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L'ami ne fait pas le moine (Iwa Vs Kiri) (Daiki, Kaneko, Hanamaru, Yuugiri)

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MessageSujet: L'ami ne fait pas le moine (Iwa Vs Kiri) (Daiki, Kaneko, Hanamaru, Yuugiri) Jeu 4 Nov - 21:04

On l'avait prévenu depuis déjà plusieurs jours, on ne verrait plus Yuugiri dans les parages pendant un bon moment (encore une fois). Trois jours exactement avant qu'il ne parte pour une à deux semaines à destination d'un village dans lequel il n'avait encore jamais mis les pieds. Le village de Boukkushou, dans le pays de la terre. On lui avait dit d'aller faire le clown pour approcher un seigneur ou je ne sais quel homme de prestige et le liquider discrètement. A la guerre comme à la guerre, il n'y a pas de coup bas.
Yuugiri se tenait debout, sur le balcon, fumant tranquillement une cigarette, une main dans la poche, le regard lointain, vers l'ouest nord-ouest. Se demandant bien ce qu'il allait trouver là bas. Serait-ce réellement différent de Kiri ? Très certainement, mais à quel point ? Le ninja était pourtant serein, il avait préparé plusieurs stratégies pour ne pas se faire repérer ainsi que son itinéraire. Traverser Konoha était bien trop risqué en ces temps, il contournerait le pays du feu, longerait la frontière d'Oto, puis suivraient la côte pour traverser le pays de la neige. Peut être ferait-il étape au village de Taki. Il verrait sur le moment. Et enfin, le pays de la terre. Bien sûr se rendre en pareil endroit n'était pas chose facile, mais il ne comptait pas y aller en tant que ninja. Il s'était acheté des habits modeste mais tout de même élégant pour attirer l'attention juste ce qu'il faut mais pas suffisamment pour être suspect, un sac de voyage dans lequel il y avait des accessoires de théâtre, des habits et deux trois costumes, la panoplie du parfait artiste.
Le ninja souffla la dernière bouffée de cigarette et jeta le mégot dans le cendrier situé sur le rebord de la fenêtre à côté de lui. Il ferma la porte fenêtre, attrapa son ordre de mission pour le jeter à la poubelle, il partait le lendemain matin il n'en avait plus besoin. Sur ce morceau de papier était écrit ceci :
Citation:
Les seigneurs du pays de la Terre soutiennent Iwa dans ce conflit. L’un d’eux, un certain Tokugawa, apprécie le théâtre, notamment le Kabuki. La prêtresse Okuni, vivant à Bokkoushou, doit faire une représentation d’ici plusieurs jours et cherche deux acteurs (ou actrices) pour compléter sa pièce. Obtenez ce rôle et suivez la troupe jusqu’à la demeure du seigneur Tokugawa. Gagnez la sympathie de ce dernier et assassinez le sans vous faire repérer.
Points importants :
- Obtenez le rôle à Bokkoushou.
- Assassinez le Seigneur.
- Disparaissez après l’assassinat.


Le lendemain matin la météo était clémente, le sac sur le dos et le peti déjeuner dans le ventre, il partit vers le port la cigarette au bec, l'air détendu. Il était déjà dans la peau du personnage, vêtu de ses habits, les cheveux attachés en catogan par un petit ruban bordeaux, il avait pris soin de se dénuder de tout indice pouvant trahir sa fonction et ne s'était armé que de sa bonne humeur et de ses cigarettes. Il disait bonjour à toutes les personnes qu'il croisait sur son chemin, certains étonnés, d'autres éternellement ronchons, bref, peu de monde répondit. Au port, toujours le même combat, embarquer, attendre qu'on donne le feu vert au capitaine, que l'équipage lache les voiles et que les dockeur largent les amarres. Et voilà, c'est parti pour le grand voyage, prochain arrêt, le pays du son...




Le trajet fut plus long que prévu à cause d'une grosse tempête qui avait dévié le bateau de sa trajectoire, faisant perdre une journée de navigation mais toujours est-il qu'une semaine plus tard, Yuugiri posait le pied dans le pays de terre, determiné. Demandant son chemin à toute personne qui paraissait du coin. A un moment, il fit même arrêter une voiture à cheval. Pendant qu'il demandait son chemin au cochet, des mécontentements se firent entendre de l'intérieur, prononcés par une voix douce mais autoritaire. Une jeune fille d'environ vingt deux ans sortit sa tête par la portière et jeta un oeil sur la situation.

"- Qui est-ce chochet ? "

Une courbette bien bas, et Yuugiri de répondre :

"- Laissez moi me présenter gente demoiselle. Me feriez-vous l'honneur de m'appeler par mon prénom ?
- Pourquoi pas, dit-elle d'un air détaché.
- Je me nomme Yuuri, je suis à la recherche de mon chemin, celui ne cesse de s'enfuir lorsque je pense l'avoir trouvé ! Je cherche le petit village de Bokkoushou, une troupe d'acteur recrute, j'ai fait un long voyage pour en être, j'aimerai ne pas être en retard, voyez-vous ?
- Vous n'avez qu'à suivre les traces des roues de ma voiture, nous nous y rendons presque.
- Mademoiselle me fait un honneur immense, à la hauteur de jeune beauté inégalée, croyez-moi, j'ai vu du monde, il me semble bien ne pas avoir vu de femme aussi jolie ailleurs.
- Ah oui ?
- Si je peux vous garantir une chose, c'est bien celle-ci Madame.
- Auriez-vous vu le pays de l'eau, celui du feu et de la foudre ?
- Les trois Madame, si seulement j'avais le temps, je prendrai quelques minutes mais je suis bien pressé et de plus il me serait désagréable de vous déranger davantage. Je vous salue bien bas et vous présente mes respects, ce fut un honneur de vous rencontrer. Au revoir, je l'espère. "

Sur ces mots, Yuugiri reprit la route, espérant que son rôle de beau parleur mystérieux ait fait effet. Yuugiri fit quelques pas, puis...

"- Attendez !
- Mademoiselle ?
- Que diriez-vous de me raconter vos multiples voyages ? A mes côtés dans cette voiture ?
- Je n'en suis pas digne Mademoiselle, c'est trop d'honneur.
- Il est très impoli de refuser l'invitation d'une jeune femme, n'avez-vous pas appris cela au cours de vos aventures ?
- J'en suis désolé, je ne vous offense pas plus longtemps, j'accepte avec joie cette invitation. "

Et hop, ça, c'est fait ! Yuugiri embarqua et entama des récits plus faux les uns que les autres que même un gamin ne goberait à l'histoire du coucher. Cependant, le charisme de Yuugiri, son style et sa nouvelle façon de parler semblaient faire son petit effet auprès de la jeune femme qui buvait ses mots. La voiture avançait tranquillement, faisant son petit bout de chemin jusqu'à un village non loin de Bokkoushou. Yuugiri fit ses adieux à la demoiselle qui le rappela en lui demandant quand il repasserait dans le coin. Celui-ci, incertain mais très intéressé, menti de plus belle en disant qu'il quitterait le village dans une semaine s'il était pris, le lendemain s'il était refusé.

"- Alors je vous attendrai là. "

Yuugiri se risqua à l'embrasser, timidement, et ne fut aucunement rejetté, bien au contraire. Ainsi, il repartit vers le village, sans se retourner, le visage au vent. Il ne fallut pas moins de deux heures de marche à Yuugiri pour apercevoir, au détour d'une petite colline, un magnifique village dominé par les montagnes. Un paysage de rêve pour un paisible village somptueux. Le soleil commençait à tomber, illuminant l'ensemble. Yuugiri était à l'heure, les auditions commençaient le lendemain, mais heureusement qu'il avait prévu une marge de sécurité sinon la mission lui passait sous le nez. Pour le moment il n'avait qu'une seule et unique chose à penser, trouver un endroit où dormir. Il devait sûrement y avoir une auberge mais il devait être artiste jusqu'au bout. Et malheureusement, c'est à dire jouer sans argent. Il se mit donc en quête d'une personne qui trainait par là. Il jeta son dévolu sur un homme d'une soixantaine d'année.

"- Monsieur bonsoir.
- Bonsoir, que puis-je pour vous ?
- Eh bien je suis acteur, mon nom est Yuuri, j'ai fait un long voyage pour venir passer les auditions de demain et je n'ai pas d'argent pour dormir à l'auberge, serait-il possible, qu'en échange de service, je puisse bénéficier du couvert dans votre demeure ?
- Je ne sais pas, je ne vous connais pas, pourquoi devrais-je accepter ?
- Vous n'avez que ma parole en garantie, je travaillerez pour vous ce soir, ensuite je passerai mes auditions et je reviendrai travailler jusqu'à ce que ma troupe s'en aille, si jamais je suis pris, sinon je travaillerai le reste de la journée avant de rentrer chez moi.
- Vous me donnerez votre sac que je mettrais dans un endroit sûr, je vous le rendrai à votre départ.
- Faisons ainsi !
- Très bien suivez-moi. "


Le lendemain matin, alors qu'il finissait les quelques tâches ménagèrent, l'homme vint le voir pour lui dire qu'il pouvait partir à son audition, il finirait le travail en rentrant. Yuugiri partit en courant, comme s'il avait hâte de passer son audition, l'occasion de sa vie à ne pas manquer. Il déambulait dans les rues avec le sourire avant de le perdre en voyant la file d'attente, jouant son rôle à fond, déçu qu'il y ait autant de monde car c'était autant de chance de ne pas avoir le rôle. L'air abattu, il alla se mettre à l'arrière de la file. Pour faire passer le temps, il frappa doucement l'épaule de la personne devant lui.

"- Bonjour, Yuuri, enchanté ! "

Tentative pour faire la conversation, fructueuse ou non, il attendait la réponse.


Kiri

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MessageSujet: Re: L'ami ne fait pas le moine (Iwa Vs Kiri) (Daiki, Kaneko, Hanamaru, Yuugiri) Ven 5 Nov - 19:00

La demande de Toubou1 avait été claire et précise : il fallait quelqu'un pour le remplacer et veiller sur Onore-chan2. La jeune miko3 souhaitait avoir sa place dans la pièce de théâtre qu'organisait la prêtresse Okuni en l'honneur d'un des Seigneurs du pays, et Toubou, trop vieux mais surtout trop faignant, avait supplié son jeune disciple d'accompagner la demoiselle dans sa démarche. Pour lui, Onore ne connaissait pas assez bien le monde extérieur et encore moins celui du Kabuki4 pour pouvoir y évoluer sans un jeune garde du corps.

Etsu, qui était précisément le genre de garde du corps qui plait, c'est-à-dire le genre de garde du corps ascendant ninja, parfait pour protéger des jeunes chastes, saisit toute la difficulté de cet exercice quand, quelques minutes après avoir investi ses fonctions et à peine parti chercher un thé à l'actrice en devenir pour tenter de la rasséréner avant son audition, il vit un homme en tout point étrange – comme la plupart des Hommes aux yeux de Etsu, me direz-vous – tourner un peu trop près autour de sa petite protégée.

L'esprit et le chakra en fusions, il observa le petit manège du garçon, essaya de lire sur ses lèvres et s'approcha finalement d'eux, comme une vipère s'approche d'une autre, venin au poing.


- Tiens, ton thé, fit-il en se débarrassant de la tasse tout en dévisageant l'inconnu. Vous êtes qui, vous ? Demanda-t-il en désignant le suspect du menton.

- Dai-san ! Ça va, calmez-vous ! Intervint Onore en le repoussant. Il s'agit de Yuuri, il vient passer l'audition lui aussi, n'est-ce pas Yuuri-san ? Excusez-le, il est apparemment encore plus stressé que moi !

- N'importe quoi... c'est même pas vrai... souffla Etsu en croisant les bras avant de se mettre à bouder.

- Yuuri-san ? Vous venez d'arriver dans le village, non ? Je ne vous ai jamais vu auparavant, et comme j'habite ici et qu'une troupe a débarqué exprès pour préparer et organiser la représentation... eh bien... j'étais en train de me demander si vous n'étiez pas... par pur hasard... si vous n'étiez pas un comédien professionnel en passe de devenir célèbre ??

En attendant sa réponse, les yeux de la demoiselle s'allumèrent et se mirent à miroiter les feux d'une rampe imaginaire sur laquelle elle voyait s'incarner le merveilleux Yuuri, auquel elle attribuait déjà une renommée internationale et futuriste qui, à l'occasion, lui donnait aussi peut-être le titre de première fan incontestable.




1Toubou est le nain shintoïste qui a conduit Etsu sur la voie du shinto et qui l'a entre autre hébergé durant son premier séjour à Bokkoushou.
2Onore est l'assistante de Toubou.
3Une miko est donc... une assistante de prêtre xD
4Traditionnellement, les femmes qui jouent dans un théâtre de Kabuki sont des prostituées qui jouent des rôles de prostituées haha.
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MessageSujet: Re: L'ami ne fait pas le moine (Iwa Vs Kiri) (Daiki, Kaneko, Hanamaru, Yuugiri) Dim 7 Nov - 15:25

La compagnie de cette jeune demoiselle était plutôt agréable mais comme un élément se devait toujours de gacher la fête, un pseudo compagnon fit son apprition, toisant du regard le jeune et futur célèbre acteur. Il se vexait visiblement pour rien, à moins qu'il ne soit épris de sentiments envers la jeune femme qui jetait son dévolu sur Yuugiri, en s'imaginant des folies que même le dernier de la promo à l'académie ninja n'avalerait pas. Le sujet des fantasmes de la demoiselle ne soutint pas le regard de son adversaire très longtemps, la première raison était qu'il ne voulait pas prendre le risque de griller sa couverture si ça tournait au vinaigre, la deuxième raison était que regarder la jeune fille était bien plus plaisant que regarder cet espèce d'énérgumène qui se voulait protecteur.

"- Acteur en passe de devenir célèbre ? Mais je suis déjà célèbre dans mon pays jeune demoiselle. J'espère bien que ma renommée fera un jour le tour du monde et alors, vous pourriez vous vanter de connaître personnellement Yuuri. D'ailleurs je sens en vous un gigantesque potentiel, vous pourriez devenir au moins aussi célèbre que moi et qui sait, peut être un jour écumerons-nous les scènes du monde côte à côte ? Ah, excusez moi je dois y aller, c'est mon tour d'auditionner pour le rôle masculin. "

Yuugiri fit un baise main à la jeune fille en la regardant de son regard le plus séducteur, Yuugiri ne se souvenait pas avoir eu autant de succès avec les femmes de toute sa vie pourtant là, en une semaine, c'était festival !
Yuugiri rentra dans la bicoque servant à passer les auditions, très honnêtement, il était à présent dans une situation délicate, il lui fallait obtenir la place pour mener à bien sa mission. Bien entendu s'il ne l'obtenait pas, il pourrait toujours suivre le convoi à distance mais ça serait nettement plus facile d'être dans la troupe. Il se présenta aux personnes devant l'évaluer.

"- Bonjour, je suis Yuuri, je viens auditionner pour le rôle masculin. "


Yuugiri ressorti une petite demi heure plus tard avec la banane, son entretien s'était très bien passé, la partie pratique avait fait son effet et il avait eu un rendez-vous le lendemain matin à la sortie du village à dix heures pétantes pour un petit voyage. Le lendemain, à dix heures pétantes, Yuugiri était là, prêt à partir avec la troupe. Yuugiri savait très bien où ils allaient même si personne ne lui avait dit, certainement que le petit mot du chef de troupe se ferait entendre avant le départ, ou avant de démarrer la pièce. On avait donné à Yuugiri son rôle et son texte, il n'avait que deux jours pour l'apprendre. Lui qui n'était pas vraiment du genre "par coeur", ça risquait de cogner un peu. Tant pis, il se forcerai et peut être quelqu'un viendrait apprendre avec lui. C'est d'ailleurs sur le chemin, alors qu'il marchait à côté du convoi en apprenant son texte qu'il laissa le papier de côté. Les répliques avaient du mal à rentrer au bout d'un certain moment et là, c'était trop. Il lui fallait une pause ou de l'aide...


Kiri

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MessageSujet: Re: L'ami ne fait pas le moine (Iwa Vs Kiri) (Daiki, Kaneko, Hanamaru, Yuugiri) Mar 9 Nov - 1:39

- Il est célèbre... souffla Onore.

- C'est un étranger, souligna Etsu en fronçant les sourcils.

- Il m'a baisé la main...

- …

La charrette avançait et, avec elle, toute une troupe d'artistes et de monteurs.
Un jour ne s'était pas écoulé depuis sa rencontre avec Yuuri et Onore n'arrivait décidément pas à parler d'autre chose, même lorsqu'elle était censée travailler son jeu d'actrice.


- Tu devrais apprendre ton texte, reprit Etsu, toujours aussi terre-à-terre.

- Ah... Oui... Je devrais, mais je suis beaucoup trop excitée ! Vous ne vous rendez pas compte, Dai-san, je vais jouer aux côtés d'un acteur célèbre, et tout ça grâce à Okuni-sama !

Etsu souffla, exaspéré, et commença réellement à comprendre pourquoi ce satané nain avait préféré l'envoyer lui s'occuper de tout ce merdier ennuyeux. Il aurait pu jurer que le vieillard savait d'avance que Onore tomberait amoureuse du premier pseudo-acteur venu et, même s'il ne pouvait pas en vouloir au vieux chnoque d'avoir voulu échapper quelques jours aux rengaines fanatiques de la jeune fille, il promettait de lui faire tout payer au triple dès son retour.

De plus, le cortège prenait la direction des terres du seigneur Tokugawa et, même si Etsu ne le connaissait pas spécialement et n'avait rien d'autre contre lui que l'appréhension de tout bon paranoïaque, il savait déjà qu'il le détestait, comme n'importe lequel des gros riches hautains et cupides de ce monde.

- Pourquoi vous n'avez pas accepté le rôle que vous a proposé Okuni-sama ? Ça aurait pu vous détendre un peu, peut-être.

- Je suis pas tendu, OK !? S'énerva le ronin avant de reprendre son calme. Et il est hors-de-question que je satisfasse les fantasmes d'une prêtresse azimutée et d'un seigneur pervers...

- Hmm... Vous auriez pu être vachement mignon en geisha des rues...

- Kssss... siffla-t-il pour tout dénigrement avant de provoquer les rires de la demoiselle.

La bonne humeur les accompagna une heure durant, jusqu'à ce que Onore bondisse hors de la charrette, prétextant qu'elle voulait aller trouver Okuni pour lui parler d'un passage de sa scène. Elle abandonna donc Etsu là, après que celui-ci lui ait dit de faire attention et, évidemment, en remontant le cortège à l'envers, elle tomba sur le merveilleux Yuuri en pleine lutte avec son texte. Bien entendu, ses yeux se mirent de suite à étinceler et elle s'approcha de lui, lui parla, lui posa tout un tas de questions sur son personnage, sur les scènes qu'il avait joué dans le passé, sur ses collaborations, bref... tout un tas de trucs qu'une fanatique demande à son idole.


Les heures et les kilomètres défilèrent sans que Onore ne s'aperçoive de rien, ce qui n'était pas le cas d'un certain homme, à quelques charrettes de là, les narines crachant des fumées ocrées1 dans lesquelles on pouvait lire : « Attention, je suis très, très énervé ! »



1C'est du chakra, en fait.

NB : Je fais exprès d'être dans la provocation pour t'embêter un peu haha \o
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MessageSujet: Re: L'ami ne fait pas le moine (Iwa Vs Kiri) (Daiki, Kaneko, Hanamaru, Yuugiri) Jeu 25 Nov - 21:26

Poser son texte ne fut pas la meilleure idée qu'eut Yuugiri depuis le début de son aventure. Se retrouver face à autant de questions n'était pas franchement le meilleur moyen de se couvrir efficacement, il devait penser à chaque instant à ce qu'il avait déjà pu dire avant afin de ne pas s'embourber dans des histoires sans queues ni tête mais surtout sans aucune cohérence... La jeune fille était avare de gloire et pleine d'admiration devant un pseudo acteur inconnu, pourtant, trois mots avaient réussi à donner l'image contraire. Il accepta donc la conversation quelques minutes mais y mit rapidement un terme, pretextant la fatigue et le souhait de trouver une couchette pour se reposer quelques heures. Avec un peu de chance il pioncerait suffisament de temps pour se réveiller quand elle dormirait et ainsi, il aurait l'opportunité de travailler son texte. Il fallait aussi qu'il songe à la façon de mener à bien sa mission, même s'il avait absolument besoin d'avoir un aperçu du terrain pour se décider.
Un collègue de troupe eut l'amabilité de lui prêter sa couchette et Yuugiri put enfin se laisser aller dans les bras de Morphée (qui n'existe certainement pas au japon d'ailleurs).

Pendant ce temps le convoi effectua son petit bonhomme de chemin à travers les routes sinueuses des montagnes avant de s'arrêter dans un village modeste mais très sympathique au demeurant. Yuugiri se tourna vers les "organisateurs du voyage", légèrement perdu.

"- Et maintenant ? Où allons-nous ?"


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MessageSujet: Re: L'ami ne fait pas le moine (Iwa Vs Kiri) (Daiki, Kaneko, Hanamaru, Yuugiri) Ven 26 Nov - 18:26

La réponse à la question que posa Yuugiri Shitei aurait pu être la suivante : là où se trouvent la délégation d'Iwa, composée du taishou Kaneko Hige, de ses gardes du corps les frères Kuze, du conseiller Misao Sanzashi ainsi que d'un jounin assigné à sa protection et répondant au nom de Hanamaru Hyouzo. Le cortège venait d'arriver dans la demeure du seigneur Tokugawa, et on le faisait actuellement patienter dans la cour intérieure, le temps que les serviteurs annoncent la visite à leur maître.

La bienséance leur dictait d'attendre sagement qu'on revienne les chercher, Kaneko était aussitôt parti fureter aux alentours, et avait fini par s'accroupir au bord d'un petit bassin où nageait une demi-douzaine de carpes. Il s'amusa intérieurement du ballet qu'elles dansaient en virevoltant au fond du bassin, se croisant sans cesse sans jamais se percuter. La main ouverte au-dessus de l'eau, paume vers le bas comme pour guetter le moment propice où saisir le vigoureux poisson, le nekonin restait attentif au reste de son environnement. Ce fut donc lui qui surprit Ginjiro Kuze - à moins que ce ne fut Genjiro, tant il avait un mal à les reconnaitre - en répondant à la question que celui-ci allait poser.

"C'est bon, je ne fais rien de mal."
"Que faites-vous ?" demanda quand même le jounin, puisque la réponse de son supérieur ne lui convenait finalement pas.
"Taisez-vous et observez," intima Kaneko d'une voix plus basse, presque un murmure.

Soudain il plongea sa main dans l'eau, dans un mouvement si précis qu'il ne produisit pratiquement aucun remous. Il la ressortit aussitôt, pleine de rien, hormis les gouttes d'eau collées sur sa peau.

"Mince, je l'ai manquée..."

Il se releva et rejoignit le reste de la délégation, qui pour la plupart s'étaient amusé de l'échec du taishou. Sauf Misao Sanzashi, qui lançait un regard sévère au jeune ninja.

"Nous sommes en visite officielle, pas venus faire mumuse dans le parc d'Iwagakure. Tâchez de tenir votre rang, Hige-taishou."
"Oui, Sanzashi-san," obéit Kaneko, qui avait encore de lourds progrès à faire en matière d'étiquette, et il le savait.
"Il faut absolument que nous obtenions le soutien de Tokugawa si nous ne voulons pas que le peuple gronde trop fort. Si nous échouons, alors Iwa sera seul à se sacrifier au nom du pays de Tsuchi, et les Iwajins n'aimeront pas ça. Cela m'ennuierait qu'on fasse tout capoter à cause d'une carpe."
"Je comprends, je comprends."

Ils restèrent donc tous là, dans des positions d'attente plus ou moins figées. Le serviteur qui les avait accueillis revint pour leur annoncer que le seigneur Tokugawa, se préparait à venir leur souhaiter la bienvenue. Trop aimable, se dit le nekonin, qui avait toujours fréquenté des gens chez qui on pouvait s'installer comme ça, sans même y être invité. Depuis longtemps il avait banni cette austère bienséance, au profit de la chaleur et de la sincérité des familiarités, et tout ce protocole le dépassait. Chez Chan-chan, qui vivait dans la demeure des Sakai, il pouvait rentrer et rejoindre directement les appartements de son ami, du moment qu'il disait bonjour à toutes les personnes qu'il croisait, et qu'il restait poli et courtois. La réciproque était également vraie, bien que Chan-chan avait peu de chances de tomber sur grand monde dans le petit appartement de Kaneko. Mais bon, il fallait se faire une raison. A mesure qu'on grimpait les barreaux de l'échelle sociale, on s'éloignait des gens situés à la même hauteur que nous. L'expression de "montagne sociale"1 lui était plus parlante. Le peuple en constituait la base, et une poignée de dirigeants en était le sommet, de sorte que les montagnes étaient de plus en plus éloignées les unes des autres à mesure qu'elles devenaient hautes.

Les minutes passèrent, et Kaneko finit par rompre le silence.

"J'ai entendu parler de clans parmi les plus puissants du village, qui contesteraient le gouvernement actuel. Vous en savez peut-être plus que moi."
"C'est à Kiyoshi-san qu'il faudrait demander ça. Je suis au courant de certaines choses, notamment des familles impliquées..." Il jeta un bref regard en coin à Hanamaru Hyouzo, chargé de sa protection, nul doute que celui-ci entendit la conversation, tout comme le nekonin remarqua le regard en coin.

"... Mais ce n'est ni le moment ni l'endroit pour parler de cela. Haaa ! Ieyasu, mon vieil ami !!" s'exclama Sanzashi en ouvrant ses bras pour saluer le seigneur Tokugawa qui venait enfin à leur rencontre, accompagné de sa suite.

Après les blablas d'usage, les deux vieux amis discutèrent du passé, de choses et d'autres. Visiblement, le seigneur était parfaitement au courant que Kaneko n'était pas kage - d'ailleurs il refusait d'en porter la robe et le chapeau - aussi il considérait ouvertement Misao Sanzashi comme la personne à qui s'adresser. Chose qui arrangeait la tranquillité du nekonin, dans un premier temps. Quand la discussion devint plus sérieuse et que le sujet de leur venue fut abordé, Tokugawa les invita à le suivre dans son bureau. Ils pénétrèrent dans la demeure féodale, et ressortirent dans un petit jardin, dans lequel on fit patienter les trois gardes du corps, mais en leur laissant leurs armes. Misao Sanzashi et Kaneko Hige disparurent, avec le seigneur, dans le bureau de ce dernier...

1. Kaneko, comme la plupart des gens en dehors du pays du Vent où quelques civilisations perdues en avaient laissé des ruines, n'avait jamais entendu parler de pyramides.


Dernière édition par Kaneko Hige le Sam 27 Nov - 16:31, édité 1 fois


Iwa

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MessageSujet: Re: L'ami ne fait pas le moine (Iwa Vs Kiri) (Daiki, Kaneko, Hanamaru, Yuugiri) Sam 27 Nov - 4:53

« C'est à Kiyoshi-san qu'il faudrait demander ça. Je suis au courant de certaines choses, notamment des familles impliquées... »

Quel manque de tact et de subtilité de la part de Sanzashi. Il n'y avait aucun doute que les deux hommes discutaient de son propre clan. L'avait-on réellement assigné à cette mission pour la protection du nouveau dirigeant, Kaneko Hige? Certe, maintenant qu'il portait le titre de Shin'Rai, cette tâche lui semblait toute désignée. Toutefois, depuis les derniers évènements, il en était venue à douter de tout le monde. Tout le monde, exception faite de Ginjiro. Hanamaru avait toujours cette désagréable impression qu'on lui cachait quelque chose. Quelque chose d'important. Le seigneur Tokugawa fit finalement son apparition, accompagné de sa suite. Les trois hommes discutèrent un moment ensemble, puis le seigneur invita Kaneko et Sanzashi à le rejoindre dans son bureau. La petite troupe pénétra dans la demeure jusqu'à un petit jardin, où on fit patienter les trois juunin en charge de la protection de Kaneko et de Sanzashi, durant l'entretien, qui devenait visiblement plus sérieuse.

Les trois hommes demeurèrent silencieux un bon moment, observant les alentours. Le jardin était petit, mais jolie. Un petit étang longeait la bordure de l'endroit parsemé de fleurs tropicales d'une rareté presque inédite. Genjiro s'adressa aux deux autres, au moment ou le jeune Hyouzo s'intéressait à une orchidée particulièrement grande pour cette saison

« Alors vous deux, pas trop déçus d'être exclus de l'entretient? »
dit-il, arborant un subtile sourire en coin.

« Plus ou moins. L'intérêt me semble limité. » Répondit son frère jumeaux. L'honnêteté de l'homme était discutable aux yeux de son frère. Après tout, il était particulièrement conscient du désir de tout connaître de Ginjiro-san. Ce désir était connue et partagé par Hanamaru.

« Moi par contre, je suis curieux. Qu'est ce qui nécessite de mobiliser autant de forces, en temps de guerre? N'est-ce pas louche? »

La question demeura en suspens et le silence refit surface. Il n'y avait donc, pour les trois hommes, rien d'autre à faire que de patienter la fin de la discussion entre le seigneur Tokugawa et les deux dirigeants d'Iwa.
Invité



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MessageSujet: Re: L'ami ne fait pas le moine (Iwa Vs Kiri) (Daiki, Kaneko, Hanamaru, Yuugiri) Jeu 2 Déc - 15:56

La négociation du traité s'était plus apparentée à une discussion triviale entre hommes de bonne volonté, aussi Kaneko était parfaitement détendu en sortant de l'entrevue avec le seigneur Tokugawa. Bon, il avait dû faire certaines promesses qu'il aurait rectification, qu'Iwa aurait du mal à tenir s'ils ne sortaient pas vainqueurs de cette Grande Guerre1, notamment l'engagement à dévouer les forces Iwajins - ou ce qui en resterait - à la réparation des dommages causés par d'éventuels affrontements sur le sol de Tsuchi. Reconvertir des ninjas dans la maçonnerie : nul doute que Kayama le tuerait pour de bon, cette fois. Autrement dit, le deal n'était plus d'empêcher l'ennemi d'entrer dans Iwagakure, mais de gérer également la totalité du territoire de la Terre. Le challenge passait de veiller sur la porte d'entrée du manoir, à protéger chaque parcelle de l'immense propriété alentour. Hors en dehors des montagnes, Tsuchi n'était que plaines fertiles parsemées de culture, et si Kiri s'en prenait à cet immense grenier, Iwa risquait tout simplement de devoir affronter un ennemi bien plus mortel et démoralisant que toutes les armées shinobi rassemblées : la faim.

En bon chasseur, Kaneko Hige avait ainsi outrageusement négligé toute notion vaguement agricole. De toute façon, s'ils entrent sur notre territoire, on les défonce, dictait le félin en lui. Donc ça ne changeait rien au problème, du moins en ce qui le concernait. Mais pour des seigneurs propriétaires de nombreuses terres comme Ieyasu Tokugawa, cela avait plus que son importance. L'ardeur qui animait la résolution du nekonin avait impressionné le vieil ami de Misao Sanzashi, et celui-ci était convaincu aussi bien des conséquences bénéfiques et néfastes d'une aide militaire de sa part - même si uniquement à but défensif - que du fait que, si les choses tournaient mal, Iwa ne les abandonnerait pas à leur sort. Et l'alliance avait été conclue sur ces entrefaits.

*** *** ***


Kaneko sortit de la demeure de Tokugawa et s'approcha de la troupe de jounin en sifflotant une mélodie pourtant guilerette, mais composée de dissonnances si flagrantes que les frères Kuze ne purent retenir une grimace d'irritation.

"L'alliance entre le seigneur Tokugawa et le village caché d'Iwagakure vient d'être officialisée, messieurs," les informa-t-il tout en ouvrant un flacon d'uisukii et en le levant au ciel. "Kampai !"

Il but une brave gorgée2, et fit passer son flacon. Prévoyant, une fois n'est pas coutume, il avait roulé plusieurs cigarettes sur la route, et l'une d'elles était apparue au coin de ses lèvres et grillait déjà en dégageant une odeur du genre à réveiller les narines en mettant le feu à leur lit. Une nouvelle variété de tabac que le nekonin avait souhaité découvrir, verdict : la vache, dix-mille fois trop fort, mais parfait pour une nuée ardente ! Toujours est-il que, pas si prévoyant que ça, il n'avait pas d'autre tabac avec lui, et ne se sentait pas d'en demander un plus apaisant au seigneur. Un chat se débrouille avec ce qu'il a.

Passées les premières effluves incendiaires, le taishou souhaita se ballader dans le jardin de Tokugawa, car ce dernier lui en avait accordé l'autorisation, à condition de cesser de pêcher des carpes à tout va. Il demanda au jeune Hanamaru de l'accompagner. A l'impératif. Les deux Iwajins s'en allèrent flâner dans le jardin, que le nekonin se contentait de contempler, laissant aux poètes le soin de décrire l'harmonie qui y régnait...3

*** *** ***


Le soir même, un évènement joyeux autant que solennel devait avoir lieu. Une prêtresse et sa troupe de comédiens devaient venir donner une réprésentation théâtrale privée chez le seigneur Tokugawa, et celui-ci avait grâcieusement invité la délégation Iwajin. Ieyasu possédait son propre théâtre, dans une aile de son château, et quelques paysans avaient été conviés, même s'ils devaient restés agglutinés au fond de la salle. Des courtisans occupaient les premières places, ainsi que le balcon intérieur qui surplombait la grande pièce, où trônait la scène.

Le seigneur Tokugawa était assis dans son fauteuil personnel, au milieu du premier rang, de sorte que toute la scène s'offrait à lui. Misao Sanzashi assistait au spectacle à sa droite, place assignée à un vieil ami, et à côté de lui Hanamaru continuait de veiller à la protection de l'ancien Sage d'Iwa. Kaneko Hige s'était dit qu'en plus, le jeune apprécierait le spectacle à son juste titre, au moins. Des gens qui gigotent dans tous les sens, très peu pour lui. Il avait insisté pour pouvoir regarder de loin, insulte à son rang de taishou mais tant pis, et surtout près de la fenêtre, où il pourrait fumer et boire tranquillement, et le cas échéant conter fleurette à une courtisane peu farouche en comparant les reflets de sa chevelure à ceux de la lune sur un ruisseau, ça marchait pas mal. Et de là où il était, il avait certes un oeil sur l'extérieur plongé dans la nuit, mais il pouvait surtout garder l'autre pour avoir une vue d'ensemble sur la scène, laquelle englobait, pour Kaneko, l'ensemble de la salle. De chaque côté de la pièce, également sur le balcon, les frères Kuze étaient postés et avaient leurs deux yeux braqués sur l'étage en-dessous. Cinq yeux sur six, ça suffisait pour surveiller efficacement, non ?

*** *** ***


Les premiers coups de tambour retentirent, annonçant le début de la représentation, et le silence se fit. Le rideau s'écarta. Et l'histoire se déroula. L'Histoire aussi, d'ailleurs...

1. Pas pour ça qu'on va creuser des tranchées, rassurez-vous.
2. Une gorgée peut être brave, si si. J'invite à l'apéro tous ceux qui en doutent.
3. Pour la ballade dans le jardin, c'est par ICI !


[Edit HRP : J'ai pris l'initiative d'avancer le schmilbick, et d'arrêter de tourner autour du pot. A partir de maintenant, peu importe qui poste à suivre, mais ce serait plus logique que ce soit Yuu' ou Daiki.]


Iwa

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MessageSujet: Re: L'ami ne fait pas le moine (Iwa Vs Kiri) (Daiki, Kaneko, Hanamaru, Yuugiri) Sam 4 Déc - 16:25

Le grand rideau céda sa place à une fresque gigantesque, merveilleuse peinture de la façade d'une maison sur laquelle régnait en seul maître une fenêtre ouverte sur les fleurs des arbres d'un petit verger où se régalaient à chanter des oiseaux imaginaires, volant doucement sur un tendre air de flûte dont les notes chatoyantes finissaient par bercer les derniers bavards du public.

L'éclairage, aussi bien dompté que l'incandescence d'Amaterasu1, se mit à pivoter et à dévaler la peinture de fond pour venir habiller de lumière une chaise centrale et un kimono entrouvert qui présentait à l'obscurité des spectateurs deux membres nus et opalins.

Cette même obscurité, qui avait cet avantage non-négligeable de cacher les bouches baveuses de la gente masculine de l'assistance, obligeait chacun et chacune à maintenir toute son attention sur la Oiran2 qui croisait et décroisait ses jambes lumineuses en silence et faisait langoureusement battre son éventail devant sa bouche que tous imaginaient magnifiquement pulpeuse.

La scène aurait pu s'inscrire indéfiniment dans le temps, tel un chef d'œuvre préraphaélite, si seulement après quelques secondes passées éternellement plongées dans les yeux bleus de la prostituée, un homme que l'on sut immédiatement être samouraï n'avait pas surgi hors de la nuit des coulisses, une immense ombrelle à la main, et n'était pas venu s'agenouiller devant la belle pour lui conter fleurette jusqu'à ce que le deuxième décors, celui d'un rendez-vous romantique au bord d'un lac où la lune étincelait mille fois, vienne se substituer au premier.


Les amoureux s'échangèrent langues et flammes longtemps, jusqu'à ce que le samouraï accepte enfin de faire sonner son argent et qu'au moment où la Oiran posait sa main sur le revers qui habillait encore sa poitrine, un groupe entier d'hommes aux épées surdimensionnées et aux maquillages équivoques jaillit à son tour hors des coulisses et commence à menacer les délicats amants.


Les ténèbres avaient empoignées tout le théâtre d'un coup soudain et revêtait le moment d'un effet des plus profondément noirs ; tous savaient, acteurs et spectateurs, qu'il se jouait devant eux la scène cruciale de tout l'acte et qu'il découlerait de cet affrontement une issue tragique qui marquerait à jamais le cours des vies de chacun des protagonistes.

Il aurait été évidemment facile pour un quelconque esprit malintentionné de profiter de la passion générale accordée à l'importance de cette scène pour accomplir sa basse besogne, qui n'aurait certainement aucun mal à passer inaperçue dans l'obscurité et l’obscurantisme des esprits de la masse insouciante de gens captivés par la lumière scénique.


***




La lourde atmosphère qui régnait dans le théâtre était palpable jusqu'à l'extérieur de la bâtisse, où se tenait un Daiki Etsu toujours autant répugné par l'entassement excessif d'odieux personnages et personnes et par l'idée simple d'acquérir un peu plus de culture générale ; deux choses qui agissaient sur lui comme deux véritables super-répulsifs, et ce à plus forte raison depuis qu'il avait quitté sa tendre retraite à pensée3.

Il y avait donc trop de gens dans le théâtre et le scénario était trop fleur-bleue pour un grand misanthrope comme Etsu, qui s'était convaincu que sa protégée n'avait absolument pas besoin d'être surveillée une fois sur scène.
En réalité, il s'était surtout laissé convaincre par les formes trop suggestives qui s'étaient offertes à tous les yeux dès le levé de rideau et qui l'avaient forcé à se replier à l'extérieur, là où les bouffées d'airs étaient moins hormonales que naturelles.

Il était d'ailleurs encore en train de s'essuyer le nez4 quand un cri horriblement aiguë et sinistre transperça la plénitude du moment et le fit outrageusement sursauter...





1 Image poétique faite par votre très cher narrateur pour tout simplement comparer l'éclairage au soleil.
2 La quintessence dans l'art de la prostitution (ne me demandez pas comment je le sais).
3 Il s'agit du Mont Seisujinken, puisque ce RP se passe après.
4 Non, c'est pas rhume.


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: L'ami ne fait pas le moine (Iwa Vs Kiri) (Daiki, Kaneko, Hanamaru, Yuugiri) Mer 22 Déc - 17:57

Le moment d'entrer en scène approchait pour Yuugiri, tout comme pour Yuuri... Yuugiri, qui voulait de plus en plus se spécialiser dans l'infiltration/renseignement et désirait également être à la tête d'une unité d'éclaireurs, se trouvait à un moment clef. Serait-il capable d'accomplir sa mission sans se faire choper ? Serait-il capable de ne pas se faire démasquer avant le bouquet final ? Tout ça semblait bien partit. Cependant, le plus dangereux restait à faire. Il fallait maintenant qu'il arrive à envoyer un petit truc dans le coup du seigneur et faire en sorte qu'il clamse vite et bien. Bien entendu Yuugiri avait pensé à tout et avait donc, en tant que professionnel qu'il était, oublié le poison qui aurait pu lui être bien utile. Il lui faudra donc viser juste et bien, il n'aurait certainement droit qu'à une seule tentative.

Yuugiri devait préparer son terrain rapidement il n'allait pas tarder à faire son baptême des planches. Dans les coulisses, qui étaient assez impressionnantes pour un si petit théâtre, il se creusa les méninges tout en se répétant son texte pour être crédible.
Sur scène, la tension était imperceptible, chaque acteur semblait connaître son rôle sur le bout des doigts et tout le monde se sentait prêt. Yuugiri, stressé par la scène, ne put s'empêcher d'aller prendre un petit bol d'air frais de quelques secondes. Il revint rapidement, prêt à monter sur scène et rentrant totalement de son personnage, entama son texte sans faute lorsque le metteur en scène le jeta sur les planches.

"- Excusez-moi ! Alors comme ça, on attend pas Haki ? Il me semble pourtant que, en tant que chef de cette escorte, je devrais être le premier averti de l'heure de départ non ? Quand bien même nous n'escorterions qu'une putain !
- C'est pourtant le cas Monseigneur, votre équie est là, à cette heure précise que vous semblez avoir eu en tête puisque vous voici, et effectivement, voici la putain en question.
- Très bien ! Je souhaitais voir si vous suiviez. Où se cache donc mon second ? SECOND ! Ah ! Le voilà qui arrive ! Oserions-nous vous demander où vous vous trouviez pour être à ce point en retard ? "

Yuugiri excellait dans son rôle, de même que ses camarades de scène et, à eux tous, ils imposaient le silence dans la salle. Yuugiri profitait de sa place pour voir ses possibilités de fuite. Un balcon surplombait la salle mais ce n'était certainement pas par là qu'il partirait. Il restait deux portes, une qui donnait sur l'intérieur de la propriété, celle par laquelle ils étaient rentrés dans la salle. Restait la porte située à l'opposée. Elle donnait sur l'extérieur puisque c'est par là qu'on sortait pour la pause cigarette. Yuugiri avait choisi, s'il passait par l'intérieur on lui bloquerait facilement la route, par l'extérieur, bien que ce soit probable ça serait plus aléatoire. Yuugiri allait bientôt sortir de scène. Il mémorisa avec précision où se situait la cible à abattre et aussi le nombre de pas depuis le bord de la scène d'où il lançait sa tirade jusqu'à la sortie vers les coulisses. Il prit soin d'analyser la trajectoire parfaite à suivre de la scène jusqu'à la porte, car bientôt, il n'y verrait plus grand chose.

Yuugiri sortit de scène pour laisser la place à ses collègues qui montaient les uns après les autres. Il profita de cet instant pour executer la technique de son village qui serait parfaite pour effectuer son mauvais coup et filer en douce. Il se saisit aussitôt des trois senbons qu'il avait sous sa tunique marron foncée et suivant précisément l'itinéraire qu'il avait visualisé, se mit à courir en direction du seigneur. Visualisant sa cible, il sauta, jeta les pointes, en espérant viser le coeur et la gorge en un même lancé. Il était expérimenté, c'était faisable, surtout avec trois projectiles. Continuant dans son élan, il attérit juste devant la scène, se rua vers la porte avant que les gens ne soient sorties et la folle course démarra. Il fallait courir vite et loin, chercher un endroit avec du couvert pour se dissimuler si besoin est, seulement la montagne et Yuugiri, ça faisait deux. Il choisit de descendre le flanc de la colline, en espérant trouver un endroit où se cacher.

Dernière ligne droite...

Il était dehors, encore quelques minutes de courses et il pourrait respirer. Encore fallait-il que tout se soit bien déroulé comme prévu... Auquel cas il faudrait retourner sur place pour achever le travail, quitte à se faire attraper.



Kiri

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MessageSujet: Re: L'ami ne fait pas le moine (Iwa Vs Kiri) (Daiki, Kaneko, Hanamaru, Yuugiri) Lun 10 Jan - 9:40

Le théâtre l'avait toujours ennuyé. En vérité, c'était plutôt l'inconfort qui l'habitait lorsqu'il se trouvait engloutit au sein d'une masse de spectateur plutôt que le théâtre en lui même qui l'ennuyait. Il ne pouvait s'empêcher de réfléchir à la gêne qu'il ressentirait, s'il était à la place d'un des comédiens. Le jeune ninja avait été assigné à la défense de Misao Sanzashi et bien qu'il faisait office de garde du corps, il se sentait tout petit, assied à ses côtés. Sans compter qu'il se trouvait par la même occasion à proximité de non seulement Misa mais aussi du seigneur Tokugawa. Il n'avait osé addresser la parole à aucun d'eux. De toute façon, contrairement à Hanamaru, l'homme semblait bien absorbé par la pièce, démontrant son intérêt avec quelques expressions faciales adéquates aux sentiments transmis par les comédiens. L'esprit du jeune Hyouzo, lui, réfléchissait à tout et à rien. Particulièrement à tout et plus souvent qu'autrement à l'entretien qu'il avait eu avec Kaneko. Le haussement de ton brusque d'un des comédiens concentra toutefois momentanément son attention vers la scène qui se déroulait devant lui.

« SECOND! » Le comédien criait, s'adressant à un autre personnage. Comme il n'avait réellement été attentif, il n'aurait su dire pourquoi. Étrangement toutefois le comédien en question s'attardait un petit instant bien qu'il semblait en avoir terminé avec sa partie. Il analysait la salle d'un regard fuyant, de la même façon qu'Hanamaru l'analysait lui, comme si il y cherchait quelqu'un ou quelque chose. Cherchait-il sa copine du regard, dans la salle? Puis le regard analyseur du comédien semblait finalement trouver sa cible : le siège juste à sa gauche, Hanamaru en était sûr. Aux yeux de Hana', ce n'était pas le regard d'un personnage excessivement émotif, ni même celui d'un comédien à la recherche d'une connaissance au sein de la salle. Sanzashi-sama plissait maintenant des yeux, comme si il avait remarqué l'intérêt qu'on lui portait, lui aussi. L'inquiétude du juunin décupla lorsque l'attention du comédien dévia vers une porte qui paraissait mener vers l'extérieur. Que se passait-il...? Il réfléchissait à un moyen d'avertir Kaneko et son ancien sensei, lorsqu'un épais brouillard inonda la pièce instantanément.

Il était trop tard et il n'avait plus le temps de réfléchir. Brusquement et aussi vivement qu'il le pu, Hanamaru se dressa devant Misao pour le couvrir, l'agrippant par les épaules et le plaquant au sol, se retrouvant le dos légèrement recourbé, à moitiez devant le siège de Misao et celui de Tokugawa. Aussi soudainement que le brouillard s'était levé, une violente éclaboussure de sang lui gicla au visage et une autre lui aspergea la main droite. Ce n'était toutefois pas son propre sang.

« ... merde! » siffla de colère Hanamaru, entre ses dents. Il s'était complètement gouré : l'assassin camouflé en comédien ne visait pas Misao, mais Tokugawa. L'homme gisait maintenant immobile sur son siège, la gorge et le cœur transpercés par de longs senbon. Il était mort, il n'y avait aucun doute. Il savait qu'à cet instant, Gin' et les autres s'élancerait vers la scène du crime et non vers l'assassin qui fuyait. Il était le seul à être en bonne position pour rattraper l'assassin et probablemet le seul qui avait remarqué l'attention qu'il avait porté à la porte à l'avant gauche de la salle, un moment auparavant. « Restez planqué, Misao. » chuchota t-il à l'homme, juste avant de s'élancer, le cœur ensevelit sous la colère, vers la dite porte.

La porte claqua derrière Hana' qui se ruait vers l'extérieur, à la poursuite de l'assassin, loin devant lui. La silhouette de sa proie fuyait vers le flanc de la colline, à proximité du théâtre. L'endroit était surplombé par plusieurs grands cerisiers. Comme le théâtre se trouvait sur une colline, une pente à pique haute d'une demi centaine de mètres se trouvait à l'extrême opposé de la porte. Visiblement c'était exactement l'endroit qu'espérait atteindre l'assassin. Par peur de perdre le tueur de vue , le jeune Hyouzo accéléra la cadence jusqu'au maximum que son corps sous l'effet de l'adrénaline lui permettait, ce qui s'avérait étonnement rapide. Tout en sprintant, le ninja malaxa son chakra, puis bondit.

-Suiton : Suishouha!


La colonne d'eau qui venait de jaillir du sol sous ses pieds en même temps qu'il bondissait le propulsa vers sa cible qui avait entamer la descente du flanc de la montagne, Kunai à la main. Pour la première fois il se jetait tête première dans un combat, sans même le moindre plan. Il allait devoir improviser.

[HRP] Je me suis permis de dessiner avec paint l'endroit comme je me l'imaginais, si ça ne te cause aucun inconvénient, Yuu' :



Légende :
-Les lignes brunes, c'est la délimitation entre le terrain plat (le blanc) et le début de la descente à pique (le flanc de la montagne).
-Le petit carré bleu, c'est toi qui fuit vers la falaise!
-Le cercle bleu c'est la colonne d'eau, qui me sert à me projeter.
-Le cercle orange c'est moi et la flèche c'est la direction de mon bondissement, amplifier par l'eau qui m'a projeté.
-Les triangles roses c'est les différents cerisiers.[/HRP]

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MessageSujet: Re: L'ami ne fait pas le moine (Iwa Vs Kiri) (Daiki, Kaneko, Hanamaru, Yuugiri) Lun 10 Jan - 22:59

Le propre du hasard, c'est qu'il a tendance à vous réserver d'énormes surprises. En l'occurence, rien n'aurait pu préparer le nekonin Kaneko Hige à faire une telle rencontre, en un tel lieu, en un tel moment.

La pièce s'était globalement bien déroulée, et il n'aurait pas su franchement en dire plus, tant le théâtre l'ennuyait. Posté près de la fenêtre qui permettait aux rayons lunaires d'éclairer la scène, la plongeant dans une ambiance éthérée à souhait, il avait alterné entre une surveillance discrète de l'assemblée installée à l'étage d'en-dessous, et une évasion spirituelle vers l'infini du ciel étoilé, aidé d'un peu d'uisukii. Et puis le brouillard s'était levé. A l'intérieur.

On n'y vit plus à un mètre, et Kaneko compta aussitôt sur son ouïe excellente pour voir ce qui clochait. Mais même avec une oreille aussi précise que celle d'un chat, il y avait trop de tumulte pour qu'il put entendre quoi que ce soit d'utile. Hormis un claquement de porte au bout de quelques courtes secondes.

Il entendit aussi Misao Sanzashi appeler à l'aide : le seigneur Tokugawa venait de s'effondrer. Les salauds, on les a pas vu venir !

"Hanamaru, protège Sanzashi-san !!" hurla-t-il, mais déjà la porte claquait de nouveau, et aucun Hanamaru ne lui répondit.
"J'y vais !" répondit Genjiro, qui avait vite compris la situation, lui aussi.
"Très bien. Ginjiro-san, gérez la panique ! Je pars en chasse !

Il sauta par la fenêtre et se retrouva dans la cour du domaine, quatre mètres plus bas. Au détour du bâtiment il aperçut une silhouette courir au loin, certainement Hanamaru qui avait pris le fugitif en chasse. Il commença à vouloir le rattraper, mais une autre silhouette, plus proche et surtout beaucoup plus précise, l'arrêta.

Non, franchement, c'était pas le moment. Il avait déjà une proie à poursuivre, et voilà qu'il tombait sur plus appétissant. Non et puis sérieusement, tout basculait en un chaos pas possible, et surtout pas du tout souhaité, et l'autre était là, à regarder bêtement Hanamaru s'en aller courir après l'assassin.

"Qu'est-ce que tu fiches ici, Daiki Etsu ?"


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MessageSujet: Re: L'ami ne fait pas le moine (Iwa Vs Kiri) (Daiki, Kaneko, Hanamaru, Yuugiri) Ven 14 Jan - 3:51

Etsu comprit que les choses avaient mal tourné quand d'autres cris succédèrent au premier et qu'une brume, aussi épaisse que l'angoisse retenue dans le théâtre, s'échappa des portes d'entrées.

Deux fuyards eurent le temps de filer devant lui et, avant même qu'il ne puisse ni jurer sur la chiantise de la société ni se retourner, une ombre féline glissait le long du mur et s'arrêtait, à quelques mètres seulement de lui.


- Qu'est-ce que tu fiches ici, Daiki Etsu ?

- Pas le temps, Hige, répondit-il du tac au tac, sa pupille ocrée luisante, avant d'invoquer sa Kazeken et de filer à son tour, à l'intérieur du bâtiment.

Ce qu'il fichait ici, Etsu ne l'avait pas oublié malgré tous les rebondissements actuels et, même s'il n'aurait manqué pour rien au monde l'occasion de fouetter un nekonin1, la tournure qu'avaient pris les évènements compliquait considérablement sa tâche de garde du corps et il devait expressément retrouver Onore, sa protégée.


De fait, une fois rentré dans ce qu'on pouvait clairement appeler un aquarium, Etsu fit face à une foule entière et totalement paniquée que le personnel du seigneur, ainsi que les quelques organisateurs qui ne pleuraient pas sur le fiasco de la pièce, essayaient de calmer.

Se créant un chemin dans la masse d'individus, la Kazeken l'y aidant, il courut jusqu'à la scène où il ne trouva rien d'autre que des gardes en position bien rangée autour des grands noms et amis d'un Tokugawa avachi dans son siège, raide, visiblement mort.

Comprenant ce qu'il venait de se produire, le ronin révoqua son épée avant qu'il ne prenne à quiconque l'envie de le confondre avec l'assassin et sauta sur l'estrade pour filer, ni vu, ni connu, droit dans les coulisses.


Très rapidement, il retrouva la trace de la jeune miko, recroquevillée entre deux décors, pleurnichant, seule, terrorisée. Elle s'était trouvée sur la scène au moment où le brouillard s'était levé et, bien qu'à couper au couteau, celui-là n'avait pas suffit à lui épargner le regard déchiré du seigneur au moment de l'attentat, une vision des plus horribles pour une pieuse.

S'agenouillant devant elle, Etsu, bien que très mal à l'aise dans ce genre de situation mais compatissant entièrement, essaya d'abord de lui demander si elle n'avait rien et, comme il n'obtint que des balbutiements et des gémissements effrayés en guise de réponses, il entreprit de la calmer en prenant sa tête entre ses mains et en plongeant ses yeux vairons dans les siens.


Il ne se passa rien de spectaculaire après ça ; il refit juste connaissance avec un regard qu'il connaissait bien2, un regard noyé sous le poids de pensées sombres et inquiétées, plongé dans une nuit qui née quand on voit s'exhaler l'âme et contre laquelle aucun soleil ne peut lutter.


- Onore ! Onore, fit-il en claquant des doigts devant elle quand il la sentit chavirer, Onore, tout va bien, d'accord ? Tout va bien !

- I-...il... il... il est... Y...

- Il est parti rejoindre son Kami, c'est rien ! Tu peux marcher ? Il faut qu'on se tire d'ici. Onore ? Onore ? Tu m'entends ? Merde !

La jeune femme venait de lourdement s'évanouir dans ses bras, le faisant tomber en arrière, emporté par le poids du costume3. Obligé4, Etsu invoqua un clone pour l'aider à relever Onore et à la porter jusque dans un lieu qu'un paranoïaque de son espèce savait sûr : les toilettes.




1 Même après avoir quitté Iwa et s'être exilé... Etsu déteste toujours autant Kaneko ♥
2 Rapport à ce RP, dans lequel Etsu rencontre une jeune femme tout aussi troublée par la mort.
3 Le propre du théâtre Kabuki est l'exagération de la taille des effets des personnages.
4 Ce n'est pas tellement à cause du poids du costume, mais plutôt de sa faiblesse physique.

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MessageSujet: Re: L'ami ne fait pas le moine (Iwa Vs Kiri) (Daiki, Kaneko, Hanamaru, Yuugiri) Sam 15 Jan - 20:52

Pourquoi une mission d'assassinat devait toujours se terminer en course poursuite ? Yuugiri était-il si mauvais pour ne pas se faire suffisament discret ? Le moment de se plaindre n'était pas encore arrivé, il fallait qu'il échappe aux autorités du village le pourchassant. L'idée actuelle était de foncer vers le flanc de la montagne et de les semer après avoir passé les cerisiers qui, soit dit en passant, était très beau. Si les souvenirs de Yuugiri était bon, une bonne descente en dérapage n'allait pas tarder à voir le jour et serait suffisante pour semer des hommes non ninja. Cependant, cet homme là courait un peu trop vite au goût de Yuugiri qui accelera l'allure. Il était inhabituel de voir un homme courir aussi vite et le ninja de l'eau commençait à se dire qu'il était poursuivi par un ninja bien que cela paraisse improbable, que ferait des ninjas ici et quand bien même, pourquoi le poursuivrait-il ? Peut être des gonzs d'Iwa...

Tous les doutes de Yuugiri furent levé lorsqu'il sentit une grosse concentration de chakra peu après avoir dépassé les cerisiers. Yuugiri aurait pu avoir peur si seulement le ninja n'avait pas été de la même affinité que lui, cependant il resta conscient que tout le monde a ses secrets. Voir ce ninja projeté en l'air pour se jeter sur lui l'amusa un peu. Rapidement, il saisit le kunai qu'il avait sous sa veste et les trois senbons qui lui restait dans la manche.
Il fit demi tour marqua une pause pour malaxer son chakra, jeta ses senbons qu'il fit accélérer avec à l'aide d'un kamaitachi, rendant l'esquive beaucoup plus délicate et les dégâts plus profonds.

* Mange ça enfoiré ! *

Il repris sa course vers le flanc de la colline et se jeta d'un bond sur le flanc de la falaise. Concentrant son chakra dans ses pieds suffisament pour ne pas tomber mais pas trop pour pouvoir glisser et entamer une longue glissade vers le bas de falaise, ne se préocuppant pas de la position de son ennemi pour le moment, même si un projectile volant non identifié vint lui mettre à vif la chair au dessus de la hanche.

Il restait dix mètres avant le sol plat, prenant une impulsion puissante il se jeta à bas, sur un par terre de roche qui s'étendait sur une centaine de mètre. Pas l'once d'un végétal dans le coin, pas la moindre goute d'eau, comme si le lieu était mort, il ne restait plus qu'a espérer que le ninja n'était pas un de ses puissant utilisateurs du doton. Posant le pied au sol, Yuugiri se retourna pour faire face à son adversaire qu'il avait plus ou moins perdu de vue pendant la descente. Si le ninja voulait se battre, qu'il vienne, Yuugiri préparait un petit vent raffraichissant qu'il ne manquerait pas de lui balancer en pleine face au moment même où il se jeterrait sur lui, avec un peu de chance, le poursuivant serait jeté à bas et Yuugiri pourrait se servir de cette occasion pour le maîtriser et essayer d'apprendre la raison de cet acharnement.

* Si le petit cadeau de tout à l'heure ne t'as pas suffit, tu vas maintenant comprendre que tu vas de voir me laisser partir ! *






Kiri

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Nindô: Tabemashôôôô ! J'en parlerai à mon cheval ! Dès demain ! Mettre à terre le Sankaku et lui faire racler le sol avec les dents !


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MessageSujet: Re: L'ami ne fait pas le moine (Iwa Vs Kiri) (Daiki, Kaneko, Hanamaru, Yuugiri) Jeu 20 Jan - 23:05

Hanamaru n'eut d'autres choix que de se plaquer au sol à mi-chemin de sa cible, pour éviter la volée de senbon. En temps normal il n'aurait eu aucun mal à parier des projectiles lancés de front, même en plein saut, mais il avait senti le chakra : l'assassin maîtrisait le visiblement le fûton et s'en était servi pour accélérer les aiguilles. Une information plutôt intéressante. Se relevant, le jeune Hyouzo remarqua l'absence du ninja. Il avait sauté. Hana' reprit sa course folle vers la paroi de la falaise, cette fois, un semblant de plan à l'esprit. S'il y avait bien une chose qu'il devait retenir de ses multiples entrainements avec Ginjiro-sensei, c'est qu'il devait analyser et évaluer son adversaire tout en empêchant celui-ci de l'évaluer lui. Sur-estimer son ennemi était, de loin, préférable à le sous-estimer. Toutefois, pour mettre son plan à l'oeuvre, il avait besoin de temps ainsi que d'une diversion. Se tenant juste au bord de la falaise, il joignit les mains ensemble et concentra son chakra.

-Suiton : Mizu Bunshin!

Lorsque la légère bruine aqueuse se dissipa, elle révéla deux Hanamaru se tenant maintenant côte à côte, au bord de la falaise*. L'un sauta, Kunai à la main, tandis que l'autre, jouissant d'une excellente vue de la zone de combat imminente, semblait préparer une quelconque technique, enchaînant les seaux ninja aussi vite qu'il le pouvait avec ses mains. Atterrissant au sol, la réplique aventureuse fonça vers sa cible. Pour analyser les capacités de l'assassin, il devait le forcer à les utiliser. Il allait vite savoir s'il était du type ninjutsu ou taijutsu. Tout en se dirigeant vers son adversaire, il ouvrit sa sacoche ninja d'une main et lança une poignée de shuriken. À cet exact moment le vent se leva exponentiellement, chassant les projectiles bien avant qu'ils n'atteignent leur cible. Le ninja qui n'avait nulle part où se mettre à l'abris de la bourrasque tenta de lutter contre elle et de continuer son déplacement. Il réussit à faire quelques pas, avant d'être balayé comme une poupée de chiffon vers le flanc de la montagne d'où il avait sauté. En réponse, le Hanamaru qui se tenait en haut de la colline leva le bras puis retourna de suite à ses seaux.

-Suiton : Suishouha!

Une petite quantité d'eau jaillit du sol, interceptant le vol plané de l'Hana' combatif et l'empêchant de se heurter de plein fouet au mur de pierre qui se trouvait derrière lui. Trempé, il se releva et fonça une troisième fois vers l'assassin, toujours aussi résolu à se battre.

*de la position où il se trouve, il est facilement visible d'en bas.
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L'ami ne fait pas le moine (Iwa Vs Kiri) (Daiki, Kaneko, Hanamaru, Yuugiri)

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