Sujet: [Validés] Kintarô & Kintama Lun 31 Mai - 23:43 | |
| ~ Kintarō | Kintama ~ ~ Identités ~Nom ~ Tanaka Prénom ~ Kintarō | Kintama Âge ~ 22 ans | > 300 ans Nindô ~ Dit vouloir devenir prof à l'académie | Préfèrerait plutôt qu'il se trouve une gonzesse Village souhaité ~ Iwa
~ Prélude ~ Il existe quelques fameux et infâmes shinobis célèbres pour avoir pactisé avec l'une ou l'autre des nombreuses races de créatures peuplant ce monde, se rendant par-là même capable d'invoquer, en exécutant un court rituel, un spécimen de la-dite race, souvent à des fins guerrières, ou, du moins, utilitaires. Oui, il y en a des comme ça... puis il y a Tanaka Kintarō, à priori unique en son genre. Car dans son cas, c'est tout à fait l'inverse.
Celui-ci est lié par l'héritage aux tanukis, une race de canidés très particulière, la seule à hiberner, et n'ayant, contrairement à la croyance commune chez une majorité peu renseignée, rien à voir avec une sorte de blaireau ou de raton-laveur. Et quel héritage ! Depuis la perte du parchemin, par un quelconque ancêtre irresponsable, qui aurait pu permettre à Kintarō d'avoir la moindre influence sur ce lien, Kintama, indigne représentant de son espèce, en a profité pour imposer son joug, générations après générations, sur toute la descendance Tanaka, sur laquelle il conserve, de son côté, la capacité d'invocation inversée.
Celui-ci n'ayant manifestement pas l'intention de retourner chez les siens, s'est installé voici déjà trois longs siècles dans la demeure Tanaka, et ne semble concerné que par l'idée de trouver sans cesse de nouvelles manières d'importuner son entourage. Véritable petit dictateur de son état, il a décidé, d'après sa propre formule, de "prendre en charge l'éducation" du dernier Tanaka en date, à savoir Kintarō lui-même. Mais là, si ce n'était peut-être par attrait du défi, même ce vieux briscard aurait eut déjà cent fois l'occasion de jeter l'éponge.
C'est-à-dire que ce Kintarō, d'une certaine manière, c'est quelqu'un ! Mais qui ça ? Un talentueux shinobi ? Au passé trouble et tragique ? Connu et reconnu pour ses aptitudes hors du commun ? Son inénarrable vaillance ? Non pas. C'est même tout l'inverse, encore une fois. Mais commençons par le commencement. Et le commencement, c'était il y a précisément vingt-deux ans.
Il y a vingt-deux ans donc, naquit Kintarō, fort joli bébé, ayant tout ce qu'il fallait là où il le fallait, bien portant, en somme. Et peut-être aurait-il eu toutes ses chances dans la vie, s'il n'avait pas eu la mauvaise idée de venir au monde dans la demeure Tanaka. Une pitoyable masure en bordure du village caché de la roche, misérable fief d'une famille paysanne depuis des temps immémoriaux, initialement originaire du pays du riz, émigrée suite à certains conflits qui agitèrent le monde lors d'une époque dont même l'histoire peine à se souvenir.
Cette baraque en elle-même est déjà une curiosité, qui semble à tout instant sur le point de s'écrouler. Une vraie ruine, au moins tricentenaire, et jamais retapé depuis, ça ne fait pas l'ombre d'une doute. Il faut dire que les Tanaka ont toujours été très pauvres. Pour sûr, on ne gagne pas facilement sa croûte quand on a qu'un ridicule lopin de terre à cultiver, aride, coincé entre deux montagnes. Finalement, si cette bicoque est encore capable de tenir debout, elle le doit probablement, et paradoxalement, à son grand âge.
Les Tsukumogami, vous connaissez ? Non ? Vous devriez. Ce sont des objets ayant atteint l'âge d'un siècle, qui dès lors deviennent des esprits. Oh, rien de bien méchant, rassurez-vous. Simplement que vous pourrez y trouver, par exemple, quelques jarres sans fond, et la nuit, des lanternes en papier qui vous accueillent en chuchotant des remarques désobligeantes à votre sujet, ou encore une paire de vieilles sandales maboules, obnubilées à l'idée de produire un maximum de vacarme en déboulant à toute berzingue sur le plancher du grenier.
A propos d'esprits, depuis sa plus tendre enfance, Kintarō a toujours prétendu être capable de les voir, et même de pouvoir communiquer avec eux. Première application : discuter avec papa, enterré dans le jardin, mort peu après la naissance de son second fils, des suites d'un malheureux geste bêche en main, perforation du gros orteil, tétanos, septicémie et tutti quanti. La mère est toujours en vie, quant à elle, bien que grabataire, à 60 ans printemps bien tassés, qui passe ses journées à se baver dessus, en se balançant sur sa chaise, l'œil hagard, négligemment posé sur l'horizon, depuis le perron de la maison. La déchéance à l'état brut, triste spectacle.
Du reste, ce soi-disant don, de ressentir la présence et entrer en contact avec toutes sortes de lutins, ou d'esprits de défunts, c'est bien là l'unique capacité notable et vaguement pratique dont dispose Kintarō. Autrement, s'il on eut le courage d'entreprendre quelque expédition archéologique dans les annales de l'académie shinobi d'Iwa, on pourrait alors découvrir avec stupeur que celui-ci détient, sans le moindre doute, le triste de record du plus mauvais élève à en avoir jamais ciré les bancs. De fait, après y avoir été envoyé à l'aube de sa dixième année, il finit bel et bien pas en ressortir, certes... huit ans plus tard.
Un sous-doué, il n'y a pas d'autre terme. Et pendant que son frère, Tarō, une saleté de petit prétentieux, binoclard, qu'il ne pouvait pas blairer, son ainé de deux ans, resplendissait, Jōnin à tout juste seize ans, Kintarō, lui, faisait l'école buissonnière. Bien conscient d'être parfaitement dénué de toute trace de talent, il préférait vagabonder par-ci par-là, voir même carrément se rendre au champ pour travailler, plutôt que de rester en classe, à supporter les quolibets de ses camarades et la condescendance de ses professeurs. Résultat des courses, après avoir maintes fois retapé chaque année, une à une, il plafonnait finalement à l'examen final. Tout en lui, jusque dans son lancer de kunai, passablement maladroit, laissait à l'observateur un arrière goût amer, entre comique et désespoir.
Il fallut finalement attendre le décès de son frère, trompé par une trop grande confiance en sa propre habilité, savamment réduit à l'état de pulpe sanguinolente par un vieux de la vieille d'en face, à qui on ne la faisait pas, pour que Kintama s'intéresse à lui. Jusque-là, le vieux tanuki avait concentré ses quelques menus efforts de participation à la vie familiale, dont il faisait entièrement partie, sur le coaching de l'ainé, d'un talent quasi insolent. Et bien qu'il ne fut pas non plus un inconditionnel de ses airs de jeune premier arrogant, à lui, il n'avait au moins aucun reproche à formuler. Alors c'est à ce moment qu'il se mit en tête de faire tout son possible pour remettre Kintarō à niveau.
A son grand désarroi, il se heurta à un cas encore plus incorrigible qu'il ne l'aurait soupçonné. Il eut beau tout tenter pour parvenir à aiguiser ce qu'il pouvait y avoir de shinobi en Kintarō, il dut rapidement se rendre à l'évidence. Il n'en avait pas la moindre goutte en lui. Alors, en désespoir de cause, et parce que, l'air de rien, la situation présente menaçait de le démoraliser pour de bon, il s'arrangea pour permettre au dernier Tanaka encore, plus ou moins, sain d'esprit en ce monde d'obtenir son diplôme. D'une manière simple, directe et efficace, en se présentant à l'examen à sa place, sous ses traits.
Depuis lors, comme on dit, les deux font la paire. Les voilà, ces deux énergumènes, aux mentalités bien trop proches pour s'entendre, embarqués dans la même galère. L'un, officiellement respectable Genin, d'un remarquable talent en matière de Genjutsu, ayant obligatoirement besoin des services de l'autre afin de donner le change, pour préserver sa place tristement acquise au sein du village. L'autre, son souffleur, seul véritable maître d'œuvre, n'ayant, en réalité, rien de mieux à faire. Un joli duo de joyeux lurons, prétendument incapables de se voir en peinture. Mais oui, mais, dans le fond ? Dans le fond : parfaitement pareil.
~ Descriptions ~ Kintarō ~ ~ par Kintama| Citation: | Cet imbécile ? Une calamité, une vraie. Pourtant j'en ai connu des calamités, en trois cent ans de Tanaka. Faut dire que côté imbéciles heureux, cette famille de paysans est plus que fournie. Mais là... avec c'te Kintarō, "enfant doré"... "golden boy" mes fesses, oui. Je crois pouvoir dire sans me tromper que j'ai décroché le pompon. D'abord, il ressemble à rien. Un grand dadet qui mange que dalle. Une vraie ficelle. Un coup de vent qu'il s'envolerait. Je me tue à lui dire, il avale rien. Pour ce qui est de la gonflette, pas mieux. C'est une limace. Mollasson au possible. Pourtant, c'est pas avec sa tronche de paumé, sa tignasse bordélique et son collier de barbe miteux, qu'il va réussir à se dénicher une mignonnette, c'est moi qui vous le dit. Puis, pour rien arranger, il fume, le con, pire qu'un pompier. Une infection, tu le sentirais débarquer à dix mètres sans même chercher à comprendre. Si seulement il savait faire quelques chose de ses dix doigts, encore, je dirais rien, mais même pas. Un incapable patenté, comme on en rencontre qu'une fois dans sa vie. Pourtant, il a pas l'air trop idiot, à le voir, comme ça, mais faut pas s'y fier, il cache bien son jeux. Encore un coup de sa mère ça, l'autre gâteuse, bercé trop du mur, à coup sûr. Distrait, incroyablement lent à la détente, jamais sûr de rien, et surtout pas de lui. C'est bien simple, j'ai l'impression de réfléchir à sa place. Non, vraiment, au bout du compte, ce serait p'têtre criminel de le laisser se reproduire. Au contraire, je crois bien que ce serait là un geste pour l'humanité que de l'en empêcher. Enfin, que j'arrête de jacter à propos de c'demeuré, ça va finir par me polluer l'humeur. |
Kintama ~ ~ par Kintarō| Citation: | Ce gros tas ? Une vraie plaie ! Tanuki qu'il se dit. Tout ce que je vois c'est un espèce de blaireau obèse, à taille humaine, qui, lorsqu'il n'est pas vautré sur son futon, se donne des airs, à déambuler sur ses pattes arrières, en habit de prince. Si c'était pas toute cette fourrure et cette queue touffue, il pourrait presque se faire passer pour quelqu'un de respectable. Et vas-y que je te baratine... Eh oui, parce qu'il cause notre langue, le bougre. Ah ça, on peut dire qu'il a pas sa langue dans sa poche. Toujours à ouvrir sa gueule puante pour débiter obscénités et grossièretés, à ne plus savoir qu'en faire. Un obsédé, pour de bon. Toujours à reluquer ici et là, c'est maniaque. Une loque, aussi. Flemmard comme c'est pas permis, qui passe ses journées allongé, à aligner les bouteilles de saké, ponctuant ses frasques d'alcoolo par quelques jurons, des rots majestueux et pléthore d'autres joyeusetés à la vulgarité douteuse. Parfois, je me demande si c'est pas plutôt avec le frigo qu'il est lié. Je vous jure, un parasite comme on en fait plus. Odieux, impertinent, râleur, dictateur égoïste et égocentrique, toujours à critiquer, à sermonner ou à cracher son venin. En fait, je ne connais que deux choses qui puissent le combler : boire et m'humilier. Et encore, ça ne dure pas. Dans un cas comme dans l'autre, faut toujours qu'il en remette une couche. Mais je me le suis juré... un jour, je sais pas quand, mais un jour, de sa moumoute dont il est si fier, foi de Kintarō, j'en ferais ma descente de lit. |
Techniques ~ ~ Kintama uniquement- Gyaku Kuchiyose : Kintarô
| Spoiler: | | | | Principe a écrit: | Il s'agit d'une technique d'invocation inversée, qui permet à la bestiole d'invoquer son humain. Bien sûr, cela ne fonctionne que "d'un monde à l'autre". Mais, curieusement, il semblerait qu'avec les années, Kintama l'ayant tellement squatté, la maison Tanaka elle-même soit devenu une sorte de "domaine à part", magique, auquel les deux compères sont rattachés. Aussi, lorsqu'il déclenche l'invocation, Kintama peut faire apparaître Kintarō près de lui, mais à condition que celui-ci fut, dans l'intervalle, présent quelque part dans la-dite maison, uniquement. Et s'il rompt l'invocation, peu importe où Kintarō se trouve à l'instant, il l'y renvoi, là-bas, automatiquement. |
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- Kao Utsushi
| Spoiler: | | | | Principe a écrit: | Cette technique là représente la capacité de Kintama, comme celle de n'importe quel tanuki dans le folklore japonais, à emprunter, à l'identique, la forme de quelqu'un d'autre. Ce n'est pas un Genjutsu (non, non), c'est bel et bien physique, et tellement bien fichu, jusqu'à l'odeur de copiée, qu'à l'œil, la copie est proprement indiscernable de l'original. Ceci étant, pour être exécutée, la technique nécessite tout de même une observation préalable attentive de la personne ciblée. Pour la suite, tout est affaire de jeu d'acteur. Heureusement, Kintama se débrouille plus que correctement dans le domaine. |
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- Keisaigakure
| Spoiler: | | | | Principe a écrit: | C'est une technique qui consiste, "tout simplement", à se rendre invisible, masquant même l'odeur, mais pas les bruits, de pas comme de voix. Kintama l'utilise la plupart du temps lorsqu'il est de sortie, principalement aux côtés de Kintarō. Cela lui permet de ne pas attirer l'attention sur lui, d'aider son compère à se faire passer pour un shinobi d'exception, en toute discrétion. Du moins, pour peu que l'un des deux n'oublie pas soudainement de parler à voix basse lorsqu'il converse avec l'autre. Bien sûr, cela sert aussi à Kintama pour se planquer, notamment lorsqu'il n'a pas envie d'être dérangé. |
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- Utakata
| Spoiler: | | | | Principe a écrit: | Avec cette technique, quiconque arrête son regard un instant sur la queue de Kintama court alors le risque de se retrouver en son pouvoir, capturé par l'illusion. Le tanuki peut alors en user pour faire apparaître à peu près n'importe quoi à la vue de la victime, notamment en exploitant ses peurs. Ceci est une technique, il est vrai, de très haut niveau. Cependant, Kintama, malgré ses airs de goujat, n'est pas tellement belliqueux, aussi il se contente principalement de l'utiliser pour épauler Kintarō dans son besoin quotidien de berner son monde. Ou bien, en situation de combat, pour s'ouvrir des opportunités de se dérober, avant tout. |
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- Tanuki no Warabeuta ~ La Comptine du Tanuki
| Spoiler: | | | | Principe a écrit: | Technique similaire à Nehan Shouja, à ceci près qu'au lieu de simplement permettre d'endormir un paquet de monde juste en croisant des doigts pour faire apparaître toute une volée de plumes, Kintama entonne ici un chant. Tan Tan Tanuki no kintama wa, Kaze mo nai no ni, Bura bura Et tout ceux qui l'entendent sont pris, sur l'instant, d'une furieuse envie de piquer un somme. C'est l'effet Rondoudou ! |
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Code ~ ~Contrairement à ce cher Kintama, Kintarô, lui, a bien lu les règles (EdK). Les deux restent tout de même de sacrés parasites...
Dernière édition par Kintarō | Kintama le Mar 1 Juin - 10:48, édité 19 fois |
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