croiserions d’autres témoins du passage de ces « deux hommes », dont l’un devait correspondre à Kinsuke, ce ninja qui avait bien décidé à nous trimbaler sur la totalité du continent.

Sur le chemin, je discutai avec Danny de l’éventualité de laisser la fille à Konoha, d’où nous partirions directement vers Kiri, sans temps mort, ainsi, on aurait tout le temps d’en apprendre plus sur ses origines. Alors que nous nous arrêtions dans un fossé pour la nuit, aux limites du pays du feu, je lui faisais part de mon inquiétude quant à la réussite de notre entreprise, n’hésitant pas à lui dévoiler le risque que nous courions.

« Kiri est notre ennemi, et ce depuis bien longtemps. Cette guerre va n’être qu’un prétexte pour certain de laisser aller leur rage, nous sommes les héritiers d’une haine qui dépasse parfois notre entendement. C’est pour ça que je vais te demander une extrême vigilance lorsque nous accosterons pour le pays de la Brume. » murmurais-je, lançant parfois un regard en biais à l’endormie que j’avais déposée près du feu, récemment allumé. « S’il t’arrivait d’être attrapé, ne trahi en aucun cas ton appartenance pour Konoha, car ils te tueront. Garde à l’esprit que je ne t’abandonnerai pas, mais déguerpie le plus vite possible si je t’en donne l’ordre. » C’était direct, mais je voulais que ce soit clair. Je ne comptais pas reproduire la même erreur que des années en arrière, le jour où des Kirijin avaient mis la main sur moi.
Alors que je finissais mon explication, je sentais la kunoichi revenir à ses esprit, j’espérais que son somme lui permettrait de s’expliquer.


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MessageSujet: Re: [Mission B] Le soldat Kinsuke manque à l'appel! [3ième Partie] Jeu 27 Jan - 19:14

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