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| <| Message | Auteur | Sujet: [Corrigé] Yuugiri Shitei Jeu 24 Juin - 18:46 | |
| | Citation: | Nom de la mission : Chienne de vie.
Objectif : Tuez Hachiko.
Remarques : Il a dix ans. De toute façon il lui en reste moins de cinq à vivre.
Aide : Rien ! |
Dernière édition par Otokonohito le Dim 17 Oct - 19:17, édité 6 fois |
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Nombre de messages: 1781 Nindô: Le temps des assertions est révolu, me voici dans l'ère où l'on impose.
 | |  | Sujet: Re: [Corrigé] Yuugiri Shitei Ven 23 Juil - 10:45 | |
| - Une histoire à coucher dehors -
Première partie : " Le marché de la honte ", ou * Pourquoi moi... *
* La brume me manque, il fait trop clair ici. * Les pensées de Yuugiri se résumaient à cela en cet instant. Ces derniers jours n'avaient pas été très glorieux pour être franc. Premièrement il était parti pour une mission qui s'apparentait à du suicide avec ses amis Sojiro et Sashimato. Ayant pourtant été fin stratèges et redoutables, ils avaient échoué. Cela paraissait évident, assassiner l'Hokage n'est pas une chose aisée, il ne fut donc pas anormal qu'ils écouent. Ce qui l'étaient plus, c'était que capturés, aucun d'eux ne fut torturé. Je ne cache pas le mauvais traitement qu'au moins Yuugiri avait subi, mais tous trois sortirent de leur cellule en vie. Après un tel acte il n'auraient, en théorie, pas même du revoir la lumière du jour suivant leur assaut. Mais Yuugiri était bien là, déambulant dans les rues de Konoha. Il n'était pas pour ainsi dire libre, en réalité il devait présenter à chaque contrôle des autorités un papier cacheté par le service de détention du centre Ibiki. Ce papier indiquait son identité, les raisons de sa présence, ses droits et devoirs sans oublier sa condition de semi-prisonnier. On pouvait parler de liberté conditionnelle. Et les contrôles étaient pour ainsi dire fréquents, voire trop fréquent. Que voulez-vous, quand les seules fringues qu'on a sont celles, dégeulasses, d'un ninja armé revenant du champ de bataille, on a une légère tendance à attirer l'attention. Yuugiri sortait justement d'un de ces sales contrôles, peut être l'un des pires. Les ninjas de Konoha nourissaient une haine apparemment incurable envers leurs homologues de Kiri, et inversement. On ne met pas fin à un conflit ancestral avec pour seule arme le temps, et de mémoire d'omniscient, je n'ai pas le souvenir que qui ce soit l'ai un jour souhaité. Revenons-en à ce contrôle. Yuugiri avait souhaité sortir du village pour ne plus subir les regards en coin des passants et parfois les insultes des ninjas du coin. Arrivé devant la grande porte, deux ninjas vinrent à sa rencontre et lui demandèrent des informations banales, que n'importe qui aurait posé à quelqu'un vêtu de la sorte, du genre que faites-vous là, déclinez votre identité etc... Tenu par ses devoirs de prisonnier de ne pas mentir, il répondit, sans le sourire et armé de son regard le plus froid, mais il répondit. Son interlocuteur était plutôt petit, un mètre soixante-neuf à tout casser, les cheveux très court, le bandeau portant le signe de Konoha à la jambe gauche. Il avait le regard abruti et Yuugiri se demandait bien comment un mec pareil pouvait avoir de telles responsabilités. L'autre était plus grand d'une vingtaine de centimètres, les cheveux descendant jusqu'aux épaules, l'air sérieux et sage, certainement plus âgé que son camarade. Il était également plus musclés, bien plus imposant, un bourrin possèdant la capacité de réfléchir peut être.
"- Yuugiri Shitei, prisonnier de guerre. - Vous avez le fameux papier ? "
Yuugiri ne répondit pas, il se contenta de sortir le papier de sa poche et de le tendre au ninja qui avait parlé avec un sourire sadique sur le visage. Le ninja de Konoha l'attrapa et le tira sèchement vers lui avant de le déplier. Il le regarda avec dégoût.
"- C'est comme ça qu'on vous apprend à garder les papiers importants à Kiri M. Shitei ? Regarde moi ça Shigeru, c'est dégeulasse. - Désolé, on ne m'a pas lavé mes vêtements, je n'ai pas pu me laver depuis mon arrivée ici, donc forcément... - Tu es prisonnier, tu t'attendais à quoi ? Etre traité comme un invité de marque ?! Tu te dois d'être présentable ! - Je ne demande que ça, laver mes vêtements et être propre mais vu le traitement et les égards que chacun m'octroie, c'est pas gagné. - Ne sois pas insolent prisonnier. Tu le regretterais. - Ce n'est que la vérité. Bon écoutez, je souhaite seulement faire un tour hors du village, je n'ai aucune intention de faire de mal à qui que ce soit, j'en ai simplement marre d'être traité comme un lépreux, je veux me retrouver seul dans un rayon de cinq cent mètres. C'est possible ? - Qu'est-ce que tu en penses Shigeru, il a été agressif là, non ? - Manque de respect évident... "
Yuugiri n'en croyait pas ses yeux, les deux hommes le saisirent chacun par un bras pour l'emmener un peu plus loin, derrière un cabanon, à l'abri des regards. Il était tard, personne ne les verrait là, la nuit obscurcissait tout. De plus, Yuugiri n'avait pas le droit de les attaquer, même pour se défendre, car ces deux enfoirés représentaient l'autorité de Konoha.
"- On va t'apprendre le respect chien de Kiri et ensuite tu te démerderas pour aller te laver, tu sens la merde, pire qu'un clodo. Shigeru, à toi l'honneur. "
Celui qui avait pourtant l'air le plus réfléchit des deux mit un puissant coup de pied dans les articulations du genou droit de Yuugiri qui réprima un léger grognement de rage mêlée de douleur. Finalement, l'air sage du shinobi n'était là que pour masquer sa primitivité maintenant évidente. Son camarade enchaîna avec un coup de poing dans le visage, sur la pommette gauche pour être précis, qui allongea Yuugiri.
"- Pas au visage Takeo, ça laisse des traces. "
Le passage à tabac démarra. Pendant quelques minutes, les deux ninjas de Konoha rouèrent Yuugiri de coups sans que celui-ci ne puisse se défendre. Il se protégeait la tête avec ses bras et se mit en position foetale le temps que passe le déluge. Il serra les dents, mais ne leur fit pas la satisfaction de démontrer sa douleur, sous aucune forme. En revanche, il grava dans sa mémoire deux mots. Deux noms. Shigeru et Takeo. Au bout de cet interminable instant, les coups cessèrent. Celui qui se nommait Takeo roula en boule le papier officiel de Yuugiri et lui jeta au visage.
"- J'espère que cela t'aura servi de leçon, bon à rien. "
Les deux ninjas s'éloignèrent en riant, alors que Yuugiri, toujours allongé sur le sol, dépliait ses membres endoloris et grognait douleur et fureur, le visage tourné vers le ciel noir parsemé de points blancs étincelant. Il resta là quelques instants pour récupérer, scrutant la voûte. Des nuages chargés d'eau firent leur apparition, propulsés par le vent à une vitesse folle. C'était étrange, jsuqu'à présent, il n'avait pas senti le vent. Les nuages se déchargèrent de leurs bagages arrosant abondamment la zone, sans pour autant cesser leur course folle. Yuugiri se leva en sentant les premières gouttes pour mettre son papier à l'abri dans une alcôve dans un muret non loin de là. Revenant sous la pluie, il se cacha entièrement pour être sûr à cent pour cent de n'être vu de personne. Il se dévêtit entièrement et jeta ses vêtements au sol. Pendant les quelques minutes durant lesquelles tomba la pluie, Yuugiri se frotta le corps pour faire partir tous les résidus de terres restant sur lui de la mission, inspecta ses blessures. Rien de bien grave, quelques marques et encore, ça partirait vite... Puis il entreprit de frotter, essorer, frotter et essorer encore ses vêtements. Il était totalement trempé mais cela ne le dérengeait pas. Il se rhabilla et attendit une demi heure environ que l'averse cesse, dégageant de nouveau le ciel. Il se saisit de son papier qu'il garda dans sa poche et prit le chemin d'une taverne, peu importe laquelle, pour se détendre et peut être manger. Il reprit la route, boitant légèrement à cause d'un hématome à la jambe gauche, prenant bien soin de passer par le côté opposé de l'endroit où se trouvaient les deux ninjas.
* Chiens, je vous ferai la peau dès que j'en aurai l'occasion, vous pouvez en être sûr. Batards de Konohajin. *
Maintenant boitant et trempé, les regards des quelques passants insomniaques se faisaient des plus insistants, énervant passablement Yuugiri qui n'avait pas besoin de ça pour être de mauvaise humeur. Empruntant les petites ruelles pour être tranquille. Yuugiri marchait au hasard, espérant tomber sur une auberge encore ouverte. Il fallut un bon quart d'heure pour que le destin mette une vieille auberge miteuse sur sa route. Yuugiri se parlait à lui-même.
"- Bon, ça ou autre chose de toute façon... C'est mieux que rien. "
Yuugiri poussa la porte de l'auberge, attirant, une fois de plus, l'attention sur lui. Les regards de quelques ivrognes étaient méprisants, d'autres étaient craintifs alors que les autres ne prirent même pas la peine de tourner la tête. Yuugiri s'avance dans le vacarme des conversations, des beuglements et des tintements de verre. Il s'assit sur un tabouret, devant le comptoir et croisa les bras sur celui-ci. Le patron était en train d'essuyer un verre avec un torchon sale. Il était vêtu d'une chemise et d'un pantalon sombres ainsi que d'un tablier sale. Son visage semblait crasseux. Yuugiri attira l'attention de l'homme en levant sa main droite.
"- Patron ! Un guinomi de sake bien chaud et un grand verre d'umeshu je vous prie. Merci. - Ouai ça vient. "
Le patron s'executa. Les deux verres arrivèrent simultanément.
"- Vous n'êtes pas du coin vous, je me trompe ? Et cette dégaine, c'est pas banal hein ? - Non, ce n'est pas banal en effet. Et je viens de loin... Très loin... "
Yuugiri descendit le sake d'une traite, il l'avait commandé pour ça d'ailleurs, histoire de couper court à la conversation mais surtout de se revigorer un peu. Le deuxième verre en revanche, était là pour être savouré. Le goût de prune était exquis, un alcool des plus somptueux en temps normal, et pour cette auberge pourrie, l'umeshu servi était excellent. Derrière son comptoir, l'homme recommenca à essuyer ses verres sales avec ses torchons sales, mais comme jamais on ne peut être tranquille, encore moins en territoire ennemi, la quiètude du shinobi de Kiri fut troublé une fois de plus. Un ivrogne vint s'accouder au comptoir près de lui, une espèce de grande brute épaisse, le genre de ceux qui se pensent imbattable et respecté. Yuugiri ne daigna pas le regarder un seul instant. Pas même pour lui répondre.
"- Eh toi ! J'ai soif ! Tu payes un coup à boire ou tu cherches les ennuis ? - Dégage poivrot, tu ne sais pas sur quel chemin tu t'engages... - Ah ouai ?! Tu veux qu'on règle ça comme des hommes ? Paye ton coup je dis ! - C'est pas le moment, fous moi la paix. - Attends un peu tu vas voir ! - Eh ! Pas de grabuge dans mon auberge les bouseux !"
L'ivrogne balaya le comptoir du revers de son bras et remonta ses manches. Il mis le coup de poing le plus puissant qu'il put donner avec sa force d'homme ivre. Yuugiri sentit la colère monter d'un seul coup, il évita le coup de poing en reculant la tête, saisit le poing de son assaillant qui passait devant son visage avec sa main gauche. Il comprima avec force. On entendit craquer les os. Il tourna la tête vers son assaillant, lui montrant qu'il avait fait une erreur et l'envoya valser à l'autre bout de la pièce d'un coup du plat de la main droite. Enfin seul, il pu savourer et finir son verre tranquillement. Il allait en commander un autre quand deux hommes arrivèrent à côté de lui. Mais là, c'était du sérieux. Deux hommes vêtus de façon identique, très propres, quasiment semblable l'entourèrent.
"- M. Shitei ? - Non désolé vous faites erreur. - Vous êtes sûr ? Vous êtes actuellement l'un des trois prisonniers en semi liberté de Konoha pourtant, n'est-ce pas ce qui est indiqué sur ce papier ? Je ne pense pas me tromper. "
L'homme désigna d'un léger coup de tête le papier officiel qui dormait sous le bras gauche de Yuugiri.
"- Euh, ça ? Non c'est ma liste de course pour demain matin. - Bon alors je peux y jeter un oeil, ça ne vous dérange pas ? - Que voulez-vous... "
Yuugiri prit un air grave. L'homme se rapprocha légèrement et parla plus bas afin que seul Yuugiri puisse être en mesure de l'entendre. - Vous êtes demandé par maître Fujiwara, un seigneur local. Autant vous dire qu'avec son influence, vous n'êtes pas libre de refuser, à moins de ne vouloir être executé pour avoir orchestré une deuxième tentative d'assassinat. Il me semble que votre liberté ne tient qu'à un fil... Et ce fil, je l'ai à l'instant dans ma main, il ne tient qu'à vous que je ne le sectionne. - Bien... "
Yuugiri se leva de sa chaise. Et enfila d'un coup les trois dernières gorgées de son verre
"- Où est-ce qu'on va ? - Suivez-nous. "
Les deux hommes réglèrent l'addition pour Yuugiri et quittèrent la pièce.
* Bien, c'est déjà ça de gagné... *
Ils marchèrent sous le regard pesant des derniers poivrots qui pestaient contre Yuugiri qui avait mis au tapis leur camarade de beuverie. Ils avancèrent de nuit dans les rues de Konoha. Le chemin emprunté les conduisit devant le poste où se trouvaient encore Takeo et Shigeru. Ils les laissèrent passer, s'inclinant devant les deux hommes, ceux-ci devaient être sûrement très importants. Yuugiri ne put s'empêcher de les regarder, soutenant leur regard, avant de cracher sur le sol. Il savait qu'il ne prenait pas de risque à faire ce geste en voyant le comportement des deux ninjas au passage des hommes l'accompagnant. A l'extérieur du village, à proximité des immenses portes en bois gardant puissament l'entrée, une espèce cariole fermée par deux somptueux rideaux noirs. Deux grands et magnifiques chevaux noirs étaient attelés au véhicule. Yuugiri prit place à l'intérieur après invitation de l'un des deux hommes. L'un suivit, l'autre s'assit à l'extérieur pour diriger les chevaux. L'engin se mit à avancer, ballotant ses occupants au rythme des irrégularités du sol. Après quelques minutes dans un silence rompu par les bruits de sabots, Yuugiri tenta d'ouvrir la conversation mais l'homme en face se montra glacial.
"- Qui vais-je rencontrer ? - Est-ce vraiment nécessaire de le savoir maintenant ? - Euh... Bien. Et votre nom, vous connaissez le mien, peut être auriez-vous l'obligeance de m'apprendre le votre ? - Est-ce vraiment important ? - Euh... Et où va-t-on ? - Vous verrez bien quand on y sera, non ? - Euh... "
Yuugiri ouvrit de grands yeux en fixant le sol, puis souffla.
* Pfff, vraiment aucun effort, le voyage va être long... Puis dans quoi je me fais trainer encore...*
Yuugiri porta son attention sur un point qu'il fixa laissant finalement vagabonder son esprit dans toutes les directions possibles et imaginables. Finalement, après un long, très long moment, le véhicule s'arrêta. L'homme à l'intérieur ne bougea pas. Yuugiri s'impatientait déjà, voulait sortir prendre l'air et marcher. Mais la cariole se remit en marche, au grand damn de Yuugiri qui commençait sérieusement à déprimer. De plus, la banquette commençait à se faire sentir sérieusement. S'attendant au pire, Yuugiri se prépara mentalement à affronter un autre long voyage. Mais celui-ci ne dura que quelques minutes et lorsque la voiture s'arrêta, l'homme à l'intérieur tourna la tête vers le rideau qui s'écarta à peine dix secondes après, laissant entrer une lumière aveuglante à l'intérieur de la cabine. L'homme de l'extérieur invita Yuugiri à descendre. Celui-ci s'executa sans discuter, se protégeant les yeux le temps de se réhabituer à la lumière. Une immense demeure s'offirt à sa vue. Entièrement symétrique. Deux ailes d'un niveau, collées à un grand batiment de deux niveaux eux-mêmes reliés à un pilier central comportant un niveau supplémentaire. Des cheminées ponctuaient le toit en plusieurs endroits, des fenêtre en grand nombre, très grand nombre parsemaient la façade.
"- Eh ben, ça en jette, une résidence digne d'un grand seigneur. "
Yuugiri ne croyait pas si bien dire en prononcant cette phrase. Toujours silencieux, les hommes avancèrent vers la plus grande entrée, celle qui donnait directement dans le pilier central, et retombant dans son mutisme, Yuugiri suivit silencieusement. Ils pénétrèrent dans la demeure. L'intérieur était encore plus impressionnant que l'extérieur. Des lustres en cristal portant des centaines de bougies, des tableaux sur chaque centimètre de mur, un parquet en bois noble brillant comme la pleine lune, des escaliers en marbres accompagnés d'une rampe en bois massif travaillé par un orfèvre talentueux. Tout simplement incroyable. Yuugiri ne savait plus où poser son regard, si bien qu'ils ne s'aperçut pas immédiatement que les deux hommes avaient continué d'avancer, empruntant les escaliers royaux. Les trois étages furent montés, l'un des hommes frappa à une porte que Yuugiri n'avait même pas envie de regarder tellement elle était magnifique. La seule chose qu'il se disait c'est que son petit appartement rentrait environ cent fois dans cette demeure. La porte s'ouvrit dans un silence de pierre. - Pour une porte en bois, c'est paradoxale hein ? - Yuugiri fut invité à entrer, les hommes eux, restèrent à l'intérieur. La porte se referma sèchement. Un homme seul était assis derrière un bureau, ses goûts vestimentaires étaient à l'echelle du batiment. Lorsque Yuugiri avança, l'homme le fit s'assoir, présentant un beau sourire faux-cul d'efoiré de politicien. Il était encore un charmant homme pour son âge, l'air presque paternaliste, il devait faire un effet impresionnant sur la gente féminine.
"- M. Shitei, bienvenue dans ma demeure ! Je suis Sire Mitsuru Fujiwara, Seigneur du domaine Fujiwara qui s'étend sur près de... On s'en fiche ce n'est pas la question. Savez-vous pourquoi vous êtes ici ? - Je suppose que c'est en rapport avec ma condition de prisonnier ? - Disons que je ne serais pas aller vous chercher si vous ne l'aviez pas été. - Oula, je sens que je vais devoir me plier à... Comment saviez-vous que j'étais prisonnier là-bas, au village de Konoha. - Vous savez, payer quelques personnes pour recueillir les nouvelles du village n'est pas vraiment très compliqué. Disons que j'ai un bon réseau d'informations. Mais venons-en au fait. J'ai un très gros service à vous demander. - Et si je refuse ? - Eh bien vous vous trouvez dans ma demeure, personne ne sait comment vous y êtes entré, il me semble que les gardes à l'entrée vous avaient refusé l'autorisation de sortie, je me trompe ? - Non effectivement... C'est dégeulasse quand même. - Vous savez, de nos jours, on n'a plus rien sans rien. Donc j'en conclut que vous marchez. Parfait. Vous serez rémunéré officieusement bien sûr, plus une prime d'immoralité totale. - Je vous prie, Sire, de ne plus tourner autour du pot, je suis extrêmement impatient comme garçon. - Vous savez, je m'intéresse beaucoup au paysans vivants sur mes terres. Une petite famille a particulièrement attiré mon attention. celle qui vit dans les pires conditions je crois. Il n'ont pas assez d'argent pour vivre correctement. La misère est un mal qui me touche de plein fouet. Qui me touche plus le coeur que le corps, certes, cepedant, voir des gens déchirés par ce mal, rongeant les os de leur parents si cela peut les faire vivre un peu plus longtemps, je trouve que c'est une horreur. Un mal qui doit disparaître au même titre que la peste. Je ne peux tolérer qu'on vive ainsi sur mes terres. Non pas parce que ça me dégoûte, mais parce que c'est totalement affligeant. Sincèrement, à quoi ça ressemble de vivre comme ça ? Je vous le demande bien moi, si on n'a pas d'argent, on en trouve ou alors on meurt. - Eh bien cela ressemble à la réalité hors de votre demeure Monsieur Fujiwara. Certaines personnes se tuent à la tâche chaque jour pour simplement essayer de nourrir leur famille. Mais comme vous le dites si bien, ici... On n'y est à l'abri. En réalité, vous n'êtes pas immoral, vous êtes implement dénué de cet aspect psychologiques je me trompe ? - Ah ah ah ah, j'adore votre humour sarcastique jeune homme. Quoi qu'il en soit de vos états d'âme dont hônnetement je me contrefous, cette famille répondant au nom de Sugita doit disparaître. De plus leur enfant est gravement malade, du haut de ses dix ans, il ne verra pas même l'aube des quinze. Il est à moitié handicapé par une jambe capricieuse et sa santé laisse vraiment à désirer. Ils vivent dans la misère la plus totale, sur un terrain dangereux, souvent fréquenté par des brigands. Ils ont d'ailleurs été plusieurs fois attaqués, la mère violée devant le père impuissant pendant que le gosse se faisait rouer de coup de sa propre canne. Rendez-nous service, faites les passer au stade supérieur de la vie. Vous êtes, si vraiment vous pensez que c'est nécessaire, autorisé à éparger les parents, mais le gosse, franchement, il n'a pas d'avenir, faites en quelque chose. Peut être que les parents apprendront alors qu'il ne faut pas faire d'enfant quand on n'a pas les moyens de le faire vivre correctement. "
Yuugiri était offusqué, la bouche à moitié ouverte, ne sachant quoi répondre. Il se passa quelques secondes pendant lesquelles chacun toisa l'autre avant que Yuugiri ne recouvre la parole.
"- Mais... C'est infecte, vous êtes pété d'oseille, donnez leur un peu au lieu de les faire tuer. - Hélas mes réserves sont vides depuis quelque mois déjà, j'ai renvoyé plusieurs des membres du personnel de cette maison. - Et vous avez aussi dit que payez des informateurs n'étaient pas difficile. - Oui, mais ça, c'est un budget totalement à part, c'est le budget militaire. Allez, sortez, et au travail, sinon ça vous coutera bien plus cher que de simples états d'âme brisés. Direction le sud, le premier village, vous les trouverez facilement après deux jours de marches. Vous avez six jours, quatre pour le trajet, deux pour effectuer votre mission. J'enverrai bien entendu quelqu'un vérifier votre travail lorsque vous reviendrez. Si vous avez faim, passez par la cuisine et servez-vous. - Je suis désolé Sire, mais je refuse. Je préfère encore aller au trou que d'assassiner une famille parce qu'elle est pauvre. Cette mission va totalement à l'encontre de ce que je crois, de ma façon d'agir chaque jour et se trouve à l'opposée des valeurs que m'ont inculqué mes parents. "
Là, le visage du Seigneur s'était métamorphosé, passant de souriant à complètement antipathique, tous ses traits étaient tirés, le moindre muscle de son visage était tendu. Il se redressa et prit appui sur son bureau pour approcher de Yuugiri. Quasiment nez à nez, Sire Fujiwara prit une voix plus dure, plus rugueuse au tympan et son ton était d'une autorité légendaire.
"- Yuugiri Shitei ! Je me fous de ce que vous croyez, je me fous de vos valeurs morales et encore plus de ceux qui vous les ont inculquées ! Butez ce gosse ! Obéissez ! "
Yuugiri sortit de la pièce en claquant la porte dégoûté, écoeuré par un tel comportement. Ce n'était pas un réel motif, c'était impossible. Il se passait quelque chose d'étrange deriière tout ceci. Yuugiri se devait de le découvrir. Mais la dureté de la mission lui frappa de nouveau le coeur. Une fois dehors, il laissa libre cours à sa pensée trog longtemps retenu prisonnier.
* Tuer une famille et un môme de dix ans parce qu'ils sont pauvres... Non mais c'est quoi ce pays de fou ! Ils sont tous tarés ou quoi ? C'est quoi leur problème... Putain j'en ai marre, qu'est-ce que j'ai fait pour tomber ici, et Sojiro et Sashimato, j'suis sûr que ceux-là s'en sorte à l'aise. ! J'aurai bien aimé qu'ils soient là ces deux là, on aurait pu lui mettre une belle branlée à cet enfant de salope.*
Yuugiri se calma un peu et, repassant par les escaliers de marbre, s'éloigna de la maison. Il traversa le jardin parsemé de massifs de fleurs en tout genre et passa à côté d'une petite fontaine qui perçait deux rochers. Au point de chute s'étendait une jolie marre dans laquelle la vie aquatique abondait avec sur la surface, quelques nénuphares surplombés de lotus roses et bleues. Une petite grenouille verte sauta dans l'eau sur le passa de Yuugiri qui, après quelques minutes de marche, se retrouva là où personne ne le verrait, au fond du bois qui entourait la propriété. Il s'appuya contre un arbre et frappa dedans de toutes ses forces avec son poing, hurla de tous ses poumons de fumeur et se laissa glisser, dos au tronc d'arbre.
* Tuer des innocents miséreux pour ne pas être tué, quelle honte... Pourquoi moi... *
_____________________________________________ Tous les noms de personnages inventés sont tirés de la trilogie de Lian Hearn " Le clan des Otoris " Le guinomi est une coupe à saké, d'environ, 6 à 7 cm de diamètre. Gui signifie boire d'un trait. L'umeshu est un alcool de prune.
Dernière édition par Yuugiri Shitei le Dim 10 Oct - 14:06, édité 1 fois |
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Nombre de messages: 549 Nindô: Tabemashôôôô ! J'en parlerai à mon cheval ! Dès demain ! Mettre à terre le Sankaku et lui faire racler le sol avec les dents !
 | |  | Sujet: Re: [Corrigé] Yuugiri Shitei Lun 2 Aoû - 20:15 | |
| - Une histoire à coucher dehors -
Deuxième partie : " Misère recto, richesse verso ", ou * Ah si seulement... * Le lendemain, ou plus exactement le matin même, à la première heure sonnée par les chants d'oiseaux, Yuugiri prit la route chevauchant une magnifique jument blanche. Il aurait très bien pu y aller par la voie des branches et diviser par deux le temps du trajet, mais l'idée de se dépêcher d'aller tuer un gosse ne le séduisit pas spécialement... D'ailleurs, excepté le paysage différent de chez lui, rien ici ne trouvait grâce à son coeur. Pas même l'homme qui, dans les écuries, donnait son amour à ses chevaux.
Son bagage était mince. Ayant eu l'autorisation d'accès aux cuisines, il s'était préparé lui même ses provisions. Niveau équipement, il avait eu droit à tout ce qu'il voulait et fut même surpris de la complétude de l'arsenal de Sire Fujiwara, ainsi il partit avec suffisamment d'explosif pour faire sauter l'aile gauche de la propriété, quelques cordes, deux-trois kunai récupérés on ne sait comment, sûrement sur un cadavre de genin malchanceux, quelques couvertures et des vêtements de rechange dans le plus pur style du pays. Fidèle à ses traditions, Yuugiri porterait ces vêtements seulement à l'approche de la ville, ainsi il serait sûr de ne pas être pris pour le ninja qu'il était. De plus ces habits n'étaient pas du tout de son goût, il serait bien plus à l'aise dans ceux qu'il portait à ce moment là, les siens, à sa taille, conçus pour voyager sans gêne. Il accepta cependant de porter un chapeau à large bord pour se protéger du soleil. Sans oublier l'avoine de Fubuki, la jument blanche qui, d'après le dresseur, n'était pas sans caractère.
Les deux jours de chevauchée commencèrent. Yuugiri, seul avec Fubuki, regardait au loin, suivant le sentier menant vers le sud, pensant à la manière dont il s'y prendrait. Rien ne venait. La seule chose qui lui venait à l'esprit était l'inhumanité imprégnant cet acte. La solution du poison, même le plus efficace qui soit, lui parraissait horrible. De toute façon il n'en avait pas pris donc cette solution était éliminée d'office. Avec ce qu'il avait, il pouvait soit l'égorger... Non pas l'égorgement, répugnant, l'enfant en souffrirait trop. Yuugiri n'avait que peu pensé à la solution mais c'en était déjà trop pour lui. Il avait déjà pris des vies, mais c'était différent, c'était pour la sécurité de son village, jamais par plaisir et encore moins pour le plaisir d'un autre. Il se concentra sur son itinéraire. La route n'était pas bien éprouvante, ni pour lui ni pour la jument, le sentier était relativement droit mais surtout parfaitement plat. Seule la qualité du chemin laissait à désirer, mais rien de bien insurmontable pour Fubuki qui plaçait chaque sabot de façon à avoir les meilleurs appuis possibles, prenant soin d'éviter chaque irrégularité du sol. La jument avait bien marché, le binôme avait avalé les kilomètres durant la journée. S'il n'avait pas fallu dormir, Yuugiri aurait continué mais la nuit étaient tombée, couvrant l'horizon de son manteau noir. Il fallait également nourrir la bête et la laisser se reposer. Shitei tira la bride pour mener Fubuki hors du sentier, à quelques mètres dans les bois. Il ne fallait pas être vu en train de dormir au bord du chemin, trop dangereux. Il attacha Fubuki à un arbre avec la bride, lui retira les sacoches, lui donna une quantité largement raisonnable d'avoine et lui flatta le flanc en lui murmurant quelques paroles pour la remercier de le porter. Il s'installa également à côté de cet arbre et dévora quelques onigiri fourrés au saumon et aux légumes, il but une gorgée d'eau et entreprit de dormir, enveloppé dans la couverture douillette. Le soleil tira Yuugiri d'une nuit sans encombre, parfaitement agréable mise à part cette foutue racine mal placée... La jument avait été paisible, des moustiques étaient passés pour la faire hennir et la vampiriser, mais rien de plus. Ne sachant pas quand il arriverait au village, le ninja mit ses habits de rechange avant d'enfiler un petit déjeuner léger. Il grimpa sur le dos de la jument après l'avoir détaché et c'est ainsi que le duo reprit la route, tout aussi tranquillement que la veille. Les idées de Yuugiri s'étaient éclaircies pendant la nuit. Il possédait des explosifs. Il ne pensait pas en faire usage de la sorte mais placés aux bons endroits, ils détruiraient l'habitation de l'enfant et de sa famille. Au moins, la famille resterait unie dans la mort et personne ne mourrait en souffrant, ce qui était le plus important. Cette fois-ci il ne fut plus seul sur le chemin, il croisa quelques piétons le dos plus chargé qu'une meule. Il leur fit un signe de tête courtois qu'on lui rendit de la même façon. Deux petites heures plus tard il croisa un autre cavalier. Le voyant arriver tranquillement à sa hauteur, il s'arrêta pour demander son chemin arborant son plus grand sourire. L'homme en face sembla y être réceptif et s'arrêta, le visage lumineux.
"- Mon Seigneur bonjour , auriez-vous l'amabilité de me dire à combien de temps se trouve le prochain village ? Je chevauche depuis plusieurs jours déjà, mes vivres commencent à se faire précieuses, et la nourriture de mon destrier presque inexistante. - Bien sûr jeune homme, au pas vous y serez dans trois heures au plus tard. Mais si vous le pouvez, ne vous éternisez point en ce village. Personne n'y est en sécurité. - Je prends note de vos sages conseils Mon Seigneur et vous remercie. - Il n'y a pas de quoi, je vous souhaite une bonne route mon garçon ! - Merci Mon Seigneur, vous de même. "
L'homme effleura les flancs de son étalon noir avec ses talons et celui-ci se remit en marche dans un trot musical. Revigoré par un peu de gentillesse dans ce monde de brute, Yuugiri fit galoper un peu sa monture qui visiblement n'attendait que ça à en croire l'ardeur qu'elle mettait à la tâche. Yuugiri en riait presque. Le galop dura une petite demi heure, réduisant la durée du trajet à deux heures. Deux heures au bout desquelles les premiers toits se dessinèrent à l'horizon. Ce que Yuugiri découvrit en entrant dans le village était indescriptible, mais pour vous, je vais tenter de le faire tout de même. La moitié des maisons était endommagée, certaines d'entre elles étaient en partie brûlées, d'autres abandonnées et quelques exceptions étaient totalement détruites. Quoi qu'il en soit, aucune ne semblait avoir échappée au carnage. Fubuki avançait doucement, au rythme des émotions de Yuugiri. Les villageois le regardait d'un air étrange, pas comm s'ils étaient effrayés, au contraire, comme s'ils attendaient quelque chose de lui. C'était vraiment troublant. Yuugiri s'arrêta à hauteur d'un vieillard.
"- Excusez-moi Grand-père, la maison des Sugita je vous prie, laquelle est-ce ? "
L'homme ne répondit pas, il leva son bras et pointa du doigt la maison située à l'entrée du village avant de reporter son attention sur d'autres passants.
"- Je vous remercie. Bonne journée. "
Le veil homme ne répondit pas non plus cette fois-là, pas même un geste, Yuugiri semblait avoir disparu.
Le ninja ne pouvait agir de jour, il lui fallait attendre la nuit avant de tenter quoi que ce soit de toute évidence. Surprendre la famille dans son sommeil était le meilleur moyen de ne pas les faire souffrir. L'heure fatidique approchait doucement. La pression montait en Yuugiri. Pour attendre la nuit, il se dirigea vers un petit cours d'eau repéré un peu avant le village, à moins de deux minutes de la première habitation, il attacha Fubuki à un arbre et alla s'assoir au bord du cours, faisant tremper ses pieds dans l'eau presque tiède.
* Vu l'état du village, c'est tout le monde qu'il faudrait faire sauter... Maintenant c'est sûr, il y a une arnaque dans l'histoire. Mais où ? Et surtout Quoi ? Je dois le découvrir avant de faire quoi que ce soit. Mais pour l'instant, sieste. *
Allongé dans l'herbe, les bras croisés derrière la tête et les pieds ballotés par l'eau, Yuugiri essayait de trouver une réponse plausible à ses questions. Pourquoi s'acharner sur ce gosse s'il n'y a pas une vrai raison. Vu l'état de pauvreté dans lequel ces gens vivent, il viendront forcément à mourir un jour ou l'autre, de maladie, de faim ou autre chose. Yuugiri resta là à penser pendant quelques heures, grignotant un peu, et laissant le sac d'avoine à porté de museau de la jolie jument. Il allait entamer une petite sieste à ce moment là, essayant de penser à autre chose pour s'endormir.
"- Bonjour ! Il est beau ton cheval ! "
* Qu'est-ce que c'est que ça ? *
C'était une voix d'enfant. Yuugiri ouvrit un oeil et cria. A quelques centimètres de son visage se trouvait, à l'envers le visage d'un gamin aux cheveux noir de jais. Il roula sur le côté et se mit à genoux. Le gamin était écroulé de rire. Yuugiri, lui, était plutôt perplexe.
"- Ne refais jamais ça petit, c'est dangereux. - T'as eu peur ! - Non pas du tout, mais je n'aime pas trop ça tu vois. - T'as eu peur, t'as eu peur, t'as eu peur ! - Eh tu te calmes ou on règle ça entre homme ? "
Le petit n'avait pas l'air de prendre ça sérieusement et se mit à sautiller autour de Yuugiri en chantant de manière narquoise.
"- T'es nul, nul, nul parce que t'as eu peur, peur, peur ! - Ok ! Tu vas voir ! "
Yuugiri se leva, attrapa sa corde sous les railleries incessantes du gamin hilare. Il jeta un bout par dessus une branche, laissa la corde et attrapa le gamin qui riait trop pour se débattre. Il l'attrapa par le pied et leva le gamin pour avoir son visage en face du sien.
"- Je t'attache dans l'arbre comme ça ou tu arrêtes tes bêtises ? - Ah ah ahahaha ah ahah ! D'accord j'arrête ! Ah ah ahahaha ah ahaha ! "
Yuugiri reposa le gamin à terre qui mit quelques minutes pour s'arrêter de rire allongé par terre à se tenir le ventre. Yuugiri se posa tranquillement dans l'herbe. Lorsque le sale gosse fut calmé, le ninja lui adressa la parole. Les larmes aux yeux mais calmé, l'enfant répondit gentillement.
"- Qu'est-ce que tu fais là petit, et où sont tes parents ? - Bah c'est l'heure de ma ballade, alors je me ballade et je joue. Mes parents ils sont à la maison, ils font des travaux je crois. - Ah oui ? Quoi comme travaux ? - Ils réparent la maison, les méchants l'ont tout cassé. - Oh... Les pauvres. - Ouai mais ils ont tout cassé tout le village ! Y'a plus d'maison toute belle comme avant. C'est pour ça que je peux aller me ballader et jouer presque tout le temps, mes parents sont trop occupés. Comment tu t'appelles ? - ...Tu peux m'appeler Yu, ça suffira. - Je peux monter sur ton cheval Yu ? - Bien sûr, viens par là. "
Yuugiri se releva et s'approcha de Fubuki à qui il demanda l'autorisation de faire monter le gamin dessus. Elle baissa légèrement la tête vers le petit puis lui montra son profil, signe qu'elle acceptait. Yuugiri souleva l'enfant et l'assit sur la selle. Il avait l'air content là-haut. Il était assit sur une belle jument blanche, à proximité d'un petit cours d'eau. C'était peu mais cela lui faisait oublier un petit moment le monde dans lequel il vivait, celui des ruines et des travaux.
"- Elle s'appelle Fubuki. - Quand je serai riche, j'achèterai le même cheval ! - Quand tu seras riche ? - Ouai ! Papa et Maman disent souvent que dans quelques années nous serons riches ! C'est pour ça qu'ils restent ici alors qu'il y a rien. On sera peut être même empereur un jour ! Sugita Hachiko, premier empereur de la lignée ! T'as vu, ça le fait hein ?! "
Yuugiri changea vite d'expression faciale. Il avait fait la rencontre du gamin qu'il devait tuer. Il venait de passer plusieurs minutes à jouer avec lui, mais ne s'en rendait compte que mainteant. Comment allait-il faire pour le faire sauter maintenant... Maintenant qu'il le connaissais. Mais un détail le dérangeait, il n'avait aucunemen l'air handicapé...
"- Oui ça serait merveilleux petit. C'est tout ce que je te souhaite. Tu pourrais m'emmener voir tes parents ? Je suis sûr qu'il n'aimerait pas apprendre que tu parles à un inconnu. - Si je peux y aller à cheval ! - T'es un peu capricieux comme enfant toi hein ? C'est d'accord, mais c'est moi qui tient la bride et tu n'auras qu'à m'indiquer le chemin. - D'accord mais dans ce... - C'est non négociable ! On y va. "
Le gamin n'avait pas trop aimé se faire reprendre mais il fallait qu'il apprenne à rester à la place qui était la sienne. Yuugiri asseyait son autorité et s'assurait par la même occasion le respect du gamin. Hachiko ne mit d'ailleurs pas longtemps à retrouver le sourire une fois que Fubuki se mit à marcher. Le chemin ne fut pas très long mais suffisamment pour que les deux garçons puissent rire ensemble renforçant, au grand dam de Yuugiri, leurs liens.
"- Regarde, c'est cette maison là ! On est arrivé. "
Le gamin sauta du cheval avec une agilité déconcertante et coura dans la maison. Yuugiri attendit dehors que l'un des parents sorte pour l'accueillir.
"- Bonjour jeune homme, je vois que vous avez trouvé mon fils. J'espère qu'il ne vous a pas trop embêté, merci de l'avoir ramené. - Bonjour monsieur. Oui effectivement il a perturbé ma sieste mais ce n'est pas grave. Il à l'air d'un chouette garçon. Mais dites moi que s'est-il passé ici ? - Une attaque de brigands, en ce moment ils viennent régulièrement mais, de plus en plus nous leur résistons. Hélas nous n'avons pas besoin de cela... Surtout en ce moment... - Je suis désolé d'ajouter cela à votre peine mais, malheureusement, si je suis là ce n'est pas pour uniquement pour votre fils. Quoi qu'il est concerné. Il faut impérativement que je vous parle. - Bien, j'espère que ce n'est pas trop grave. Suivez-moi. - J'aimerais Monsieur, j'aimerais... "
Yuugiri suivit le père Sugita à l'intérieur de ce qu'il restait de la maison. Ils prirent place autour de la table de la pièce à vivre. Le père envoya son fils jouer dehors pendant que la femme préparait du thé. Elle vint les rejoindre avec trois tasses et s'installa à côté de son époux.
"- Je suis Sugita Masaki et voici mon épouse Kaede, nous vous écoutons. - Je vais commencer par le début et tenter de ne rien oublier pour que vous pussiez avoir confiance en moi. Je me nomme Yuugiri Shitei, je suis un ninja du Pays de la brume. La guerre a été déclaré entre nos deux nations, celle du feu et de l'eau. J'ai été envoyé avec deux amis pour assassiner Ookami, l'Hokage. Notre mission a été un echec et nous avons été fait prisonniers. Pour des raisons encores obscures pour moi, nous avons été relachés provisoirement sous de nombreuses conditions. J'ai alors été abordé par deux hommes donc j'ignore le nom mais qui travaille pour Sire Fujiwara. Ce nom vous dit-il quelque chose ? "
Masaki Sugita regarda sa femme avec anxiété, comprenant que les évènements allaient très rapidement leur echapper. Il répondit alors que sa femme buvait une gorgée de thé, gardant le silence.
"- Oui nous le connaissons, c'est le Seigneur local, nous sommes ici sur ses terres. - Très bien. Sachez que cet homme m'a envoyé ici dans un seul but. Vous... Ce n'est pas évident à dire froidement... Je dois vous faire passer dans l'autre monde avec une priorité absolue sur l'enfant. Il me tient à sa merci par des menaces qui me conduiraient à la mort et je n'ai d'autre choix que de m'executer car je ne peux laisser mon village à l'abandon, on compte sur moi là-bas. Avec les évènements futurs, trop de personnes perdraient la vie si ne serait-ce qu'un ninja manquerait à l'appel."
Les deux parents furent choqués. Bouche bée ils ne bougeaient plus. Il y avait également un détail que Yuugiri ignorait, c'est qu'à Kiri, ce n'était pas un, mais bien plusieurs ninjas qui manquaient à l'appel. La situation était critique à l'aube de cette guerre.
"- Je comprends votre état de choc actuel, mais sachez que je n'ai encore rien fait, alors que j'aurai pu mettre un terme à cette mission depuis plusieurs heures déjà... - Dire que je discute, dans mon salon, avec un homme sensé nous tuer... Je... Pas de mot... Continuez... - On m'a donc ordonné de vous ôter la vie, à vous trois, pretextant une misère absolue et un état de santé de l'enfant déplorable. Or je ne vois rien de tout ça chez votre enfant excepté la misère qui touche votre village entier. Votre enfant m'a laissé entendre que vous seriez riches d'ici quelques années... Très riches. Il vous a entendu en parler, je suppose qu'il n'aurait j'amais du être au courant mais le fait est qu'il l'est. J'attends des explications. De plus, je n'ai aucune confiance en ce Fujiwara, il y a quelque chose qui cloche. Je veux savoir quoi. - Monsieur Shitei, vous mettez le doigt sur un problème extrêmement compliqué mais à la fois très simple. Je ne cache pas mon horreur de vos propos, encore moins celle de vos intentions malheureusement je suis conscient qu'en tant que simple homme face à un ninja, toute résistance de ma part est vaine... Je ne suis pas fou... Effectivement notre fils n'aurait jamais du avoir vent de ces conversations. Je vais donc vous raconter la vérité... "
Masaki regarda sa femme et posa sa main sur sa cuisse avec un regard empli de tendresse, comme pour lui demander son avis. Elle le regarda intensément. On pouvait sentir une douleur extrême dans ce regard mais également un amour qui traverserait les âges après leur mort, un amour indesctructible. Elle hocha la tête en lui serrant la main. Un larme perla sur sa joue. Son mari inspira profondément en commença son récit.
"- Bien... Il y a de cela une dizaine d'année. Le village fut attaqué par une horde de bandits. Des brutes, sans foi ni loi .Je vais aller à l'essentiel si cela ne vous dérange pas, c'est un récit très difficile à conter. Pour résumer, ils ont tout pillé, tout brûlé. Ce soir là, des hommes sont donc rentrés dans notre demeure, la maison fut mise à sac. J'ai été tabassé devant mon fils et ma femme, j'ai eu plusieurs fractures... Ensuite... Un homme, qui n'avait touché à personne s'est approché de Kaede, mon épouse. Deux autres hommes la tenaient et, devant moi... Elle fut... Violée par cet enfoiré. Nous l'avons reconnu quelques années plus tard, lorsqu'il est venu en cortège officiel, cet homme n'était autre que le Seigneur Fujiwara. Ce fut la nuit où il devint seigneur des terres. Il avait assassiné son prédécesseur qui était un homme bon. Suite à ce crime, ma femme tomba enceinte et donna naissance à Hachiko. J'ai aimé cet enfant comme le mien. Mais la loi ici dit qu'un fils peut récupérer ses droits à ses quinze ans. Nous comptons faire valloir les droits de notre fils. Si vous comparez cet enfant et Fujiwara, vous remarquez qu'ils se ressemble beaucoup, il n'y a donc pas de doute possible, aucune échapatoire, il sera obligé de le reconnaître. Alors nous serons riches et nous quitterons à jamais cet endroit. Mais vous vous êtes fait avoir également. Tous les ans, à cette date anniversaire de sa prise de pouvoir, ils reviennent et détruisent tout. Nous avons prit l'habitude de partir à l'approche de cette date mais cette année c'est différent. Les hommes du village se battront pour montrer leur colère, jusqu'au dernier souffle s'il le faut... La date fatidique approche. Il nous reste à peine quelques heures pour se préparer, toutes les barricades sont prêtes à être montées au dernier moment pour l'effet de surprise. Fujiwara espère sans doute vous tuer en même temps. "
Yuugiri était satisfait, il avait ses explications qui prouvaient parfaitement qu'il avait eu raison de se méfier.
"- Je ne sais pas si j'ai raison ou non de vous croire... Le seul détail qui me pouse à le faire, c'est votre enfant, il n'est pas du tout comme l'a décrit Fujiwara. De plus, je ne supporte pas l'idée de tuer un enfant. Nous verrons si ce que vous m'avez se révèle vrai ce soir. Masaki, cette nuit, nous combattrons ensemble. Si cela s'avère faux en revanche, je vous assure que j'executerai mes ordres sans remord afin de pouvoir rentrer chez moi le plus vite possible. - Très bien. Vous verrez par vous-même. Je suis fier de me combattre à vos côtés ce soir. - Il faudra mettre vos enfants et vos femmes en sécurité. J'ai de quoi faire quelques petites choses de mon côté. "
Les deux hommes se serrèrent la main fermement et s'inclinèrent l'un devant l'autre, scellant un pacte. C'est alors que l'enfant réapparu dans la pièce.
"- Yu ! J'ai gardé ton cheval ! Elle est toute douce ! Elle m'a même fait un bisou ! C'était dégoûtant ! "
Les trois adultes rirent à l'unisson.
"- Eh Yu ! Tu restes longtemps avec nous hein ? Je te prêterai ma chambre et tu verras, ici on dort bien ! - Non bonhomme, pas ce soir. Mais toi tu vas dormir et faire tout ce que diront tes parents. Tu verras, tu passeras une bonne nuit et quand tu te réveilleras on ira jouer. Ok ? - Ouaiii ! J'aimerai que tu restes toujours en fait ! "
Yuugiri lui adressa un petit sourire affectueux et imaginait que ce soir, rien ne serait tel qu'il l'avait promis.
* Désolé petit, j'aurai tellement aimé ne pas te mentir et que les choses soient plus simples. Si seulement il pouvait ne pas y avoir de combat... Ah si seulement... *
_____________________________________________ Fubuki : littérallement " Tempête de neige " L'onigiri (おにぎり) est une boulette de riz japonaise, souvent en forme de triangle ou d'ovale et enveloppée d'une algue nori
Dernière édition par Yuugiri Shitei le Dim 10 Oct - 14:09, édité 2 fois |
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Nombre de messages: 549 Nindô: Tabemashôôôô ! J'en parlerai à mon cheval ! Dès demain ! Mettre à terre le Sankaku et lui faire racler le sol avec les dents !
 | |  | Sujet: Re: [Corrigé] Yuugiri Shitei Jeu 12 Aoû - 18:55 | |
| [hrp] Pour plus de facilité, imaginez le village simplement. Deux grandes entrées, au sud et au nord, des petites ruelles un peu partout sur les côtés est et ouest, une place centrale débouchant sur deux grandes rues menant vers les entrées principales. [/hrp] - Une histoire à coucher dehors -
Troisième et dernière partie : " Un ange passe ", ou * On s'en va... *
Le soleil continuait sa course lente dans le ciel. Yuugiri avait été présenté aux autres hommes du village par Masaki. Il avait été annoncé que le ninja de Kiri se battrait avec eux cette nuit contre les oppresseurs. On lui avait montré ce qui avait été préparé en matière de barricade. Certaines plutôt hautes permettant de s'abriter efficacement, d'autres plus petites, faciles à enjamber, utile pour se jeter à couvert rapidement. Les hommes étaient au nombre de cinquante, dont les âges allaient de seize à cinquante-sept ans, les autres étaient trop jeunes ou trop vieux pour se battre, ils seraient chargés de veiller sur les femmes et de les mettre en sécurité. Parmi les cinquante en état de combattre, il n'y avait malheureusement pas que des flèches, mais il fallait du monde, il fallait surprendre par ce nombre et par l'effet de surprise. Yuugiri avait décidé de prendre le commandemant pour plus d'efficacité et personne n'y avait vu d'inconvéniant. Après avoir fait le tour des équipements, barricades, armements improvisés ou non, il fit se rassembler tout le monde sur la place centrale et monta sur un muret avant de s'adresser aux futurs guerriers.
"- Messieurs, il nous reste peu de temps. Avec ce que vous avez nous pourrons déjà les affaiblir avant même qu'ils n'aient pu toucher à un de vos cheveux. Mais pour ça il va falloir que vous fassiez exactement ce que je dis. Pas d'objection ? "
Silence de plomb, les hommes se regardaient sans dire un mot avant de reporter leur attention sur Yuugiri.
"- Parfait ! Divisez vous en quatre équipe, une pour creuser, une pour porter les barricades, une pour rassembler et faire bouillir toute les huiles que vous possédez, et une pour apporter les armes et munitions et les inspecter encore et encore. Je vous explique. Vous allez creuser des tranchées d'environ deux mètres de profondeur et deux mètres de largeur. On y mettra l'huile bouillante. Devant on mettra les petites barricades, en passant par dessus ils tomberont surement dans les tranchées, inutile de vous dire ce qu'ils deviendront. S'ils passent, les archers les abattront depuis le couvert offert par les grandes barricades. Vous tendrez quelques cordes pas trop grosses qui serviront d'entrave au niveau des chevilles. Surtout pas plus haut, c'est important sinon ils les verront immédiatement. Vous les mettrez après les barricades des archers, elles seront là dans le cas où ils avanceraient trop, les archers devront faire attention en se repliant. D'autres archers seront cachés dans les maisons, il est important que vous puissiez sortir rapidement si jamais les maisons sont incendiées. La moitié des combattants sera en embuscade dans les ruelles, les autres seront ici, sur la place, à couvert. On aura alors l'occasion de les prendre en étau. Pour ceux qui seront dans les ruelles, surveillez aussi bien l'arrière que l'avant, vous ne serez pas à l'abri de débordements. Pour les autres, attention aux tirs de volée. Demandez à vos femmes d'aller remplir le plus de sceaux possible avec de l'eau, ça me servira et accesoirement ça permettra d'éteindre les débuts d'incendies. S'ils sont là pour faire du dégâts, je suppose que les flèches enflammées seront de la partie. Nous ne le ferons pas pour ne pas être repérés et parce que c'est plus simple à esquiver, on les voit venir de loin ! Des questions ? - Et s'ils passent les défenses, que ferons-nous ? "
Yuugiri haussa le ton, parlant fort, presque criant pour être sûr que tout le monde entende, tel un commandant d'armée.
"- Vous vous battrez comme des bêtes enragées, pour vos femmes, vos enfants et tout ce que vous aimez. Vous vous battrez comme des bêtes enragées pour ne plus subir l'oppression de Fujiwara ! Vous mourrez sûrement ce soir ! Vous mourrez pour avoir le droit de choisir une vie sans peur et sans destruction. Au travail ! Nous n'avons pas beaucoup de temps ! "
Les hommes se dispersèrent rapidement, commençant à creuser immédiatement les trous dans le sol. D'autres faisaient le tour des maisons avec des chaudrons immenses pour récolter de l'huile et la faire chauffer. Les barricades s'animaient toutes seules. Ah non il y en avait un derrière je ne l'avais pas vu. Lorsque celles-ci furent posées, les jeunes hommes tendèrent les cordes et les attachèrent solidement à quelques centimètre à peine du sol, c'était parfait. Les femmes allaient et venaient avec des quantités d'eau incroyables ramenées du petit ruisseau dans lequel Yuugiri avait trempé ses pieds quelques heures avant. Les trous se creusaient, les hommes se relayaient pour faire ce travail fatiguant. Ceux qui avaient creusé seraient en dernière ligne, pour avoir le temps de se reposer un peu en attendant le combat. Il régnait dans le petit village une agitation impressionnante, les villageois travaillaient tous avec une hargne et une férocité débordante. Ils portaient sur le visage la volonté d'être enfin libre. Au centre du village se trouvait une petite dizaine d'hommes confectionnant arcs et flêches selon les instructions de Yuugiri qui, n'en ayant pourtant pas souvent, voire jamais utilisé, savait comment construire parfaitement des armes solides et efficaces. Ceux qui possédaient des armes dignes de ce nom se battraient avec, les autres prendraient ce qu'ils pourraient, couteau, fourche, pelle ou marteau, au choix.
"- M. Shitei ! Je dois vous parler. "
Yuugiri se retourna, surpris mais attentif. C'était Masaki qui venait lui parler, laissant son travail de côté.
"- Les préparatifs sont bientôt terminés, ce n'est plus que l'histoire d'une ou deux heures. - Nous n'aurons pas plus de temps de toute façon. Faites en sorte que ce soit une heure et reposez vous le reste du temps, la nuit sera totalement tombée d'ici trois heures. Il faudra alors être sur ses gardes en permanence. - Bien... Vous prendrez soin de mon fils s'il m'arrive quelque chose ? - Pardon ? - Il vous adore, j'aimerai que vous l'emmeniez avec vous pour le faire devenir un ninja. J'aimerai qu'il sache se défendre et qu'il ait un moyen de faire le bien autour de lui... - Je... Vous survivrez ! Ayez confiance en vous, battez vous avec hargne et lucidité, vous survivrez. - Oui... - Allez au travail Masaki, vos amis vous attendent. "
Yuugiri regarda Masaki s'éloignait un peu perturbé. Il ne s'attendait pas à ça, ils ne se conaissaient même pas ! Pourquoi lui ? Il secoua la tête légèrement pour se remttre les idées en place et se reconcentra sur le travail, reprenant son inspection et donnant conseils et instructions aux habitants qui les aplliquaient consciencieusement. Le travail avançait bien, Yuugiri décida d'en profita pour aller se changer, retirer ses habits ridicule d'autochtone et remettre ses vêtements de ninja. Le moment approchait. Yuugiri se concentrait mainteant. Il focalisait son attention sur le combat à venir, ne souhaitant pas mourrir pour une bataille comme ça alors qu'il y allait avoir une grande guerre entre Kiri et Konoha, en théorie... Cheveux attachés en arrière, tenue de combat serrée, les deux trois kunais à la ceinture et ses bottes aux pieds, il partit mettre son cheval à l'abri et manger un morceau. Fubuki était agitée, elle sentait qu'il allait se passer quelque chose de grave. Il reste un peu avec elle, tranquillement, en tentant de la calmer un peu.
"- J'aurais peut être besoin de toi un moment Fubuki, tu viendras combattre avec moi ? "
La jument posa ses grandes billes qui lui servaient d'yeux dans les petites de Yuugiri et frotta son museau contre le le visage du ninja qui lui rendit des caresses tendres et puissantes.
Au loin du bruit se fit entendre, des bruits sourds accompagnés de claquement métalliques. Le chaos allait s'abbatre sur le petit village qui ne demandait qu'à être paisible. Yuugiri se pressa de rejoindre le front, donner les derniers ordres.
"- Cinq archers par barricade, dix autres en retrait ! Guerriers à couvert, ils arrivent d'ici peu. Versez l'huile et planquez-vous ! Les femmes avec les enfants dans les caves et qu'elles bloquent les portes. Préparez-vous. Battez-vous jusqu'à votre dernier souffle, personne ne sera abandonné tant qu'on se serre les coudes. Essayez d'être toujours lucide, gardez votre esprit ouvert, votre calme et surtout, regardez toujours autour de vous ! Si jamais la brume se lève, allongez-vous et faites les morts, je me chargerai du reste. Reçu ?! - A vos ordres ! - Compris ! - Oh ! Les gars ça pue ! - J'ai chié dans mon froc ! - T'es pas le seul rassure toi ! - N'oubliez pas ceci, le seul combat perdu d'avance et celui auquel on renonce ! "
Les hommes essayaient de se remonter le moral et de se tenir les tripes pour résister à la peur. Certains avaient beaucoup de mal à cacher leurs angoisses, quelques uns avaient vomi leur peur. C'était à la fois terrible mais aussi une belle leçon de vie. Se battre pour ses convictions, pour sa liberté, malgré la peur. Tous les hommes savaient qu'une fois le soleil levé, certains ne seraient plus de ce monde. Au loin, une ombre immense se présenta. Ils étaient à environ trois cent mètres. Yuugiri s'avança vers une des barricades d'archer pour examiner de plus près. Ils étaient nombreux, très nombreux. Il partit cherche un sceau d'eau et revint très vite avant de pousser un léger coup de gueule.
"- On m'avait parlé d'une bande de brigand, pas d'une armée ! "
Masaki qui était là, tenant un arc, lui répondit avec angoisse.
"- Connaissant Fujiwara, s'il vous a demandé ça, il ne compte pas vous laisser vivre, vous êtes un ninja, il faut le paquet pour vous avoir. Il ne cesse de se plaindre de ce village, si vous êtes là aussi, nul doute qu'ils sont ici pour éradiquer tout le village et vous avec. - Ce genre de détail, j'aime bien l'apprendre AVANT que ce ne soit trop tard. On aurait pu fuir pour monter une autre tactique en prenant le temps. Là, c'est carrément du suicide. Je vais devoir employer les grands moyen dès le début. - Bien ! - Combien sont-ils ? Cent cinquante ? Deux cents ? - Je dirai plus de deux cent cinquante, facilement. - Eh bah on est pas dans la merde... Archers, un tir, un mort ! Pas de gachis, on aura pas assez de munitions sinon. - Monsieur ! Regardez, ils s'arrêtent ! "
Une grande ligne enflammée apparut sur le sol à environ cent mètre de l'entrée du village, formant une ligne devant l'armée ennemie. Les armures brillaient sous l'éclat du feu.
"- Ils s'apprètent à enflammer leurs flèches, les sceaux d'eau ! Vite ! Eteignez tout ce que vous pourrez. - Ils chargent ! "
En même temps qu'une partie des assaillants s'avançait en sortant de l'ombre, hurlant leur cris de guerre, de petits points de feu se levaient au dessus de la ligne au sol. Les flèches étaient enflammées et prêtes à abattre l'enfer sur le village. La volée de flèche partit dans le même temps, les ennemis avec les armes de contact s'approchaient en courant et criant, prêt à en découdre sous la pluie de feu.
"- Cette fois ça y est, ça commence ! Archers ! TIREZ ! "
Une rangée d'une centaine d'homme s'avançait, sur dix flèches tirées, huit touchèrent mais seulement quatre hommes tombèrent.
"- Visez la tête ! Tirez ! "
Cette fois-ci c'était du grand art, les dix flèches touchèrent même si quatre ennemis ne furent que blessés, six d'entre eux mordirent la poussière. Il n'y en a avait plus que quatre vingt-dix... Yuugiri se demandait s'il avait engagé des tireurs d'élite ou si la volonté avait transformé ses hommes en bêtes de guerre. Quoi qu'il en soit il esperait que cela allait continuer. Les guerriers avaient parcouru la moitié du chemin les séparant du village, ils allaient maintenant être confrontés à l'huile bouillante. Le plan se révéla d'une extrême efficacité. Les vingt premiers guerriers ayant franchit les barricades ne virent pas le piège et tombèrent dans la fosse. Ceux de derrière ne mirent pas longtemps à comprendre et sautèrent par dessus. Mais pendant ce temps une nouvelle volée de flèches vint réduire encore les effectifs. Ils étaient plus près maintenant, c'était beaucoup plus simple de viser juste. De quatre vingt dix environ, ils étaient passés à soixante dix puis à soixante-cinq avec la volée. Deux des archers prirent peur et s'enfuirent vers l'intérieur du village. Ceci n'allait pas arranger les choses... Ils étaient maintenant à monins de trente mètres des barricades.
* Bien, c'est à moi. Il tendit la main vers son sceau d'eau. *
"- Suiton ! Mizukuri no Yaiba. "
La dépense en chakra fut bien plus faible que d'ordinaire grâce à l'eau qu'il avait prévu, ce qui lui permit de matérialiser un deuxième katana.
" Archers, feu à volonté ! "
Il se lanca en avant...
Pendant ce temps, à l'arrière. La volée de flèches enflammées s'était abattue sur le village. Faisant prendre feu quelques maisons. Heureusement, les flèches étant bien visibles, tout le monde avait pu éviter de se faire toucher. Une bonne partie des sceaux d'eau furent vidés pour essayer de contenir les incendies par les plus jeunes et les plus vieux qui n'avaient pas envie de rester les bras croisés pendant que leurs fils et leurs pères se battaient pour eux. C'étaient tout à leur honneur et tout ce qu'ils faisaient n'était plus à faire par les hommes occupés à se battre. La deuxième volée fut malheureusement plus meurtrière, une dizaine de vieillard et quelques enfants furent touchés. Certains seulement blessés mais plus en état de combattre, d'autres tués sur le coup. Les survivants éteignaient les flammes comme ils pouvaient. C'était un spectacle horrible. Dans le feu, les hommes hurlaient leur douleur ajoutant une touche dramatique aux pleurs des jeunes complètement paniqués... Le village paisible était maintenant animé par le feu, créant des ombres dansantes partout, mêlant le crépitement du bois enflammé aux cris de tout genre des hommes.
Yuugiri, armé des ses katana acqueux tenta une percée. Il se rua en avant en hurlant, tranchant bras, jambes et jugulaires dans une danse macabre. Le sang giclait dans tous les sens, les os craquaient sous les coups de lame, la chair eclaboussait les environs. Yuugiri parait et contre attaquait sans se retourner ni ralentir réduisant les effectifs de façon spectaculaire grâce à l'effet de surprise. De soixante-cinq, les ennemis se retrouvèrent à une petite quarantaine que deux volées de flèches réduisirent à moins de trente. Yuugiri se retrouvait maintenant derrière les ennemis. Il fit demi tour en hurlant le repli aux archers qui s'executèrent. Ceux-ci sautèrent par dessus les cordes dont ils connaissaient l'emplacement pendant que Yuugiri se chargait des retardataires. Les ennemis qui n'avaient pas conscience de la présence des cordes fonçaient à l'assaut mais trébuchèrent presque tous. Si ce n'était pas à cause de la corde, c'était en marchant sur leur camarades au sol. Les archers qui attendaient en retrait firent un carton sur des cibles immobiles et vulnérables avant de sortir des maisons qui prenaient feu petit à petit. Ils étaient maintenant moins de quinze. Les guerriers improvisés en embuscade dans les ruelles se chargèrent de finir le travail, à plus de deux contre un, les effectifs du village ne furent que peu diminués. Seulement dix périrent, mais à maintenant quarante contre cent cinquante, les chances de survie restaient encore très minces. Yuugiri allaient devoir mettre la dose et ne pas se retenir. Et ceci plus vite qu'il ne le pensait. Au loin, les archers avaient laissé tomber leur arc, faisant scintiller dans la lumière du feu de grands sabres. Yuugiri s'empressa de récupérer quelques armes sur les cadavres, hurlant à ceux armés de fourches et couteaux de cuisine d'en faire autant. Il reporta son attention sur l'armée ennemie. Les choses se corsaient sévèrement. Ils manoeuvraient. Ils étaient plus ou moins en train de s'avancer mais en s'allongeant. Ils couvraient beaucoup plus de terrain. Deux cent hommes étaient là. Tapant du pied brutalement en avancant vers le village. Ils restainent deux cent flèches, vingt archers qui prendraient les armes de contact au moment venu, vingt armés d'épées et de sabre en tout genre qui attendaient l'ennemi de pied ferme et quelques vieillards et jeunes garçon qui partaient s'abriter. Quarante villageois et un ninja contre deux cent guerriers, mercenaires et brigands bas de gamme. Cette fois, ça sentait la fin.
"- Messieurs ! Comptez-vous ! Nous sommes quarante, nous avons déjà perdu dix hommes et quelques uns de vos pères et enfants, d'autres sont blessés. Une vague deux fois plus nombreuse qui ne tombera pas dans nos pièges nous arrive dessus. Franchement, c'est du suicide. Prenez vos femmes, vos enfants et partez vivre ailleurs, seule la mort vous attend ici. - De toute façon ils nous poursuivront partout où nous irons. La moitié de ces hommes se moque de ce qu'elle doit faire, la seule chose qu'ils veulent c'est du sang, nous avons en face de nous des brutes sans cervelles ! - Justement parce que ce sont des brutes sans cervelle vous mourrez ! Ne soyez pas bornés et partez d'ici tant qu'il est encore temps ! "
Un homme prit la parole spontanément, et tous en coeur, ils lui répondirent.
"- Mes amis ! Voulez-vous fuir ?! - NON ! - Voulez-vous vous battre pour vos familles et vos vies ?! - OUI ! Jusqu'à la mort s'il le faut ! - Alors archers ! A vos postes ! Visez juste ! Visez bien ! Tuez ces chiens ! "
Les villageois étaient motivés et ne lacheraient pas le morceaux. Ils hurlèrent de toute leurs forces la soif de vaincre.
"- Mes amis, mettez tout ce qui peut bruler à l'entrée, condamnez toutes les ruelles, tous les archers à leur poste et arrosez les de toutes vos flèches, gardez en une trentaine seulement. Quand ils seront à moins de cinquante mètres, mettez le feux aux barricades et à tout ce que vous aurez mis devant, ensuite courez vous réfugiez dans la fontaine, mouillez vous ça vous évitera de prendre feu. Tous les autres, prenez ce que vous pouvez pour vous protéger et mettez vous devant eux. A mon signal, vous tirerez à volonté en ayant si possible enflammé vos flèches. Ce sera la dernière étape avant le combat à mort. Si vous avez des idées de pièges à mettre en place, n'hésitez pas. Je vais cherchez mon cheval. Les enfants, je vous assure que ça va chier ! On va se les faire ces enculés ! "
Tout le monde s'activa, les archers étaient à leur poste et commencèrent à faire pleuvoir un ciel de flèches sur leurs ennemis pendant que les autres barricadaient les ruelles pour ralentir les débordements, d'autres mettaient comme prévu de l'ardeur à la tache pour mettre tout ce qui pouvait bruler du côté des archers. Pendant ce temps Yuugiri alla chercher son cheval et vint se poster avec près de la fontaine sur la place...
"- Voilà, ça va être à nous Fubuki, soit forte et courageuse... "
Le cheval tapait le sol de ses sabots, grondait légèrement et devenait difficile à maîtriser. Non pas qu'elle cherchait à s'enfuir, au contraire, elle essayait d'avançer vers le front bien que Yuugiri ne l'en empêche. Subitement, les quelques archers qui tiraient depuis les barricades commencèrent à revenir en courant le plus vite que leurs jambes le leur permettaient, le feu s'alluma et les deux trois retardataires arrivèrent et se jetèrent dans la fontaine. Les guerriers de devant levèrent ce qui leur servait de protection tandis que ceux de derrière se tenait prêt à mettre le feu aux flèches des archers. Le feux des maisons se répendaient petit à petit sur les obstacles barrant les ruelles. Tout le monde transpirait à grosse goutte dans cette fournaise.
Les premières silhouettes traversèrent les flammes de l'entrée, les premières volées de flèches partirent et les premiers cadavres de cette deuxième vague vinrent balayer le sol dans le fracas des armures. Des ruelles commençaient à dégeuler de nombreux ennemis qui dégageait les obstacles avec violence.
"- Concentrez vos tirs sur les débordements ! "
Yuugiri talonna Fubuki et s'élanca dans la mêlée, il serra les genoux, lacha la bride et tendit les bras tenant les épées aqueuses dans ses mains. Foncant sur la ligne ennemis, il fit tournoyer ses épées avant de les abattre avec violence sur deux des ennemis. Deux têtes volèrent et quatre autres hommes étaient mort transpercés ou tranchés avant même que celles-ci ne roulent au sol. Le gros des troupes se trouvait juste derrière les barricades enflammées, c'était parfait. Il fallait faire vite, qu'elle ne passe pas avant que Yuugir ait agi. Il continua sa course enragée, rangeant ses épées sous les bras et fit les quelques signes requis pour abattre la tempête et puisa intensément dans ses réserves d'énergie.
"- Fûton ! Dai kamaitachi ! "
Ravivées par la rafale de vent, les flammes des barricades montèrent en intensité de façon spectaculaire. La plupart des ennemis touchés furent brûlés, sonnés ou, voire et, blessés. Fubuki continuait sa course et sauta par dessus les barricades enflammées, piétinant les ennemis alors que Yuugiri récupérait ses épées et fit un carnage dans les rangs ennemis. Cependant, il fit rapidement demi tour pour rejoindre la place dans laquelle le combat faisait rage, les archers avaient laissé tomber le combat à distance et se battaient avec rage au corps à corps. Une dizaine d'homme était tombée et deux tombèrent sous les coups d'une lance immense, juste devant le ninja qui sentait la situation lui échappait. Il lui fallait agir sur le champ, plus de vingt hommes étaient déjà mort. Il descendit de cheval et en pourfendis quelques-uns encore afin de se laisser un petit temps de repos pour agir en paix. Il mit ses épées à la ceinture, joignit ses pieds, tendit un bras en l'air, mit deux doigts devant sa bouche et dit doucement après avoir puisé dans son capital chakra...
"- Ninpô ! Kirigakure no jutsu ! "
La brume se leva, plongeant le village dans une purée épaisse qu'il était presque possible de toucher avec ses mains. Il fallait maintenant espérait que les villageois fassent ce que Yuugiri avait dit si jamais la brume se levait, dans le cas contraire, ils mourraient. Le ninja allait maintenant se déplacer en ressentant les vibrations et aux bruits émis par les pas et les claquement metalliques des armes et armures. La panique montait dans les rangs ennemis, ils ne voyaient plus rien et ne pouvait se déplacer qu'en tatonnant les murs. Pendant ce temps, Yuugiri prenait des vies, discrètement, rapidement et sûrement. D'abord une, puis deux, trois, dix, vingt, trente ! Il ne s'arrêtait pas et ne s'arrêterait pas tant qu'il en resterait un seul debout. Mais la brume se dissipa. Yuugiri n'avait pourtant rien demandé, c'était l'oeuvre d'un autre ninja. Au milieu des dizaines d'hommes tués par la main du kirjin se trouvaient maintenant deux ninjas. Mais pas n'importe lesquels.
"- Tiens, revoilà les deux têtes de con, ça me fait plaisir de vous voir, vous n'avez pas idée. - Ah ! Tu n'étais aussi fier quand on t'as mis ta branlée à Konoha hein ? - Oui mais là c'est pas pareil, je vais pouvoir me défendre. - Repliez vous ! On prend la relève. Mais avant, finissez de brûlez les maisons, il ne fait pas assez chaud je trouve ! "
Yuugiri réagit immédiatement et composa une longue série de signe. Les deux ninjas ne jugèrent pas utile de l'arrêter, erreur ? Pas vraiment.
"- Suiton ! Suiryûdan no Jutsu ! "
Toute l'eau de la fontaine s'envola à laquelle vint s'accumuler l'eau contenue dans les sceaux d'eau pleins restants pour former un dragon d'eau immense qui vint s'abattre sur les hommes qui s'apprêtaient à mettre le feu. En éclatant, l'eau éteignit une bonne partie des flammes. Même si elle ne parvint pas à tout éteindre, les guerriers n'ayant pas été noyés s'enfuirent à toutes jambes, persuadés d'y laisser la peau s'il restaient dans les parages.
"- Dis moi garçon, tu ne te sens pas un peu fatigué là ? Nous on pète la forme ça risque d'être difficile pour toi, non ? - Moi fatigué ? Mais non, il m'en reste encore largement assez pour vous casser les dents et peut être même les bourses si le coeur m'en dit ! - Shigeru. Défonce le... "
Le ninja bourru fonca sur Yuugiri et lui mit une droite venue d'un autre monde. Yuugiri encaissa mais se retrouva tout de même projeté sur un mur. Il se retrouva assis par terre, les neurones en vadrouille dans sa tête. Il secoua la tête afin de reprendre ses epsrits au plus vite. Le dénommé Shigeru s'avançait près de lui, confiant. Trop confiant... Il ne faisait pas gaffe à ce que Yuugiri faisait avec ses mains.
"- T'en veux d'autre ? "
Yuugiri ne prit pas la peine de répondre, il était prêt, lui.
"- Fûton ! Kaze no yaiba ! "
Shigeru fut littéralement déchiré par le vent. Cette technique était d'une redoutable efficacité si on l'utilisait au bon moment du fait de son invisibilité et de son imparabilité absolue. Yuugiri se releva et ne put réprimer un violent coup de pied dans ce qui restait de la tête du gros Shigeru avant de reporter son attention sur celui qui se faisait appeler Takeo.
"- Takeo. Maintenant, c'est toi contre moi. J'ai bien l'intention de te faire payer l'humiliation que toi et ton sbire à la mort moi l'noeud m'avez faite subir. - Tu te souviens de mon nom, c'est mignon. Mais je pensais plutôt t'en infliger une seconde tu vois. "
Les deux ninjas se jaugèrent quelques minutes en silence troublé seulement par les quelques crépitements des feux restants. Yuugiri ramassa ses sabres qui étaient tombés lors du vol plané et fléchit sur ses jambes, un sabre devant son visage poitant vers le haut, l'autre tendu vers le côté. Takeo sortit une lame de son dos, fit quelques tours de passe passe avec avant de marquer une pause de quelques secondes. Ensemble, les deux combattants se jetèrent l'un sur l'autre et les épées s'entrechoquèrent avec force dans un vacarme assourdissant... Une pluie de coup s'ensuivit durant quelques minutes, chacun essayant de prendre l'ascendant sur l'autre. Yuugiri sentait la fatigue monter en lui, son adversaire tout frais ne lui laissait que peu de temps pour respirer. Il fit en sorte de rompre le combat et s'éloigna légèrement.
"- Simple curiosité, qu'est-ce que vous faites ici ? C'était pas bien de faire le chien de garde ? - Très fin. Ce qu'on fait ici ne regarde que nous, enfin plus que moi puisque lui, tu l'as abîmé. - Oh, sois réglo, dis moi. - Tu sais contre un paquet de fric, certains sont prêt à beaucoup, tu n'as pas non plus vu le petit mot que les hommes qui sont venus te chercher nous ont laissé je suppose ? - Ah non, trop occupé à vous insulter intérieurement. - Tu vois, tu as raté l'essentiel à cause de ta fierté. C'est mal d'être fier, tu vas en payer le prix ce soir. Un bras, un jambe ou peut être la vie, tel sera le prix ! Ahah. - Tu fais quoi avec tes mains là ?! - Katon... La boule de feu suprême. "
Au moment où Yuugiri réalisa la puissance de l’attaque, il prit la fuite par une des ruelles, manquant de se faire gravement bruler par la boule de feu de son ennemi. Il se cacha en sautant dans une maison brulée par la fenêtre calcinée. Cette maison brulait encore un peu par endroit et Yuugiri savait qu’il ne pourrait y rester éternellement. Le ninja de Konoha le cherchait en raillant et en insultant le kirijin, tentant de l’énerver et le blesser dans son ego. Une chance que la famille du ninja de l’eau ne puisse entendre cet ennemi. Mais Yuugiri, bien trop habitué à ce genre de tactique, se contenta de garder son calme et essaya de reprendre ses forces tranquillement. Il n'arriverait pas à l'avoir à la loyale, c'était couru d'avance. Il regarda autour de lui, à part quelques ustensiles de cuisine et du bois brulé il n'y avait rien. L’air toxique commençait à l’indisposer et la chaleur du bois le faisait transpirer plus que de raison. Il fallait qu’il bouge. Il se concentra quelques secondes afin de déterminer la position de son adversaire. Il en fut incapable mais il pu au moins se rendre compte que les alentours de la maison dans laquelle il était étaient dépourvu de vie… Il sauta par la fenêtre dont il s’était servi pour rentrer et se baissa pour avancer vers l’endroit qu’il avait fuit un peu avant. Il cherchait à rejoindre la fontaine pour se retrouver à proximité d’une quantité d’eau suffisante qui lui permettrait de diminuer les quantités de chakra nécessaires à l’utilisation du ninjutsu. Lorsqu’il réussit à s’en approcher, il se rappela qu’elle avait déjà été vidée tout à l’heure et regarda le fond, les mains posées sur le rebord, en réfléchissant. " - Ah ! Tu es là ! Je t’ai cherché partout. Une petite soif ? - Oui on peut dire ça comme ça et toi ? Besoin de te rafraîchir aussi ? - Non, merci. J’ai juste une furieuse envie de te botter le cul ! - Ah ? Coquin va ! Va falloir l’attraper alors ! " Yuugiri prit une impulsion sur la fontaine et couru en direction de la sortie du village, là où il avait fait la connaissance d’Hachiko il y avait de l’eau, beaucoup d’eau. Le ninja de Konoha s’élança à sa poursuite, dans l’espoir de lui faire la peau le plus vite possible, même si dans l’idée principale, la torture prenait le dessus sur le meurtre. Yuugiri arriva enfin à la petite rivière et se sentit revigoré rien que par l’avantage que lui conférait le milieu. Mais serait-ce suffisant ? Takeo était plein de vie, tout frais alors que Yuugiri venait de passer déjà plusieurs heures au combat et avait pratiqué beaucoup de techniques nécessitant son chakra. Il était donc déjà proscrit de l’utiliser davantage pour marcher sur l’eau. De plus, Takeo était armé, Yuugiri ne l’était plus suit au coup de Shigeru. Il restait donc au ninja de kiri une solution. Créer une lame d’eau avec sa technique, ce qui l’affaiblirait de façon substantielle, ou une alternative pas moins douteuse, tenter de s’emparer des armes de Takeo. Le constat était critique.
Yuugiri opta pour le désarmement, de toute sa courte vie, il avait gardé l’atout du combat rapproché en dernier recours, en faisant ainsi son atout. Bien entendu, cette règle ne s’appliquait que contre les autres ninjas. Yuugiri se mit en posture tigre, appui sur la jambe arrière légèrement fléchie, le pied de la jambe avant effleurant le sol seulement, les mains levées au niveau du visage, proposant une garde efficace pouvant se transformer en arme offensive en un éclair. Takeo avait compris que ceci était une invitation au combat rapproché. Mais à Konoha, aussi gentils qu’ils en ont l’air, ils semblent ne pas connaître le sens du mot équité (du moins ceux qu’il avait rencontré jusqu’à présent). Ainsi ce n’est pas une lame qu’il sortit, mais deux katana sortant du fonds des âges. La première attaque vint sur le côté gauche de Yuugiri qui se baissa rapidement, puis côté droit. Rapidement, il poussa de sa main droite le bras de son adversaire, relayé par la main gauche qui vint tenir le bras pendant qu’il passait derrière d’un seul coup. Profitant de cet avantage il asséna un violent coup de pied latéral dans la hanche du ninja qui tomba un peu plus loin. Celui-ci se releva instantanément et mécontent, très mécontent car pour ne pas se blesser il avait du laisser tomber un de ses katana. Yuugiri avait profité de cette chute pour souffler, préférant ne pas confondre vitesse et précipitation. Le ninja de konoha s’énervait doucement de son côté mais, néanmoins, restait parfaitement maître de lui même. Yuugiri commençait à douter de l'issue du combat, ou du moins s'il n'en doutait pas, les solutions qui s'offraient à lui actuellement ne lui laissait que peu d'espérence de vie.
"- Attends, cela suffit. Je te propose un marché. Tu me laisses partir, je ne remets pas les pieds ici et tu peux dire à ton boss que tu m'as eu. Tu touches l'argent et tout le monde y gagne. Qu'en penses-tu ? - Tu es sérieux là ? - On ne peut plus sérieux, pourquoi ? - Je te tiens à ma merci, faible et à court d'énergie et tu voudrais que je te laisse partir ? Mais pourquoi ferais-je cela ? - Je ne sais pas, peut être parce que au fond t'es un gars bien qui ne cherche pas à tuer spécialement si tu peux avoir l'argent sans te fouler, je me trompe ? "
Un très léger mouvement se fit voir à quelques dizaines de mètres d'ici dans le dos de Takeo. Yuugiri crut reconnaître la silouhette du gamin Hachiko et reprit immédiatement après le discours de son ennemi en regardant de l'autre côté pour feindre.
"- Ainsi tu n'es pas comme je pensais. Et si jamais j'arrivais à fuir par ces bois là, derrière moi ? Tu chercherai à me rattraper ? - Hein ? C'était quoi ce bruit ? "
Le claquement d'un arc se fit entendre, le ninja de konoha l'avait entendu et même anticipé. Il se décala alors très rapidement sur le côté, esquivant la flèche. Au loin il aperçu le gamin, l'arc à la main, armant une autre flèche. Il aurait le temps de la tirer mais le ninja l'éviterait et serait sur lui avant qu'il ait pu décocher la troisième.
"- Oh, je vois, tu essayais de le camoufler par tes dialogues absurdes ? Tu tiens à ce petit ? AH ! Ahahahah ! Alors regarde bien ce que je vais en faire ! - Non !
Le ninja bondit en direction de l'enfant. Yuugiri paniqua. Il se rua sur le sabre encore dans l'eau que Takeo avait laissé tombé. Le kirjins progressait toujours. Yuugiri dans le même temps inspira profondément.
"- Suiton, mizukuri no Yaiba ! "
Il sentait ses forces le quitter, il était faible. Très faible, la dernière techinque qu'il userait le plongerait dans l'inconscience, mais pour sauver le petit, c'était la seule solution. Il fléchit ses jambes le plus bas possible. Pendant ce temps, la flèche de l'arc tirée par le petit siffla, avant d'être détruite sèchement par le katana du ninja. Yuugiri attendait le dernier moment. Du sabre récupéré, il s'en fit une parade du côté gauche prête à bouger aussi rapidement que possible, son sabre d'eau, il le mit en avant, le bras solide, prêt à recevoir le choc. Plus que dix mètres... Neuf mètres... Huit mètres... Sept mètres... Six mètres... Cinq mètres...
"- Kawarimi no jutsu ! "
Quatre mètres... Une légère explosion de fumée, trois mètres... Et Yuugiri se retrouvait face à son adversaire qui allait asséner son coup de droite à gauche. Le ninja lancé à pleine vitesse n'eut pas le temps de ralentir, pris par l'effet de surprise et vint s'empaler, en tapant du peu de vie qu'il lui restait sur la garde de Yuugiri. Yuugiri clignait de l'oeil également, sévèrement épuisé par les évènement et vidé de ses forces par les dernières techniques utilisées, il ne put entièrement retenir le coup du ninja. Les deux s'effondrèrent au sol, le noir obsurcit l'horizon de Yuugiri. Le son du vent et le crépitement des flammes se faisaient lointain, de plus en plus lointain... Jusqu'à plus rien... Paradoxalement, le jour se levait et le brouillard sur le village se dissipait peu à peu.
***
Lorsque le ninja ouvrit les yeux, il faisait jour, pas très beau mais le soleil était tout de même présent. Seul, il sentait que son corps était en piteux état, sa gorge était sèche, ses yeux souffrait de la lumière qui surgissait de nulle part, ses membres semblaient ne pas vouloir bouger, le seul bruit audible pour le ninja était un sifflement oppressant. Yuugiri avait également l'impression que son coprs brulait de l'intérieur et que sa mémoire était altérée, en effet il avait beau essayer de se rappeler comment il était arrivé ici, aucune image ne se présentait à son esprit. Les seuls évènements qu'il avait en tête était cette immense bataille perdue d'avance puis ces deux ninjas et enfin le petit Hachiko, chargé par le konohajin et enfin, la technique de substitution, dernier recours, dernière chance de sauver le gamin.
"- ... ! "
Il tenta de prononcer le nom de l'enfant mais aucun son ne sortit de sa bouche. Il essaya alors de se relever mais alors une douleur déchirante à l'épaule lui arracha un cri de douleur et il se laissa tomber lourdement sur le sol. Sol qui était finalement moelleux, l'aurait-on installé sur quelque chose ? De la paille peut être.
"- Yuugiri, enfin réveillé, ça fait deux jours que tu dors... - Désolé petit... J'ai mal à l'épaule, qu'est-ce que j'ai ? - J'ai cru que vous vous étiez entretué. Vous avez porté votre dernier coup en même temps, ta parade n'a pas été efficace du tout et il entaillé ton épaule profondément. Un des survivants a un peu nettoyé la plaie et fait en sorte que ça puisse cicatriser mais il n'a pas voulu rester. Il ne reste plus rien ici. - Je suis désolé mon garçon, j'ai tout tenté mais je ne suis pas encore assez puissant pour tout faire. Il faut qu'on parte, nous n'avons plus rien à faire ici. Qu'as-tu fait pendant que je dormais ? - J'ai récupéré une vieille cariole encore en état de rouler, un attelage et Fubuki. J'ai cherché à manger, mes parents, mes amis... J'ai retrouvé mon père... Ma mère est toujours dans la cave... Il n'y a plus personne ! Les autres sont tous partis ! "
Le gamin fondit en larme et partit en courant, ses pleurs déchirant peu à peu le sifflement présent dans les oreilles de Yuugiri jusqu'à ce que ce dernier se rendorme.
Le ninja se réveilla le lendemain matin, le soleil était fraichement levé et la douleur était plus ou moins supportable. Il se leva péniblement, se dirigea vers l'extérieur des ruines dans lesquelles il dormait depuis trois jours maintenant. Fubuki était à quelques mètres de la maison, dormant tranquillement à côté de la petite cariole. Le ninja s'approcha de la jument, la caressa tendrement en lui chuchotant des mots à l'oreille pour la remercier de sa fidélité et de sa bravoure. Il la prévint également qu'il allait attacher cette cariole pour pouvoir rentrer chez lui avec le gamin. Quelques minutes plus tard, le tout solidment arnaché, Yuugiri flatta le flanc de la bête et appela le petit Hachiko qui apparu de derrière un arbre, séchant ses larmes. Yuugiri posa sa main sur son épaule et lui dit, sur un ton affectif se voulant également protecteur et rassurant :
"- Ecoute petit, tu vas venir avec moi maintenant. Tu n'as plus rien à faire ici et je ne peux me résoudre à te laisser là après tout ça. Si tu le désires, je pourrais te faire rentrer à l'académie des ninjas de Kiri, mon village, et quand tu en sortiras, je finirai de t'apprendre tout ce que je sais. - De toute façon, j'ai rien d'autre à faire alors je vais pas dire non... Je veux pas rester tout seul. - Regarde ton village et écoute ce silence. Tu sais ce qu'on dit quand le silence règne ? - Non. - On dit qu'un ange passe. Tes parents continueront de veiller sur toi de là où ils sont. Allez, rassemble tes affaires mon gars. On s'en va... "
Le gamin aida Yuugiri à monter dans la cariole et pris les brides de la jument et les compères partirent vers l'est, en direction de Kiri, sous les directives de Yuugiri qui entre deux tranches de sommeil faisait partager son savoir ninja au petit qui écoutait attentivement. C'était une manière pour lui de ne pas penser aux évènements récents. Pendant les pauses déjeuner, le petit se laissait aller à sa peine, faisant couler sa douleur le long de ses joues. Les jours passaient les uns après les autres, Yuugiri reprenait du poil de la bête et pouvait apprendre les mouvements de tai jutsu de base au petit ainsi que la théorie de la manipulation du chakra. Un beau matin, un peu avant le zénith, la mer s'offrit à eux, il ne leur restait plus qu'à marcher le long des plages à la recherche d'une personne qui serait en mesure de les aider à la traverser pour rejoindre la mère patrie du ninja de l'eau, accompagné de son petit protégé. C'est pendant cette recherche qu'un jour, Hachiko dévoila à Yuugiri ce que serait son nindo.
"- Yuugiri, une fois ninja, je parcourrai le monde pour faire tomber tous les seigneurs corrompus et avide de pouvoir et d'argent ! "
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Nombre de messages: 549 Nindô: Tabemashôôôô ! J'en parlerai à mon cheval ! Dès demain ! Mettre à terre le Sankaku et lui faire racler le sol avec les dents !
 | |  | Sujet: Re: [Corrigé] Yuugiri Shitei Dim 17 Oct - 19:20 | |
| Correcteurs : Ookami et moi. Verdict : Admis !
Les avis sont dans ta boîte MP ;). |
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Nombre de messages: 1781 Nindô: Le temps des assertions est révolu, me voici dans l'ère où l'on impose.
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