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| | (FB) Un regard ineffaçable | |
| <| Message | Auteur | Sujet: (FB) Un regard ineffaçable Ven 24 Sep - 18:59 | |
| ---------------------- Épris de souvenirs... ---------------------- En voilà un autre d'hiver. Gourd, refroidi, figé. Saison bien maigre qui, dénuant tout paysage de ses teintes bigarrées, enluminait l'entier pays de son filin blanchâtre. Une période propice aux rêveries, partagée de plénitude et d'isolement, endolorissant chaque geste et chaque pas, poussant tout bonnement à une complète immobilité.
Mais en dépit de cette aridité au chatoiement, un jeune homme errait des heures durant dans l'étouffante obscurité d'encre pour ressasser clichés et souvenirs de son lointain passé. Notamment ceux qui accompagnèrent son arrivée à Kiri, il y a huit ans de ça, sous les premières neiges hivernales. En particulier cette enfant, dont la seule gravure laissée, intacte après toutes ces années, était un regard. Ce regard. Mêlé d'innocente et de volonté, longtemps il aura pesé le cœur de Sojiro. Et malgré ses efforts de recherche, toutes tentatives de retrouvailles fut soldée par un échec.
Avec le temps, il finit par s'absoudre de ses désirs et par tourner la page, gardant l'espoir, ou l'envie, de revoir cette personne un jour. Seule question qui l'importait à présent; s'il la voyait de nouveau, la reconnaitrait-il ? Les années passent et les gens changent, alors qui sait ?
A chacun de ses pas sur le sol craquelant, une empreinte restait dessinée. Un témoignage éphémère de son avancée dans les neiges ou encore l'aveu d'une pensée ou d'une émotion. Un long chemin de songerie, loin de tous et loin de rien, qui finit par le mener à une auberge.
L'heure était à la restauration et comme toujours, le hasard faisait bien les choses. Sans hésiter il entra, examinant maladroitement l'endroit pour finalement prendre place à une table, là où une large fenêtre ouvrait la vue sur un panorama saisissant.
Les yeux rivés sur le paysage, il ne s'en détacha que lorsqu'une demoiselle, bien aimable, vint solliciter ses choix quant au menu. D'une chevelure noire, absolument noire, pure comme la nuit. D'une posture caressante dans sa façon d'être. D'une douceur provocatrice et d'un naturel fulgurant, elle s'adressa sans détour à l'homme.
" Qu'est-ce que je vous sert ? " Rude et sensuelle, cette voix vous saisissez le cœur à chaque son, chaque prononciation d'une voyelle, chaque passage aigu, sans relâcher de son étreinte lorsqu'elle eut finit.
Il n'en fallut pas plus à ce frêle et naïf Sojiro pour tomber sous le charme cruel et timide de la jeune femme. Béant, il restait là à contempler les formes, le vêtement, chaque plis, chaque cheveux, chaque détail de l'être si parfait qui se tenait face à lui. Jusqu'à... Jusqu'à ce qu'il remarque la mine interrogative de la jeune femme. Mal à l'aise, il détourna son regard et tendit son bras pour se saisir du menu.
" Chocho ! Viens ici, on a besoin de toi ! " Retendit une voix, bien plus grasse, depuis les cuisines de l'endroit dissimulées de l'autre côté d'une porte semi-ouverte.
Tandis que la serveuse s'en allait pour assister en cuisine, Sojiro se retrouva seul et tout retourner. Retourné ? Par le nom de cette même serveuse... *Chocho...* Il se le répéta une bonne dizaine de fois avant d'extraire de son vêtement une épingle à cheveux, bleue, répondant au motif d'un gracieux papillon. Simple coïncidence ? Aliénation passagère du fait de son désir de retrouver l'enfante ? Quoi qu'il en était, cet objet de coiffure il l'avait hérité il y a huit ans de cette fille qu'il recherchait tant. Se pouvait-il que ce soit-elle ?
Bien trop souvent la vie vous sert, à l'accès, de faux et plats fondements que ni votre discernement ni votre raison sont à même de considérer comme infondés, dans l'instant. Ce fut entre autre la raison pour laquelle Sojiro préféra croire et penser qu'il s'agissait bien d'elle. Que ce regard chimérique d'il y a fort longtemps et cette serveuse présentement là aujourd'hui n'étaient qu'une seule et même personne.
Mais elle... Avait-elle reconnue l'homme noir aux cheveux blancs qui jadis eût blessé sa fierté ?
Dernière édition par Sojiro le Dim 31 Oct - 14:51, édité 3 fois |
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 | |  | Sujet: Re: (FB) Un regard ineffaçable Sam 25 Sep - 19:08 | |
| Chocho balançait ses jambes dans le vide et grignotait passivement des petits bouts d'omelettes servant à la préparation des différents plats au menu, en discutant avec sa mère. Le restaurant était plutôt paisible aujourd'hui, la salle était silencieuse malgré les quelques clients qui s'y trouvaient installés, la jeune femme n'avait pas grand chose à faire. Dehors, le paysage était recouvert d'un voile blanc, signe de l'arrivé de la saison froide. Tout semblait figé, ce qui accentuait l'impression de calme quotidien qui s'était installé et qui régnait maintenant dans le village.
« L'hiver est arrivé bien vite cette année. La neige est rapidement tombée et la température aussi, presque plus personne ne sort dans les rues tellement le froid est saisissant ... » « Il nous faut juste le temps de nous accoutumer. Heureusement qu'on est au chaud ici … Chocho ! Arrête de manger les ... » La jeune femme pencha la tête par l'ouverture du bar, elle venait d'entendre la porte de l'auberge s'ouvrir, un nouveau client était entré. « … n'en aurais plus pour composer les plats. » La jeune femme se redressa et défroissa sa tunique. « Le travail m'appelle. » Elle attrapa encore un bout d'omelette qu'elle engloutit en se dirigeant vers la salle de restauration alors que Mme Namida levait les yeux au ciel, se disant que décidément sa fille n'entendait que ce qu'elle voulait entendre.
Chocho se dirigea vers la table ou venait de s'installer un jeune homme menu à la main. Sa peau particulièrement matte tranchait avec le blanc de ses longs cheveux. Il semblait perdu dans ses pensées alors que ses yeux se perdaient derrière la vitre qui lui faisait face, dans la contemplation du somptueux paysage. Lui aussi paraissait paisible, il se confondait naturellement dans l'atmosphère générale, l'observer emplissait de sérénité la jeune serveuse, ce qui lui tira un sourire. Pour ne pas couper net avec sa réflexion, et ne pas le déranger, elle s'approcha doucement et ne lui parla qu'une fois arrivée à sa hauteur.
« Qu'est ce que je vous sert ? » Elle l'observait sans gêne, comme elle le faisait souvent, lui tendant le menu quand il leva le bras pour l'attraper, il l'intriguait quelque peu. « Chocho ! Viens ici, on a besoin de toi ! » Elle tourna le visage vers les cuisines, son père avait besoin d'elle. « Je m'excuse, je reviens. »
La jeune femme rejoignit les cuisines et aida ses parents à rentrer plusieurs caisses de nourriture que son père ramenait tout juste du port dans la réserve, avant que l'air froid ne s'insinue dans l'établissement. Une fois la tache effectué elle retourna auprès du jeune homme à la peau chocolat qui n'avait pas quitté ses pensées.
En s'approchant de lui, elle vit par dessus son épaule, qu'il tenait dans ses mains un peigne à cheveux bleu orné d'un motif de papillon, un peigne de petite fille. Troublée, elle marqua une pause. La jeune femme se souvenait en avoir eu un identique lorsqu'elle était petite. Ses parents le lui avait offert, et elle l'avait gardé précieusement, fascinée par le papillon, jusqu'à ce qu'elle le perde lors d'une altercation avec des élèves de l'académie de son village, persuadés qu'une fille était plus faible qu'un garçon. Elle ne souvenait plus exactement comment tout ceci s'était passé, ni comment l'affaire s'était conclue, mais elle se souvenait avoir perdu son peigne, et avoir ensuite remué ciel et terre pour le retrouver, sans succès. La tristesse de la perte s'était rapidement effacée, mais pas le souvenir d'un objet qu'elle avait tant chéri.
« Ou est ce que vous avez eu cet objet ? » Ces quelques mots s'échappèrent de ses lèvres inconsciemment. Ils étaient emprunts de nostalgie et d'incompréhension. |
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 | |  | Sujet: Re: (FB) Un regard ineffaçable Ven 8 Oct - 23:35 | |
| - Ou est ce que vous avez eu cet objet ? Demanda la serveuse une fois revenue des cuisines, troublant l'attente reposé de notre homme. Aussi soudains que son retour, ces mots frappèrent l'esprit fatigué du Noir qui ne pensa plus qu'à une chose : *C'est elle !* Sinon comment une inconnue aurait-elle remarqué l'objet, somme tout peu intéressant et banal, et pourquoi poser une telle question ? Ça ne pouvait que être elle.
- Cet objet est le plus précieux que l'on ait mis sur ma route. Cela fait bien huit années qu'il m'accompagne... Plutôt que se lancer dans un long et périlleux monologue, le Noir avait préféré s'en tenir au minimum. L'intérêt sensible de la jeune femme pour cette brushe prouvait bien qu'elle était celle qu'il connu jadis et sa présente réponse lui attirerait surement plus d'intéressement comme d'attention. Aussi reprit-il, comme si de rien n'était ; - Naturellement, je ne m'en suis jamais servis, mais il me permet de me remémorer certains souvenirs. Et rien que pour ça, il a beaucoup d'importance pour moi. Il jouait un jeu dangereux, ne connaissant ni la valeur véritable qu'avait la brushe pour elle, ni même sa réaction accoutumée face au mystère. Mais conscient que seule la fille l'intéressait, finalement, il se rattrapa aussi bien qu'il put : Mais dites moi, cet objet vous est familier ? Ponctuant sa réplique en tendant l'épingle à cheveux à la hauteur de ses yeux avant de reprendre : Il est fort possible que quelqu'un d'autre l'est eut en sa possession avant moi, puisque je l'ai trouvé. Seriez-vous cette personne ? Voilà. Maintenant il serait définitivement fixé, bien qu'il appréhendait la réponse à sa question. Non pas qu'il doutait de cette dernière, mais de sa réaction face aux aveux. Avec le recul... Ne s'était-il pas monté la tête, tout bêtement ? Et cette demoiselle, ne s'en fichait-elle après tout de cet homme là ? |
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 | |  | Sujet: Re: (FB) Un regard ineffaçable Sam 30 Oct - 1:52 | |
| " Cet objet est le plus précieux que l'on ait mis sur ma route. Cela fait bien huit années qu'il m'accompagne... Naturellement, je ne m'en suis jamais servi, mais il me permet de me remémorer certains souvenirs. Et rien que pour ça, il a beaucoup d'importance pour moi. "
Chocho ne quittait plus le peigne des yeux. Elle ne comprenait pas vraiment pourquoi cet objet pouvait avoir une quelconque importance pour le noir. Surtout si il avait été sien, puisqu'il ne pourrait donc pas appartenir à une personne avec qui il avait été proche étant donné qu'elle ne se souvenait pas l'avoir déjà vu auparavant.
La jeune femme força un peu sa mémoire et ses yeux firent de courts voyages entre le visage du jeune homme et le bijou. Elle ne se souvenait pas de lui et n'arrivait décidément pas à établir un lien entre le jeune homme et l'objet.
" Mais dites moi, cet objet vous est familier ? ... Il est fort possible que quelqu'un d'autre l'ait eu en sa possession avant moi, puisque je l'ai trouvé. Seriez-vous cette personne ? "
Chocho farfouillait à la recherche d'une bribe de souvenir, d'une image perdue au fond de sa mémoire. Elle se souvenait très vaguement de la soirée ou elle avait perdu son peigne à cheveux, mais tous les détails n'étaient pas là, et c'était sans doute cela qui l'empêchait de reconnaitre l'inconnu qui se dressait devant elle.
" Oui, lorsque j'étais petite mes parents m'ont offert un peigne à cheveux identique à celui qui se trouve entre vos doigts, j'y tenais beaucoup et je le protégeais comme la prunelle de mes yeux jusqu'à ce que je le perde malencontreusement. " La kunoichi marqua une courte pause en caressant du regard le papillon finement ciselé. " D'après ce que m'a dit ma mère, il a été fait par un ancien artisan de Kirigakure, et cet artisan ne faisait qu'une seule reproduction de ses œuvres, ce qui contribuait à leur donner de la valeur. Et plus je regarde ce peigne, plus je suis persuadée que c'était celui que j'ai perdu ... " La brune était gênée de parler de quelque chose qui avait eu tant d'importance pour elle. " Je ne me souviens pas très bien de la soirée ou je l'ai perdu. Une altercation avec une bande de garçons du village me revient en mémoire lors d'une fête du village à la même période de l'année que celle que nous vivons actuellement. Ils se moquaient de moi parce que je venais d'intégrer l'académie depuis quelques semaines, et que j'étais la seule fille dans ma classe. C'est à partir de la que ça devient flou, je me souviens de quelques coups échangés, puis plus rien. Je sais que je suis retournée chez moi, et qu'une fois dans ma chambre lorsque je me suis déshabillée je me suis rendue compte qu'il ne retenait plus mes cheveux. Je suis retournée le chercher, et j'ai passé une bonne partie de la nuit à remuer la boue et la neige avec mes mains pour le retrouver, jusqu'à ce que mes parents viennent me chercher, inquiets de me savoir seule sous la pluie aussi tard. "
La jeune femme tendit la main vers l'objet de ses souvenirs, et sans l'ôter de celles du jeune homme en caressa le dessus. Elle lui semblait un peu vieillie mais n'avait en aucun cas perdu de son charme.
" Ou l'avez vous trouvé ? " Elle releva les yeux vers lui, espérant qu'il allait résoudre le mystère qui l'avait travaillé plusieurs mois étant petite. " Vous souvenez vous dans quelle situation ? " |
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 | |  | Sujet: Re: (FB) Un regard ineffaçable Dim 8 Mai - 4:23 | |
| - Cela remonte à loin. Il y a plusieurs années au moins que je voyage avec ça dans mon paquetage. Le comble, soit dit en passant, c'est que je ne peux expliquer pourquoi je l'ai gardé tout ce temps auprès de moi. Embarrassé par la situation, il laissa glisser l'objet dans les mains émues de la jeune femme avant d'en dire plus.
-J'imagine qu'elle était aussi bien ici, avec moi, qu'ailleurs, avec d'autres. Quoi que je n'en eu pas franchement l'utilité. Mais bref'. Ce que je peux en dire concrètement, par contre, c'est que l'objet appartenait autrefois à une jeune fille, pas plus haute que cela. Plaçant sa main à un petit mètre du sol, un peu maladroitement, il donna une idée de la taille de l'enfant, avant de reprendre, tout aussi maladroitement. Je n'étais moi même encore qu'un bambin à l'époque, d'ailleurs.
Le regard songeur, il invita de sa main la serveuse à s'assoir à sa table, sans même s'arrêter de parler. Mais mis à part nos âge, peut-être, elle ne m'était en rien similaire. Bien au contraire. Légèrement plus grande que moi, déjà, elle était très précoce pour son âge. Très maline et tout autant autoritaire ! Ça n'est d'ailleurs pas par bonté de cœur qu'elle m'avait transmit le papillon. J'ai récupéré l'objet après son passage et parce qu'elle l'avait laissé dernière elle. Tout à coup, presque dérangé, il se tu. Non pas qu'il en avait terminé avec son récit, mais il se demanda, l'espace d'un instant, si la femme en sa compagnie n'avait pas que faire des histoires anecdotiques d'un jeunot comme lui. Aussi il tenta de se rattraper, ce qui eut pour effet d'appelar ses joues à rougir anormalement : Excusez mon vagabondage... Je... Cette enfant compte beaucoup pour moi. C'est le jour où je suis arrive à Kirigakure que je l'ai rencontré et grâce à elle, ce jour a beaucoup d'importance à mes yeux.
Changeant de direction, ses yeux vinrent se poser sur l'objet assit entre les mains de la femme face à lui. - En y réfléchissant, c'est surement parce que je comptais la lui rendre, cette parure, que j'ai appris à voyager avec. Juste au cas où. |
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 | |  | Sujet: Re: (FB) Un regard ineffaçable Dim 4 Sep - 17:48 | |
| La jeune femme s'installa à la table à la suite de l'invitation de l'inconnu. Elle prit place face à lui et saisit entre ses petits doigts l'objet si précieux à ses yeux. Sans le quitter des yeux elle écouta le récit du jeune homme à la peau matte.
Votre histoire est cohérente avec la manière dont j'ai perdu mon peigne, il est fort probable que ce soit le mien ... Vous pensez que ça peut être mon papillon ? Demanda Chocho, gênée en esquissant une petite moue des lèvres.
Chocho observa attentivement le jeune garçon face à elle. Si ce bijou tenait tant à ses yeux qu'il tenait aux siens, il n'était surement pas prêts de le lui donner sans autres formalités. Je pourrai vous prouver d'une manière ou d'une autre que je suis la jeune fille en question ? Les grands yeux de la jeune brune scrutaient les lèvres de son vis-à-vis attendant une réponse positive de sa part avant d'ajouter. Au fait ... je m'appelle Chocho. Chocho Namida.
Pourquoi tenez-vous tant à la jeune fille à qui appartenait cette parure ? Ajouta Chocho qui avait reporté son regard sur le bijou et le caressait délicatement du bout des doigts. Étonnement la question ne lui avait jusqu'alors pas encore traversé l'esprit. Mais maintenant qu'elle avait franchit la barrière de ses lèvres, la demoiselle brulait d'envie de connaitre la réponse. |
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