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| | [Trame] Nouveaux Dirigeants | |
| <| Message | Auteur | Sujet: [Trame] Nouveaux Dirigeants Jeu 4 Nov - 22:57 | |
| HRP : Chronologiquement, cela se passe 2 jours après le retour de KanekoFermons ce livre >> Un peu de musique ? Il était tôt lorsque Kiyoshi se rendit dans le « parloir », ainsi s’était-il habitué à appeler les couloirs souterrains du bâtiment principal. Un homme encapuchonné l’y attendait, son mentor. - T’a-t-on suivi ?- Je dirige les Ombres, ce n’est pas pour rien, s’offusqua Kiyoshi. - Plus pour longtemps.- Hmm ?- Le temps est venu de jouer notre dernier acte. Le peuple est enfin prêt, tout comme toi et Kaneko Hige, sa voix se fit plus hésitante, sa gorge se serra, nos chemins se séparent ici... relevant sa capuche, le mentor révéla une peau bien noire. - Et si l’on me demande de tes nouvelles ?- Reste simple et modeste, dis que tu n’en sais rien.Souriant tristement, Otoko’ tapa l’épaule de Kiyoshi et remonta vers son bureau. Son ami avait fort à faire à présent. - Adieu, murmura-t-il, immobile dans la pénombre. Adieu lui répondit son écho. * * * Révolte rassasiée Trois heures plus tard, Kiyoshi avait appliqué le plan, d’une simple étincelle il fit exploser la haine des Iwajin. Pendant des années, leur Kage s’était écarté de ses responsabilités, et maintenant qu’Iwa prenait part à la Guerre, un dirigeant aussi peu disposé à gouverner ne pouvait rester à leur tête. Il était temps pour eux de prendre les choses en main et de lui demander de quitter son poste. Après plus de cinq ans d’attente, leur patience céda définitivement. Une masse, qui ne cessait de grandir, condamnant son Tsuchikage, hurlait sur le parvis du bâtiment principal. La cause de leur mécontentement ne tarda pas à apparaître face à eux. Et sa présence imposa le silence, plus dans l’attente d’un discours que par respect. - Toi ! Fit-il en pointant du doigt un homme au premier rang, toi et toi seul parlera pour les autres. Que se passe-t-il ici ?Respectant cette demande, seul l’homme désigné parla. Il lui expliqua, non… il lui prouva son inutilité. Il démontra en un long monologue -celui que Kiyoshi n’eut de cesse de rabâcher toute la matinée- qu’Otoko’ n’avait plus sa place à Iwa, qu’il n’était plus leur Kage. - Si telle est votre décision, alors je l’accepte. À compter d’aujourd’hui, clama-t-il, je quitte mes fonctions et répudie mon rôle de dirigeant. À compter d’aujourd’hui, répéta-t-il par-dessus le brouhaha naissant, je quitte ce village ! Sans adresser un seul regard aux Iwajin, le dernier Tsuchikage s’engouffra dans le bâtiment sous la jouissance naissante des habitants et rejoignit son bureau pour achever son plan. « Kaneko ne tardera pas à me chercher. »Il pressa le pas. * * * Jeu de dupe >> Un peu de musique ? Lorsque Kaneko ouvrit effectivement la porte du bureau du Kage, un ado à la tignasse blonde manqua de se la prendre. Surpris, et quelque peu déstabilisé, le gamin arriva tout de même à bredouiller ce pourquoi il se trouvait ici. - J’ai une lettre à vous remettre, j’ai pensé pouvoir vous trouver là. Lui tendant l’enveloppe, le blondinet ne put s’empêcher de faire une remarque sur ce qui se tramait à l’extérieur. Ca va affaiblir un peu le village non !? Vous arriverez à le protéger ?... Bwarf, je ne me fais pas trop de souci pour ça, les chats retombent toujours sur leurs pattes après tout.Tandis que le bras droit pouvait lire « À l’attention de Kaneko Hige » sur l’enveloppe, le messager disparut dans le couloir, il en avait une seconde à remettre à Misao Sanzashi. | Citation: | Tu dois avoir foule de questions après les récents évènements, mais ne me blâme pas trop vite de ne pouvoir y répondre de vive voix. Lorsque je t’ai nommé bras droit, je t’ai fait part d’un détail qui, je l’espère, prendra tout son sens aujourd’hui.
« En politique comme en combat, il faut user de stratégies. Et la plus redoutable de toutes s’avère être la diversion. »
Depuis la création même des villages, ceux qui tiraient les ficelles n’ont jamais permis aux habitants de décider ; ou alors il s’agissait de choix futiles qui, au final, importaient peu. Quel village peut être fier d’annoncer l’élection de son dirigeant par son peuple ? Aucun ! Alors j’ai décidé d’offrir ce choix aux Iwajin à travers mon exil.
En me positionnant comme le responsable de leur servilité, en m’affichant comme leurs chaînes je leur ai permis d’accepter ce changement, mieux : ils en sont devenus les principaux acteurs ! Les Iwajin ont décidé de mon exil, brisant ainsi le dernier verrou contenant leur nouvel état, le premier Gouvernement Shinobi, celui d’Iwa.
Seul Kiyoshi fut dans la confidence et il m’a aidé à mettre en place mon souhait. Ce fardeau l’a placé dans ton cercle des personnes douteuses, tout comme dans celui de Sanzashi. Et il a accepté cette punition, pour le village. Cette lettre te permettra peut être de le remonter dans ton estime. Je l’espère, il le mérite.
Au moment où tu liras ces mots, jette un œil par la fenêtre, sur la placette en bas de ce bâtiment. Kiyoshi doit justement être en train d’expliquer la mise en place d’un nouveau gouvernement où deux dirigeants veilleront sur ce village. Le Toushou, figure politique que les Iwajin ont déjà choisi (je te laisse deviner de qu’il s’agit). Et le Taishou, chef militaire que son prédécesseur désigne parmi ses Hommes, principalement accès sur la protection du village. Je t’avouerai que je ne t’ai jamais choisi pour être mon bras droit. Non. Je t’ai désigné pour être ce défenseur, ce Taishou.
J’espère que tu m’excuseras de t’avoir caché mes intentions même après ton ascension à mes côtés, mais c’était nécessaire. Si tu ne peux le comprendre, alors admets le ; la vérité a ses propres saisons et le temps t’apportera les réponses qu’il te manque.
Ce monde que j’ai façonné disparaîtra définitivement au couché du soleil. Demain, un nouvel Iwa sera né, un monde façonné par d’autres où je ne serai plus qu’une simple effigie en albâtre dans la Salle des Grands Noms, une parmi d’autres. Je te demande une ultime faveur, une dernière requête : laisse moi disparaître des mémoires, disparaître de ce monde. Tout comme pour Kiyoshi, ton silence sur cette vérité sera ton fardeau.
Si l’on te pose des questions, réponds comme je l’ai fait à la foule, dit que j’ai répudié ma position de Shinobi, car c’est la vérité... . Pour beaucoup ce n’est qu’une page qui se tourne, mais pour moi c’est un livre qui se referme.
Bon courage dans ta nouvelle tâche, en espérant qu’elle ne t’use pas autant que moi. Mais je ne me fais pas trop de souci pour ça, les chats retombent toujours sur leurs pattes après tout.
Au fait, où en es tu avec cette suite de nombres ?(1) |
Dehors, les Iwajin clamèrent d’une seule voix leur liberté. Très vite, ils scandèrent le nom de Kiyoshi. Et dans cette joie presque commune, trois âmes hurlèrent pourtant leur frustration d’en savoir plus : celle d’une ombre, celle d’un vieillard et celle d’un chat.
Sous l’apparence d’un messager blond de quinze ans, Otoko’ observa une dernière fois ce village. Il aurait voulut ressentir quelque sentiment : joie, tristesse, haine, soulagement… mais il n’en fut rien. À cet instant, pas une once d’émotion dans le cœur, pas un seul souvenir dans la tête, le dernier Kage passa les portes sans regret, sans remords.
(1)J’te redonne le premier indice : chiffre de Beale. Et en ajoute un second afin de limiter tes recherches : la clef de ce code est quelque chose de concret pour ton personnage, comme une lettre par exemple… .
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Nombre de messages: 1781 Nindô: Le temps des assertions est révolu, me voici dans l'ère où l'on impose.
 | |  | Sujet: Re: [Trame] Nouveaux Dirigeants Dim 14 Nov - 17:16 | |
| Le cul posé sur le fauteuil d'un Kage Kaneko n'avait pas hésité à s'installer dans le fauteuil du Tsuchikage pour lire la lettre qu'il lui avait laissée, avant de se raviser : il ne pouvait décemment pas occuper ce siège, cela le mettait mal à l'aise, lui donnait l'impression de commettre un crime de lèse-Kage. Il se releva derechef et préféra s'appuyer sur le bord du bureau. Chose étonnante, à laquelle le nekonin n'avait jamais assistée : la surface du bureau était nickel. Pas un seul papier, pas un seul dossier resté en attente. Otokonohito avait pris soin de régler toutes les affaires en cours avant de s'en aller, laissant la place entièrement libre pour le nouveau système de gouvernance qu'il avait souhaité voir mettre en place. Kaneko poursuivit donc sa lecture, sans plus s'arrêter. Il réalisa soudain quelque chose, et pour s'en assurer il relut la fin de la lettre plusieurs fois, comme s'il refusait d'y croire. Hormis la dernière phrase qui faisait plus office de post-scriptum qu'autre chose, la lettre se finissait de manière étrange. "Mais je ne me fais pas trop de souci pour ça, les chats retombent toujours sur leurs pattes après tout," disait-elle. Exactement les mêmes paroles que le jeune garçon !! L'enfoiré !Le tout nouveau taishou se rua vers la fenêtre du bureau, juste à temps pour apercevoir le jeune garçon qui s'enfonçait dans le village. Il faillit l'appeler, mais se ravisa. Il eut une envie irrépressible de le poursuivre, de lui demander de dissiper son henge - non, de le forcer à le faire - et de lui expliquer les choses en face. Pourtant il parvint à prendre sur lui, au prix d'un effort considérable, et se laissa tomber dans le fauteuil qu'il venait pourtant de s'interdire, tant il avait besoin de s'asseoir pour réfléchir. "Au fait, où en es tu avec cette suite de nombres ?"La suite de nombres ! Il fouilla dans une poche intérieure de sa veste, et en ressortit le papier que lui avait confié Papy Saké, quand il avait cherché à en savoir plus sur son supérieur. | Citation: | | 26-4-2-6 40-25-14-22 11-16-44-18-30-36-13-46-27 29-15-20-32 1-9-23 19-84-21 51-84 50-47 33-49 38-71-72-75-69 ! |
Ces chiffres devaient correspondre à des lettres, c'était ce qu'en avaient conclu les spécialistes de l'unité de décryptage. Selon eux, les lettres en question étaient contenues dans un texte qui constituait la clé du code. C'était donc cette clé qui leur manquait, et qui jusque-là les avait empêchés de décrypter le message. Et si cette lettre... Il se mit aussitôt au travail après avoir fouillé dans les tiroirs du bureau pour y dénicher crayon et bloc-notes. Il nota scrupuleusement chaque chiffre du code et l'associa à une lettre contenue dans le mot d'adieu du Tsuchikage, puis il remplaça ensuite les chiffres dans le code par la lettre correspondante. Le message était clair, et arracha même un petit rire désabusé au nekonin.
Kaneko s'affala complètement dans le fauteuil, et le tourna de manière à pouvoir regarder dehors. Il roula et alluma un long cône, qu'il fuma en contemplant de manière bienveillante le peuple Iwajin qui n'avait pas tardé pour entamer les réjouissances : ils venaient de faire partir leur Kage incapable, hourra ! Bande d'imbéciles, se disait Kaneko. Vous n'avez pas repris le pouvoir, ça c'est uniquement ce qu'on vous a brillamment fait croire. En réalité, Otokonohito a tout manigancé de manière à ce que son éviction devienne logique et inéluctable, devenant ainsi le dernier Tsuchikage. Il vous a tous bernés... non, il nous a tous bernés. Seul Kiyoshi semblait être au courant de toute l'histoire, et il était désormais occupé à jouer les dirigeants "élus". Une sombre mascarade qui partait d'une bonne intention, restait une mascarade tout aussi sombre.
Kaneko avait peu de convictions politiques, hormis le fait qu'il fallait s'efforcer de faire au mieux pour le bien des peuples, car c'étaient les peuples qui constituaient les nations. C'était le peuple qui vivait l'Histoire, là où ses dirigeants se contentaient de l'écrire. Son meilleur ami Chan-chan, qui s'intéressait beaucoup plus que lui aux questions politiques - le nekonin se contentant de faire son boulot de ninja - lui avait dit quelque chose un jour, quelque chose qui l'avait marqué : "On peut pas s'amuser à bâtir un monde meilleur pour les gens. Seuls les gens eux-mêmes peuvent se faire ça. Sinon, c'est qu'une cage1."
| Citation: | | Nous nous reverrons plus tôt que tu ne le crois ! |
Voici ce que disait le message codé qu'Otokonohito lui avait fait transmettre de longues semaines auparavant, après avoir prévu que son bras droit irait fouiner du côté de chez Papy Saké. Ça tombait bien, parce qu'il aurait des choses à lui dire, ce jour-là.
En attendant, il ne tenait pas à ruiner l'oeuvre de son Kage sur une simple différence de point de vue sur la manière d'agir pour le bien du peuple. La seule chose qu'il pouvait faire dans l'immédiat, c'était assumer ce rôle de taishou d'Iwa du mieux qu'il pouvait.
1. Citation entièrement pompée à Sir Terry Pratchett, merci à lui. |
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Nombre de messages: 1713 Nindô: Le cerveau fonctionne vite quand il se dit qu'il risque d'un moment à l'autre d'être tranché en deux.
 | |  | Sujet: Re: [Trame] Nouveaux Dirigeants Ven 19 Nov - 18:10 | |
| La lettre d'Otokonohito était posée au milieu du bureau, entre les deux hommes. Misao Sanzashi avait souhaité s'entretenir avec Kaneko Hige au sujet du départ du Yondaime Tsuchikage sous l'effet de la pression populaire. Le vieil homme avait reçu la visite du même faux jeune garçon, et hormis certains détails qui changeaient en fonction du destinaire, la lettre qu'il lui avait remise donnaient les mêmes explications aux mêmes évènements. L'un comme l'autre accusait le coup, et ne pouvait que rester aveuglé par le grand flou qui s'annonçait devant eux.
"Qu'est-ce qu'on va faire ?" demanda Sanzashi à un Kaneko légèrement éméché à force de boire pour évacuer la pression.
Celui-ci émergea de ses pensées et souffla, tant la tâche à assumer était grande. Il ne voyait pas quoi faire d'autre à part faire perdurer de leur mieux l'oeuvre de leur Kage.
"On maintient le cap, que voulez-vous qu'on fasse ?" "Je ne sais pas..."
Le vieil Iwajin était dépité, et son visage affichait une grande lassitude, certainement causée par les bouleversements à la tête du village. Tant d'années il avait rempli son rôle de sage auprès du Conseil, il avait activement aidé les villageois en difficulté, particulièrement pendant l'occupation Akajin, il avait fondé le Shomin' no Koe1 conjoitement avec Otoko', puis en avait aussitôt pris la tête. Même si les derniers changements avaient apporté un souffle d'air frais2 sur la lourde hiérarchie féodale qui pesait à Iwagakure comme partout ailleurs, Misao Sanzashi avait l'impression que tout cela allait un peu trop vite pour lui, et actuellement il se demandait s'il n'était pas temps de laisser la place à des jeunes comme Kaneko ou, si on se fiait à ce que disait Otoko' à son propos, Kiyoshi.
"Où est Kiyoshi ? On a besoin de lui pour régler certaines choses." "Certaines choses ? Tout, vous voulez dire," rétorqua un nekonin désabusé par la soudaine augmentation de la quantité de travail qui s'annonçait. "On a tout à réorganiser, et j'aimerais qu'on résolve ça cette nuit, histoire que l'administration du village puisse être opérationnelle dès demain matin. Quoi qu'il en soit, vous avez déjà essayé de dénicher Kiyoshi ? Impossible. Ce n'est pas le chef des Ombres pour rien." "Je ne le suis plus," fit une voix de derrière la porte avant de frapper et d'entrer. "J'étais en train de fêter mon élection auprès de nos concitoyens, mais je me suis dit qu'il y avait des affaires plus urgentes." "Précisément," répondit Kaneko en l'invitant à s'asseoir, sur un ton empli d'une méfiance datant de l'époque où Sanzashi et lui pensaient encore que Kiyoshi complotait pour renverser Otokonohito. Bien sûr, maintenant qu'ils connaissaient la nature de ce complot, ils ne pouvaient que collaborer avec lui, et lui accorder la même confiance qu'Otokonohito. "La tête des Ombres, maintenant, c'est...?" "Mon élève Touya. Il est jeune mais il saura assumer cette responsabilité, faites-moi confiance."
Ils discutèrent un moment, une discussion qui tournait du problème suivant : la répartition des prérogatives du Kage. Il advint que le rôle de toushou incombant à Kiyoshi, ce serait auprès de lui que Misao Sanzashi et le Shomin' no Koe traiteraient des problèmes civils. Kaneko Hige, en tant que taishou, se verrait conserver la responsabilité des troupes militaires et de l'académie. L'expérience confirmerait ou non ce constat : à eux trois, et en incluant les compétences administratives de Kaien Nonomi, ils étaient quatre pour assurer les fonctions d'un seul Kage, ce qui devait, en toute logique, améliorer l'efficacité de la gestion du village de la Roche. Une fois ceci établi, restait donc le problème de la guerre contre Kiri.
"Qu'en pensent les villageois ?" se hasarda Kaneko. "Ils n'en pensent pas que du joli. A part les plus anciennes têtes dures, personne ne voit d'avantage à entrer en guerre contre une nation qui nous a aidés à relancer notre économie," expliqua Kiyoshi. "Globalement, ils redoutent que le conflit se prolonge, et que des Iwajins meurent. Le souvenir de l'occupation est encore trop présent, et a semé des aspirations pacifistes. En gros -" "En gros ils préfèrent glander que faire la guerre" le coupa le nekonin. "Et je les comprends tout à fait. De braves gens, ces Iwajins. Certains Kage feraient bien de les écouter."
Il avait encore en tête le résumé de la réunion des Kage que lui avait fait Otoko' le jour précédent, et il y avait de quoi rire pour un cynique comme Kaneko : la Mizukage Akuma et le Hokage Ookami étaient chacun restés campés sur la position, durcissant un peu plus - comme si ça ne suffisait pas - les tensions entre les deux dirigeants. Et le Kazekage Sanada s'engageait à soutenir Konoha, dans le cadre du Sankaku. Iwa constituait la troisième pointe du triangle, et c'était là tout le problème.
"Les gens n'aiment pas la guerre. Trop de souffrances, trop de haine. Et maintenant qu'ils sont au pouvoir, nous aurons du mal à leur faire accepter l'idée longtemps. Ils pensent avoir réussi à pousser un Tsuchikage vers la sortie, ça a dû leur donner des ailes. Alors quand ils auront décidé de retirer leur village d'un conflit, ce n'est pas ça qui les arrêtera."
On sentait un accent amer dans la bouche de Sanzashi. Il avait passé les deux dernières décennies à cheval entre sa vie simple au sein du peuple, et ses activités politiques. Il croyait dur comme roche que même si les dirigeants devaient faire de leur mieux pour le bien du peuple, l'existence même de ces dirigeants traduisait le fait que le peuple ne pouvait pas se gérer tout seul. Et ce n'était pas rabaisser l'importance du peuple que de faire le constat suivant : si on disait aux poivrots d'Iwa que leur avis comptait, on ne tardait à voire naitre des querelles qui se transformaient vite en chaos général. Il redoutait donc simplement qu'au lieu d'être localisé dans une taverne ou deux, ce chaos allait envahir les rues du village, tôt ou tard. Misao Sanzashi était considéré comme un véritable "père du peuple" par les habitants, et à l'heure actuelle ce père avait tout simplement peur que son enfant ne fasse d'énormes bêtises si on lui donnait son indépendance du jour au lendemain.
"Alors il suffit de régler ce conflit avant que l'envie de gueuler leur prenne, si je comprends bien." "Ce serait une bonne idée," convint Kiyoshi.
Kaneko réfléchit à la situation. Iwa était fort, mais militairement moins puissant que ses voisins, pour la bonne raison que son organisation se relevait à peine des conséquences de la défaite qui avait entraîné l'occupation. Aussi, ils ne pouvaient assurer efficacement à la fois l'aide à Konoha, et la défense de Tsuchi no Kuni. S'ils renforçaient la défense de leur pays, ils ne pouvaient guère aider les Konohajins, et s'ils faisaient cela alors Tsuchi et Iwagakure seraient moins protégés, voire complètement vulnérable à une pénétration des forces Kirijins.
"Il nous faut de l'aide des seigneurs," en conclut le nouveau taishou. "Kiyoshi, d'après vos contacts, pensez-vous qu'ils seraient prêts à collaborer ?" "Ca dépend lesquels. Sur les dizaines de petits et grands seigneurs que compte le Pays de Tsuchi, il y en a un ou deux d'influents, peut-être qu'en commençant par s'allier à l'un d'eux, d'autres suivraient." "Le seigneur Tokugawa," lâcha soudain Sanzashi. "C'est un ami, je le connais bien. Il est patriote, et ne refusera pas de nous aider si je lui explique la situation." "Très bien, dans ce cas nous irons lui expliquer, et vous viendrez avec moi. Je vais ordonner qu'on envoie une missive à ce Tokugawa pour lui annoncer notre visite dans quelques jours. Sanzashi-san, vous viendrez avec moi. Nous emmènerons les frères Kuze, et un jounin supplémentaire assurera votre protection. Nonomi-san me secondera pendant ce temps. Rompez."
Les deux hommes le fixèrent d'un oeil étonné autant qu'amusé. Ils échangèrent un regard entendu et pouffèrent de rire.
"Excusez-moi, j'me suis cru avec mes hommes..." se justifia, gêné, Kaneko. "Faut que j'arrête de boire. Et que j'aille dormir, surtout. Ces derniers jours ont été éprouvants."
1. Le Shomin' no Koe est l'instance civile qui remplace le Conseil des Sages, et dont l'objectif est de faire remonter les problèmes des villageois et de leur trouver une solution adaptée, sans forcément passer par une intervention des ninjas. 2. Malgré les chengements allant dans ce sens, la démocratie restait un concept encore non-défini dans les esprits du monde shinobi. |
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Nombre de messages: 1713 Nindô: Le cerveau fonctionne vite quand il se dit qu'il risque d'un moment à l'autre d'être tranché en deux.
 | |  | Sujet: Re: [Trame] Nouveaux Dirigeants Sam 11 Déc - 14:42 | |
| Locké et archivé le 11/12/2010 |
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Nombre de messages: 1713 Nindô: Le cerveau fonctionne vite quand il se dit qu'il risque d'un moment à l'autre d'être tranché en deux.
 | |  | | | [Trame] Nouveaux Dirigeants | |
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