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| | [Mission D] Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu. | |
| <| Message | Auteur | Sujet: [Mission D] Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu. Ven 29 Oct - 16:53 | |
| | Citation: | Description : Malgré le fait que la guerre se mette en place doucement, quelques échanges subsistent entre les nations alliés et ennemies. Vous êtes chargés de vous renseigner sur les différentes marchandises échangées, leur destination, et leur contenu. Parmi celles qui voyageront vers nos ennemies, vous devez en choisir judicieusement une prête à partir et piéger efficacement les caisses à l'insu des marchands. Aucun d'eux ne doit être au courant de vos agissements. Le pot aux roses ne doit en aucun cas être découvert avant l'arrivé des marchandises à bon port. Participant : Aseï Yukou ! |
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Nombre de messages: 862 Nindô: Vivre pour manger.
 | |  | Sujet: Re: [Mission D] Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu. Ven 29 Oct - 17:49 | |
| La récente nomination d'Aseï au poste de Genin n'avait pas suscité beaucoup d'émoi chez le jeune shinobi. Après tout, le rude labeur et la persévérance lui permettaient à coup sûr de mériter cette promotion. Néanmoins, le ninja n'était pas peu fier d'arborer son bandeau flambant neuf à sa cuisse droite et de faire désormais partie de l'élite de Kiri. Enfin élite, façon de parler. Il n'était qu'un Genin après tout.
Peu après sa nomination, Aseï avait espéré faire part des équipes envoyées sur le front. Il dut se rendre compte bien assez vite que les Genins, du moins ceux fraîchement nominés, n'étaient pas en mesure de participer à la guerre qui les opposaient au village de Konoha. Néanmoins, le jeune homme avait également compris qu'un manque d'effectif dans le village pourrait signifier un accroissement sensible des missions pour les ninjas restés sur place.
Aseï put bientôt vérifier sa théorie lorsqu'il fut convoqué au bureau chargé de l'attribution des missions. Arrivé plus tôt que prévu, pour montrer son intérêt particulier pour sa toute première mission, il fut bien vite introduit dans le bureau du fonctionnaire du village chargé de la répartition des missions des Genins.
Le vieil homme ne leva pas le nez de ses parchemins lorsqu'Aseï pénétra dans la salle. Il fumait un tabac à l'odeur épouvantable, et le jeune ninja plissa le nez en se demandant comment on pouvait tirer plaisir à s'empoisonner ainsi l'atmosphère du matin au soir. Néanmoins, il aperçut son nom sur le parchemin que tenait le responsable, un parchemin descriptif d'une mission de rang D. Après tout, il fallait bien commencer par quelque chose.*Alors je vais devoir accompagner des élèves de l'Académie pour une sortie de classe? Attraper un chat égaré? Aider à la récolte?*Le vieillard grogna, maugréa quelque chose d'incompréhensible aux oreilles du jeune Aseï, expulsa un immonde jet de salive dans un crachoir disposé à cet effet dans le coin reculé de la pièce et daigna enfin lever la tête et jauger le nouvel arrivant."- Humpf... Yukou Aseï."Aseï leva un sourcil et vit que le vieux attendait une réponse."- Heu oui c'est moi." Le vieillard sorti des lunettes de sous sa tunique et approcha son visage du parchemin pour mieux lire l'ordre de mission."Ahem. Ton ordre de mission petit. Il me faudra un rapport à la fin. Ah et fais moi plaisir, dis au suivant d'entrer."*Quoi c'est tout?*Aseï attrapa le parchemin que lui tendait le ninja en le remerciant. Après tout il n'y avait pas de quoi faire tout un plat, si le Genin s'attendait à fanfares et trompettes c'était râpé. En ressortant du bureau, Aseï signifia au Genin qui attendait qu'il pouvait entrer. Il attendit de sortir dans la rue pour lire son ordre de mission. Le jeune homme décacheta fébrilement le parchemin et s'empressa de prendre connaissance du contenu :| Citation: | | Malgré le fait que la guerre se mette en place doucement, quelques échanges subsistent entre les nations alliés et ennemies. Vous êtes chargés de vous renseigner sur les différentes marchandises échangées, leur destination, et leur contenu. Parmi celles qui voyageront vers nos ennemies, vous devez en choisir judicieusement une prête à partir et piéger efficacement les caisses à l'insu des marchands. Aucun d'eux ne doit être au courant de vos agissements. Le pot aux roses ne doit en aucun cas être découvert avant l'arrivé des marchandises à bon port. |
Le Genin hocha la tête, mémorisa le parchemin en le relisant plusieurs fois et le détruisit au cas où. Mieux valait ne laisser aucune trace, première règle à respecter selon lui, avant une mission. Il fallait dire qu'Aseï était légèrement surpris de l'importance de cette mission de rang D. Après tout, elle pouvait impliquer la mort de plusieurs personnes, chose qu'il n'aurait pas cru capable dans une mission d'un tel rang. Mais les aléas de la guerre modifiaient certainement le spectre des possibilités allouées à la répartition des missions, il décida donc de ne pas approfondir plus avant cette réflexion. D'un autre côté, Aseï répugnait à piéger des caisses qui pourraient être à destination de civils. Le fait que cette mission se fasse en amont de l'acheminement de la marchandise ne laissait en rien présager sur la destination de ces marchandises ni sur leur utilisation. Frapper aveuglément l'ennemi, voilà une fois encore un comportement que n'adopterait pas un village de shinobi s'il ne s'agissait pas d'un temps de guerre. Aseï conclut qu'il devait avant tout agir pour le bien de Kiri et non pas en fonction de ses considérations morales. Après tout, peut-être que cela était un test pour jauger la loyauté et la force de caractère des ninjas fraîchement promus.
Le jeune shinobi se dirigea donc vers son appartement pour s'équiper, régler les Senbons empoisonnés dans le dispositif prévu à cet effet sur son avant bras gauche, dispositif que cachait sa tunique, et il prit le chemin de la rue du commerce.
Une fois arrivé sur place, Aseï prit soin de réfléchir à la manière dont il allait s'y prendre pour poser des questions à tout le monde sans se faire repérer. Même si la démarche de piéger une caisse lui paraissait peu appropriée compte tenu des dommages totalement aveugles qu'elle allait occasionner, il lui paraissait assez vraisemblable qu'en temps de guerre tout un chacun pouvait se préparer à cette éventualité et être sur ses gardes. Aseï avisa alors un contrôleur douanier qui faisait la revue des marchandises importées dans le village, et qui tenait des comptes sur son calepin. La couverture lui semblait bonne, il lui fallait se renseigner sur le protocole de contrôle.
En s'approchant discrètement d'une échoppe, il entendit l'échange entre le contrôleur et l'un des commerçants de la rue.
"- Contrôle des importations. Je veux la liste des produits récemment importés, leur provenance, et l'utilisation que vous comptez en faire.
- Certainement monsieur."
Le commerçant avisa l'un de ses commis, et le jeune garçon courut à l'arrière boutique pour en ressortir aussitôt muni d'un livre de compte. Celui-ci le transmit au commerçant, qui lui-même le remit au contrôleur. Alors que le fonctionnaire étudiait le document, le commerçant prenait soin de détailler chaque importation pour compléter les renseignements du livre de compte. Aseï étudia avec soin la scène et pris sur lui de retenir quelques mots de vocabulaire utiles à ce genre de transaction.
Ayant concocté son plan à l'avance, le jeune shinobi retourna chercher un manteau à son appartement et attacha son rangea son bandeau dans sa besace. Puis il revint à la Rue du commerce, calepin en main. Aseï était sûr de deux choses : premièrement il comptait utiliser le même poison que celui dont il enduisait ses Senbons pour réaliser la technique Shikomi Shindan. Il lui fallait donc cibler des denrées alimentaires. De toute façon, Aseï doutait qu'en temps de guerre le village de Kiri se livre à des exportations d'armes ou de matériaux destinés à leur fabrication pour des villages ennemis. Deuxièmement, il lui fallait opérer à l'insu du commerçant, donc d'abord se renseigner sur la marchandise, puis revenir plus tard pour piéger cette marchandise.
En parcourant le marché, Aseï cibla donc les commerces spécialisés dans les denrées alimentaires, et porta bientôt son choix sur une épicerie où plusieurs commis s'affairaient à retirer des marchandises des étals situés sur la Rue du Commerce. Après s'être assuré qu'ils disposaient ces marchandises dans des caisses, le jeune ninja pénétra dans le magasin.
"Contrôle des marchandises destinées à l'exportation. Je voudrais accéder à vos livres de compte et à votre registre de commande." |
|  | |  | Sujet: Re: [Mission D] Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu. Sam 30 Oct - 15:24 | |
| Le marchand fit un volte-face assez rapide compte tenu de l'entrée fracassante d'Aseï. Mais il avait vu le véritable contrôleur opérer, il savait que ce genre de fonctionnaires aimaient entretenir l'effet de surprise.
L'homme était bedonnant et dégarni, à sa ceinture se trouvait une petite sacoche qui émettait le bruit de pièces qui s'entrechoquent à chacun de ses pas. A coup sûr il était prospère.
"Mais certainement monsieur..."
Tout comme l'autre marchand, il claqua des doigts et envoya un commis chercher les rapports que voulait consulter Aseï. Qu'il s'agisse de shinobis ou de commerces de quartier, le respect de la hiérarchie semblait être une chose que les plus puissants devaient aimer tester sur leurs subordonnés. Le commis revint quelques instants plus tard, après s'être fait sermonner parce qu'il ne trouvait plus les rapports en question.
Le marchand ouvrit son livre de compte et sortit des bons de commande. Sur ces bons, on pouvait lire la mention "Iwa" sur plusieurs ordres d'achat.
"Ainsi monsieur vous livrez des denrées alimentaires à Iwa?"
Le marchand opina et crut bon d'ajouter des précisions.
"Oui je sais que j'exportais habituellement vers Konoha, mais voyez-vous les temps sont durs, et j'ai dû me rabattre sur Iwa. Bien sûr cela veut dire diversifier mes envois, je suis sûr que vous avez remarqué les pièces de tissu. Auparavant je les destinais à Konoha, elles proviennent d'un village de l'archipel spécialisé dans la broderie fine."
Aseï hocha gravement la tête et fit mine de noter ce que lui disait le marchand.
"Vous voulez dire que toutes ces caisses sont désormais à destination d'Iwa?"
Le marchand sourit : "Que voulez vous que je vous dise, nous sommes en guerre."
Aseï remercia le marchand, fit semblant de contrôler les autres ordres d'achat, inspecta les caisses puis partit.
*Si les marchands sont réticents à vendre aux nations ennemies alors je vais devoir expliquer que je ne peux pas remplir ma mission...*
Néanmoins Aseï Yukou était la prudence même. Il jugea bon de perdre du temps en vérifications auprès d'autres boutiques que de se laisser aller immédiatement au désespoir. La journée fut longue. Aucun marchand ne livrait les villages ennemis, du moins ceux qu'il interrogeait. Il décida de faire une dernière boutique avant de rentrer chez lui.
Cette boutique vendait du matériel de pêche. Un vieil homme sortait et était sur le point de fermer boutique.
"Monsieur, contrôle des exportations, pourrais-je vous poser quelques questions?"
Le vieil homme se tourna lentement, et c'est avec stupeur qu'Aseï reconnut un marchand qu'il connaissait bien, puisqu'il avait souvent fait affaire avec son village. Somme toute ce n'était pas étrange, puisque Kiri était une grande place économique pour tout l'archipel.
"Aseï? Aseï Yukou?"[/color]
Son nom était Hiro Sien, acheteur de denrées alimentaires, notamment chez les pêcheurs des îles du Sud. Il était particulièrement redevable à Aseï car celui-ci lui avait évité une embuscade à l'entrée du village, la même embuscade qui lui avait permis de faire fuir les bandits qui menaçaient les siens grâce à ses talents de fin stratège malgré son jeune âge. Somme toute, cette histoire l'avait mené à la profession de ninja.
Après des embrassades enjouées, le marchand prit de ses nouvelles. Aseï décida de faire confiance à cette connaissance et de jouer franc jeu avec lui. Il lui expliqua sa situation. A peine avait-il commencé son histoire d'imposture au contrôle des exportations, que le vieux marchand grogna et lui expliqua ses déboires de la journée :
"Tu t'y es mal pris petit. Ces gens là ne te diront pas qu'ils commercent avec des pays ennemis. Ils y ont le droit, ça oui, mais ils se méfient des ninjas de Kiri désormais. Vois-tu, cela pourrait nuire à leur réputation si on savait qu'ils continuent de marchander avec l'ennemi. De plus ils craignent que l'on utilise leurs marchandises pour... En fait je ne sais pas pourquoi tu t'intéresses à ces marchandises Aseï..."
"Vieil Hiro, un traître fait passer des informations au Pays du Feu, ni plus ni moins. J'enquête chez les marchands c'est tout"
Hiro Sien hocha la tête et ajouta avec un sourire : "Le pire, c'est que ton premier marchand là, je le connais bien. Il commerce avec Konoha depuis très longtemps et croit moi, il n'est pas près d'arrêter. C'est en temps de guerre que le commerce rapporte le plus, tu comprends les acheteurs stockent avant de ne plus pouvoir être livrés. Si quelqu'un est en relation avec Konoha, c'est bien lui..."
Aseï remercia chaudement le vieux marchand et lui demanda de passer le bonjour à sa famille lorsqu'il retournerait dans son village d'enfance. Puis il revint à l'entrée de la Rue du Commerce pour voir le premier marchand qu'il avait interrogé.
Celui-ci était pareillement en train de fermer boutique. Aseï décida de cesser la ruse et de passer à l'action. Le ninja se cacha dans une ruelle étroite, enchaîna les signes incantatoires et murmura :
"Bunshin no Jutsu"
Aseï venait de créer un clone immatériel. Le Genin envoya son alter-ego dans la rue qui lui faisait face. Il lui avait donné l'ordre de héler le marchand et de l'insulter pour distraire son attention. Il fallait à tout prix qu'il ne s'occupe pas de fermer sa porte pour que Aseï puisse entrer rapidement. Son Bunshin fit très bien les choses :
"Hé! Gros tas! Alors comme ça il paraît que t'es cocu?"
Le marchand se retourna, sa figure virant du rouge au violacé furieux. Le Genin enchaîna.
"Mais oui, c'est bien ta femme qui s'est fait tous les patrons de la rue du commerce? Tu sais comment on l'appelle?"
Des oreilles chastes auraient rougi de la répartie du Bunshin tant la touche finale avait été cinglante. Aseï sourit et effectua une nouvelle série rapide de signes incantatoires. Il laissa le chakra se diffuser avec plus de force dans ses jambes et sur ses plantes de pied et fusa avec une extrême rapidité vers la porte après avoir murmuré :
"Shunshin no jutsu..."
Le marchand n'avait rien vu... En fait la ruse avait tellement bien marché qu'il était parti en courant après le Bunshin. Il allait être bien en mal de le retrouver... Celui-ci avait disparu au coin d'une ruelle.
Aseï se cacha d'abord derrière le comptoir et attendit que le commerçant revienne fermer la porte. Celui-ci revint en maugréant et en pestant. Il allait sûrement avoir une rude conversation avec sa femme en rentrant chez lui. Une fois la porte fermée, Aseï fouilla les tiroirs pour se mettre en quête de bons de commandes en provenance de Konoha. Après avoir farfouillé dans toute la boutique, le ninja trouva finalement le dossier en question dans l'arrière boutique. Cela expliquait l'embarras du commis, il avait sûrement eut du mal à savoir lequel des deux dossiers, trafiqué ou non, il allait devoir amener au contrôleur. A destination de Konoha, toutes les caisses présentes dans le magasin. Les ordres d'achat provenant d'Iwa étaient des faux.
*Merci Hiro...*
Aseï savait exactement comment il allait procéder. Il avisa les caisses contenant les pièces de tissu. Puis il les ouvrit et sortit une fiole d'un poison qu'il utilisait pour enduire ses Senbons cachés dans le mécanisme attaché à son avant-bras, sa botte secrète Shikomi Shindan. Il en imbiba les tissus. Le poison n'avait pas besoin d'être ingéré, lui même utilisait des gants pour le manier. C'était à son contact qu'il pouvait nuire. Un simple contact provoquait un étourdissement. Mais un contact prolongé, de plus d'une heure comme le fait de porter un vêtement ou de travailler un tissu, provoquerait une mort certaine. Aseï prit soin de sceller les caisses exactement comme elles l'étaient avant son arrivée, puis de faire disparaître toutes traces de son passage. Il se dirigea enfin vers une fenêtre de l'arrière boutique, ouvrit le loquet, poussa le volet en bois et sortit du bâtiment. Il referma le volet derrière lui en se disant que la personne qui viendrait ouvrir la boutique le matin croirait à une négligence lors de la fermeture du magasin.
Le ninja, pas peu fier de l'accomplissement de sa mission, décida d'aller aviser immédiatement le bureau d'attribution des missions pour faire part de sa réussite. |
|  | |  | Sujet: Re: [Mission D] Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu. Dim 31 Oct - 12:46 | |
| Je lock, demande chakra effectué. Petit bonus en guise d'encouragement (+3 histoire de marquer le coup) pour ta motivation débordante et la qualité ! |
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Nombre de messages: 549 Nindô: Tabemashôôôô ! J'en parlerai à mon cheval ! Dès demain ! Mettre à terre le Sankaku et lui faire racler le sol avec les dents !
 | |  | Sujet: Re: [Mission D] Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu. Mar 16 Nov - 22:02 | |
| [Locké et archivé le 16.11.2010] |
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Nombre de messages: 467 Nindô: Si un jour quelqu’un te fait du mal, ne cherche pas à te venger, assieds toi au bord de la rivière, et bientôt tu verras son cadavre passer.
 | |  | | | [Mission D] Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu. | |
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