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| | [FlashBack] Welcome to Hell | |
| <| Message | Auteur | Sujet: [FlashBack] Welcome to Hell Mar 24 Aoû - 21:23 | |
| J'avais 6 ans. Enfin, c'est ce que je pensais, d'après les bribes de souvenirs qu'il me restait. Je ne me souvenais pas de beaucoup de choses, il y avait quelques fois des cris qui résonnaient dans ma tête, accompagnés de quelques images dignes d'un film d'horreur raflant tous les oscars, mais c'était toujours trop flou pour que j'en distingue bien les personnes. C'était des sortes de fantômes, on les voit mais on ne les reconnait pas. Chaque nuit je me réveillais en sursautant, trempé de sueur. Je ne dormais pas beaucoup à cause de tout ça, mais je ne ressentais pas la fatigue pour autant, et heureusement... Chaque jour j'étais obligé de rendre service à énormément de monde, pour avoir, au final, juste assez pour me payer de quoi tenir jusqu'au lendemain. Je ne savais pas exactement pourquoi j'étais seul, je ne savais pas exactement pourquoi beaucoup de monde me fuyait... Je ne savais pas grand chose en fait. Les gens avaient souvent des petits boulots, comme couper les mauvaises herbes de leurs jardins parce qu'ils étaient trop âgés pour le faire (oui oui, de l'herbe dans le désert. Quoi, vous connaissez pas les serres?), ou bien promener leurs animaux, ou encore délivrer des lettres.
Un jour, alors que je promenais quelques chiens, je fis une rencontre quelque peu étrange. C'était une personne se cachant sous des lunettes noires et de longs vêtements cachant son visage ainsi que les traits de son corps. Chaque fois que je la voyais, j'étais mal à l'aise, je me sentais vraiment bizarre, j'avais la tête qui tournait. Cela ne durait qu'un court instant, mais dès qu'elle m'apparaissait, toutes ces sensations arrivaient et repartaient immédiatement. Je n'y prêtais pas grande attention, croyant que c'était dû à l'étrange odeur se dégageant de la personne. D'après ce que je voyais, ça ne dérangeait que moi, je ne sais pas pourquoi.
Cela faisait déjà 7 mois que j'enchainais travail sur travail. Je ne m'en rendis pas compte au début, mais je me fatiguais de moins en moins. Je crus tout d'abord que c'était parce que je gagnais en endurance... que nenni mon ami, j'avais juste de moins en moins de boulot et donc, de moins en moins d'argent. Puis vint le jour où je devais radicalement changer ma manière de travailler. Je ne gagnais plus assez, il me restait tout juste de quoi me préparer pour mon voyage. Voyage? Oui, je devais traverser le désert afin de rejoindre un endroit où je pourrais faire un boulot mieux payé.
J'étais enfin parti. Le voyage paraissait interminable, mais je finis par arriver devant un grand manoir, construit près du désert. Croyant tout d'abord à un mirage -parce qu'il faut l'avouer, un manoir près du désert...-, je passais mon chemin lorsque la porte s'ouvrit et que quelqu'un en sortit. Je fus tout d'abord étonné, puis lorsque la personne prit la parole, je remarquais qu'elle était vêtue tel un majordome. - <<Si vous voulez bien entrer.Je fus choqué de voir qu'un inconnu me dise de rentrer, mais s'en suivit une courte explication.
N'êtes-vous pas venu pour le poste de majordome?Son accent hautain me tapait sur le système, mais je fis avec et lui répondit : - Je dois vous avouer que j'ignorais jusqu'à l'existence d'une telle offre. A présent que je suis ici, pourquoi ne pas tenter?- Je vous demande pardon? Votre attitude me parait bien trop spontanée, peut-être même frôle-t-elle l'impertinence. A mieux vous regarder, vous me paraissez bien trop jeune pour occuper un tel poste. Madame ne sera jamais satisfaite. Veuillez passer votre chemin.- Puis-je vous demander pardon à mon tour? Vous osez me juger sur mon âge alors que vous-même n'êtes qu'une personne âgée? De plus, si vous ne me jugez que par un critère aussi peu important, c'est que votre intelligence et votre manière de juger sont toutes deux à revoir.- J'espère que vous comprendrez qu'à présent vos chances pour le poste sont dans le négatif. Comme je vous l'ai dit, vous ne pourrez jamais pleinement satisfaire Madame, elle qui a besoin de tant de soins et d'une attention toute particulière. Votre manière de parler et d'agir, votre style vestimentaire, votre attitude-même m'offusque. Et ce qui m'offusque offusque Madame.- Non mais pour qui vous prenez-vous? Mon attitude envers vous ne sera pas la même que celle dont je ferais preuve devant mon employeur. Pour moi, vous n'êtes qu'arrogance, qu'un homme dénué de toute raison, la preuve en est que vous me jugez sur mon style vestimentaire. Hors, si je deviens majordome, j'aurais l'habit qui va avec. De plus, vous considérez mon attitude comme offusquante alors que vous-même vous m'offusquez. Ce qui pourrait définir tout ceci serait oeil pour oeil, dent pour dent, très cher.- Il suffit. Veuillez immédiatement- - CESSEZ CETTE QUERELLE.Ces paroles provinrent de l'intérieur du manoir. Elles étaient très violentes, la voix était extrêmement grave, c'était très surprenant venant d'une dame. Elles nous avaient aussi littéralement paralysés, ce majordome et moi, mettant fin à notre joute verbale. Charles-Édouard, faites entrer ce jeune homme, il m'a l'air très prometteur. Alors que le majordome s'écartait pour me laisser entrer, je gravis les marches puis passa à côté de lui, lui lançant un regard et un sourire le narguant très violemment. J'ai même eu l'occasion de voir une énorme veine sur son front, et j'eus beaucoup de mal à me retenir de rire. Je rentrais donc dans ce manoir, et découvris avec stupeur un monde totalement différent. Jamais je n'avais vu pareilles choses, pareilles merveilles, tout était différent de ce que j'avais connu. Cela devait être une dame fortement riche, tellement il y avait d'or, de couverts en argent et autres objets inestimables. La voix de la dame provenait du haut des marches, et je l'entendis à nouveau lorsqu'elle m'invita à les gravir. J'arrivais dans un grand et long couloir, avec des fenêtres à foison. Je me dirigeais tout droit, écoutant la voix qui provenait apparemment de la porte tout au fond. J'étais arrivé devant la porte, et tandis que je montais mon bras pour pouvoir toquer, la porte s'ouvrit toute seule. J'aperçus alors une dame, cette même dame qui nous a fait entendre sa voix à la fois grave, violente et douce, chaleureuse. Elle était assise sous la fenêtre, et la lumière la rendait resplendissante. L'atmosphère était emplie de douceur. Elle tourna la tête en ma direction, puis me lança un regard d'admiration. D'après ses dires, cela faisait 4 ans qu'elle n'avait pas vu quelqu'un d'autre que son majordome, Charles-Édouard, à cause d'une maladie qui paralysait ses jambes et qui l'avait rendue sensible au vent, chose courante dans le désert. Elle me fit m'asseoir et me raconta maintes histoires, parlant d'elle et de sa jeunesse, de sa rencontre avec C-É et de la manière dont elle est tombée malade. Lorsqu'elle eut terminé, elle dirigea son regard vers la pendule accrochée au mur, puis me priant de l'excuser pour m'avoir retenu aussi longtemps. Il était en effet déjà 22H, et elle m'invita donc à rester cette nuit pour que l'on parle de l'offre d'emploi demain. Je me dirigeais donc vers une des chambres d'ami, selon les indications de la dame. J'arrivais devant une porte puis entra avec la clé que le majordome m'avait confiée. C'était une chambre typique, un lit, une lampe posée sur une table de nuit, un tapis, quelques livres poussiéreux, comme tout le reste d'ailleurs. J'étais exténué, aussi je ne mis pas longtemps avant de sombrer dans les bras de Morphée. Cette nuit encore, les cauchemars m'ont envahi, mais cette fois c'était encore plus violent, plus atroce, mais plus clair. Je me réveillais encore une fois en sursaut, j'avais les larmes aux yeux, je suais à grosses gouttes. Lorsque je repris mes esprits, j'ai remarqué que la dame était là, près de mon lit, et que son majordome était là lui aussi. Elle avait probablement appelé C-É lorsqu'elle m'a entendu crier et est ainsi venue pour voir si tout allait bien. Je la regardais, et alors que j'allais tout lui expliquer, elle me prit dans ses bras. C'est à cet instant qu'une étrange sensation m'envahit, une sensation qui m'était familière, mais je n'arrivais pas à me souvenir où je l'avais ressentie. Elle me parut inquiète, aussi je décida de tout lui raconter dans les moindres détails, excepté le cauchemar de cette nuit, le plus atroce que je n'ai jamais fait. Elle m'écouta de bout en bout, ne me posant aucune question sur tout ça. Lorsque j'eus fini, elle me dit comprendre puis me souhaita de bien me reposer, puis repartit vers sa chambre avec son majordome.
Je n'avais toujours pas remarqué ce qui aurait pu causer ma perte, mais j'allais bientôt le découvrir à mes dépends... A suivre. _________________ °~° Thème °~°| Citation: | « Ne peuvent-ils la voir? La douleur d'un esprit faisant son possible pour protéger ses amis, ou la douleur d'une personne dont le lien avec un esprit était si fort, que lorsqu'il fut rompu son coeur fut brisé? Tant qu'ils obtiennent ce qu'ils veulent, ils se moquent de qui est blessé... » |
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| | |  | Sujet: Re: [FlashBack] Welcome to Hell Jeu 26 Aoû - 23:38 | |
| Pour la première fois depuis bien longtemps, je pus me rendormir après avoir fait un de ces cauchemars. Je me levais, péniblement, le corps meurtri pour une raison que j'ignorais. Je me dirigeais non sans peine vers la fenêtre puis essayais de l'ouvrir sans succès. Ce n'est qu'après quelques minutes de recherche que je découvris un petit dispositif, plus bas, permettant de débloquer la fenêtre. Il avait sûrement été mis en place pour que la dame puisse l'ouvrir sans se fatiguer. J'ouvris donc la fenêtre puis pris une grande inspiration. Le soleil brillait de tout son éclat, et d'après sa position j'en déduisais qu'il était aux alentours de midi. C'est lorsque je m'apprêtais à fermer la fenêtre qu'une sorte de "bip" se fit entendre en rafale et, surpris, je n'avais pas vu la fenêtre se fermer brusquement sur mon visage. Je me relevais, le corps encore douloureux, et descendis les marches en me frottant le visage. Je ne l'avais pas remarqué de suite, mais la maison était étrangement calme, on n'entendait pas le vent souffler, et encore moins les pas du majordome ou de la dame, qui devraient pourtant se faire entendre, ici où chaque pas résonnait.
J'étais à présent dans le couloir donnant sur la porte extérieure, et je me dirigeais vers ce que je pensais être la cuisine. Erreur. Lorsque j'ouvris la porte, quelques cartons tombèrent sur moi ; j'avais ouvert la porte du cagibi. Malgré le raffut, personne ne vint voir et j'en fus étonné. D'habitude, quand un bruit suspect se fait entendre dans une maison, les personnes qui y habitent viennent immédiatement voir de quoi il s'agit, mais là il n'y avait personne. Je repris donc ma route après avoir soigneusement remis les cartons à leur place, et tandis que je continuait de désespérément chercher la cuisine, une envie soudaine et pressante m'envahit alors. Je me ruais dans tous les coins possibles, mais je n'arrivais pas à trouver les WC. Après avoir cherché pendant cinq bonnes minutes et m'être retenu jusqu'à presque exploser mes reins, je les avais enfin trouvés. Je sortis donc après avoir fait ma petite affaire et m'être lavé les mains. Soulagé, je repris donc ma quête : Trouver la cuisine. C'est à ce moment que je vis Charles-Édouard, première existence que je voyais de la journée. Comme à son habitude, il me lança un regard snob, puis s'en suivit le second round de notre joute verbale. La dame n'avait, quant à elle, toujours pas donné de signe de vie. Alors que ce très cher majordome et moi-même n'avions plus de ressources, il s'en alla en direction des escaliers. Je le suivis, pour voir s'il allait s'occuper de la dame ou non, et je le vis passer sa route au lieu de monter. Cela me parut étrange, puisqu'après les escaliers, il n'y avait que la porte d'entrée. Il tourna donc juste après les escaliers, et choqué, je courus voir. Il y avait un couloir. Comme les autres, mais je ne l'avais jamais vu. J'avais aussi perdu C-É de vue, mais je m'enfonçais dans le couloir nouvellement découvert pour le rattraper. Je courus de toutes mes forces mais je parvenais pas à rattraper Charles, et c'est alors que j'arrivais au bout du couloir. Tout ce qu'il y avait, c'était une porte devant moi, rien d'autre. Je l'ouvris donc et découvris avec stupeur que c'était encore une fois un cagibi. Le raffut de cette fois-ci était encore plus grand que le premier, mais comme précédemment, personne n'avait réagi. Alors que je me relevais après m'être prit tous les cartons, je vis Charles-Édouard à côté de moi, me disant : << - Oh? Alors je ne m'étais pas trompé lorsque je disais que vous dormiez sur le sol. Debout, feignant, Madame vous attends dans la cuisine.- Mais euh... Vous n'avez pas entendu le boucan que ça a causé quand c'est tombé?- Mais de quoi parlez-vous donc? Qu'est-ce qui est tombé?- Mais tout ça là, tous ces cartons! C'est la deuxième fois en plus! Je voulu désigner les cartons qui avaient chuté, mais lorsque je me retournais pour les pointer du doigt, ils avaient disparus, eux et la porte du cagibi. Mais qu'est-ce que...-HA! Je le savais, en plus d'être pauvre, sot et vulgaire, vous êtes fou. J'espère que Madame portera le même regard que celui que je porte à votre égard, infâme rat. Maintenant debout, et plus vite.Je ne réalisais nullement ce qu'il s'était passé, le choc était trop grand, je n'y comprenais décidément plus rien. Charles reprit le chemin par lequel il était arrivé, un chemin se trouvant à ma gauche. Bien que confus, je suivis C-É jusqu'à la cuisine. C'est lorsque j'eus fait un pas dans la cuisine que plusieurs choses me revinrent à l'esprit et qu'une mauvaise, très mauvaise impression s'empara de moi. Je me posais énormément de questions : - Pourquoi est-ce que je n'avais pas trouvé la cuisine, alors que j'avais fouillé la maison de fond en comble? - Pourquoi, lorsque que j'ai involontairement ré-exploré toute la maison car submergé par l'envie de soulager ma vessie, je n'ai senti aucune personne vivante? - Pourquoi, alors que le cagibi avait causé un immense raffut, personne ne se demandait ce qu'il s'était passé? - Pourquoi personne ne les avait ne serait-ce qu'entendu? - Pourquoi ce couloir n'est apparu à mes yeux que lorsque j'avais suivi Charles-Édouard? Et surtout... Pourquoi est-ce que j'ai l'impression de tourner en rond depuis tout à l'heure...? La cuisine... Le chemin qu'on a pris pour venir jusque dans la cuisine... C'est le même que celui que j'ai pris pour aller aux toilettes, mais la seule porte du couloir, c'est celle-ci... Pourquoi? POURQUOI? -Pourquoi restes-tu dans l'encadrement de la porte, mon petit Tsuki?Cette voix... Elle m'avait soudain fait quitter toutes mes pensées, mais je sentais que j'avais mis le doigt sur quelque chose. Et puis... elle m'était familière, où est-ce que j'ai pu l'entendre? Je sais que c'est celle de la dame, mais j'ai l'impression de l'avoir déjà entendue... Hey une minute... "Mon petit Tsuki"? ... "Tsuki"... Comment est-ce qu'elle connait mon nom?! Il y a décidément quelque chose qui ne tourne pas rond ici, et j'ai bien l'intention de trouver quoi!
-Oh, bonjour madame. Désolé, c'est juste un petit manque de sommeil, mais ça va mieux maintenant.-Il est vrai qu'avec toute l'agitation de cette nuit, même moi je n'ai pas réussi à fermer l'oeil, hohoho. Quoi qu'il en soit, je te conseille de vite oublier ce vilain cauchemar, car après tout, se voir brûler avec ses parents et avec son ancienne maison, ce n'est amusant pour personne! -Pardon?-Je disais juste que ce n'était amusant pour personne!-Non, avant ça... Vous venez de parler de mon cauchemar... Comment savez-vous ça? -Et bien, tu m'en a parlé, tu as oublié?-Non, je n'ai pas oublié, je m'en souviens très bien...-Alors, tu vois!-C'est justement parce que je n'ai pas oublié que cela me dérange... -Mmhh?-Je me souviens très précisément vous avoir tout raconté... Tout... sauf ce cauchemar... Je me souviens avoir jugé ça trop atroce pour vous, qui n'aviez pas l'air rassurée. Je m'étais dit que si je vous l'avait raconté, vous auriez été trop choquée.-M-Mais... Tu m'as raconté tes précédents cauchemars, tous les mêmes, celui-ci n'était pas différent...!-Si. Cette fois-ci, c'était la seule fois où j'avais pu voir les visages de ces personnes. La seule fois où j'ai pu voir les expressions de terreur qui déformaient leurs visages... -M-Mais... J--Et puis avant ça... Comment connaissez-vous mon nom? Je ne vous l'ai jamais dit, et rien n'aurait pu vous indiquer que je m'appelais comme ça. Depuis que je sais parler, je sais dissimuler mon passé. -... Bien... Je vois que je ne vais pas te duper plus longtemps... La voix était soudainement devenue très grave, comme celle d'un homme. Tu auras percé mon secret à la toute fin, ce n'est pas si mal pour un petit garçon de six ans...-A la toute fin? Que voulez-vous dire? Et puis, qui êtes-vous?-Pas étonnant que tu ne te souviennes pas de moi... Tu n'étais pas en âge de comprendre ce qui t'entourait...-Que... Je ne comprend pas... Je ne sais pas de quoi vous parlez...-Oui, exactement! Ces mots... Depuis que tu es seul tu n'arrêtes pas de les dire, à tout le monde et à tout bout de champ... "Je ne comprend pas", "Je ne sais pas", c'est tout ce que tu sais dire! Mais bon, ce n'est guère surprenant, ta mémoire a été partiellement scellée.-M-Ma mémoire... scellée...?-Oui, c'était ce jour-là...-C...Ce jour?-Ou plutôt devrais-je dire... cette nuit-là... Il est temps que tu te souviennes de tout, je lève le sceau, et je te permet de ressentir à nouveau toute cette tristesse, je veux voir ton âme se déchirer, se consumer, je veux voir ton corps trembler, je veux t'entendre me maudire, je veux te voir MORT!Lorsque les derniers mots de l'inconnu furent prononcés, mon cerveau se mit à bouillir, mon corps entier se mit à me faire mal. Je n'arrivais plus à respirer, ma vision se brouillait, je sentais mon âme elle-même souffrir, je n'arrivais même plus à garder les yeux ouverts, ils me brulaient. Tout ce que je vis avant de tomber, c'était le corps de la dame se courber, puis son dos s'ouvrir pour laisser une ombre en sortir... Tout ce que je voyais n'était plus qu'ombre... Mes yeux s'étaient fermés, je ne voyais plus rien, tout était noir, je ne ressentais plus rien, même pas le sol sur lequel je m'étais effondré. La douleur était encore là, plus forte que jamais. Je criais de toutes mes forces, jusqu'à hurler, jusqu'à briser le silence des ténèbres qui m'écrasaient.
Lorsque je rouvris les yeux, je vis une grande maison en feu. J'étais là, en spectateur. Je tenais debout, je n'avais plus mal, mais je ressentais encore une grande douleur dans mon coeur. Je courus à l'intérieur, poussé par une émotion que je ne saurais vous décrire, et c'est là que j'aperçus deux personnes courant dans tous les sens. Leurs peaux étaient totalement brûlées, on pouvait voir leurs muscles carbonisés et leurs yeux exorbités. Je m'effondrais sur mes genoux, vomissant tout ce que j'avais, puis c'est en relevant la tête que je vis ces deux personnes s'effondrer, puis tomber en poussière. Des cris percèrent mon coeur encore d'avantage, puis je montais les escaliers quatre à quatre pour rejoindre la source de ces cris. J'avais peur, très peur, mais ces cris me rappelaient quelque chose, je ne contrôlais plus mon corps, je n'étais maitre de rien, je ne pouvais que regarder en silence. Arrivé devant la porte d'où les cris provenaient, je la défonçais de toutes mes forces puis vit avec dégout un bébé connaissant le même sort que les deux cadavres du bas avaient connu. Je sortis de la pièce en vitesse, je n'arrivais même plus à regarder devant moi, de peur de voir encore une scène horrible. Je mis ma tête sur mes genoux et je serrai mon corps avec mes bras. C'est le bruit de carreaux brisés qui me fit me relever. Je me précipitais dans la chambre, et c'est là que je vis un grand homme prendre le bébé. Je voulu le sauver, mais l'homme tourna sa tête en ma direction, et son regard me tétanisa. Ma peur avait atteint son paroxysme mais elle ne cessait de s'accroitre. La seule chose que je pouvais faire, c'était regarder, contempler ma propre mort... <<M... Ma mort...?>>C'est lorsque je me rendis compte que ce bébé n'était nul autre que moi que tout s'effaça. J'étais à nouveau dans le noir, prisonnier des ténèbres. C'est la voix de l'homme qui me tira de ma torpeur, me ramenant à la réalité. Je me tenais face à lui, il m'avait ligoté sur une chaise. Tout ceci était son plan, tout ceci visait à me faire venir ici, à me faire le rencontrer, lui qui avait raté sa mission lorsqu'il devait annihiler le clan Tsuki. Il pensait m'avoir laissé en vie, mais il ignorait que j'avais été ramené à la vie. J'avais peur, très peur, il brandissait un couteau et jouait avec moi. Il s'amusait à me faire peur, lançant son couteau à ras de mes cheveux, ou alors le collant à ma gorge, faisant comme s'il me tranchait la tête... J'étais pétrifié, je ne pouvais rien faire, ma voix refusait d'émettre le moindre son, mon corps refusait de bouger. Cet homme, je ne savais rien de lui mais il savait tout de moi, je ne pouvais rien faire, et lui s'amusait à me détruire mentalement. Son rire était comme une main me tenant par la gorge, une main dont la poigne se resserrait toujours de plus en plus fort, une main annonçant ma mort. Son corps... Il était vêtu d'une cape noire, c'est tout ce que je voyais. Au niveau du sol, elle était trouée, abimée. Son visage ainsi que son arme, tous deux éclairés par la lueur de la pleine lune le faisaient ressembler à la Grande Faucheuse, à la Mort, celle que vous voyez avant de mourir. <<Remercie-moi, tu vas mourir une nuit de pleine lune. Tu feras honneur à ton clan... Pour une fois.>>Je ne tenais plus, j'avais l'impression que mes organes étaient un à un compressé, que mon corps allait exploser, que mon âme allait être consumée. Je le maudissais, mais en même temps je le craignais. Ma haine n'était rien face à ma peur.
C'est lorsqu'il décida d'arrêter de jouer et de finalement me tuer pour de bon que je compris tout ce qu'il s'était passé. Tout, de la nuit d'horreur à aujourd'hui. Jusqu'à maintenant, je pensais l'avoir réalisé... Mais cet homme... C'est celui qui m'a privé de tout... C'est celui qui m'a privé de famille, celui qui m'a privé d'amis, celui qui m'a privé de ma vie... Je le maudissais.
Mon regard avait changé. Je ne pensais plus qu'à le tuer. Je ne pensais à rien d'autre. Lui-même en était pétrifié. <<Alors, ça te fait quoi de ressentir la peur, sale porc infâme et putride?>>Je commençais à me détacher en utilisant le Nawanuke no Jutsu, l'une des deux seules technique je maitrisais avec le Kawarimi.
Je me dirigeais vers lui, lentement, ramassant son couteau puis jouant avec lui comme il l'a fait avec moi. J'en riais. Je ne voyais que le contour de son corps, mais c'était plus que suffisant pour savoir où il était. Je n'étais pas aussi patient et joueur que lui, et c'est avec un calme des plus étonnants que je décidais d'en finir. Je lançais son couteau droit dans son coeur, et c'est lorsqu'il se planta qu'une impression étrange m'envahit. Je courus voir si ce que je redoutais s'était avéré exact. C'est en le prenant par le col que mes craintes se sont confirmées. Ce n'était qu'un bout de bois. Le vrai était sûrement déjà parti très loin. Je sortis du Manoir sans peine, toutes les illusions qu'il avait placées pour me déstabiliser ayant disparues avec lui. A peine eus-je mis un pied dehors que tout se changea en sable et s'effondra. Il avait dû utiliser une technique de vent pour soulever le sable ou quelque chose d'autre, mais le résultat était là : Tout ce qui restait de ces 2 jours, c'était mes souvenirs. Je me souvenais à présent de tout, et c'est en me posant diverses questions que je rentrais en village. Quel ne fut pas mon étonnement lorsque je remarquais que je n'avais pas même pas fait 100m depuis le village.... Est-ce que tout ceci n'était qu'un rêve... Ou un cauchemar? _________________ °~° Thème °~°| Citation: | « Ne peuvent-ils la voir? La douleur d'un esprit faisant son possible pour protéger ses amis, ou la douleur d'une personne dont le lien avec un esprit était si fort, que lorsqu'il fut rompu son coeur fut brisé? Tant qu'ils obtiennent ce qu'ils veulent, ils se moquent de qui est blessé... » |
Dernière édition par Gekigami le Sam 11 Sep - 16:44, édité 2 fois |
| | |  | Sujet: Re: [FlashBack] Welcome to Hell Jeu 26 Aoû - 23:39 | |
| Vous pouvez clore ce sujet dès à présent, j'en ai terminé. Merci  _________________ °~° Thème °~°| Citation: | « Ne peuvent-ils la voir? La douleur d'un esprit faisant son possible pour protéger ses amis, ou la douleur d'une personne dont le lien avec un esprit était si fort, que lorsqu'il fut rompu son coeur fut brisé? Tant qu'ils obtiennent ce qu'ils veulent, ils se moquent de qui est blessé... » |
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| | |  | Sujet: Re: [FlashBack] Welcome to Hell Sam 6 Nov - 21:29 | |
| Locké et archivé [06/11/2010] _________________ " Tous les animaux sont égaux, mais il y a des animaux plus égaux que d'autres. "Gorge Orwell, Animal Farm " Aller en vacances avec sa femme, c'est comme aller au restaurant avec ses tartines. "Frédéric Deville |
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 Nombre de messages: 379 Age: 17 Nindô: Qu'importe que le chat soit noir ou blanc, du moment qu'il attrape la souris. Date d'inscription: 10/06/2010
| |  | | | [FlashBack] Welcome to Hell | |
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