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| <| Message | Auteur | Sujet: [Corrigé] Chocho Namida Jeu 24 Juin - 18:44 | |
| | Citation: | Nom de la mission : Un amour interdit.
Objectif : Retrouvez Chiyuki et ramenez la à ses parents.
Remarques : Chiyuki est la fille d’un riche seigneur du pays, elle a fugué pour retrouver son amour : un certain Kanatsu.
Aide : Le seigneur apporte une aide précieuse au pays, ce qui est non négligeable en ces temps de guerre. |
Dernière édition par Otokonohito le Mer 25 Aoû - 21:10, édité 2 fois |
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Nombre de messages: 1781 Nindô: Le temps des assertions est révolu, me voici dans l'ère où l'on impose.
 | |  | Sujet: Re: [Corrigé] Chocho Namida Jeu 22 Juil - 16:39 | |
| Chocho Namida |
| La matinée était bien entamée lorsque la jeune Namida sortit de son auberge, un panier à linge presque aussi grand qu'elle chargé sur le dos. Une dizaine de minutes plus tôt Chocho se prélassait dans son lit, avec son chat noir aux yeux émeraudes, Yume, en massant délicatement ses muscles endoloris. Elle venait de rentrer d'une mission éreintante et laborieuse la veille au soir, et comptait bien se tourner les pouces, pour la journée du moins. Ce qui ne n'était évidement pas dans l'optique de Mme Namida, sa chère mère. Cette dernière ne tenant pas compte de ses plaintes lui avait dès lors assigné une série de taches ménagères plus fastidieuses les unes que les autres, dont s'occuper du linge en guise d'échauffement.
La jeune femme s'était donc levée en trainant les pieds, et s'était attelée à son travail en y mettant toute la mauvaise volonté qu'elle pouvait fournir. Sous le sourire amusé de son père et le regard gentiment exaspéré de sa mère, elle avait récupéré en râlant le panier de linge humide, fraichement lavé, et s'apprêtait à l'étendre dans le jardin, sur un fil tendu entre deux arbres.
C'est ce moment que choisirent deux papillons pour s'ébattre devant ses yeux noirs et lui faire oublier le fil, le linge, le travail et tout ce qui pouvait l'entourer. Perdue dans la contemplation des deux ailés, elle ne fut interrompue que quand sa mère, la voyant immobile, les bras ballants et le regard dans le vide, ne se décida à l'interpeller par une fenêtre.
« C'est pas le moment de bailler aux corneilles mademoiselle, une pile de vaisselle vous attend ! »
Chocho soupira et se remit au travail puisqu'elle semblait ne pas avoir le choix. Elle rentrait tout juste lorsque son père lui apporta une enveloppe cachetée des autorités qu'elle ouvrit immédiatement. Un sourire apparu sur son visage et ne cessa de s'étirer alors qu'elle parcourait l'ordre de mission des yeux. Sa mère intriguée passa la tête par l'entrebâillement de la porte.
« Qu'est ce qu'il se passe ? » « Mission, mission, mission !! » Répéta Chocho en brandissant et en agitant fièrement son bout de papier devant les yeux de sa mère. « En voilà une qui est encore sauvée par le gong ... » Répondit-elle, un petit sourire étirant finalement ses lèvres. Elle glissa sa main dans les cheveux de sa fille et termina en glissant affectueusement ses doigts sur sa joue avant de reprendre un air sérieux en tapotant de l'index un bout de papier qu'elle tenait en main. « Je te conseille de te dépêcher et de vite revenir, la liste de ce que tu dois faire s'allonge d'heure en heure. »
La jeune femme rigola et grimpa quatre à quatre les marches de l'escalier pour filer dans sa chambre et préparer ses affaires. Remplacer une série de taches ingrates par une mission qui ne s'annonçait pas bien compliquée à première vue l'inondait de motivation. Son devoir de kunoichi lui ôtait une nouvelle fois une grosse épine du pied. Finit le ménage, finit le travail pénible, bonjour agréables moments et simplicité ... ou pas.
Chocho entreprit donc de rassembler dans une besace ce qui pourrait éventuellement lui servir lors de cette mission. Ses quelques armes de jet, son sabre qu'elle attacha dans son dos, son poignard qu'elle coinça dans un élastique à sa cuisse, masqué ainsi par son vêtement. Elle fourra aussi une tunique de rechange dans son maigre bagage, jugeant que celle qu'elle portait était assez propre pour ne pas se changer avant de partir.
La jeune femme dévala les escaliers en trombe et salua ses parents avant de sortir dehors, en claquant la porte derrière elle. Il ne faisait pas particulièrement mauvais, quelques nuages se promenait dans le ciel gris clair et de temps à autres le soleil daignait se montrer. Elle décida de ne pas tarder à se mettre en marche et s'engagea en courant sur un chemin qui menait de l'autre côté de l'île, ou se trouvait le village de Kiri no Kuni. La résidence du seigneur qui avait déposé l'ordre de mission ne se trouvait pas très loin, deux heures environ si elle ne freinait pas son allure. Il devait être dix heure, elle y serait aux alentours de midi, moment ou le soleil serait normalement à son apogée.
Dernière édition par Chōchō Namida le Dim 15 Aoû - 14:02, édité 3 fois |
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 | |  | Sujet: Re: [Corrigé] Chocho Namida Lun 9 Aoû - 19:34 | |
| Seigneur Kimagure |
Leçon n°2 « Choisir un meilleur parti soi-même sans en parler à son père n'est peut être pas une bonne décision. »
| La kunoichi continuait sa progression à vive allure, s'éloignant toujours plus du village. Elle ne sentait plus les courbatures du matin, ses muscles étaient chauds et le peu de relief du terrain ne la ralentissait pas. Quelques fois elle passait dans des zones brumeuses mais le brouillard n'était pas assez dense pour l'empêcher d'avancer. Étonnement elle ne croisa personne sur son chemin et arriva à l'heure prévue à la propriété du seigneur, Mr Kimagure. Elle traversa un immense jardin ou travaillaient une dizaine de jardiniers avant d'arriver au château lui même. La demeure était digne d'un riche seigneur, comme elle s'y attendait et la jeune femme scrutait ce qui l'entourait pour se faire une idée sur le personnage à partir de ses gouts. Tout avait l'air relativement carré, pas de place ici pour le désordre.
On la fit rentrer lorsqu'elle frappa à une immense porte, en bois massif, et on lui demanda de déposer ses armes avant d'être présentée au seigneur, par mesure de sécurité. Les gardes la menèrent ensuite vers le seigneur et sa femme qui étaient installés dans une pièce adjacente. Elle fut reçue comme le voulaient les coutumes et s'inclina respectueusement devant les nobles avant de se présenter en s'agenouillant devant la table derrière laquelle ils se trouvaient.
« Je m'appelle Chocho Namida, je suis la kunoichi envoyée par le Village de Kiri no Kuni pour vous venir en aide, suite à la demande que vous avez formulé auprès des autorités. »
La femme du seigneur restait de marbre, sans aucune expression alors que ce dernier toisait Chocho de haut en fronçant les sourcils. Il semblait soucieux sur les capacités de la jeune femme puisqu'il s'attendait surement à voir débarquer un homme large d'épaules, taillé comme une armoire et fort comme un buffle. Raté.
« Vous devez donc savoir ce qu'il en est ! » Dit-il en prenant la parole. « Notre jeune fille, Chiyuki, a disparue hier. Nous nous sommes rendus compte de son absence en fin de soirée, alors qu'on l'appelait pour manger. Il semblerait que ce soit sa mère qui l'ait vu en dernier, en début d'après midi alors qu'elle se promenait dans le jardin. Des rumeurs disent qu'elle aurait fugué pour retrouver un amant ! Je ne peux le tolérer ! Elle souille la réputation de notre famille en agissant ainsi ! » « Qu'est ce qui vous laisse croire que ces rumeurs disent vrai ? » La jeune femme haussa un sourcil, la vie ne devait pas être facile tous les jours avec un père comme celui-ci. « J'ai renvoyé un jeune homme qui était à notre service il y a trois jours car ils étaient beaucoup trop proches alors qu'elle doit bientôt se marier. Depuis, ma fille, qui était contre ma décision ne m'a plus adressé la parole. Je suis persuadé qu'elle est allée le rejoindre, l'impertinente ! » « Qui était le jeune homme dont vous parlez ? » « Je ne sais pas grand chose de lui, si ce n'est son prénom : Kanatsu. » Chocho masqua son trouble lorsque le seigneur prononça ce prénom qui lui était si familier. « C'était un voyageur solitaire lorsqu'il est arrivé ici. Nous cherchions alors un homme à tout faire, et il nous a proposé ses services. Il avait l'air honnête donc nous n'avons pas tergiversé longtemps. » « Il était à votre service depuis longtemps ? » Chocho commençait à se poser des questions, ce jeune homme avait des points communs avec le Kanatsu qu'elle avait connu elle. « Deux ou trois mois, mais ce n'est pas en cherchant l'amour des jeunes filles de bonnes familles qui réussira à garder un travail plus longtemps ! » « Vous pourriez me le décrire physiquement ? » Chocho ne savait plus si elle posait des questions pour mener à bien sa mission ou pour satisfaire sa propre curiosité … « Plutôt grand, et élancé. Au début il me semblait bien trop mince pour le travail qu'il demandait mais nous l'avons pris quand même. La première fois que je l'ai vu j'ai failli le confondre avec une femme, de dos, car il avait de longs cheveux bruns. » Chocho se raidit un peu et continua sur un autre sujet avant de se retrouver complétement décontenancée. « Pouvez vous aussi me décrire votre fille ? » Le seigneur Kimagure s'apprêtait à prendre la parole lorsque sa femme bougea enfin et sortit quelque chose d'un pli de son kimono. C'était une photo qu'elle déposa sur la table devant Chocho, qui l'observa attentivement.
« Je vous l'emprunte. » Dit elle, en glissant la photo dans une poche de sa tunique, sous l'œil inquiet de Mme Kimagure. « Pour finir, avez vous une idée de l'endroit ou ils ont pu se rendre ? » « Non ! Notre fille n'était jamais sortie de la propriété auparavant ! » Enchaina son mari. « Elle ne devait pas voir à quoi ressemblait l'extérieur, nous voulions la préserver du monde réel. C'est surement ce voyageur avec ses descriptions merveilleuses et abracadabrantes qui l'a poussée à le suivre. » Chocho sentait que si le seigneur avait pu jurer et cracher sur le nom de son ex-employé il l'aurait fait, et pas qu'une fois, mais sa position sociale l'en empêchait. Elle se releva et s'inclina une fois de plus devant les deux nobles. « Je vous remercie pour les renseignements que vous avez pu me fournir, je vais faire tout ce que je peux pour retrouver votre fille, ce n'est qu'une question de temps, croyez moi. »
Elle leur tourna le dos, et les gardes l'escortèrent à nouveau jusqu'à la porte après lui avoir rendu ses armes.
Dernière édition par Chōchō Namida le Dim 15 Aoû - 14:14, édité 1 fois |
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 | |  | Sujet: Re: [Corrigé] Chocho Namida Jeu 12 Aoû - 21:24 | |
| Rizière |
| Une fois sur le palier de la demeure du seigneur, Chocho entreprit de commencer activement ses recherches, sans perdre de temps. Peut être que son but, Chiyuki s'éloignait un peu plus d'elle à chaque seconde. La jeune femme accorda un regard au groupe de jardiniers qui réunis devant une sorte de petit cabanon la dévisageaient ouvertement. Elle s'avança vers eux, ignorant ce qu'elle pouvait lire dans leurs yeux, à savoir méfiance, inquiétude et réticence. Les murmures se turent lorsqu'elle arriva à leur hauteur, un des hommes se risqua à l'invectiver et prit la parole pour les autres.
« C'est vous qui allez chercher la fille du patron ? » « Oui en effet. Est ce que vous avez une idée d'où elle peut être allé ? » « Non pas vraiment. Vous savez, nous sommes de simples jardiniers et tout le monde sait ici que le personnel ne doit pas se mêler à la famille du seigneur, sous peine de représailles. Nous gardons donc nos distances pour préserver notre emploi. Nous ne discutions jamais avec mademoiselle. » « Vous confirmez le fait qu'un certain Kanatsu se soit rapproché de Chiyuki ? » « Oui, il s'est d'ailleurs fait renvoyé pour ça. Il respectait toutes les règles imposées par le patron à la lettre sauf celle ci. Ils se sont rapidement rapprochés et on pouvait souvent les voir discuter lorsque Kanatsu ne travaillait pas. » « Vous pensez qu'elle serait partie le rejoindre ? » « C'est c'qui se dit. » Chocho haussa les sourcils. « Merci bien pour vos indications, je pars de suite à sa recherche. »
A peine avait elle le dos tourné que les chuchotements reprirent, mais la jeune kunoichi n'y prêta aucunement attention. Elle reprit sa route en courant, direction les petits villages alentours.
Un peu plus loin sur son chemin, Chocho tomba sur un petit hameau constitué de quelques pauvres maisons perdues dans les champs qui s'étendaient à pertes de vue. Deux paysans travaillaient en bordure de l'un d'eux, on était en plein dans la période de la récolte du riz. Elle s'approcha d'eux en quête d'informations supplémentaires.
« Ben c'est qu'je m'fais vieux, vain Dieu. Mon dos m'fait souffrir. » « T'reposes pas sur tes lauriers le père, le soleil est encore haut, t'reste du travail. Faudra pas qu't'oublies non plus d'binner l'jardin avant que le temps s'annuite. » « J'va y faire que j't'ai dit au moins quinze fois ! » Le vieil homme qui se frottait le dos aperçut la jeune kunoichi s'approcher et haussa un sourcil curieux devant cet étrange spécimen au pas hésitant. « Pour quoi qu'c'est ? » La femme qui portait un large chapeau releva la tête et sortit ses mains de la l'eau. Sa peau était marquée par l'âge, mais un air de bienveillance se dégageait de son visage. « Bonjour, je suis à la recherche de cette jeune fille. » Dit Chocho en tendant la photographie qu'on lui avait donné. Les deux paysans fixèrent dessus leurs yeux écarquillés. Le vieillard se redressa et croisa ses bras dans son dos alors que la mamie observait toujours le bout de papier abimé par le temps. « Est ce que vous l'avez déjà vu ? » « P't'être bien qu'oui, p't'être bien qu'non... J'peux savoir à qui on a affaire s'il vous plait ?» « Désolée, je ne me suis pas présentée. Je m'appelle Chocho, je suis une ninja envoyée par les autorités du village de Kiri no Kuni pour retrouver cette demoiselle suite à une demande de son père, le seigneur Kimagure. » « Ma foi, z'en connaissez bien des gens, comme vous débitez... J'crois bien qu'on l'a croisé cette petiote, pas plus tard qu'hier. » « Oui oui, elle m'rappelle la petite damoiselle d'la veille. Elle s'promenait avec un drôle de coco aux longs ch'veux ... jamais vu un gars pareillement attifé … d'nos jours j'vous jure. » Ajouta la petite mamie l'air toujours un peu ébranlé par cette curieuse rencontre. « Elle nous z'a d'mandé si on savait ou s'trouvait l'bourg d'Uo. » Chocho sourit, c'était un petit village et elle n'en n'était pas très loin. « On lui a donc dit d'marcher droit d'vant elle. » « Merci. » Dit Chocho en s'inclinant et en se reculant pour repartir. « Faite attention à vous mamzelle, l'était pas net son galant si vous voulez savoir c'que j'en dis. »
Chocho hocha la tête, puis leur adressa un signe de main avant de se retourner et de partir en courant vers le petit village. Ses recherches avançaient bien pour le moment, à ce rythme là, elle serait bientôt rendue chez elle. Un sourire bienveillant s'était dessiné sur les lèvres de la grand mère qui observa la jeune femme courir jusqu'à ce qu'elle disparaisse au bout du chemin. Elle admirait cette jeunesse énergique et encore pleine de vie, Chocho lui faisait penser à elle même étant jeune. Elle quitta ses pensées et remarqua son mari qui baillait aux corneilles, assis sur le bord du champs. Elle lui donna un petit coup de cane, plus affectif que violent pour lui remettre les idées en place, la besogne était loin d'être finie.
« Bon c'pas l'tout mais l'pain va pas t'tomber tout cru dans l'bec l'père. »
Dernière édition par Chōchō Namida le Dim 15 Aoû - 13:57, édité 4 fois |
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 | |  | Sujet: Re: [Corrigé] Chocho Namida Dim 15 Aoû - 0:16 | |
| Teppanyaki dango |
| Chocho ne tarda pas à arriver au petit village d'Uo. Elle passa une bonne partie de l'après midi à écumer les ruelles et à questionner les habitants comme elle l'avait fait pour les paysans. Mais dans un village deux personnes se remarquent beaucoup moins qu'en pleine campagne. Les quelques résidents auxquels elle avait pu tirer des réponses ne lui avaient donné que des pistes sans réels aboutissements. Ils leur « semblaient » les avoir croisés mais ils ne se souvenaient plus vraiment quand et surtout ou, les maigres informations qu'ils pouvaient lui transmettre étaient obsolètes et n'avançaient donc pas la jeune kunoichi. Elle avait l'impression qu'ils se méfiaient d'elle et hésitaient à l'aider de bon coeur.
Elle déposa provisoirement les armes quand la nuit tomba, le plus urgent était de lui trouver un toit pour dormir, le ciel donnait des promesses d'orage. La jeune femme se rendit dans la seule auberge du village, ce qui l'étonnait puisque le commerce semblait fleurir. Elle comprit lorsqu'elle arriva devant un bâtiment démesuré par rapport à la tailles des maisons qui l'entouraient. Pour les quelques voyageurs de passage, l'établissement devait être amplement suffisant.
Formalités rapidement réglées auprès d'un vieil homme, la jeune femme prit possession de sa chambre dans les minutes qui suivirent son arrivée. Elle déposa son sabre à côté de son lit et son sac sur ce dernier. La première chose qu'elle fit fut de se passer le visage sous l'eau pour se rafraichir, l'air ambiant étant lourd. Elle espérait que l'orage craque cette nuit plutôt que de devoir supporter une journée de plus cet atmosphère pour le moins étouffant. La météo n'avait plus à rien à voir avec celle qu'elle avait quittée lors de son départ de Kiri no Kuni.
Après avoir rangé ses affaires, la jeune femme décida de poursuivre ses recherches de nuit, histoire de découvrir aussi un autre visage du village dans lequel elle se trouvait. Elle remonta son bandeau de ninja qui était noué autour de sa cuisse sous sa tunique pour passer cette fois incognito auprès des habitants. Ainsi sa quête serait peut être plus fructueuse.
La nuit était complétement tombée quand elle sortit du bâtiment à pas de loup. Contrairement à ce que l'on aurait pu croire, il y avait encore du monde dans les petites rues, qui étaient maintenant éclairées par de nombreuses lanternes multicolores.
Un peu d'argent en poche, Chocho décida de s'arrêter dans un restaurant pour diner et quémander une fois de plus des renseignements. Elle entra dans un établissement en écartant du bras les courts pans de tissus qui faisaient office d'entrée et alla s'agenouiller à une table dans un coin plutôt tranquille. Le sabre attaché dans son dos attirait les regards des clients mais elle n'y portait pas intérêt. Ils ne devaient tout simplement pas avoir l'habitude de voir des personnes armées, encore moins des jeunes femmes.
Comme la salle n'était pas grande, une ravissante serveuse, habillée d'un court kimono vert et violet, s'empressa de venir à sa rencontre pour prendre sa commande.
« Teppanyaki dango 1, riz blanc et Sensha 2, s'il vous plait. » « Tout de suite. »
La serveuse s'en retourna et revint peu de temps après avec les plats de la kunoichi en main. Elle les déposa devant elle, s'inclina et s'apprétait à repartir quand Chocho l'interpella en sortant de sa poche la photographie de Chiyuki.
« Excusez-moi ... » « Oui Ojôsan 3 ? » « Avez vous déjà vu cette jeune fille ? »
La serveuse se pencha et observa la photographie avant de se redresser, d'observer la pièce en tournant sur elle-même et de tendre la main pour indiquer un coin sombre du restaurant, loin de toute fenêtre.
« Je crois bien qu'elle déjeune ici-même ce soir. »
Chocho afficha un air surprit et avala de travers sa bouchée de riz. Elle faillit s'étouffer mais se reprit avant de remercier vivement la jeune femme qui lui sourit et s'en retourna. Elle avala d'une traite son thé vert et se leva en emportant une brochette de dangos avec elle après avoir déposé son sabre à côté de sa table. Il était temps de rendre une petite visite aux amoureux. [1] Brochette de dangos (boulettes faites à base de mochi, sorte de pâte de riz) arrosée de sauce teppanyaki. [2] Thé vert. [3] Littéralement « mademoiselle ».
Dernière édition par Chōchō Namida le Mar 17 Aoû - 14:05, édité 1 fois |
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 | |  | Sujet: Re: [Corrigé] Chocho Namida Dim 15 Aoû - 15:18 | |
| Kanatsu |
Leçon n°5 « Prendre en compte le hasard, et intégrer l'imprévu. »
| * Boum-boum … … Boum-boum … .. Boum-boum .. .. Boum-boum ... Boum-boum .. Boum-boum . Boum-boum boum-boum boum-boum boum-boum boum-boum boum-boum boum-boum boum-boum boum-boum boum-boum boum-boum boum-boum boum-boum boum-boum boum-boum boum-boum boum-boum boum-boum boum-boum boum-boum … * Chocho sentait sont cœur battre la chamade, taper de plus en plus fort contre sa poitrine à mesure qu'elle s'approchait de la table de Chiyuki. Chaque battement résonnait dans ses oreilles et elle avait l'impression de n'entendre que ça. Elle ralentit son allure, et inspira plusieurs fois en chassant ensuite l'air de ses poumons le plus doucement possible. Le stress et l'appréhension qui avaient pris possession de son corps la quittèrent.
La kunoichi termina la brochette qu'elle avait en main, l'échangea contre un plateau vide qu'elle trouva sur une table et appuya ce dernier contre son ventre comme l'aurait fait toute serveuse. Elle afficha un sourire radieux et se présenta devant la table.
« Est ce que tout se passe bien ? Vous désirez quelque chose ? »
L'air de rien elle observa la jeune femme. Elle correspondait trait pour trait au portrait qui lui avait été donné, c'était bien elle, c'était bien Chiyuki. Curieusement elle n'arrivait pas à regarder le jeune homme qui se tenait en face d'elle. Quelque chose l'empêchait de tourner la tête vers lui, un sentiment, la peur. Elle ne voulait pas le voir, elle espérait que ce n'était pas Kanatsu. Mais lorsqu'il prit la parole pour répondre, même sans l'avoir vu, elle le reconnut et tourna la tête pour le regarder.
« Oui, merci. Pouvons nous avoir … » Kanatsu s'arrêta, le visage empreint d'un masque de stupeur lorsqu'il croisa le regard de Chocho. Il les connaissait bien ces yeux, même si elle avait un peu changée depuis qu'il était parti. Il ne pensait jamais la recroiser. Du moins surtout pas ici. « Toi ? Ça fait longtemps ... »
Chocho ne montra rien extérieurement, mais elle sentit que tout le travail qu'elle avait fait pour l'oublier s'effondrait, la caisse n'avait pas du tout disparue 1, et il semblait qu'elle remontait à la surface. Elle lui sourit, l'air de rien, et s'apprêtait à lui répondre, oubliant complétement Chiyuki jusqu'à ce que celle ci, vexée d'être évincée de la conversation se manifeste.
« C'est qui elle ? » Dit elle, l'air renfrognée. Kanatsu la regarda puis, semblant reprendre ses esprits, prit les devants avant que la jeune femme ne s'énerve. « C'est une ancienne collègue de travail, je la connais depuis qu'elle est toute petite, mais on s'est un peu perdu de vue ces dernières années … » Chocho encaissa le coup en silence et ne laissa rien apparaître. * Collègue de travail ? Ah ah. * 2 « Hanata 3 … notre diner en tête à tête … » Quelque chose semblait le déranger, et son regard oscillait entre Chiyuki et la porte d'entrée du restaurant. « Chocho, comme tu peux le voir, je suis accompagné, je suis content de t'avoir revue, mais je dois te demander de nous laisser. » Chocho le dévisagea. « Non je ne crois pas. » Elle regarda Chiyuki et la pointa du doigt ignorant les bonnes manières. « J'ai été envoyée par le seigneur Kimagure pour la récupérer. Il n'est pas vraiment d'accord sur le fait que ce soit avec toi qu'elle doive finir ses jours. » « Ça ne te regarde pas Chocho, reste en dehors de cette histoire. Tu ne dois pas rester ici, va t'en s'il te plait. » Kanatsu apparaissait de plus en plus froid. « Non, je ne partirai pas, tu sais bien que mon devoir de ninja passe avant tout. Je ferai tout pour l'emmener, alors je te conseille de ne pas te dresser en travers de mon chemin. Je n'en suis plus à apprendre le lancer de poignard 4, j'ai progressé tu sais. » « Tu ne sais pas à quoi tu te mêles. Quitte ces lieux, tout de suite, je ne te le demanderai pas deux fois. » Chocho fronça les sourcils alors que Chiyuki affichait un petit sourire satisfait. La kunoichi allait empoignait la jeune femme quand Kanatsu la devança et attrapa le sien. « Ne reste pas ici. Va t'en, s'il te plait. Ce n'est pas un jeu ... »
Le jeune homme s'arrêta quand il se rendit compte qu'il n'y avait plus aucun bruit dans le restaurant. Les clients s'étaient tus, une bande d'hommes armés venait de rentrer et semblait chercher quelqu'un des yeux. Le regard de l'un deux s'illumina quand ses yeux se posèrent sur Kanatsu et les deux jeunes femmes.[1] Voir le BG de Chocho. [2] Kanatsu est en réalité un ancien amour. (voir présentation) [3] Littéralement « chéri ». [4] C'est Kanatsu qui lui a appris à lancer le poignard. (voir présentation) |
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 | |  | Sujet: Re: [Corrigé] Chocho Namida Lun 16 Aoû - 15:40 | |
| Kitsune |
| Les habitants ne bougeaient plus, ils en étaient réduit à contempler la scène par crainte. Si ils avaient pu fuir la queue entre les pattes ils l'auraient sans doute fait, mais la peur les obligeait à rester sur place, à ne même pas frissonner. Même le personnel du restaurant ne bougeait plus, tout le monde s'était arrêté, le temps semblait figé. Chocho déduit de ce comportement qu'ils devaient connaître le groupe d'hommes qui venait de rentrer et les redouter, mais elle n'avait aucune idée de qui ils pouvaient bien être.
« Mesdames et messieurs, désolé de vous interrompre, ce ne sera pas long. »
Ils étaient au nombre de quatre et ne tardèrent pas à se rapprocher de Kanatsu et des deux jeunes femmes. La tension qui régnait dans la salle était presque palpable tellement elle était grande. La kunoichi reprit sa main à Kanatsu en la tirant un coup sec.
Celui qui devait être le chef de l'équipe, celui qui marchait devant tous les autres prit la parole. Ses cheveux étaient longs et nattés, ses traits fins et ses yeux bleus en amande faisaient penser à ceux d'un félin. Il en avait la démarche d'ailleurs et devant sa carrure la kunoichi en déduit qu'il devait surement être un combattant redoutable.
« Kanatsu, vieux frère, je vois que tu es au rendez vous. » Lança t-il d'un ton arrogant avant de reporter ses yeux sur Chiyuki « Avec la marchandise … » puis sur Chocho en penchant la tête sur le côté. « et en plus un supplément, tu exécutes ton travail avec zèle, peut être que le patron te fera une fleur. » Chiyuki qui ne comprenait pas grand chose et que la peur commençait à saisir aux entrailles se releva pour se coller contre Kanatsu en s'agrippant à son bras. « Hanata … Qui sont ces hommes ? » Kanatsu ferma les yeux et baissa la tête. Le leader de la bande esquissa un rictus et s'inclina avec mépris. « Je vais me charger des présentations mademoiselle Kimagure. Je suis Kitsune, et voilà Moujuu, Yajuu et Reikoku. » Dit-il en relevant la main vers ses acolytes et en les désignant un à un. « Comment vous connaissez mon prénom ? » Questionna la fille du seigneur en portant sa main devant sa bouche, visiblement inquiète. « Qui ne vous connait pas ... » Ajouta, l'homme aux yeux de chat en souriant.
Chocho détailla rapidement les hommes qui l'accompagnaient. Moujuu le plus imposant était grand, gros et chauve. Yajuu quand à lui était petit et plutôt svelte avec une longue natte qui lui tombait aux fesses et le dernier, Reikoku, était assez carré d'épaules, brun aux cheveux courts et relativement musclé. Tous trois étaient des déserteurs du village de Kumo comme on pouvait le voir grâce au signe barré d'un trait sur les bandeaux noués autour de leur cou. Le regard de la kunoichi revint enfin vers le dénommé Kitsune qui la dévisageait ouvertement.
« Kanatsu, à ton tour de me présenter cette ravissante demoiselle. » Chocho grimaça de dégout ce qui tira un sourire au leader. Il la répugnait vraiment. Elle ne comprenait pas ce qu'il se passait mais elle savait que ce n'était pas tout à fait le moment pour demander des explications à Kanatsu. « Laissez la en dehors de ça, elle n'a rien à faire dans l'histoire, c'est une vieille amie. » « Tu plaisantes ? » Il fit un pas vers Chocho, puis deux, puis trois jusqu'à se poster juste devant elle. « Tu n'est plus à ça près, je suis sure qu'avec celle ci le patron t'acquittera de ta dette. » Il remonta doucement sa main vers l'épaule de Chocho, effleura la peau de sa nuque du bout des doigts en remontant et attrapa une mèche de cheveux qu'il porta à son visage pour respirer son parfum. « Tu as bon goût tu sais … C'est une belle prise, la meilleure que tu aies faite sans doute. » « Non, je ne veux pas la mêler à ça, oubliez la. » « Ce n'est pas comme ça qu'on dit oui. Tss, tu préférerais la garder pour toi celle ... » « Je ne suis à personne. »
Chocho avait laisse glissé un poignard de sa manche. Il se trouvait maintenant juste sous le cou de Kitsune. Mais il avait été plus rapide qu'elle et l'avait bloqué avec un kunai. Sans attendre un instant elle releva un de ses genoux pour frapper ou ça fait mal, mais encore une fois il la devança et para son coup.
« Une femme de caractère, intéressant... Tu plairas au patron. » Dit-il en retrouvant son sourire. « Mais bon, je n'ai plus le temps de jouer, sortons d'ici. » Ajouta t-il en faisant un signe de main à ses comparses.
Il attrapa le poignet de la kunoichi, ignorant la douceur, et la tira jusqu'à l'extérieur. Chocho ne dit rien, il y avait trop de monde dans le restaurant pour faire quoi que ce soit. Pas besoin d'apeurer encore plus les pauvres clients et de détruire le restaurant ; les frais inutiles, très peu pour elle.
Ils sortirent sous la pluie qui s'était enfin abattue, suivis de près par les trois autres déserteurs qui poussaient devant eux Kanatsu et Chiyuki. Chocho sourit, cette météo l'arrangeait finalement. Premièrement personne ne trainait dehors par ce temps et deuxièmement l'eau allait lui être utile. A peine éloignée de quelques mètres de la porte, la brune enchaina deux techniques à la suite, elle n'avait pas beaucoup de temps, et les réussir relevait de l'impossible, ils étaient quatre et elle était seule.
« Sensatsu Suishou ... Mizu Kawarimi ». Un nuage d'aiguilles se forma dans les airs au dessus de leur tête et avant que Kitsune ne s'en rende compte, le bras de Chocho s'était liquéfié, elle s'était écartée de lui et lui assenait ses projectiles.
Malheureusement la jeune femme n'eut pas le temps de voir si ses techniques avaient réussi à atteindre sa cible, deux des chiens de Kitsune l'avait attrapée chacun par un bras et tout ce qu'elle sentit ensuite fut une douleur intense et fulgurante derrière son crâne, puis plus rien, le trou noir.
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 | |  | Sujet: Re: [Corrigé] Chocho Namida Mar 17 Aoû - 16:00 | |
| Miwaku Iroka |
| Chocho ne se réveilla que plus tard avec un affreux mal de crane. On l'avait installée dans une pièce de taille moyenne, assise sur une chaise, les mains attachées dans le dos. Elle peinait à ouvrir les yeux, sa vision était floue et par conséquent elle ne distinguait pas clairement ce qui l'entourait. Non à cause de la lumière puisqu'il n'y avait pas de fenêtre, mais à cause de la douleur qui lui broyait les tempes. Une porte coulissante à travers laquelle filtrait la lumière extérieure s'ouvrit et une voix retentit. Chocho plissa les yeux quand la lumière envahit la pièce, il devait faire jour.
« Okâsan 1, elle a repris connaissance. » C'était la voix de Kitsune, il avait survécu.
La kunoichi reprenait peu à peu ses esprits et elle put entendre les pas de cinq individus entrer dans la pièce. Elle voyait de moins en moins trouble et distingua quatre des hommes qui étaient présents. C'étaient ceux qui étaient venus au restaurant récupérer Kanatsu, Chiyuki, et Chocho dans la volée même si elle n'était prévue pas au programme.
La dernière personne était une femme habillée d'un somptueux kimono, noir, blanc et bordeaux. La kunoichi en déduit de par son apparence que c'était une geisha, ou du moins elle y ressemblait beaucoup. Elle n'arrivait pas à lui donner un âge, elle était entièrement maquillée et tenait devant son visage un éventail qui ne laissait voir que ses yeux. Elle pouvait seulement dire qu'elle avait dépassé la trentaine puisqu'elle ne portait plus de couleurs vives comme le voulait la tradition2.
« Ou suis-je ? » Réussit-elle à articuler. « Vous êtes dans mon Okiya 3, une des plus réputées de la région. J'en suis la gérante, Miwaku Iroka, mais tout le monde m'appelle Okâsan. »
La geisha s'assit derrière une table, y déposa son éventail, et sortit une longue pipe qu'elle bourra de tabac et alluma. Elle la porta à sa bouche, la coinça entre ses lèvres et alors qu'une épaisse fumée grise s'en échappait elle reprit la parole. « Vous m'avez causé quelques problèmes … vous avez abimé un de mes hommes de main et mes invités ont faillit s'enfuir par votre faute … Puis-je connaître votre identité ? » La geisha braqua ses yeux dans ceux de Chocho. C'était une femme mure, d'une cinquantaine d'années, mais qui avait gardé une bonne partie de sa fraicheur.
La kunoichi adressa un regard à Kitsune, l'homme qu'elle avait attaqué. En effet il n'avait pas complétement échappé à son Sensatsu Suishou. Il lui restait de nombreuses entailles de la séance d'acuponcture gratuite qu'elle lui avait gentiment offert. Il la regardait toujours aussi méprisant mais Chocho savait que le provoquer encore une fois ne serait pas une bonne idée. Elle n'en fit rien et répondit à la question qui lui avait été posée.
« Je m'appelle Chocho. Je suis une ex ninja du village de Kiri, j'ai déserté il y a peu. » Il fallait qu'elle improvise, qu'elle invente de toute pièce une histoire, pour ne pas qu'ils se sentent menacés. « Vous ne portez pas de bandeau rayé pourtant. » « Il est noué sur ma cuisse, un peu plus haut sous ma tunique, je ne l'ai pas encore rayé, donc je ne le montre simplement plus. »
La geisha haussa un sourcil et adressa un signe à Moujuu qui se tenait à côté d'elle pour qu'il aille vérifier les dires de Chocho. L'homme avança jusqu'à la kunoichi s'agenouilla devant elle et glissa ses gros doigts boudinés sous son vêtement pour mettre en évidence l'insigne de Kiri. Miwaku-sama hocha la tête en guise d'approbation, mais le géant ne retira pas tout de suite la main et releva un peu plus la tunique, il avait du sentir le poignard qui y était caché. La kunoichi réagit avant qu'il soit découvert, elle risquait d'en avoir besoin.
« Bas les pattes, tu cherches quoi en allant par ici ? »
Elle releva violemment son genou et frappa dans sa mâchoire, ce qui le fit basculer en arrière et pour être sur qu'il ne reviendrait pas tout de suite à la charge elle lui renvoya son pied dans le ventre pour finir de l'allonger. Elle savait qu'on ne lui ferait aucun mal puisqu'elle avait déduit être capturée pour devenir une future geisha comme Chiyuki, or si elles sont défigurées on ne les retient pas. Elle pouvait très bien faire passer sa tentative pour un attouchement.
« Nawameke 4. »
Les liens noués autour de ses mains se délièrent et tombèrent, Chocho se redressa en rebaissant sa tunique. Un des autres hommes, Yajuu, le plus petit mais aussi le plus teigneux s'apprêtait à la gifler mais la geisha l'en empêcha et il s'arrêta au dernier moment.
« Yajuu ! On ne touche pas à mes filles ! » Elle se releva et alla ouvrir la porte coulissante. « Merci, laissez nous, je veux lui parler seule. »
Sans protester ses suppôts quittèrent les lieux et Miwaku-sama reprit place derrière la table. Chocho fit de même et se positionna en face d'elle. La geisha croisa ses mains, toujours pipe à la bouche et replongea son regard hypnotique dans les yeux de Chocho.
« Pourquoi donc vous trouvez vous dans la région ? De quelle manière vous retrouvez vous mêlée à mes affaires ? »[1] Dirigeante d'une maison de geishas qui s'occupe de ses pensionnaires comme de ses propres filles, d'où le surnom « mère ». [2] Les geishas portent des couleurs vives jusqu'à 30 ans, mais passé cet âge elles revêtissent des couleurs plus discrètes et sobres. [3] Maison ou l'on trouve des geishas. [4] Technique apprise de tous les ninjas à l'académie pour défaire les nœuds. |
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 | |  | Sujet: Re: [Corrigé] Chocho Namida Mar 17 Aoû - 19:22 | |
| Miwaku Iroka |
| La geisha tira sur sa pipe prête à écouter Chocho relater les faits de sa présence. « Je suis seulement de passage dans la région. Je veux m'éloigner au plus vite du village de Kiri no Kuni, je suis recherchée par les autorités, pour des raisons qui me regardent. Comme le temps s'annonçait pluvieux j'ai décidé de passer la nuit à Uo. J'ai croisé Kanatsu dans un restaurant, c'est un ancien amant qui a fui comme un lâche … enfin vous connaissez les hommes. »
Chocho continuait à inventer, mais pour l'instant tout allait bien, Miwaku-sama avait l'air de ne pas remettre en doute ce qu'elle disait. Tout tenait à peu près debout et la kunoichi n'avait aucun mal à tenir le rôle qu'elle se donnait.
« Je suis allée manger au restaurant comme à mon habitude, et je l'ai vu alors que je pensais ne plus jamais croiser sa route. La colère m'a prise et avec mon caractère je n'ai pas pu m'empêcher d'aller le voir, pour lui dire ce que je pensais de lui. Malheureusement vos hommes sont arrivés, et nous ont interrompus … Je n'ai pas supporté l'arrogance de l'un d'eux, Kitsune il me semble, et les nerfs à vif j'ai frappé … »
Quelqu'un frappa d'ailleurs à cet instant contre la cloison et la porte coulissante s'ouvrit. Kitsune apparut au seuil et s'inclina devant sa maitresse. « Excusez moi de vous déranger, mais Kanatsu veut vous voir, il insiste lourdement. »
Miwaku-sama souffla un nuage de fumée, esquissa un sourire et inclina doucement la tête. Le recevoir maintenant n'était peut être pas une mauvaise idée, la confrontation pouvait être amusante, elle appréciait le fort caractère de la jeune kunoichi.
« Très bien. »
L'homme de main s'effaça et Kanatsu apparut. Il s'approcha de la table et ne perdit pas de temps avant d'étaler le pourquoi du comment il était ici.
« Madame, je suis désolé de vous demander ça, mais relâchez cette jeune femme s'il vous plait, elle n'a rien à voir dans cette histoire. C'est une grosse méprise, elle n'aurait jamais du être mêlée à ça … » « Tu es mal placé pour me demander un service Kanatsu, je te signale que tu avais une dette envers moi. » « Qu'as tu fait encore ? » L'invectiva Chocho sous l'œil amusé de la dirigeante de l'Okiya. « Je suis venu profiter des services de la maison, il y a quelques mois et je ne me suis pas rendu compte qu'on m'avait volé mon argent. Je n'ai pas pu payer … Pour rembourser ma dette, je travaille pour Okâsan. » « Tu travailles, tu parles, tu draguais seulement une pimbêche. » « Non, c'était mon travail. Je devais la ramener ici, je rabattais. Ma dette stipulait que je devais lui ramener une femme. » « C'est qui elle d'ailleurs ? » Chocho prenait un air légèrement vexé.
La geisha suivait des yeux l'échange entre les deux « ex-amants ». Elle pensait que même si Chocho n'était plus avec Kanatsu, elle était encore jalouse, comme la plupart des femmes avec leurs anciens amants. Le jeune homme quand à lui ne comprenait pas trop, Chocho savait très bien qui était la jeune femme, puisqu'elle était en mission pour la ramener chez ses parents. Il décida d'entrer dans son jeu, elle le regardait d'un drôle d'air, elle devait avoir un plan.
« C'est la fille du seigneur Kimagure. » Chocho ouvrit de grands yeux étonnés. « Pourquoi la fille d'un seigneur ? C'est plutôt dangereux comme entreprise, pourquoi tu n'as pas choisi une petite paysanne miséreuse ? » « Ce n'est pas lui qui a décidé, c'est moi qui lui ai ordonné de la séduire et de me la ramener. Le seigneur Kimagure et moi avions un petit différent que j'ai réglé. » « De là à lui prendre sa fille … Vous n'avez pas peur qu'il vous poursuive ? » « Non, aucune chance, il serait perdant. Lui et moi avons signé un contrat il y a longtemps de cela, la petite venait juste de naitre et lui était ruiné. C'est un homme qui ne supporte pas la déchéance et l'humiliation. Il est donc venu me voir et m'a proposé un échange. Je lui donnais une certaine somme d'argent et lui me donnait sa fille lorsqu'elle aurait 16 ans, pour qu'elle rembourse ce qu'il me devait. Or arrivée à cet âge il ne me l'a pas donnée, refusant que sa fille deviennent une geisha. Il a retrouvé de l'influence, beaucoup d'ailleurs et semble penser que cela suffit à me dissuader. Je n'ai donc fait que reprendre ce qui me revient de droit. » « Vous n'avez pas demandé un arrangement à l'amiable ? » « Non, un contrat est un contrat, je ne reviens jamais sur ma parole. Il a bien essayé de me proposer de l'argent, mais ce n'est pas avec de l'argent qu'on fait marcher une Okiya, c'est avec des femmes. Ravissantes femmes … et elle l'est. Tout comme vous d'ailleurs, si vous ne l'êtes pas plus. Difficile de croire que vous êtes une ancienne kunoichi, vous êtes vraiment ravissante. Des formes, comme celles que les hommes aiment, des cheveux magnifiques … » « Madame, s'il vous plait, laissez Chocho partir, elle n'a rien à voir là dedans. J'ai terminé de payer ma dette, je vous ai déjà ramené celle que vous vouliez, avec Chocho ça fait deux ... Je refuse d'en laisser une de trop.» « Oui je te l'accorde ... Tu as raison. J'en libère une au choix. » Kanatsu s'apprêtait à parler mais Chocho passa sa main devant sa bouche. « Je veux bien prendre sa place. Elle a des choses à vivre dehors contrairement à moi. Si j'y reste je risque plus de me retrouver en prison. Si j'ai bien compris, je « vaux » cette jeune femme. Qu'est ce que vous en dites ? » « Une femme pour une femme. Oui c'est valable. En plus si vous vous proposez je pense que vous y mettrez plus de bonne volonté que cette gamine qui n'arrête pas de pleurer sa mère. De plus vous ne risquez rien ici mon enfant, les autorités ne fouillent pas les maisons de geishas. Vous confirmez votre choix. » « Oui. » « Très bien, vous êtes donc mon élève à partir de maintenant. Kanatsu, tu es libéré de ta dette, tu ne me dois plus rien. Tu peux donc ramener Chiyuki chez elle auprès de son très cher père. » Kanatsu ne comprenait pas la décision de Chocho, mais il ne dit rien et s'inclina en remerciant la patronne. Il sortit sans demander son reste mais Chocho l'interpella avant de se tourner vers Miwaku-sama.
« J'ai des choses à lui dire, que je n'ai pas pu lui dire hier soir, quand vos hommes sont arrivés. Je peux avant qu'il ne parte ? Des fois que je ne le croise plus ... » « Oui, je vous laisse seuls. Dépêchez vous, ensuite je vous forme un minimum pour votre soirée d'essai. »
Miwaku-sama sortit et la kunoichi attendit qu'elle ait fermé la porte derrière elle pour s'approcher de Kanatsu. Elle lui tendit la bourse qu'elle avait dans la poche, elle n'allait plus en avoir besoin.
« Ne pose pas de questions, pas le temps. Tu prends Chiyuki avec toi, tu vas à la seule auberge d'Uo, j'ai une chambre réservée à mon nom. Tu la payes, tu y passes encore une nuit avec elle. Je me débrouille pour vous y rejoindre ce soir, ou demain dernier délai. Je la ramènerai chez le seigneur Kimagure, c'est ma mission et si jamais tu y vas tu vas te faire tuer. D'accord ? » « Oui. Mais ... » « Non pas de questions. Ah oui, passe au restaurant payer mon repas et récupérer mon sabre, je l'ai laissé là bas. Je te fais confiance. A ce soir dans le meilleur des cas. » |
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 | |  | Sujet: Re: [Corrigé] Chocho Namida Jeu 19 Aoû - 0:24 | |
| Chocho Namida |
| Une fois que Kanatsu eut quitté l'Okiya, on fit signer à Chocho son nenki 1, le montant de la dette s'élevant à la somme qui avait été versée au seigneur Kimagure. La patronne se chargea ensuite elle même de sa préparation en commençant par lui faire prendre un bain. Une chambre lui avait été attitrée, ou elle avait pu déposer ses affaires et ou elle recevrait ses clients le soir venu. La kunoichi dut revêtir un somptueux kimono rouge et doré, on la maquilla, et on lui apprit les bases de l'enseignement geisha. On la renseigna également sur la position de l'Okiya et on lui montra une carte de la région en lui détaillant les types de clientèles qu'elle pourrait éventuellement recevoir.
Quand la nuit commença à tomber, que le soleil disparut derrière les arbres qui entouraient l'établissement, les clients commencèrent à affluer. La kunoichi entendait des personnes se déplacer dans les couloirs de l'Okiya. On lui avait dit d'attendre, qu'on lui amènerait son client directement dans sa chambre en temps voulu.
Chocho s'arrêta devant un miroir et contempla la personne qui se trouvait en face d'elle. Son reflet. Elle ne se reconnaissait pas, ça ne pouvait pas être elle cette femme, cette vraie femme. Elle se sentait mal à l'aise, mais elle devait mettre ça de côté. Bientôt elle pourrait se retrouver et se débarrasser de tout cet accoutrement ridicule. Elle avait eu toute la journée pour réfléchir comment fuir et élaborer en plan qui tenait à peu près debout. Maintenant il ne restait plus qu'à le mettre en œuvre.
On la tira de ses pensées en frappant à la porte. Miwaku-sama apparut dans l'encadrement, lui adressa un regard et s'esquissa pour laisser place à un homme d'une quarantaine d'années. La porte se referma alors que ce dernier avançait vers Chocho. Il avait les cheveux courts, des yeux noirs, et était assez séduisant dans l'ensemble, ce qui choqua la jeune femme puisqu'elle s'attendait à voir débarquer un vieil homme repoussant. Il esquissa un sourire charmant et s'inclina respectueusement devant elle.
« M'invites-tu à boire le thé ? » « Oui, certainement. »
Chocho s'approcha de la table et fit couler l'eau chaude et parfumée aux plantes dans une tasse qu'elle déposa devant son client qui s'était assis. Il l'invita à venir s'appuyer contre lui, ce qu'elle exécuta immédiatement. Dans une Okiya les clients sont rois, plus que dans une auberge. La jeune femme s'assit entre ses jambes et appuya son dos contre son torse.
« Je ne t'ai jamais vue, pourtant je suis certain d'avoir fait le tour des jeunes femmes ici. » Dit-il en prenant une de ses mains pour jouer avec. Chocho remarqua qu'il avait une alliance et grimaça de dégout. Les hommes la répugnaient. « Je suis en apprentissage, je viens juste d'arriver. » « Je vois que madame Miwaku choisit toujours ses filles de manière stricte. » Il remonta ses doigts le long du bras de Chocho. Elle se laissait faire docilement mais n'allait pas attendre longtemps avant de rentrer dans son jeu. « Vous avez une peau douce, très agréable ... » La kunoichi pencha la tête pour qu'il passe ses lèvres dans son cou. « Et un parfum délectable. » Elle attendit qu'il commence à défaire son kimono, chose qu'elle ne pouvait pas faire seule, pour se retourner doucement et murmurer à son oreille. « Je peux vous proposer un jeu pour réveiller vos sens. » Il la regarda et sourit. « Si tu veux, j'aime les femmes entreprenantes. » Il la dégoutait vraiment. A quoi sa femme pouvait-elle bien penser en ce moment ? Savait-elle ou il était ? Ou s'inquiétait-elle ? « Laissez moi faire ... »
Elle attrapa un bout de tissus qui attachait précédemment son kimono et lui banda les yeux, puis un second et lui attacha les mains derrière le dos. D'une main la jeune femme défit son yukata pour découvrir son torse, tout en faisant tomber au sol son propre kimono. Elle trempa ses doigts dans le thé toujours chaud, presque brulant et lui déposa des gouttes sur le torse, puis se pencha pour lui susurrer à l'oreille.
« Je reviens, j'en ai pour 30 secondes. »
Elle retourna près de ses affaires, se rhabilla rapidement, plus vite qu'elle ne l'avait jamais fait sans doute et attrapa le poignard qu'elle avait précieusement gardé. Maintenant il fallait qu'elle se fasse remarquer. Elle aurait pu se débrouiller autrement, mais heureuse de pouvoir le faire, elle attrapa la tasse de thé et en jeta le contenu sur son client qui hurla sous le liquide brulant qui se répandait sur son ventre.
« Retourne auprès de ta femme. »
Miwaku-sama, alertée par les cris, ne tarda pas à débarquer dans la pièce, accompagnée de Kitsune. La gérante ouvrit de grands yeux devant la scène qui se déroulait à quelques pas d'elle. Chocho qui se tenait près de la fenêtre s'inclina et sourit en lançant « Tous des pervers. » avant de déchirer le papier de la porte coulissante avec son poignard et de passer au travers.
Une fois dehors, la jeune femme s'élança et sauta du premier étage pour se rattraper adroitement en bas. Le chemin qui menait vers le village était à droite, il suffisait donc qu'elle parte en courant tout droit vers la gauche, sans s'arrêter. Si elle se souvenait bien de la carte qu'elle avait vu son échappatoire s'y trouvait. Elle partit au quart de tour et ne cessa d'accélérer …
Elle tourna la tête, quelqu'un la suivait, probablement Kitsune, son plan se déroulait donc à merveille. La kunoichi essaya de prendre encore un peu de vitesse, il ne fallait pas qu'elle le distance, mais il ne devait pas non plus la rattraper. Elle entendait le pas de course de l'homme de main juste derrière elle, il fallait qu'elle tienne. Elle commençait à se dire qu'il y avait des chances que sa fuite ne réussisse pas lorsqu'elle arriva au bord d'une falaise ou coulait en contrebas une rivière. Elle pila au bord du gouffre alors qu'un rire sadique retentissait derrière elle.
« Tu ne peux plus t'échapper, c'est un cul de sac ici. » Chocho se retourna pour lui faire face, et lui adressa un sourire qui se transforma en rictus. « Je ne me vois pas rester pourrir dans une Okiya … cette vie de vaut pas la peine d'être vécue. »
La jeune femme étendit ses bras en croix et se laissa tomber en arrière dans le vide. Kitsune déglutit et se précipita au bord. Il eut juste le temps de voir un corps sanglant remonter à la surface avant que le courant de la rivière ne l'emporte. Pour la première fois, il ne réussissait pas ce qu'il avait entreprit. La jeune femme s'était suicidée et lui filait définitivement entre les doigts.[1] Contrat qui lie l'Okâsan à ses geishas. Il ne peut être rompu avant le remboursement complet de la dette sauf en cas de mort. |
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 | |  | Sujet: Re: [Corrigé] Chocho Namida Jeu 19 Aoû - 1:47 | |
| Madame Kimagure |
| Un peu plus en aval de la rivière, Chocho arriva à saisir un rocher et à remonter sur la berge. Certes elle était trempée mais son plan s'était déroulé avec succès. Une fois tombée dans l'eau elle avait fait un clone et avait ensuite utilisé le henge pour le maquiller en corps mort, comme si elle s'était écrasée contre les rochers. Elle l'avait laissé dériver et se faire emporter par les eaux sous les yeux de Kitsune pendant qu'elle nageait un peu plus en profondeur. En faisant croire à un suicide, à sa mort, elle pourrait terminer sa mission sans se faire rechercher et s'acquittait ainsi de sa dette.
La jeune femme ne tarda pas à se mettre en route. Elle devait rentrer au village, retrouver Kanatsu et Chiyuki. Elle fit attention de ne pas passer près de l'Okiya, fit un détour et reprit le chemin d'Uo. Elle y arriva assez rapidement, le village n'était pas très loin de l'établissement. La kunoichi retrouva le chemin de l'auberge sans trop de problèmes et fut accueillie avec joie par l'aubergiste. Ne la voyant pas revenir, il s'était inquiété puisqu'elle avait laissé toutes ses affaires. Elle lui parla d'un entrainement ninja intensif pour justifier son absence et ses habits ruisselants. Le petit vieux sourit et lui donna la clé de sa chambre, elle en profita pour demander le numéro de celle de Kanatsu et Chiyuki prétextant vouloir voir des amis.
Une fois à l'étage elle tambourina à la porte des deux jeunes gens. Kanatsu vint lui ouvrir, et quand il vit que c'était elle, toute l'inquiétude qui semblait habiter son corps retomba.
« C'est toi ... Enfin ... » « Oui, qui veux-tu que ce soit ? Je t'avais dit que je rentrerai probablement dans la soirée. » Le jeune homme remarqua sa tenue. « Qu'est ce qui t'es arrivée ? » Elle haussa les épaules. « C'est une longue histoire, qui ne vaut pas la peine d'être racontée. Tout va bien pour vous deux ? » « Oui oui, Chiyuki s'est endormie. » « Bon, je viendrai la chercher demain matin, là j'ai besoin d'une bonne nuit de sommeil. Nous partirons sans attendre toutes les deux vers la demeure de ses parents, plus vite cette mission sera achevée, mieux je me porterai. »
Kanatsu la regardait dans les yeux et elle n'arrivait pas à détacher son regard du sien. Ils s'observèrent de longues minutes sans un mot puis il rompit le silence.
« Tu n'as pas changée ... » « Toi non plus. » « Je suppose que tu ne veux toujours pas venir avec moi. » « Non. »
Il lui sourit, elle ne changerait jamais, même en grandissant. Maintenant c'était une belle femme, et elle savait ce qu'elle voulait, elle n'avait pas hésité à répondre cette fois et il la savait déterminée. Il tendit ses bras en avant pour qu'elle s'y blottisse mais elle les refusa. Elle avait d'autres bras dans lesquels se blottir maintenant, ceux de son partenaire de mission, Liam, même si elle ne lui avait encore jamais révélé son amour. Elle avait définitivement tourné la page sur Kanatsu, il restait un être à part dans son cœur certes, mais elle ne voulait avoir une autre histoire avec lui, elle en était certaine. Ils se saluèrent dans les règles et elle se rendit dans sa chambre pour trouver le sommeil tant attendu.
Le lendemain, Chocho se leva de bonne heure, prit une douche et enfila sa tunique de rechange. Elle prépara ses affaires, retrouva son sabre chéri et alla toquer à la porte de Kanatsu. Chiyuki vint lui ouvrir, Kanatsu venait juste de partir. Ça n'étonnait pas la kunoichi, c'était un voyageur dans l'âme, peut être se recroiseraient-ils un jour, mais rien n'était moins sur.
Elles ne tardèrent pas à se mettre en route, sans particulièrement se presser et arrivèrent en milieu d'après midi chez le seigneur Kimagure et sa femme. Elles furent accueillies par les gardes qui les présentèrent aux nobles sans attendre. Mr Kimagure était enragé mais soulagé par le retour de sa fille, alors que Mme Kimagure restait de marbre comme lors de la première visite de la kunoichi. « Ou étais tu passée ? » « J'étais partie suivre un homme que je croyais aimer ! » « L'amour ?! Comment as tu osé fuguer ? » « Et vous ? Comment en tant que parents avez vous pu me cacher du monde extérieur ! Je ne veux pas d'un mariage forcé ! Si tu m'y contrains je partirai de nouveau ! » Le seigneur perdait son calme et s'emportant lança à Chocho, comme si elle pouvait empêcher sa fille de fuguer une nouvelle fois. « Mais faites quelque chose ! » « Mon ordre de mission stipule seulement que je dois la ramener auprès de vous, non que je dois la forcer à y rester. Je ne suis pas son père, c'est votre travail de la convaincre et de trouver des compromis. Et je pense qu'à ce jour il est temps de prendre sincèrement en charge ce rôle de père, pour la première fois de votre vie. Si j'avais été votre fille je serais déjà partie depuis des années, des parents comme vous, non merci. » Le seigneur changea littéralement de couleur. « Comment oses-tu ? Petite kunoichi que tu es, tu n'as aucun respect pour quelqu'un de ma position ! Ton kage en sera informé ! » « La position sociale ne fait pas le respect que je porte à une personne. Et face à vous, n'importe quel « cul-terreux » comme vous les nommer aurait plus d'estime ne ma part. » Il faillit s'écrier une nouvelle fois, prêt à appeler ses gardes mais Chocho le devança. « Vous avez les salutations distinguées de Mme Miwaku. » De rouge, le visage de l'homme vira au blanc. Chocho croisa ses mains dans son dos et sourit ouvertement devant les yeux hagards de sa femme et de sa fille, qui n'avaient pas tout saisi. Même si Chiyuki avait été impliquée, elle n'avait pas compris toute l'histoire et n'avait pas cherché à comprendre, croyant simplement que le mauvais sort s'abattait sur elle. « Je vous laisse vous expliquer, vous devez avoir plein de choses à vous dire. Sur ce, bonne journée. »
Le seigneur ne prononça pas un mot et Chocho s'en retourna. Il était temps pour elle de prendre ce repos tant mérité, dans son village, chez elle, à l'auberge. Paresser, elle n'allait faire que ça pendant plusieurs lustres. Ou pas … |
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Nombre de messages: 467 Nindô: Si un jour quelqu’un te fait du mal, ne cherche pas à te venger, assieds toi au bord de la rivière, et bientôt tu verras son cadavre passer.
 | |  | Sujet: Re: [Corrigé] Chocho Namida Mer 25 Aoû - 21:12 | |
| Correcteurs : Ookami, Otokonohito
Verdict : Admise
Avis ? Me MP (de plus en plus courte cette phrase ><). |
|  
Nombre de messages: 1781 Nindô: Le temps des assertions est révolu, me voici dans l'ère où l'on impose.
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