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[Mission Rang B] Zoti, le Borgne

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MessageSujet: [Mission Rang B] Zoti, le Borgne Sam 14 Aoû - 17:07

    Quelque part aux abords de la frontière du pays de la Brume.

    Après deux jours de marche effectués sans encombre malgré la pluie quasi ininterrompue, Datenshi fini par arriver en vue de d’Ehiga. Allongé dans un massif de fougère, le ninja scruta le village à l’aide de sa longue vue. Le jour s’enfuyait et la lumière baissait rapidement. Le froid mordant de ces derniers jours sévissait encore même si ces assauts diminuaient peu à peu d’intensité.
    La bourgade se composait d’une vingtaine de petites bicoques en bonne voie de délabrement. Entassées les unes sur les autres autours de la rue principale et par ailleurs unique, les bâtisses noirci par l’âge rendaient l’endroit sinistre. Passant sa longue vue dans bout à l’autre du bourg, il avisa la seul habitation un tant soit peu entretenue. L’auberge Yamagatana, probablement le seul intérêt de ce coin perdu. Sur la devanture, une éloquente effigie féminine annonçait la présence de prostituées.
    Un lieu de passage, une étape obligée dans ce coin perdu pour les voyageurs en transit en quête d’un semblant de confort.
    En tout cas rien d’alarmant à l’horizon. Datenshi sortie de sa cachette, récupéra son sac et s’engagea sur la pente ruisselante qui le mènerait sur la route poussiéreuse. Le vent et la pluie l’accompagnèrent jusqu’à la porte de l’auberge. Sa première étape.

    Ayant baissé sa capuche ruisselant, il entra dans une salle enfumé. L’auberge était bâtie sur le modèle du genre, salle en bas, chambre en haut, prévue pour un défoulement temporaire plus que pour un repos durable.
    L’huile qui brulait dans les lampes diffusait une odeur rance parfaitement en accord avec les effluves de sueur et de graisse des cuisines. Un établissement de piètre catégorie ou chacun s’occupait de ses affaires. Au moins, il faisait bon être à l’abri des éléments. Laissant son manteau s’égoutter sur le sol couvert de sciure, il balaya de son regarde perçant la salle entière. En face de lui un comptoir occupait toute la longueur d’un mur. A droite de l’entrée, une estrade où une femme, jeune, était en train d’y achever une danse sous l’œil blasé des consommateurs. Le reste de la pièce se compassait d’une cheminée centrale ouverte sur les quatre coté, de tables branlantes aux chaises dépareillées toutes occupées par des individus de sexe masculin… Des aventuriers, des bucherons fermement engagés sur la route de l’ivresse, un couple de voyageurs égarés.
    Les conversations qui avaient baissé d’un ton à son arriver reprirent. L’air rude du ninja et sa vêture parlaient pour lui. Un mercenaire en route pour le sud. Rien d’alarmant. Délaissant la mare qui s’était formé à ces pieds, Datenshi se dirigea directement vers le bar, où il demanda des nouvelles de son contact.

    Le tenancier, un homme maigre au teint olivâtre, débita d’un ton monocorde :

    - Zoti le Borgne ? Il d’vrait pas tarder l’ami. Z’avez qu’à l’attendre. Vous v’lez à manger ? … une fille ?

    - Je vais prendre une table, j’ai soif.

    L’aubergiste lui désigna l’une des rares tables libres, au beau milieu de la salle.

    - Non pas cette table, refusa le mercenaire d’un ton sans réplique.

    Datenshi chercha alors une place du regard, optant pour une table à l’ écart, près du mur, la meilleure place selon lui.

    - Hum, là-bas

    La place était occupée par deux hommes d’allure peu engageante

    - Elle n’est pas libre, ta table et ceux-là, ça m’étonnerait qu’ils te la laisse !

    - C’est ce qu’on va voir …

    Sans attendre, Datenshi traversa la salle et alla se planter devant les deux hommes. Ceux-ci le toisèrent en retour, prêt à répondre au moindre geste hostile. La tension emplit soudain la salle de son parfum pimenté. Le trio attira l’attention de toute la salle. L’homme à la toison d’ébène et le blond fixaient toujours Datenshi qui les toisait en retour de son regard de jade.
    Le silence étouffant menaçait d’exploser à tout moment. Même l’irascible propriétaire des lieux, installé à l’étage à sa place favorite, resta dans l’expectative. Et le grand guerrier continuait de fixer les deux attablés, sans rien dire, prêt à les abattre au moindre geste hostile.
    Sans se consulter, les deux comparses commençaient à se lever lorsque dans un fracas de métal, sept hommes en armes firent irruption dans la salle, trainant un homme entravé qu’ils jetèrent au sol. Leur meneur, un dur à cuir aussi droit, aussi solide qu’un chêne, apostropha le server qui tenait le bar.

    *Que viennent-ils faire ici … calme toi tu ne vas pas tarder à la savoir ... et qui est ce pauvre homme ? Tu es bien mal tombé l’ami on dirait*

    - Nous avons capturé cet espion ! annonça le militaire. Le connaissez-vous ? A-t-il des fréquentations, des amis ? Il a avoué devoir rencontrer quelqu’un ici, ce soir.

    - Non, sergent, répondit l’homme qui tenait le bar. Il a bien pris une chambre qu’il a payée d’avance, hier soir, mais je ne l’ai jamais vu accompagner. Ce n’est pas un habitué.

    - Et vous reprit-il en apostrophant les buveurs, regardez cet homme !

    Le prisonnier avait mauvaise mine, ça tenue maculée et déchirée, son corps trapu recroquevillé. Sa figure ensanglantée laissait entrevoir une particularité : bandeau couvrant son œil gauche. Le droit à demi fermé par les coups.

    *Par les couilles de Raijin, le borgne !*

    - Alors comme ça personne ne veux coopérer ! crachat le sous-officier, un tantinet agacé par le manque de collaboration

    Dans une région si reculée, presque sauvage, oublié de tous, ce n’était pas de sitôt qu’on aiderait un représentant de l’ordre.

    - Tant pis pour vous, tas de vermine ! railla-t-il. Dès demain Iboko Mironi viendra vous poser ses questions, il saura bien régler toute cette histoire !

    Se tournant vers le prisonnier affalé il lui assenât un violent revers de son gant renforcé d’acier

    - Et je doute que cela te plaise, sale espion ! Il reprit pour la salle, Bientôt, très bientôt l’ordre règnera ici à demain, les pouilleux …

    Les soldats furent salués par un brouhaha de voix irritées. Les langues allaient bon train, soupesant les causes et les conséquences d’un tel bouleversement. Ce n’était pas bon pour les affaires annexes de Kusa, ni celles des autres bandes de moindre importance. Plusieurs petits groupes ainsi que quelque individu isolés se levèrent aussitôt pour quitter les lieux et le village par la même occasion.
    Datenshi bouillonnait, même après le départ des soldats et de son contact. Il s’arrangerait pour récupérer ce qu’il devait, la n’était pas la question. Iboko Mironi ! il avait reconnu ce nom et une irrépressible envie de tuer l’avait saisi …

*
* *

    Les ordres de mission était clair notre ami ne pouvait se permettre de faire étalage de ces talents au risque de placer son village dans une position bien délicate. Il lui fallait faire preuve de discrétion. Après un bref temps de réflexion son attention se porta sur le tenancier du bar qui lui paraissait sympathique. Le genre d’homme qui ne pose pas de question tant qu’il y trouve son intérêt. Après avoir traversé la salle maintenant presque vide Datenshi s’entretenu avec, Kani, le tenancier.

    - J’ai besoin de savoir où sont cantonnés ces hommes, peux-tu m’aider ? Il n’y a toujours pas de fort dans le coin, n’est-ce pas ? Ils vont donc surement établir un campement aux abords de la grand-route, pour contrôler les allées et venues. Peux-tu me trouver le renseignement ?


    - T’a d’quoi payer ?

    - L’argent ne fait pas partie de mes problèmes actuels, assura Datenshi, songeant au moyen de s’entretenir avec le borgne.


    - Devrai’y avoir plus d’gars comme toi par ‘ci, j’aime entendre ça ! J’vais envoyer quelqu’un. Tiens c’la maison qui offre !

    Après avoir gracieusement servie à notre ami de sa meilleure bière, Il stoppa un serveur en plein service et lui glissa quelques mots à l’oreille. Ika acquiesça d’un air entendu et fila en cuisine.

    - C’est fait. Ça va prendre un peu de temps. Déguste ta boisson. Dès qu’j’aurai le renseignement, tu pourras payer.

    Que le destin pousse Iboko Mironi à sa porte si rapidement le laissait songeur. Iboko, un des Compagnon de l’ombre.
    Le tenancier scruta intensément Datenshi avant de lâcher :

    - Tu vas le tuer, c’est ça ?


    - De qui parles-tu ?


    Vigilant, le regard de jade du « mercenaire » parcourait la salle avant de revenir se poser sur Kani.

    - De notre ami Mironi. Tu vas le tuer, hein ?

    Datenshi ne pris pas la peine de lui répondre.
    Intéressante question, qu’il était en train de soupeser : allait-il vraiment tuer Iboko Mironi ? Cette pensée lui fit quitter la réalité. Il se retrouva plonger dans le passé.

    Une cellule éclairée par des torches. L’action semble se dérouler au ralenti. Un groupe d’homme en demi-cercle contemple avec dégout un de leurs frères d’armes gisant sur le sol, les bras liés derrière le dos. Chacun des hommes de la pièce arbore les signes d’appartenance à la caste des genins du village de Kiri. Seule celle du captif aux cheveux d’argents diffère. Le sang la teinté de rose. Un des protagonistes se tiens légèrement en retrait des autres. Son regard passe d’un homme à l’autre, se repaissant des émotions violentes engendrées ce soir par ses propres soins. Un autre, Iboko Mironi, se penche sur la victime pour le railler, avant de lui assener un brusque coup de pied, inondant son visage tuméfié d’un flot de sang. Les autres se mettent à rire devant le regard impuissant, peiné puis désespéré du supplicié …

    - Hé, reviens parmi nous !

    Une salle d’auberge enfumée, des gens autour de lui en train de converser … Datenshi sursauta puis repris brutalement ses esprits. Ce n’était pas la première fois qu’il vivait ce genre de cauchemar. Le cadre pouvait varier, mais c’était toujours la même horreur, la même souffrance.

    - Je vais aussi avoir besoin de deux montures, reprit-il d’un ton sec. J’ai de quoi payer. Tu peux arranger ça ? Mieux valait se déplacer à cheval pour ne pas éveiller les soupçons.

    - Tout est possible à Ehiga. Si effectivement t’as la bourse bien garnit …

    - J’en ai suffisamment, mais n’imagine pas pouvoir m’escroquer. Tu n’es pas de taille.

    Assortir de son sourire carnassier qui le caractérisait si bien Datenshi fixa Kani.

    - Je n’ai pas l’intention de m’attaquer à toi. Ni d’aider qui que ce soit à le faire d’ailleurs. Inutile de me menacer …


    Datenshi estima que le ton tranquille de l’homme sonnait juste, ce qui quelque part le surprit.

    - Une sage décision, dit-il avant de reprendre une gorgée d’alcool.

    La bière glacée inondât son palais telle une vague désaltérante. Le serveur revint alors en possession du renseignement désiré. Datenshi paya l’information. Remit son manteau à peine sec.

    - Les chevaux … Conduit moi …

    Sur un signe de la tête Kani fit comprendre au jeune serveur que cette tache lui incombait.
    La nuit encore jeune et toujours pluvieuse, ils sortirent pour remonter la rue vers l’est. Le temps n’incitait pas à la promenade. Personne ne trainait dehors. Ika avait passé une cape brune afin de se protéger du froid. Il lui fallait presque courir pour combler les grandes enjambées du « mercenaire ».
    Il finit par tirer le bras de Datenshi, le souffle heurté par sa course :

    - L’écurie est en bas de la route. Je t’emmène voir Tako. Tu devras traiter avec lui, mais sache qu’il fait partie de la bande de Nobu (Le proprio de l’auberge). Ehiga leur appartient … Ils vont surement tentés de te voler. Fais attention !

    - Pourquoi me prévenir ? Tu travails sans doute pour ce Nobu toi aussi, n’est-ce pas ?


    - C’est un porc ! Il me tient captif depuis deux ans maintenant. A sa merci. Je suis de ton côté … quel qu’il soit.

    - Nous verrons, dit Datenshi. Je serais sur mes gardes. Tu devrais retourner à l’auberge maintenant.

    Sans demander son reste Ika laissa notre ami au croisement où ils se trouvaient et disparut bien vite sous une pluie battante.
    Le soleil venait de passer l’horizon et seules quelques lampes aux frontons des habitations assuraient à Datenshi une visibilité sommaire. S’engeant sur la route, il vit se dessiner au loin une silhouette qui lui était familière. D’un signe de la main à peine visible, l’homme à la coupe de cheveux en forme d’ananas, lui fit comprendre qu’il devait se retrouver dans une rue adjacente ...




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MessageSujet: Re: [Mission Rang B] Zoti, le Borgne Ven 20 Aoû - 14:14

Une traversée sans encombre malgré la pluie qui n'avait cessé durant toutes ces semaines qui m'avaient parut être des mois. Mince, cela faisait seulement deux jours ! Un soupir s'échappa de ma bouche. Cette mission pouvait être capitale ou bien complétement inutile, selon ce que l'Hokage avait dit. J'avais bien besoin de cette prise de risque énorme si c'était pour rentrer bredouille...Aller jusqu'à Kiri ! Ah, mes parents n'avaient pas apprécier...Mais je ne leur avais pas laisser le choix...N'étais-je pas devenu plus responsable ? Mais je savais bien que malgré toute ma bonne volonté, je ne pouvais accomplir des miracles. Il me manquait encore de l'expérience. Le jour tombait un peu. C'était la fin du voyage. Car Ehiga était en vue. Emmitouflé dans une cape noire, les cheveux défaient, je regardais le Genin qui m'accompagnait. Datenshi était sûrement le plus mystérieux des Genins que j'avais jamais rencontré...Et pourtant, avec Riuku et Kazumi, j'étais servit ! Oh, pas qu'il soit réellement bizzare, mais...Je crois que c'est plutôt moi qui est bizzare. En ce moment, le sentiment de culpabilité disparaissait un peu, mais rebrûlait quelque fois désagréablement. Il faudrait que je règle cette question un jour...

Le petit village, presque en passe de devenir ruine, était composé de seulement une vingtaine de maisons. J'entrais tout d'abord dans le village avec grande prudence. Datenshi devait venir un peu plus tard. J'avais caché mon bandeau, et arpentais les rues. Les sens en alerte, je cherchais une quelconque menace, mais, rien. La seule menace qui devait rester était peut-être dans l'auberge...Et ça, je ne pouvais y entrer. Je me cachais dans l'ombre d'une ruelle et attendit. J'entendis des bruits de pas, un peu couvert par la pluie et le vent. Je jettais un coup d'oeil très discret et vit Datenshi. Je devais être son ombre, son ange gardien. On m'avait bien dit de ne pas trop me faire remarquer, et mon ancienne coiffure était un peu trop visible et reconnaissable. Il entra dans l'auberge, sans faire attention à ma position. Quelques temps plus tard, sept hommes d'armes entrèrent à leur tour, traînant un pauvre homme qui avait certainement reçu son compte de coups pour l'année...Impossible malheureusement de l'identifier...Une petite peur s'installa dans ma tête : et si c'était notre contact ? Un frisson me parcouru l'échine, mais je ne pouvais pas y croire. J'envoyais un clone d'ombre se mettre à la fenêtre présente à l'arrière du bâtiment, en toute discrétion. Il épierait le moindre des faits. Il ressemblait qu'à une ombre sans véritable forme grâce à la cape.

J'entendis des voix fortes, des silences, puis, les hommes sortirent, un peu agacés, voir énervés. Le genre de types qui frappent avant de réfléchir ou de discuter, et qui sont très susceptibles. Ils ne m'inspiraient aucune confiance...Dans un "pouf" silencieux, le clone me fit parvenir ses souvenirs et je mis mes deux mains sur ma bouche pour éviter de lâcher un cri de stupeur : "Bordel, le borgne !". Comment s'était-il retrouver dans cette position si délicate ? Il fallait les suivre...mais c'était impossible. Sept hommes...Si jamais ils me repéraient, ou, s'ils sortaient de la ville...Je ne pourrais plus les suivre bien longtemps. Je n'étais pas expert en filature, mais, c'était dans les attributions d'un ninja. Déjà qu'ils ne m'avaient pas vu tout à l'heure...Il fallait faire quelque chose. Il ne fallait pas user de nos jutsus pour l'instant, c'était trop risqué. Sinon, j'aurais repris notre contact en un rien de temps...et j'en aurais profité pour bien les arranger...

Datenshi sortit un peu plus tard de l'auberge, pour ne pas attirer l'attention. Je lui fis signe de venir dans une ruelle sombre pour faire le point ensemble dès qu'il put me voir, avec la lumière qui n'était donné que par les lampes vacillantes accrochées aux frontons de quelques habitations. Il me raconta ce qu'il y avait d'intéressant à savoir et je le laissais ensuite seul pour aller négocier les chevaux. Ce n'était pas vraiment une écurie, ici, mais plutôt une sorte d'enclos à chevaux. Tout tombait en ruines...Pourquoi personne ne retapait ces vieux bâtiments ? En somme, je me mis à les regarder et deux retinrent mon attention. Deux chevaux bien noirs, qui semblaient magnifique. Mais l'apparence est souvent trompeuse. Je demandais à l'autre quels étaient ses meilleurs chevaux. Il me montra les deux plus beaux. Je ricanais intérieurement, pour une arnaque, c'était une arnaque...J'avais l'oeil bien ouvert malgré l'obscurité, je savais bien repéré un bon cheval d'un moins bon...


Donnez-moi le prix pour ces deux-là, demandais-je en montrant deux autres chevaux à la mine un peu moins brillante.


Quoi ? Ces deux-là ? Vous ne voulez pas plutôt ceux-là ? dit-il un peu gèné par mon choix.


Oui, ceux-là, confirmais-je en le regardant d'un regard pénétrant se voulant intimidant.


B...Bien...béguaya t-il.


Il s'avéra que le prix qu'il en demandait était bien plus conséquent que celui que l'on donnait normalement. Après une légère discussion dans laquelle je le "persuadais" de nous les céder à un prix honnête, il utilisa des arguments déloyaux. "Vous en avez absolument besoin, vous ne pouvez pas négocier." Il commençait à m'énerver légèrement, et on perdait du temps en palabres inutiles.

Bon, d'accord, j'accepte votre offre de me les céder gratuitement. C'est très gentil à vous. Je n'oublierais pas ce geste.


Et il me topa dans la main pour conclure le marché. Je fis un sourire énorme intérieurement et m'empara des deux chevaux qui m'intéressais. Je les équippais d'une selle, d'éperons, d'harnais, de mors...Tout ce cuir sentait l'usé, mais, il faudrait faire avec. L'autre arnaqueur ne se remettait toujours pas de ce qu'il venait de faire. Datenshi se mit en selle, moi de même, et nous prirent le bon chemin au pas. Nous devions arriver doucement pour garder l'effet de surprise. Mais surtout, nous devions cacher nos chevaux à une bonne longueur de leur campement. La nuit était là, l'obscurité avait décidé de prendre la place de la lumière et nous avancions lentement. Comme il pleuvait et que le vent assombrissait le ciel de nuages, les étoiles m'étaient innaccessibles, et je ne pouvais pas me repérer grâce à elles, comme je l'avais appris auprès du Capitaine lors de mon examen de sélection des ninjas de classe moyenne.

Le terrain n'était pas difficile, mais je sentais que les chevaux peinaient à avancer. Peut-être avait-il travailler toute la journée ? De toute manière, leur campement était en vu. Un grand feu nous donnait volontier la position exacte du regroupement. Nous nous dirigâmes alors vers un endroit à couvert pour laisser les chevaux et s'infiltrer silencieusement dans leur groupe. Nous mîmes pied à terre, je bus une gorgée de ma gourde, la proposais à Datenshi et reconsidérais sa venue dans une mission si périlleuse...Allait-il être à la hauteur ? Je l'espèrais, tout en me glissant dans les ombres pour m'y fondre et ainsi être invisible à leurs yeux. Des voix me parvinrent lorsque je m'approchais. Je tendais l'oreille mais ne distinguais rien. Datenshi devait voir le camp dans son intégralité, lui. J'attendais son signal pour faire un pas de plus, qui pouvait être décisif...


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[Ton style me boost, mon cher Datenshi ! Ce rp me sera très profitable ! smile]
[Note : Le vendeur me les offert grâce à une manipulation des ombres des plus discrètes et des plus courtes ;)]

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J'ai un voyage à faire...au fond de moi... Shikamaru


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MessageSujet: Re: [Mission Rang B] Zoti, le Borgne Dim 22 Aoû - 0:18

Datenshi sauta souplement en selle, sans se servir des étriers. Il déplaça sa jambe gauche en arrière, se pencha légèrement du même côté. Répondant aussitôt à son ordre le cheval prit le petit galop, à la suite de Shikamaru.

Si Datenshi avait effectivement fait impression auprès des deux hommes de l’auberge, il s’était mépris sur leur réaction. Seule l’arrivée des soldats les avaient sauvés de l’humiliation totale aux yeux de leur entourage. Ils galopèrent dans la nuit en direction de leur campement. Ruminant leur dépit. Dans l’auberge, face à ce regard qui leur promettait la mort, leur instinct de survie avait pris le pas sur leur fierté. Mais au fil de leur chevauchée, la peur provoqué par l’homme aux cheveux d’argent s’estompa et laissa place à la colère. Lorsqu’ils débouchèrent sur l’entrée de la caverne occupée par le reste de leur bande de renégats, les deux guerriers s’empressèrent de cracher des ordres aux hommes avachis çà et là.

Chevauchant à travers bois, Datenshi apprécia particulièrement le choix de Shikamaru. Il ne s’était pas tromper sur l’animal, qui répondait à la moindre pression de mollets bien qu’il semblait affaibli par les traitements infligés par son propriétaire. Les deux compagnons parcoururent les kilomètres qui les séparaient du campement dans un silence religieux. Shikamaru avait vite compris que Datenshi n’était pas du genre causant, ses traits austères et son regard froid de jade n’était pas très engageant. En dépit du mauvais temps qui les poursuivait depuis leur arrivée, ils avançaient sous le vent. La lune était voilée par des nuages lourds.

Le renseignement que Datenshi avait payé se révélait juste. Le campement ne fut pas difficile à repérer. Suivant les instructions de Shikamaru, Datenshi ralentit l’allure et obliqua pour longer la rivière qui coupait le chemin, vers l’est, à couvert sous les feuillages des arbres. Au bout de quelques mètres ils mirent pieds à terre. Datenshi remercia son cheval d’une série de caresses, puis passa les rênes autour d’une branche d’un saule, à l’abri de la pluie. Ils termineraient à pieds. Se débarrassant de sa cape alourdie par les averses, un surcroit de mobilité faciliterait son approche, Datenshi accepta volontiers la gourde que lui tendait Shikamaru. Shikamaru, son chef d’escouade pour cette mission, il voyait bien que le ninja s’interrogeait sur sa présence ici. Un simple Genin à ses yeux voilà ce qu’était Datenshi. Bien que respectueux de la hiérarchie, pour sa part, Datenshi avait du mal avec le coté supérieur du garçon. Ah, qu’il est difficile d’accepter autorité de plus jeune que soi.

Les deux hommes c’étaient séparés pour maximiser leur chance de localiser le Borgne. Shikamaru attendrai le signale de son délégué pour passer à l’action. Une manière d’évaluer le Genin probablement.

Datenshi remonta le long du courant sur une centaine d’enjambées. Le sol mouillé étouffait les sons. Soudain une odeur de fumée l’alerta. Se dissimulant derrière un tronc, il se rapprocha prudemment de son objectif, éclairé par des braseros. Redoublant de précautions il atteignit les abords du camp. Le surplombant légèrement du haut du monticule où il se trouvait il put étudier le ballet des sentinelles sans problème. Ballet pour le moins imparfait. En effet le camp de base présentait sérieuse lacune. Au moins trois zones restaient mal couvertes, sinon pas du tout. Les tentes trop rapprochées les unes des autres. Les chevaux, à l’écart et trop proche de la rivière. La pluie, le froid conjugués avaient annihilé l’attention des soldats qui usaient plus de leur énergie à tenter de se réchauffer qu’à surveiller efficacement leur périmètre.

Le borgne, était détenu dans un chariot- cage sous lequel trois soldat s’étaient recroquevillés pour partager une bouteille de saké dans l’espoir de se réchauffer de l’intérieur. Parmi eux Datenshi crut reconnaitre l’officier de la taverne. Libérer le contact signifiai la mort de ces trois hommes. Datenshi de sa position ne pouvais rien faire sans traverser tout le campement. Le destin de cet homme reposait dans les mains de Shikamaru qui se trouvait bien plus près, si tant est qu’il estime que l’homme avait encore de la valeur. Ils leur fallaient trouver les documents que devaient leur remettre Zoti. Ce dernier devait les avoir sur lui lorsqu’il avait été arrêté. Selon toute probabilité ils devaient être avec ces affaires …. dans la tente dévolu au commandement.

Datenshi identifia la tente de commandement, dressé à l’écart sur une hauteur, à l’opposer de la cage. Mais même sans ces documents, indispensable au bon déroulement de sa mission, Datenshi ne pouvais s’empêcher de passer par cette tente. L’attirance de renouer avec son passé était trop forte, passé qui le hantait jusque dans son sommeil.

Prenant le temps de faire un croquis des lieux et positions ennemi sur un morceau de parchemin Datenshi fit parvenir les informations à son coéquipier grâce à une de ces ombres qui l’avait suivi. Le bout de papier arrivé à destination, signal du début de l’opération, il ne tint plus ...

Spoiler:
 


Dernière édition par Datenshi Adauchi le Dim 22 Aoû - 20:42, édité 1 fois


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MessageSujet: Re: [Mission Rang B] Zoti, le Borgne Dim 22 Aoû - 19:59

L'adrénaline commençait à monter en moi. Suite à la remise des informations par Datenshi, je savais que le silence et la sournoiserie serait la plus efficace des tactiques. J'allais profité de la nuit, et récupérer le maximum de vies. Donner la mort était quelques fois obligatoires pour accomplir une mission, mais, dans le cas présent, on pouvait les faire tomber facilement et silencieusement dans l'inconscience. Pas besoin de les achever. D'après Datenshi, ils étaient trois à garder le borgne, qui était juste à mes côtés. Je me rapprochais doucement et entendais leur conversation.

Tu vas regretter d'être un sale espion, espèce de borgne puant
, lâcha un garde en posant la bouteille d'alcool sur le sol, près de lui.
Parce-que, les espions, on les...


Il fit le geste d'égorger un homme et appuya sa manière en laissant sortir un "couic" ce qui fit fit rire les deux autres. Ils semblaient tous complètement à côtés de leurs bottes. Ils ne seraient vraiment pas une résistance impossible, voir, quasiment nulle...

Et si on te crevait l'autre oeil ? Ca te dit ?
lançait-il au prisonnier qui se taisait et souffrait de ses blessures.

Mince, c'était vrai qu'il était blessé...Il fallait le soigner assez vite...Je malaxais mon chakra rapidement, me préparant à un combo rapide contre trois personnes en même temps. Une première pour moi. Ils rièrent tous d'un rire gras et horrible, comme ceux des ogres. Ils allaient regretter d'avoir traiter notre contact comme cela. Mon ombre les attrapa tous en même temps et ils se figèrent dès l'instant que mon jutsu fut en action.

Qu'est-ce...Qu'est-ce...qui...se...passe...?
articula-t-il difficilement.

Je...ne...peux...plus...bouger...!
dit l'autre, sans comprendre.

Moi non...plus !
ajouta le dernier.

Et avant qu'ils purent tenter de savoir pourquoi ils étaient tous touché par le même mal, mon ombre pressa leur gorge avec force et vigueur. Ils émirent quelques gargouillements pour tenter de capter de l'air autour d'eux, mais, ils n'y parvinrent pas. Alors qu'ils allaient mourrir, je relâchais la pression et ils tombèrent inconscients. L'alcool est mauvais pour la santé...Un peu plus, et ils tombaient dans un coma éthylique...mortel. Le borgne regardait ses bourreaux s'écrouler, battu comme si c'était la chose la plus facile réalisable.

Nom d'un Dieu Iwaïen ! Que se passe-t-il ?!


Taisez-vous !
ordonnais-je à voix basse tandis que je sortais de ma cachette.
Je suis là pour vous, alors, garder le silence si vous ne voulez pas vous faire reprendre.


Il acquiesca d'un signe de tête et me remit dans ses souvenirs. Quant à moi, je cachais les trois corps inertes derrière les rochers qui m'avaient abriter pour qu'aucun des autres gardes ne puissent se douter d'une quelconque attaque. Je me rapprochais ensuite de Zoti, pour lui souffler quelques mots. Je voyais le sang qu'il avait versé à cause de ces salauds qui l'avaient maltraité. Ils ne connaissaient donc pas le code d'honneur ?! A mes yeux, ils n'étaient que des brutes sans foi ni lois, bien qu'ils se disent membres des forces de l'ordre. N'y avait-il pas un minimum d'humanité à respecter envers les prisonniers de guerre ?! Zoti lui-même était bien mal en point, et il avait un peu de mal à respirer. Sa jambe était blessé, et un de ses doigts avait disparu. Les plaies n'étaient pas soignées et, s'il ne recevait pas des soins d'urgence, il pourrait bien devenir un cadavre...

Zoti, dites-moi où sont les documents.


J'avais peur que la cage qui le tenait prisonnier ne grince désagréablement et me fasse repérer, alors que j'étais en si bonne position. Après mûre réflexion, c'était certain, car elle semblait aussi mal entretenue que le reste du village d'Ehiga d'où ils tiraient certainement leurs bouteilles. Son oeil était affolé, il me dévisagea, et il me fit confiance.

Les infos sont dans la tente près de celle du commandement...Ils me les a pris
, articula-t-il difficilement et avec une voix rauque proche du râle.

Laquelle est-ce ?
demandais-je.

Il souleva son bras lentement, ayant l'air de souffrir atrocement, et montra de l'index la tente qui se trouvait un peu à l'écart des autres. C'était donc la tente que nous cherchions...Elle se trouvait à l'autre bout du campement, et je devrais passer peut-être deux ou trois autres sentinelles. Je regardais le trajet que j'avais à faire, jetais un coup d'oeil à Zoti et lui promettais dans un chuchotement que je reviendrais le récupérer après. Zoti comprendrais certainement que c'était la mission qui passait avant lui. Je créais trois clones d'ombres qui firent un Henge pour se dissimuler comme les gardes de tout à l'heure. Je passais ensuite dans l'ombre de la cage de Zoti, derrière les tentes. La terre humide fit disparaître la pesanteur de mes pas déjà légers. J'entendais quelques ronflements dans une des tentes mais rien qui signalait que des sentinelles étaient aux aguets. Les braseros n'éclairaient pas véritablement correctement, et j'étais totalement invisible aux yeux des autres qui pouvaient bien se trouver par là.

J'arrivais déjà près de la tente voulut, celle qui était en dernière position. C'était le moment le plus risqué. Deux sentinelles faisaient des rondes on ne peut plus douteuses, passant par-ci, repassant par-là, ne sachant pas trop où allé. L'ennui devait les avoir gagné. C'est ce manque d'attention qui leur vaudra la perte de ces documents. Une des sentinelles arriva près du brasero, pour tenter de se réchauffer les mains. Il était vrai qu'il faisait frais, et que la pluie continuait de tomber doucement sur la terre. L'ombre du garde dansait au gré du feu qui faiblissait un peu. Il poussa un soupir d'ennui, et se retourna pour recommencer sa pénible et monotone ronde. C'était à ce moment que je bondissais et le saisissais par le cou, lui plaquant une main sur la bouche pour l'empêcher d'avertir son compagnon qui n'avait rien remarquer. Je le tirais vers l'obscurité avec force. La sentinelle complétement paniquée se débattait vigoureusement et finit par frapper dans le brasero qui s'écroula dans un fracas qui alerta son collègue.

Oh, le con ! Je jettais mon jutsu de manipulation des ombres sur son allié qui allait venir à son aide, ce qui le bloqua dans son avancée. Je jettais la première sentinelle derrière-moi puissament et fit le signe pour pouvoir étrangler l'autre idiot. Je procédais de la même façon qu'avec les trois premiers et il tomba par terre tel un petit tas de chiffons. L'autre me frappa dans le dos en libérant un cri de rage. Les gardes n'allaient pas tarder à rapliquer, je devais faire vite. Je me retournais, dégainais un Kunaï et lui lança dans le bras. Alors qu'il l'évitait, je le possédais et l'étrangla. Les bruits de pas lourds et résonnants me prouvaient qu'ils courraient, paniqués. Alors que l'autre idiot tombait à terre à son tour, je me changeais en lui rapidement grâce à Henge. Les soldats arrivèrent, me regardèrent et demandèrent d'où venait ce bruit. Je secouais ma main comem si j'avais reçu une douleur vive soudainement, et je leur rétorquais que je m'étais brûlé avec ce brasero minable qui était tombé pour le coup. Les soldats me regardèrent à nouveau et partirent en me traitant d'empoté et d"incompétent.

Je soupirais intérieurement. J'avais eu chaud ! Mais, avec ce déguisement, il était facile de se glisser vers la tente désirée en faisant semblant de faire une ronde. Une fois quelques tours effectués, je me cachais derrière la tente et déchirais discrétement le tissu pour voir à l'intérieur. Il y avait un meuble plat, qui pouvait servir au rangement et de support à l'écriture. Evidemment, la tente était vide. L'endroit était surtout un endroit où l'on dormait, mais un nécessaire à écrire témoignait que le Lieutenant y écrivait certainement ses rapports. La couche était usée et sentait l'alcool. Il devait avoir renversé une bouteille dessus pour que l'odeur soit si forte. J'entrais en aggrandissant le trou, puis ouvrais le précieux coffre. C'était un bois très doux, mais le mauvais entretien qui lui était donné le dévalorisait. Je découvris les documents qui nous intéressaient, et je les rangeais en sécurité dans ma sacoche. Maintenant, le tout était de retourné récupérer Zoti et se barrer d'ici en vitesse. Des bruits de pas me parvinrent, et je n'eus que le temps de disparaître par le trou par où j'étais venu pour prendre la poudre d'escampette. Je remis un oeil dans la tente, puis fut rassurer. C'était Datenshi. Je rerentrais à l'intérieur en me présentant à voix basse pour qu'il ne m'attaque pas. Je repris une apparence normale par la même occasion.


J'ai les documents, Datenshi, on doit filer, à présent !

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J'ai un voyage à faire...au fond de moi... Shikamaru


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MessageSujet: Re: [Mission Rang B] Zoti, le Borgne Lun 23 Aoû - 23:52

Apres avoir effectué une sommaire inspection du camp une heure auparavant, Iboko Mironi s’était retiré dans ses quartiers, sur le petit monticule herbue. Le trajet que le Chuunin venait d’effectuer l’avait vidé de ses forces et rendu mauvais, d’une humeur de taureau !

Une bouteille arrondi à la main, il renvoya le soldat qui l’accueilli après lui avoir adressé quelque sévère reproche. Le garçon ne fut que trop heureux de quitter les lieux. Iboko Mironi s’octroya une large gorgée de son alcool, savourant avec délectation la sensation de chaleur qui s’en suivi. Une deuxième rasade suivit, puis une troisième … Ce bon saké de Shiga, seul capable d’atténuer l’amertume de sa vie. Heureusement, ses réserves de vin étaient pleines. Tassé dans son siège, protégé sous le porche de la tente de commandement, Iboko s’affala totalement et entreprit de vider la bouteille. Par-dessus sa tenue, le Chuunin portait une cape bleutée, le cout protégé par un rebord de fourrure.

Parfaitement éclairer par la lampe surplombant l’entrée de sa tente, il faisait une bien belle cible. Datenshi fut convaincu, c’était bien Iboko Mironi. Cet homme brun, au visage creusé, à la peau pale, reconnaissable à sa manie si délicate de se toucher sans cesse l’entre-jambe. Que ce qui l’avait mené ici ? Lui dans ce coin perdu, c’était risible.

L’ombre n’eut pas à forcer son talent pour déjouer l’attention des sentinelles transies. Choisissant le moment approprié, il rampa dans l’herbe mouillé jusqu’à atteindre le bas de la butte. Chacun de ces reptations le rapprochait de son passé. Une fois derrière la tente, Datenshi sonda l’air ambiant. Personne ne l’avait découvert. Il dégaina un kunai et découpa une issue dans le fond de la toile huilée, au ras du sol.

Iboko jeta distraitement ca bouteille vide dans l’herbe et réintégra la tente afin d’en chercher une autre. Il avait dédaigné manger et l’ivresse le tenait, comme chaque soir. Si jeune et déjà déçu par l’existence, l’homme avait fini par tomber dans la boisson. Abandonnant son escouade en mission il faillit perdre sa place au sein du village de Kiri. Son ami et protecteur, Hisuru Haku, dut intervenir. Il fit jouer ses relations pour lui faire intégrer l’unité spéciale, une unité de prestige, mais pas pour notre homme. Malgré l’influence d’Hisuru, rien ne pouvais faire oublier le comportement d’Iboko. Il fut assigné aux basses besognes. Iboko ne profita pas de l’expérience et continua à boire tant et plus. Jusqu’à se retrouver déchu à nouveau de son poste, pour être assigné à la surveillance de cette zone perdu au fin fond du pays de la Brume.

Une ombre se détacha du fond de la tente. Vive et déterminée. Les réflexes noyés dans l’alcool, Iboko réagit avec un retard accablant. Datenshi frappa sèchement de son poing dans le plexus solaire, provoquant un vomissement subit, suivi d’une brutale perte de conscience. Il profita de ce délai pour fouiller sans pouvoir mettre la main sur les moindres documents d’intérêt.

Iboko se repris conscience très rapidement, la bouche pleine de vomissures, attaché à son fauteuil à l’intérieur de la tente maintenant fermée. Il hoqueta de stupéfaction en reconnaissant son agresseur :

    - Da… Datenshi, c’est toi ?

    - C’est moi en effet …

Datenshi plaqua sa lame sur la gorge de son ancien condisciple.

    - Attention, mes hommes vont venir ! J’attends … j’attends un compte rendu …


    - Toujours aussi menteur, Iboko ! Tu as ordonné qu’on te laisse seul pour la nuit afin de savourer ton alcool en paix. Tts-tts-tts … ne pense pas à appeler, les gens ont du mal à articuler la trachée ouverte.


Datenshi sourit largement, exhibant une dentition parfaite, alors que la pression de sa lame s’intensifiait. Ses yeux étaient glacés.

    - J’ai été surpris d’apprendre que tu étais dans le coin. Mais peu importe, en vérité. Hisuru et les autres … Donne-moi de leurs nouvelles. Comment se portent les Compagnons de l’ombre ?

    - Pitié, nous étions jeunes … Hisuru nous a poussés …


    - Mais c’est bien de jeunesse que l’on parle. La mienne ! Que vous m’avez volée ! Parle-moi, Iboko, parle-moi des Compagnons ! Où puis-je les trouver ?

Il marqua une pause pour laisser le temps à son prisonnier de respirer.

    - Tu ne veux rien dire ? Parfait.

Datenshi saisi la tête d’Iboko sans ménagement pour le bâillonner. Il se rassit en face de lui, sur les talons, le fixant de ses étranges prunelles vertes, un sourire dément fixé sur le visage. S’approchant de son visage Datenshi susurra à l’oreille de son ancien camarade, sur un ton faussement amicale :

    - Je vais t’expliquer ce je te réserve. En souvenir du bon vieux temps… Je vais te couper tous les doigts. Un par un. En commençant par cette main. Puis l’autre. Si cela ne suffit pas, je passerai à ton visage. Jusqu’à ce que tu parles. Tu ne sembles pas me croire … j’ai changé tu sais, je ne suis plus aussi gentil qu’avant tu sais.


Sans prévenir, d’un geste rapide, Datenshi sectionna le pouce d’Iboko. Ne s’attendant pas à une telle douleur, il s’étouffa presque dans son bâillon.

    - Allons, ça ne fait pas si mal que ça ? Si ? Tu devrais parler …


Datenshi libéra la bouche du supplicié qui tenta vainement de demander pitié. Mais la pitié et l’amour de son prochain, le ninja les avait perdus cinq ans auparavant … alors qu’il gisait le corps brisé, la gorge tranchée dans une flaque de son propre sang. Trahi.

Il rajusta le bâillon puis entrepris la section de l’index de son prisonnier, la pression s’intensifiait. La loyauté chancelante que pouvais conserver Iboko pour ses complices s’effaça face à la douleur. Il semblait terrifié par la transformation de son ancien camarade, les yeux exorbités, il agita la tête pour indiquai qu’il désirait parler.

Datenshi lui ôta à nouveau le bâillon.

    - Je vais parler. Donne-moi un verre et je dirai tout !

    - Dis-moi ce que je veux savoir et on verra pour ton saké.


Iboko commença à décharger son sac, répondant aux attentes de son bourreau. Ses aveux achevés, Datenshi lui tendit un verre. Le prisonnier avança ses mains pour récupérer le verre, qui lui échappa.

    - Tu as vraiment cru que ce serai si facile que ça ? Que tu pouvais t’en prendre à moi en me retenant avec de simple cordage … Tu as bien trop confiance en toi mon vieille ami. J’ai également péché par excès de confiance, ça m’a couté un doigt …


Iboko se pencha sur l’agent des ombres

    - Je vais aller transmettre tes amitiés aux autres. J’ai eu plaisir à te revoir … mais fait moi plaisir reste mort cette fois.

Le verre n’avait pas mis plus d’une seconde avant de se briser en mille éclats, Datenshi avait semble-t-il sous-estimé Iboko. Détournant les yeux du Kiriin l’espace d’un instant, Datenshi eu juste le temps de noter que le verre était vide avant de sentir une douleur cuisante au niveau du torax. Le coup l’avait projeté au sol et très vite il s’était retrouvé pieds et poings lié par un liquide translucide.
Iboko surplombait son tortionnaire, lame à la main il lançât son bras dans le but d’égorger notre ami. Un cet instant précis on put lire dans ses yeux une terreur sans nom, l’homme était immobilisé une lame de vingt centimètre en travers de la gorge. Bien loin d’être suffisant au point de ne pas assurer ses arrières, Datenshi avait pris soin de placer un sceau d’immobilisation sur Iboko pendant qu’il était inconscient. Cette précaution lui fut salutaire.

Après avoir détailler avec satisfaction l’agonie de son ancien compagnon Datenshi quitta la tente aussi furtivement qu’il y était entré, profitant des ombres de la nuit pour rejoindre Shikamaru.

Kagura Shingan


Shikamaru n’était pas loin. Datenshi pénétra dans la tente ou il se trouvait.

    - J'ai les documents, Datenshi, on doit filer, à présent !



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MessageSujet: Re: [Mission Rang B] Zoti, le Borgne Mar 31 Aoû - 11:34

Il était temps de mettre les voiles, et, à toute vitesse. Je ne savais pas ce que Datenshi avait fait de son côté, mais, il n'avait pas du être assez discret. Je découpais le tissu de la tente pour nous permettre de sortir par l'arrière en toute discrétion. Je passais la tête à l'extérieur, et ne vit rien de dangereux. J'entendais distinctement, par contre, le fait que pas mal de soldats couraient en tout sens dans le camp pour chercher les intrus. Nous nous dirigions vers la cage de Zoti, que je devais récupérer, en rasant les tentes ennemies pour nous cacher. Soudain, je barrais le chemin de Datenshi de mon bras. J'étais à l'arrêt.

Où sont ces bâtard ?!


Mon clone répondit de la voix de l'ancien garde qui était à sa place d'ordinaire.

Aucune idée. En tout cas, nous, on a rien remarqué.


Vous n'êtes que des poivrots ! lança l'autre avant de se rabbatre vers la rivière.


Mince, il s'était tous déployés pour nous retrouver. Je réfléchis un instant.

Datenshi. Prend-ça, dis-je d'une voix basse et sérieuse.


Les documents que nous devions rapportés étaient maintenant en sa possession. Même s'il n'avait pas l'air de comprendre pourquoi je faisais ça, il serait amené à le savoir. Un de mes clones regarda dans ma direction et je lui fis trois signe de la main. Si Datenshi connaissait ce language, il comprendrait sûrement : "Rivière Diversion Vite". Le clone alarma les deux autres, et il ouvrit la cage de Zoti qui grinça comme je n'avais jamais entendu un métal grinçé auparavant. La plupart des gars du camp avaient certainement entendu l'ouverture de la cage de l'espion, et plusieurs vint vers les clones.

La cage s'est ouverte toute seule ! Ces bâtards ! Je les ais vu ! cria mon clone pour attirer leur attention.


Il fila ensuite vers l'endroit où était placé les chevaux qui nous avaient aidé. Les soldats ne purent que le suivre. Les deux autres clones, seuls pour l'instant, firent sortir Zoti de sa prison et nous l'amenèrent avec précaution. Je récupérais le Borgne et le posais à terre. Je lançais un regard à mes clones qui partirent alertés tout les autres soldats. On entendit mes clones regroupés les troupes et les questions de la plupart "Tu as vu quelque chose ?". A voix basse, je m'adressais à Datenshi :

Datenshi. Pars vers le pont et traverse la rivière. Met Zoti en sécurité. Je vous rejoindrais plus tard.


Il semblait hésiter à me laisser seul ici.

Prend le chemin qui contourne le camp. Personne ne sera sur votre route. Dépêche-toi.


Bon, tu nous as fait venir pour rien ?!


Les soldats s'impatientaient, mes clones commençaient à perdre leur crédibilité. Je quittais le Genin et Zoti sur un dernier regard et sautais près de mes clones. J'hurlais un cri de guerre qui ne me ressemblait pas du tout et jettais deux bombes fumigènes sur eux et sur nous. Les insultes fusèrent, et le bruit qu'ils dégageaient permettait à Datenshi de rejoindre le pont sans crainte d'être repéré. Mes deux clones se jettèrent à terre pour faire croire à un mauvais coup, et je mettais les voiles vers les chevaux. La fumée ne disparu qu'après seulement deux minutes top-chrono. Le vent était bien trop présent cette nuit pour me donner plus de temps. Je tombais alors sur deux gardes, assomés, d'un coup derrière la tête. Je passais devant mon clone et murmura un "merci" et le clone disparu. Malheureusement, mon chakra commençait à s'épuiser, après tout ce que j'avais accomplit. Je pris un cheval par les rennes et montais sur celui qui m'avait amené ici. Je caressais la bête un instant et le lançais au trot avec l'autre qui me suivait. Pendant ce temps, les soldats se rendaient compte que l'espion avait disparu et la nouvelle que Iboko Mironi était mort dans sa tente, assassiné se répandit. La rage qui les animait à présent les faisait courir plus vite, leur donnait de la force.

On va égorger ces putains de bâtards comme de sales chiens !


Mes clones restant, restés à terre, chargèrent une note explosive qu'ils lancèrent tout les deux sur le groupe. Mais avant qu'ils puissent briser le sceau et faire du dégat, un soldat attrapa au vol les kunaïs et les retournèrent à l'envoyeur. Mes clones ne purent esquiver cette contre-attaque fulgurante et disparurent dans un "pouf" indicatif. Les autres soldats regardèrentcelui qui les avaient sauvé et s'écrièrent tous d'une même voix :

Ivatsuko !


L'homme était imposant et semblait tout indiqué pour le commandement des troupes avec le départ d'Iboko. Ses habits noirs lui donnaient l'air bien plus puissant que n'importe lequel des idiots qui l'entouraient. Il donna des autres rapidement et capta le plan de Shikamaru à une vitesse presque irréelle.

Ces ninjas sont en fuite ! Mais, l'un traîne l'espion à qui j'ai cassé la jambe. Retrouvez-les au pont ! Ils vont fuir par là ! Et tuez-moi ces chiens sans attendre.


Les soldats acquièscèrent tous sans broncher, et coururent jusqu'au pont. Quant à moi, je longeais la rivière et me retrouvais vers le pont. Datenshi était arrivé, et m'attendait.

Vite, chargeons-le sur mon cheval.


J'aidais Datenshi à faire monter Zoti, puis, je lui ordonnais de se mettre en selle avec Zoti.

Protège-le, et ramène les papiers à Konoha.


Les soldats parvinrent alors au pont et s'approchaient très dangereusement de nous. Je n'avais plus le temps de monter. Qu'importait. J'avais bien prévu cette éventualité. Je piquais le flanc du cheval qui portait les deux autres et il partit au galop à la grande surprise du Genin. Je lui lançais un regard et il ne put apercevoir ma silhouette que quelques secondes. Le temps pour les soldats de m'encercler...Leurs lampes éclairaient le pont bien assez pour y voir à peu près clair. Tous me regardaient, mais aucun n'attaquaient. Puis, une grande ombre se dessina, et leur chef sortit du lot. Il me sourit, ricana et éclata d'un rire sardonique. Ce rire retentit longtemps et loin...Signe de ma fin de vie...

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MessageSujet: Re: [Mission Rang B] Zoti, le Borgne Mer 8 Sep - 19:12

Datenshi ne comprenais pas où il avait bien pu fauter. Il s’était fait aussi discret qu’une ombre et pourtant on entendit très vite des exclamations de surprise suivie de hurlement. A peine avait-il rejoins Shikamaru que déjà les ordres fusaient de toutes parts. Iboko Mironi était mort ! La nouvelle ne tarderait pas à se rependre. Les soldats jusqu’alors dissipés et transies de froid retrouvèrent toute leur efficacité. Les hommes qui avaient jusque-là pu profiter de leur couchage commençaient à sortir de leur tente. S’organisant en moins de temps qu’il en faut pour le dire, ils débutèrent la recherche des éléments étrangers au campement. Les deux Konohajins se mirent en mouvement en direction de la position du Borgne.

    - Datenshi. Prend-ça.

S’arrêtant net, Datenshi pris ce qu’on lui tendait sans réellement comprendre pourquoi des documents d’une tel importance lui était remis. Il aurait surement été plus judicieux que le ninja le plus à même de se sortir de ce merdier ai pour charge le transport des informations. Rien ne servait de discuter, Shikamaru avait déjà tourné son attention sur la cage de Zoti. Sans voir distinctement ce que faisait son compagnon devant lui Datenshi pu discerner quelques signes qu’il adressait aux hommes postés devant la cage …

Pourquoi Shikamaru communiquait-il avec l’ennemi ?! Tendu, tous les sens en alertes, Datenshi se tenait prêt à agir. Instinctivement sa main trouva le chemin de sa lame. La confiance n’est pas quelque chose que Datenshi donnait facilement depuis cet épisode. De surcroit, il n’appréciait pas l’homme qui avait été désigné comme son chef. A la moindre marque de trahison il ne s’encombrerait pas du borgne, il avait les documents, le destin de cet homme lui importait peu. Se détachant de Shikamaru, pour mieux observer la scène, il put voir un des gardes, l’officier de l’auberge, se diriger vers la cage du prisonnier avant de l’ouvrir dans un vacarme assourdissant.

    - La cage s’est ouvert toute seule ! Ces bâtards ! Je les ai vus !

A quoi pouvait bien jouer ce soldat, se demanda Datenshi dubitatif. Serais ce possible que cet homme soit avec nous. Mais pourquoi diable interviendrait il maintenant en notre faveur?

L’officier n’avait pas paru particulièrement amical à l’Ombre lors de leur rencontre dans l’auberge. Shikamaru devait y être pour quelque chose à n’en pas douter. Mais qu’avait-il pu bien faire pour retourner la situation. Datenshi ne connaissait pas le ninja sinon de vue et pour ce qui était de ses aptitudes rien ne lui avait été confié. Bien entendu, il savait que faisant partie de la famille Nara, Shikmaru contrôlait les ombres mais cette technique à sa connaissance ne permettait pas de contrôler les paroles de sa victime…

Datenshi dut assez rapidement arrêter sa réflexion. Après avoir ouvert la cage, l’officier avait pris la direction de la rivière entrainant avec lui les hommes qu’il croisait sur son chemin. Les deux autres soldats qui étaient restés près de la cage avaient entreprit de faire sortir Zoti et se dirigeaient maintenant vers eux. L’espion avait le teint blafard, et ses lèvres présentaient une étrange couleur bleu. Il était transi de froid, et sa fracture ouverte à la jambe n’arrangeait rien. Shikamaru récupéra le Borgne, avant de laisser les deux soldats repartirent.

Avant que Datenshi ne puisse poser les questions qui lui brulaient les lèvres Shikamaru s’adressa a lui :

    - Datenshi. Pars vers le pont et traverse la rivière. Met Zoti en sécurité. Je vous rejoindrais plus tard. Prend le chemin qui contourne le camp. Personne ne sera sur votre route. Dépêche-toi.

La situation était pressante, ils ne tarderaient pas à être mis à jour à trainer dans les parages. Le temps des questions viendrait. Datenshi aida l’homme à demi conscient à se remettre debout, lui servant d’appui. Un cri guttural le ramena à ce qui l’entourait, Shikamaru était parti droit sur l’ennemi laissant les deux hommes seul. Très vite un écran de fumé avala Shikamaru ainsi que les soldats ameutés par ses vociférations. Il offrait une couverture parfaite à Datenshi et Zoti.

Les soldats avaient prélevés un lourd tribut sur le Borgne. La blessure n’était pas belle à voir. L’eau de pluie froide qui était tombée abondamment avait tari le sang. L’os avait traversé la chaire. Les lèvres de la palie étaient rouge foncé. Mauvais signe.

    - Je ne peux pas continuer comme ça ! s’écria Zoti.

    - Pas tout de suite. On doit d’abord t’évacuer et trouver ou se cacher. Il ne le retardera pas bien longtemps …

Chancelant et transit, le Borgne avançait t’en bien que mal. Datenshi vacillait sous le poids de l’homme. En jurant, il l’entraina sous les arbres, à l’abri de l’averse. Avec ce poids, il était hors de question de tenir tête aux soldats. Il devait absolument rejoindre le point de rendez-vous, le pont. Echapper aux poursuivants. Mais avant tout, il ne fallait pas que Zoti s’évanouisse. Surtout pas, il le retardait déjà bien assez comme ça. Pour combattre la torpeur, Datenshi raviva a contrecœur la douleur de la jambe du Borgne d’un coup mesuré mais qui fit son effet.

S’engagea alors une course maladroite qui les mena jusqu’à la rive du cours d’eau. La marche forcée avait réchauffée les deux hommes et le pont n’était plus bien loin. Datenshi ne détectait aucun signe de vie sur ce dernier, une série de gros rochers regroupés à proximité leur servirait de refuge. Ils ne restaient plus qu’à attendre Shikamaru, pour peu qu’il s’en sorte.

Déboulant sur le chemin qui longeait la rive, Shikamaru avançait à vive allure. Le temps que Datenshi relève le Borgne il était arrivé à leur niveau.

    - Vite, chargeons-le sur mon cheval.

Le genin se mit en selle la suite de Zoti.

    - Protège-le, et ramène les papiers à Konoha.

Shikamaru piqua alors le flanc du cheval qui partit dans un galop effréné le long de la rivière. Se retournant, Datenshi eu juste le temps d'apercevoir une marrée humaine traverser le pont et Shikamaru leur faire face.

Datenshi ralenti la course de sa monture. Apres avoir parcouru plusieurs centaines de mètres à vive allure la pauvre bête, qui transportait les deux hommes, montrait des signes de faiblesse. Mieux valait la préserver, ils n’iraient pas bien loin a pieds. Il avait repérer un épais talus qui disposait d’une entrée sombre faite de main d’homme. Nulle lumière ne filtrait du boyau. L’idée était tentante seulement, il leur fallait trouver un abri moins évident. La grotte attirerait les soldats comme un phare dans la tempête s’ils s’étaient lancés à leur poursuite.

Le trajet avait ravivé la douleur du Borgne, soutenu uniquement par la volonté du survivant il avait tenu jusque-là. Datenshi en avait conscience et se demandait s’il tiendrait encore longtemps sans soins. On lui avait demandé dans prendre soin, il ne devait pas échouer. Par chance, non loin, d’un coude du torrent, Datenshi remarqua au ras du sol les trace peu marqué d’un ancien lit de rivière. Descendant de cheval il s’accroupit pour examiner sa trouvaille.

    - Ne bouge pas de là, intima-t-il à Zoti. Bien que je ne vois pas où tu pourrais aller …

Zoti lui accorda ce qui pouvait passer pour un sourire. Datenshi rampa dans le couloir formé par le lit asséché et s’enfonça sous la protection des arbres sur une bonne dizaine de mètres. S’estimant assez loin des oreilles et des yeux ennemis, il dégaina sa lame et trancha dans les branches tout autour de lui, puis en hauteur, de manière à aménager une cache confortable pour deux.

Plus à l’aise Datenshi fit gagner la cachette au Borgne, non sans mal, avant de s’occuper d’aller cacher le cheval. De retour dans la cache il s’employa à faire un feu sans fumé, aidé en cela par l’épaisse couche de branchages au-dessus de leurs têtes, qui les coupait des intempéries.

    - Je vais devoir réduire ta fracture, l’os va s’infecté si on te laisse comme ça. Tu vas souffrir le martyr mais tu vivras … j’espère…

Zoti soutenait le regard du ninja bravement.
    - Fais ce qu’il faut.

Datenshi sortit son étui à herbes médicinales, en prit quelques-unes, qu’il tendit au Borgne.

    - Tiens mâche ça, ça calmera la douleur. Maintenant écoute moi bien … Après, tu répéteras … D’abord, je vais faire rentrer ton os …

Zoti sombra dans l’inconscience avant la fin des explications.

Spoiler:
 




Dernière édition par Datenshi Adauchi le Ven 17 Sep - 0:59, édité 1 fois


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MessageSujet: Re: [Mission Rang B] Zoti, le Borgne Mar 21 Sep - 18:26

Les lumières des torches dansaient devant mes yeux et réflétaient bien la façon dont je comptais m'échapper. Le chef de groupe s'étant avancé un peu plus que les autres de moi, il avait l'initiative de l'action. Ah...Le fameux premier coup...Il me regarda bien, et il avait l'air de savourer ma présence. Un peu comme un pervers qui détaillait toutes les formes des corp, mais, là, il semblait jubiler d'une action prochaine. Vu la tête du bonhomme, aucun doute qu'il était un bourreau, et l'un des pires du genre...sadique...

Les soldats autour de moi ne bougeaient pas. Certains me regardaient avec des yeux qui traduisaient le dégoût, la haine; d'autres observaient leur chef, attendant patiemment l'ordre de m'empaler au bout de leurs différentes armes, toutes plus effilées les unes que les autres. Pour ma part, je jouais la carte de la frayeur, feignant la crainte de perdre la vie ici. Le chef me montra du doigt, la tension monta, et, lorsqu'il ordonna d'une voix forte et audible de m'emprisonner, la masse de gardes commença à se centrer sur moi. A moi de jouer maintenant. Au moment même où les bras se tendaient et que tout les corps furent en mouvement, le pont de bois commença à grincer gravement.

Je donnais un coup de coude bien placé au garde le plus proche pour qu'il soit déséquilibré et tombe sur ses camarades, ce qui ne manqua pas. Le froid, l'alcool, la certitude du travail facile...Tout cela avait réduit leur attention et leur résistance à néant. Ils se bousculèrent tous d'un côté, tandis que la plupart tombèrent lourdement en même temps sur le bois. Le pont perdit une corde qui claqua dans la nuit comme un fouet sur un esclave. La secousse qui s'ensuivit fit perdre l'équilibre à l'autre moitié des gardes du pont, placé à l'opposé. Ils tombèrent tous en même temps, dans l'eau qui devait être gelé par ce temps. Ils hurlèrent, pour ceux qui s'étaient rendu compte de l'horreur de la machination et tentèrent de se raccrocher au bout de corde qui pendouillaient tristement d'un côté. Leur Chef les poussait dans l'eau, pour éviter qu'ils ne tombent sur lui et lui donne le même sort. Comme il était retenu par son flux de chakra sous ses pieds, il était à l'horizontal, comme moi. Position complexe, la pire de toute, je pense.


Ivatsuko, aide-moi ! cria un soldat qui s'était retenu par un morceau de bois.


Le dénommé Ivatsuko le regarda bien dans les yeux et ensuite me fixa.

Tu as saboté le pont, hein ? fit-il en ignorant royalement son pauvre collègue.


Je lui souris, puis coupa la dernière corde qui retenait le pont. Ivatsuko sauta directement sur la rive de son campement, alors que moi, je choisissais l'inverse. Je ne vous dis pas ce qui est arrivé au dernier encore raccroché au pont. Je me mis en selle sur le cheval que j'avais laissé juste derrière les arbres et le lançait au galop en direction de Datenshi. En réalité, je n'avais pas saboté le pont, je n'en aurais jamais eu le temps. Non, il n'y avait pas besoin de saboter quelque chose que notre propre ennemi sabotait de lui-même jour après jour...L'entretien du pont, des armes, et de tout ce qui avait besoin d'être entretenu était cent fois plus négligé dans cette région presque recluse du pays de la Brume que nulle part ailleurs. Une cinquantaine d'homme sur le même pont, mal entretenu, tout en mouvement, un jour de pluie...Tout s'est écroulé...Belle leçon pour l'avenir, et surtout pour mon quotidien : ne jamais négligé l'entretien des choses qui nous entourent...Ca peut très bien se retourner contre nous !

La paresse est donc un vilain défaut.

Je soupirais, pensant à une de ses journées que j'avais perdu à ne rien faire. Puis je regardais de nouveau la route qui s'ouvrait à moi et intensifiait mon chakra dans le but que Datenshi me sente et me fasse un signe. Une fois une concentration de chakra suffisante, je m'arrêtais, pour détruire mes traces. Pour se faire, je caressais la tête de l'animal et le lançait tout droit sans moi. Je créais en suite un piège : fils ninjas commun, kunaï simples,...Si quelqu'un comptait me suivre cette nuit, le piège lui était complètement invisible, et, bien concentré sur le straces du cheval, il ne penserait pas que j'ai pu tendre un piège à un endroit totalement aléatoire. J'effaçais mes traces de pas personnels et patientait jusqu'à la réponse de Datenshi. J'espèrais qu'il ne lui était rien arrivé, et que nous pourrions rentré ensemble, victorieux, à Konoha.

Je me frottais les mains dans l'espoir de retrouver un peu de chaleur...Jusque là, je ne l'avais pas montré pour paraître fort aux yeux des autres, mais j'étais gelé en réalité. Si j'étais tombé dans cette eau, ce soir...Je ne m'en serais peut-être pas sortit. Ma réserve de chakra n'était pas géniale, dans une moyenne respectable mais pas extraordinaire, était bien entamé. Si j'avais eu à combattre contre Ivatsuko, je me serais peut-être fait étalé en deux temps/trois mouvements vu avec quelle dextérité il avait renvoyé les parchemins explosifs de mes deux clones. Plus qu'une chose à faire.


Attendre.

[Désolé du retard...]

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MessageSujet: Re: [Mission Rang B] Zoti, le Borgne Mar 28 Sep - 14:44

Spoiler:
 
Datenshi sélectionna les feuilles dont il avait besoin, les mouilla à sa gourde et les mélangea pour obtenir un cataplasme à l’odeur piquante. De petites graines noires écrasées livrèrent un liquide sirupeux qu’il délaya avec quelques fleurs séchées et mit à bouillir avec trois racines verdâtres.

Le feu offrait à présent une chaleur bienfaisante. Datenshi inspecta la blessure du Borgne. L’os brisé avait traversé les muscles et la peau. Imbibant un tissu de la préparation encore chaud, Datenshi, nettoya la plaie patiemment. Il était primordial de désinfecter la lésion et l’os avant d’envisager de le remettre en place. La tâche accomplie le genin se plaça au-dessus de la jambe de Zoti. Il devait faire ça vite et le geste devait être précis pour que l’os se remette en place correctement. Une longue inspiration. Il visualisât son geste pendant un moment puis, la main autour de la cheville de l’homme. Puis sans plus attendre il tirât d’un grand coup sec. L’os réintégra ca place dans l’alignement de la jambe. Zoti s’arqua convulsivement sous la douleur mais resta inconscient. Le sang jaillit à nouveau de la blessure. Datenshi lava à nouveau la plaie avec sa préparation, l’étancha puis bourra l’orifice avec le cataplasme qu’il avait préparé avant de l’entourer de bandage et de quatre branches droites et solides constituant une attelle.

Alors qu’il préparait le nécessaire au soin du Borgne un peu plus tôt, Datenshi avait senti une forte émanation de chakra, identifié comme étant celui de Shikamaru, à un peu plus d’un kilomètre de sa position. Il ne pouvait maintenant plus rien faire pour le Borgne, qui était maintenant seul maitre à bord. Il prit donc la décision de sortir à la recherche de son chef d’escouade. La quantité de chakra qu’il avait senti avait été assez importante pour qu’il la ressente sans solliciter son talent mais également très brève, trop pour qu’elle résulte de l’utilisation d’un Jutsu quelconque. Datenshi prit le partie d’interpréter cela comme un signal.

Datenshi remontait le chemin en direction du campement, Shikamaru n’était pas loin rien ne servait de prendre la monture. La lune diffusait une lumière suffisante pour voyager de nuit et aucun nuage n’assombrissaient plus le ciel.

Un résonnement sourd dans son dos éclipsa le sifflement du vent. Datenshi ne si trompa pas.

    - Et merde !
Menés par les deux guerriers chassés de l’auberge, les brigands débouchèrent sur le sentier leurs armes brandies et une expression mauvaise sur le visage.
Datenshi se décida en une fraction de seconde. Il était maintenant plus proche de Shikamaru que de son abri mais il n’avait pas pris le soin de caché ces traces en sortant. Il ne pouvait se permettre de risquer la perte du Borgne, Shikamaru le lui avait confié.

Ils étaient une dizaine. Savourant la sensation que lui procuraient les stimuli électriques qui parcouraient son corps1, Datenshi se rua sur l’ennemi, sa lame à la main droite, un kunai à gauche. Ses yeux luisaient d’un éclat terrible. Sans cesse en mouvement, l’homme aux cheveux d’argent bondissait au sein des brigands. Datenshi frappa à coups mesurés, concentré sur les points vitaux. La danse de mort du genin se mit à fauché les bandits, dépassés par la vivacité de ses attaques.

Les clameurs d’un combat sans pitié résonnaient dans les alentours. Shikamaru alerté sortie de sa cache entreprenant de s’approcher du combat qui résonnait non loin de là. Epuisé par la débauche de chakra, il devait faire attention à l’utilisé avec parcimonie. Il ne pourrait probablement pas intervenir si il le devait mais il fallait qu’il voit ce qu’il se tramait.

On ne pouvait déceler aucun geste superflu chez Datenshi. Rien que des frappes courtes, d’une fluidité, d’une précision avivée par le Raiton no Yori. Il ne se découvrait jamais, ses lames près du corps toujours en mouvement. Il contrôlait au mieux ces efforts et sa dépense d’énergie. D’un coup de taille latéral, Datenshi éventra un homme qui le menaçait de sa hache. Pivotant sur la gauche, il para dans la foulée un coup de lance assené vers son visage. Son kunai se brisa. Il riposta d’un revers en demi-cercle, pour voir sa lame trancher avidement la gorge de l’imprudent. Un espace se libera Datenshi s’en servit pour déséquilibré un autre bandit, avant de lui plonger son épée courte dans le sternum. Il affronta le suivant armé d’un sabre, qui fendit l’air dans un sifflement. Atteint en trois poids différents, le blond de l’auberge s’écrasa sur l’herbe.

Dans ca danse, Datenshi taillait, pourfendait, tranchait, sans répit. Il frappait de sa lame, de ses avant-bras, de ses coudes. Sa haute taille ne le gênait pas pour esquiver les attaques adverses, lui octroyant même un surcroit d’allonge et de puissance.

Un homme de grande stature, à la toison d’ébène, hache brandie s’opposa à lui. Sa hache cherchait une ouverture, mais à chaque fois se trouvait détourné par la lame blanche de Datenshi. N’ayant pas de temps à perdre, Datenshi ne para pas le dernier coup de hache le laissant passé devant lui. Saisissant la main armée de l’homme, il lui assena un coup de coude au visage avant de lui planter sa lame au creux de l’épaule pour aller mordre son cœur. C’était le dernier.

Plus un ennemi ne se tenait debout sur le chemin. Datenshi reprenait doucement ses esprits après le combats âpre qu’il venait de mener. Le Jutsu l’avait quitté et une inspiration le fit tressaillir de douleur. Il s’aperçut enfin qu’il souffrait de plusieurs blessures, un éventail de coupures ou d’entailles sur les bras, les flancs et les cuisses. Aucune n’était profonde, mais leur nombre s’additionnait pour prélever un lourd tribut. Quant a ses vêtements, ils étaient lacérés, tachés de sueur et d’hémoglobine, bon a jeter. A travers un voile brumeux, il distinguait l’image troublée de Shikamaru accourant vers lui. Datenshi fit trois pas hésitants et s’évanouit.


(1)Raiton No yori



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MessageSujet: Re: [Mission Rang B] Zoti, le Borgne Sam 2 Oct - 12:52

Je me réveillais en sursaut en entendant le tintement de lames qui résonnaient dans le lointain. Le froid me mordait, et, sans ces bruits, j'aurais très bien pu ne jamais émerger avant le jour. Tout mes membres étaient engourdis, la pluie avait cesser, la lune diffusait une lumière blâfarde et peu rassurante. Je me relevais doucement, mes muscles se plaignirent, fatigué de tant de pression et de changement d'état. Je sautais à terre, et me rammassait sur le sol. Mes jambes ne m'avaient pas supporter. Mince, j'avais encore moins de force que je ne le pensais, mes réserves de chakra étaient quasiment vide. Si Datenshi avait des problèmes, je ne pourrais certainement pas intervenir via mes jutsus, mais il fallait que je voye ce qu'il se passait. J'avais toujours été curieux, allait-ce me perdre ? J'entendais le combat, pas si loin de moi que ça, finalement. Je tentais de me relever alors que mes jambes tremblaient sous l'effort : elles étaient beaucoup trop froides pour fonctionner correctement. Je réussis néanmoins à tenir debout, et prévoyais de marcher jusqu'à la bataille.

Je n'avais pas été très prudent sur ma consommation de chakra tout à l'heure, j'avais présumé de mes réserves et de mon endurrance. Mon plan aurait pu foirer si le Chef de la brigade m'avait suivit. J'avais évité un combat qui m'aurait été fatal. J'avais fait deux pas depuis toutes ces pensées et, je crus ma dernière heure parvenue quand j'entendis les bruits de pas de course d'un homme venant vers moi. C'était lui. Le Chef arrivait sur moi avec une vitesse prodigieuse, et je me demandais combien de temps j'avais attendu que Datenshi me fasse signe avant de m'endormir. Le Chef ne se méfia pas et commença l'enchaînement de quelques mundras avec un sourire de bourreau. Il posa le pied au mauvais endroit. Mon piège s'activa et une pluie de kunaï tomba sur lui au moment où un fil ninja attrapa sa jambe pour le retenir en l'air. Il fut transpercer par tout les projectiles sans exceptions et son sang tombait lui même en fine pluie sur le sol. Sous la douleur, il poussa un râle effrayant et sombra dans l'inconscience. Je poussais un soupir, et le laissais à son sort : je devais rejoindre la bataille.

Une dizaine de minutes plus tard, je me traînais encore, mais mes muscles s'étaient doucement réactivés. Je récupérais mes forces perdues et brimé par le froid. Ne pas bouger est donc si dangereux pour la santé ? J'avais bien tiré quelques leçons de cette mission quant à ma paresse naturelle. Je vis enfin Datenshi en train d'achever un adversaire et briller d'une lueur électrique. Il tituba, perdit sa force, fit trois pas vers moi, et s'évanouit. Non, non, non, non ! Pas lui ! J'accourais vers lui et pris son pouls : il était encore en vie. Les multiples blessures qui parcouraient son corps témoignaient bravement de son combat contre une dizaine d'adversaires, que l'on pouvait voir gisant à terre près de là.

Et maintenant, je fais quoi ? Où étais Zoti ? La monture ? Je regardais la lune, et mit Datenshi sur une épaule. Je le traînais en suivant les traces qu'il avait laissé en venant ici et je fut pris de remords : il s'était fait attaqué sur la route qui était sensé le mener à moi. C'était ma faute. Je devais le sauver. Je trouvais un abri avec Zoti à l'intérieur et déposais Datenshi sur le sol. J'étais bien le seul à ne pas avoir reçu le moindre coup latéral. Je n'y voyais vraiment rien, mais je recouvrais les corps de mes compagnons de ma cape chaude. Je n'avais pas la lumière ni la force de les soigner. Je montais la garde jusqu'à ce que je me fasse surprendre par le sommeil.

Le lendemain, mon corps gelé fut des plus difficiles à réveiller. Datenshi m'avait éveiller d'une tape et je ne pouvais pas bouger outre que les yeux. Tout mes muscles ne répondaient pas ou ignoraient mes appels. Datenshi semblait avoir récupéré de cette nuit, bien plus que moi, et ses blessures ne s'étaient pas infecté : il faisait bien trop froid pour que les microdes se reproduisent. Il chargeait la monture et y mit Zoti. Puis, il me leva avec force et mes jambes tinent bon, par je ne sais quel miracle. Je montais difficilement sur le cheval, et ce n'est que grâce à lui que je pus rester dessus. Je réveillais ma volonté pour prendre les rennes de l'animal et pensait au sacrifice que venait de faire le Genin : lui qui était blessé, lui, mordu autant que moi par le froid que moi, me concédait sa place sur la monture et acceptait de marcher à nos côtés. Quant au cheval, lui était habituer à ce climat et ne se souciait guère de cela. Je lui était mille fois reconnaissant et nous commençions notre trajet sans obstacles.

Nous parvenions après plusieurs arrêts, dans notre pays natal, et la lumière douce et chaude du soleil nous réchauffa et gonfla nos coeurs. Nous étions au bout de notre voyage, et nous allions reçevoir des soins plus que néccessaire. Nous fûmes pris en charge par les Chuunins à la porte puis par le Centre Médical. Je fis mon rapport dans mon lit d'hôpital et l'envoya au Kage, avec les papiers secrets que j'avais repris à Datenshi. Mais, je n'étais pas au bout de mes peines...

_____________________
[HRP : Fin de mission ! J'ai aimé Rp avec toi Datenshi :p]

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MessageSujet: Re: [Mission Rang B] Zoti, le Borgne Sam 2 Oct - 16:51

Mission terminée!

Chakra attribué avec un bonus de +5 pour chacun!

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[Mission Rang B] Zoti, le Borgne

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