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| <| Message | Auteur | Sujet: Maman Sam 22 Mai - 15:32 | |
| Depuis deux jours, Kaneko avait remué ciel et terre pour retrouver la trace de la famille Hige, ce qui s'était avéré compliqué et quelque peu énervant. Il faut dire qu'en dehors de Chôcho Namida, la charmante serveuse de l'auberge, et de ses parents, il trouvait le Kirijin aussi sympathique qu'une porte de prison. Le premier jour, celui de son arrivée à Kirigakure, il avait demandé à beaucoup de personnes dans le Village de la Brume, des anciens de préférence, s'ils ne se rappelaient pas par hasard d'un couple arrivé dans la région dix ans auparavant : un homme à la moustache brune, et son épouse aux cheveux blancs immaculés. Réponse négative la plupart du temps, quand il y en avait une. La rencontre-type ? Kaneko interpellait des passants dans la rue, et ceux-ci s'empressaient de lui répondre un vague "je ne sais pas" et continuaient leur chemin. Ou alors Kaneko frappait à la porte d'une maison, le locataire lui ouvrait, le détaillait de pied en cap, et répondait sèchement "je ne sais pas". Une ou deux fois il était quand même tombé sur des habitants plus amicaux que la moyenne, qui lui avaient répondu "je ne sais pas, désolé" en lui souriant timidement. Sa première journée d'investigation avait donc fait chou blanc.
Irrité par le fait de n'avoir rien trouvé, même pas un indice, il était rentré le soir à l'auberge et n'avait parlé à personne, ce qui était préférable vu son humeur. Il avait plutôt passé une partie de la nuit à picoler dans un coin de la salle, blasé. Il avait eu besoin d'aide pour remonter dans sa chambre, d'ailleurs. Et parmi la brume alcoolisé qui avait envahi son esprit au cours de sa soirée, il avait retenu un vague conseil de la serveuse, qui lui avait suggéré de demander à consulter les registres des habitants de Kiri.
Le lendemain de sa cuite en solo à l'auberge, il s'était donc levé tard, avec un pivert dans la tête qui lui martelait le front de l'intérieur. Tellement tard que quand il était arrivé aux bureaux de renseignement de Kiri, ceux-ci fermaient tout juste. Il en avait été quitte pour une journée blanche, de quoi le démoraliser, heureusement Chôchô lui avait fait retrouver le sourire, et il était armé d'une détermination et d'une foi inébranlable dans le succès de ses recherches. Kaneko était donc allé au bureau des renseignements, et avait dû faire preuve d'une extrême diplomatie et tout son talent de séducteur pour laisser la kunoichi en charge des dossiers le laisser accéder aux fichiers des habitants1. Et en fouinant patiemment et minutieusement il avait fini par trouver son bonheur !
Evidemment ils ne portaient plus leur vrai nom, ce qui expliquait qu'il avait passé de longues heures à chercher ce qu'il voulait, sous couverture de la kunoichi responsable. Il était alors tombé sur la photo d'une femme aux cheveux blancs et yeux bleus envoûtants, une certaine Hanami Kegawa. Elle était plus âgée que dans ses souvenirs, moins radieuse, mais le nekonin la reconnut presque aussitôt. Pour vérifier il avait consulté la fiche de son époux : Hidema Kegawa, la quarantaine, moustache rasée mais son visage lui était familier - il n'avait pas un souvenir aussi précis de son père. Installés depuis onze ans dans une petit hameau à l'extérieur de Kirigakure, tenant un atelier de réparations d'outils en fer. Rien à voir avec le métier d'artistes de cirque, c'était étrange2. Mais malgré les doutes qui persistaient, ces deux personnes constituaient la seule piste exploitable, donc c'était la suivre ou repartir dans une recherche au p'tit-bonheur-la-chance.
La kunoichi du service des renseignements lui avait aimablement indiqué l'emplacement de ce petit hameau, un groupement d'une poignée d'habitations. Après avoir quitté la ville au nord et parcouru quelques centaines de mètres vers le nord, on arrivait à un premier hameau. Il fallait ensuite prendre le chemin à droite qui s'enfonçait légèrement dans la jungle, pour déboucher sur une clairière.
Kaneko avait donc suivi les indications et arriva, un peu fébrile à l'idée de revoir ses parents, au beau milieu du hameau en question. Il se demandait ce qu'il allait pouvoir leur raconter, et à dire vrai il avait surtout peur de leur reprocher trop vite de l'avoir abandonné à Iwa, car c'était bien un sentiment d'abandon que Kaneko avait dû porter sur ses épaules tout au long de son enfance, une partie de son adolescence, et qui avait resurgi au moment où il pensait ne plus se soucier de cette histoire qu'il croyait sans importance.
Il y avait effectivement une maison adjacente à un atelier rempli d'outils, mais dans lequel personne ne travaillait, cependant. C'était forcément à cet endroit. Il alla devant la porte de la maison, y frappa et attendit qu'on lui ouvre. Un voisin mit le nez dehors, et le regarda d'un air sombre, se demandant qui était cet énergumène aux cheveux argentés. Kaneko lui fit les gros yeux, ceux de la série "tu veux ma photo ?" et à cet instant la porte s'ouvrit.
Kaneko se retourna et vit le visage encadré de blanc de Hanami Kegawa, comme elle se faisait appeler désormais. La femme était désormais entre deux âges, approchant de la cinquantaine, mais toujours belle pour une femme de son âge. Et aucun doute possible, Kaneko reconnaissait ce regard : c'était lui qu'il voyait quand il était devant son miroir. Ils restèrent un moment sans rien se dire, mais dans leurs yeux ils virent que chacun avait évidemment reconnu l'autre.
-"Vous êtes bien Hanami Kegawa ?" -"Oui c'est bien moi."
La mère de Kaneko paraissait intriguée, elle pensait qu'il l'aurait appelée "maman" et qu'il se serait montré content de la voir.
-"Et votre vrai nom de famille, c'est Hige, je me trompe ?" -"C'est toi ?" s'extasia-t-elle doucement, s'approchant plus près du nekonin et passant sa main dans ses cheveux comme pour vérifier qu'il était bien là, devant elle. "C'est bien toi Kaneko ?"
Pour toute réponse, Kaneko se contenta de laisser une larme naitre au coin de son oeil, et il prit aussitôt sa mère dans ses bras, savourant une chaleur qu'il n'avait pas ressentie depuis maintenant dix-sept longues années.
-"Tu m'as manqué mon chéri... Terriblement manqué," fit Hanako Hige en fondant en larmes à son tour.
1. Il l'avait également invitée à manger le soir-même à l'auberge Namida, mais ceci est une autre histoire... 2. Le père de Kaneko avait autrefois été le forgeron du clan Hige, mais l'Iwajin l'ignorait. _________________ | Citation: | "La rêverie nous a conduits où nous sommes aujourd'hui; très tôt au cours de notre évolution, nous avons appris à laisser notre imagination si bien vagabonder qu'elle a bientôt ramené des souvenirs."
Sir Terry Pratchett |
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| | |  | Sujet: Re: Maman Jeu 27 Mai - 15:58 | |
| Il s'était déjà passé une demi-heure, pendant laquelle Hanako avait posé toutes les questions qui lui passaient par la tête, voulant en savoir plus sur ce qu'avait fait son fils pendant toutes ces années. Il lui raconta donc son histoire avec plus ou moins de détails, présentant le tout sous un jour plus optimiste que la réalité. Il avait naturellement occulté les années passées à boire et à saboter son avenir, et dans sa bouche il était un bon ninja depuis sa sortie de l'académie.
Sa mère se leva pour préparer du thé, après que Kaneko en eut accepté un. Le temps qu'elle s'absente dans la cuisine il en profita pour sortir sur la terrasse à l'arrière de la maison, et roula une cigarette.
-"Mais tu fumes ?!" fit sa mère en apportant le thé sur un plateau. -"Ouaip." -"Tss !" s'indigna-t-elle silencieusement en servant une tasse à son rejeton. -"Je sais."
Une demi-heure qu'il était là, et il n'avait que raconter sa vie à sa mère, laquelle avait bu son récit, émerveillée que son fils soit devenu un ninja beau et fort. Kaneko, au-delà des sentiments qu'il ressentait naturellement, ne savait pas comment se comporter avec elle, les années passées seul à Iwa l'avaient enfermé dans une solitude émotionnelle dont seule Ayane avait réussi à l'extirper momentanément. Aussi quand il aborda une question à priori gênante, il ne prit pas de gants.
-"Où est papa ?"
Hanako marqua un temps d'arrêt au moment de reposer la théière sur le plateau, avant de répondre d'un air triste.
-"Ton père est parti." -"Parti ? Comment ça ?" -"Il m'a quittée il y a trois ans." -"Oh, désolé..." -"Ce n'est pas de ta faute, mon chéri. J'imagine que c'était inévitable."
Kaneko ne comprenait pas. Dans son souvenir son père et sa mère étaient inséparables, affichant l'image d'un couple radieux. Il se dit aussi que ses souvenirs remontaient à l'âge de sept ans, et à cet âge on n'imagine pas ses parents séparés. Ainsi son père avait laissé son épouse ici, toute seule. Le nekonin lui en voulut à cet instant.
-"Pourquoi est-il parti ? Raconte-moi."
Hanako s'assit confortablement par terre, à moitié allongée, et se dégagea une mèche de ses longs cheveux blancs. Kaneko y reconnut l'un de ses propres tics.
-"Avant ça, dis-moi pourquoi vous m'avez abandonné à Iwa."
La mère de Kaneko leva des yeux farouches vers son fils, et se jeta en avant pour le gifler. Elle l'avait fait avec une telle grâce et une telle assurance que Kaneko préféra ne rien dire.
-"Ne répète jamais que je t'ai abandonné ! Jamais, tu entends ?" -"Pardon," émit Kaneko timidement. -"J'ai toujours regretté de t'avoir laissé là-bas. J'ai eu le coeur brisé ce jour-là. Tu ne sais pas ce que c'est que de devoir laisser son enfant derrière soi." -"..." -"Nous étions pourchassés par Kumogakure. Nous avons jugé que c'était plus prudent que tu ne restes pas avec nous. Au moins, tu avais plus de chances de survie si tu étais à l'abri dans un des grands villages."
Kaneko demanda à en savoir plus, et alors sa mère lui expliqua le pourquoi du comment. L'histoire du clan Hige, leur tentative de coup d'état avortée, la répression sans pitié, la fuite et l'errance à travers les pays, pour finir à Iwa où ils avaient préféré cacher leur enfant. Hanako fondit en larmes en abordant cet épisode, visiblement le souvenir en était trop douloureux pour elle ; elle se confondait en excuses, implorant presque son fils de lui pardonner. Celui-ci lui prit la main et l'étreignit entre ses doigts.
-"Ne t'inquiète pas, maman, je comprends."
Il préféra l'orienter sur le sujet de son père, qui avait l'avantage de ne pas la mettre dans un tel état, même si ça la rendait nostalgique.
-"Qu'est-il arrivé à papa, donc ?" -"Après que nous t'ayons laissé, nous avons continué un peu le cirque, voyageant de pays en pays. Mais les Kumojin nous pourchassaient toujours, et il s'est avéré qu'avec la mer à franchir, Kirigakure constituait le refuge le plus sûr. C'est ton oncle Minako qui nous a permis de prendre le bateau, car au moment où nous venions d'embarquer, les assassins de Kumo nous ont retrouvés." -"L'oncle Minako ? Qu'est-ce qu'il est devenu, lui ?" demanda Kaneko d'un air réjoui.
"Tonton Miko", comme il l'appelait étant petit, était l'idole de sa prime enfance, celui à qui il rêvait de ressembler. Il était très curieux de savoir ce qui lui était arrivé.
-"Il est mort." -"Oh," fut seulement capable de répondre Kaneko. -"Il s'est sacrifié pour nous permettre de nous enfuir. Nous pensons qu'il est mort, car personne ne l'a jamais revu. Il a déchainé ses flammes pour faire sauter une partie du port, les assassins, et probablement lui-même aussi..."
Kaneko et sa mère observèrent une minute de silence, en mémoire de Minako Hige. Le nekonin d'Iwa n'était pas tellement empli de tristesse, il avait connu son oncle il y a trop longtemps pour éprouver un quelconque sentiment de ce genre envers lui.
-"Et ensuite ?" -"Ensuite nous avons fait le tour des îles de l'archipel, on présentait notre spectacle, mais sans ton oncle il perdait beaucoup de son intérêt. Et puis tu sais, le Pays de l'Eau est un pays assez pauvre dans l'ensemble, alors ça ne marchait plus suffisamment, et la troupe a fini par se séparer. C'est à peu près à cette époque que nous avons appris une grande nouvelle : Kumogakure venait d'être rasé par l'Akatsuki. C'en était fini des représailles, nous n'avions plus cette menace permanente au-dessus de nos têtes. Alors ton père et moi nous nous sommes installés ici. Nous avions pris une fausse identité depuis longtemps, aussi nous l'avons gardée." -"Et qu'avez-vous fait, alors ?" -"Ton père a réouvert un atelier, reprenant le métier de forgeron qu'il avait dû abandonner depuis des années." -"Tout allait bien on dirait, alors pourquoi est-il parti ?"
L'expression de Hanako s'assombrit encore un peu plus, et elle poursuivit.
-"Je n'ai pas retrouvé le sourire depuis le jour où je t'ai quittée. Puis on a appris que la guerre avait éclaté à Iwa, et alors j'ai sombré dans la dépression. Ton père ne l'a pas supporté, et nous avons commencé à nous disputer de plus en plus souvent. Pour moi tu étais comme mort, tandis que lui ne rêvait que d'une chose : te voir devenir un grand ninja et perpétuer le clan. Nous avons quand même essayé d'avoir un autre enfant... mais... il était mort-né.
Cette fois Hanako pleura tellement qu'elle fut incapable de poursuivre. Kaneko se leva prestement et vint auprès d'elle pour la prendre dans ses bras, essayant ses larmes avec ses doigts fébriles. Sa mère n'avait connu que de rares moments de bonheur dans sa vie, entre l'éradication de leur clan et la vie de fugitifs, et quand ils avaient eu l'occasion de s'installer et de connaitre enfin la tranquilité, rien ne s'était passé non plus comme prévu.
Il la réconforta du mieux qu'il put, en l'étreignant et en lui parlant doucement, et en embrassant le sommet de son crâne immaculé.
-"Ne pleure pas, maman. Ne pleure pas..." -"Il m'avait arrachée à toi ! Je ne pouvais pas avoir un autre enfant après toi !..." continuait-elle de pleurnicher, sans chercher à se retenir. -"Je sais, maman, je sais. Mais je suis là, je ne suis pas mort ! Je me suis accroché en espérant te revoir, et je suis revenu, tu vois ?"
Hanako leva les yeux pour contempler le visage de son fils, le touchant du bout des doigts, les yeux grands ouverts et mouillés de larmes.
-"Oui, c'est bien que tu sois revenu. Excuse-moi, je ne fais que me lamenter..." -"Ce n'est pas grave, c'est moi qui t'ai demandé de ressortir ces souvenirs. Tu me raconteras la suite plus tard. Si on allait se ballader plutôt ?"
La mère de Kaneko acquiesça en souriant, contente que son fils pense à lui changer les idées, et tous deux se levèrent pour s'enfoncer au bout de quelque temps dans la jungle bordant le hameau... _________________ | Citation: | "La rêverie nous a conduits où nous sommes aujourd'hui; très tôt au cours de notre évolution, nous avons appris à laisser notre imagination si bien vagabonder qu'elle a bientôt ramené des souvenirs."
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Dernière édition par Kaneko Hige le Lun 31 Mai - 14:20, édité 2 fois |
| | |  | Sujet: Re: Maman Ven 28 Mai - 22:50 | |
| La jungle qui entourait le hameau de Hanako Hige n'était pas du genre dense, ni étouffante. En fait ce n'était que les espèces tropicales d'arbres présentes qui lui conféraient son titre de jungle, car en dehors de cela on ne risquait pas de marcher sur une mygale grosse comme le poing, ou de se cogner dans une "branche" sifflante et rampante. La seule chose qui serpentait, c'était le chemin qu'avaient emprunté Kaneko et sa mère en se tenant mutuellement par le bras, pour le genre de ballade que font une mère et son fils quand celui-ci daigne passer la voir.
Le nekonin en profita pour raconter à sa mère ses exploits de ninja, occultant certains détails, en embellissant d'autres, et l'admiration qu'elle portait à son fils lui fit oublier les soucis qu'elle avait évoqués auparavant. Elle fut notamment impressionnée par le fait que le petit garçon qu'elle avait mis au monde soit devenu finalement le bras droit d'un Kage.
-"Tu es devenu fort, mon chéri. Tu me fais penser à ton père et à ton oncle, tu sais." -"Si tu le dis," convint Kaneko, qui n'aimait cependant pas être partiellement comparé à l'homme qui avait abandonné sa mère. -"Ne sois pas cruel," répondit Hanako qui n'était pas dupe du ton employé par son fils. "Je me suis laissée aller tout à l'heure, mais c'était parce que te revoir m'a bouleversée. Je n'en veux pas à ton père, loin de là. Après la fausse couche, j'ai sombré dans la dépression, et nos relations se sont détériorées encore d'avantage. Nous nous serions déchirés s'il était resté. Et puis il n'a jamais pu oublier son clan, alors que moi je souhaitais plus que tout mettre ce passé derrière nous." -"Ouais mais quand même, il aurait pu -"
Hanako s'arrêta soudain et son regard se durcit.
-"Bon maintenant ça suffit, Kaneko Hige ! J'ai aimé ton père, alors que toi tu ne le connais même pas !"
La voix de Hanako présentait un mélange de fermeté et de douceur, et quand il était petit, le jeune Kaneko obéissait sagement quand sa mère l'invectivait - et uniquement quand c'était elle. Les années avaient passé, mais la voix de la vieille femme avait toujours le même effet sur lui. Il se tut donc aussitôt, l'air penaud, et sa mère changea tout de suite de sujet.
-"J'ai repris la forge !" -"Ah bon ?" -"Oui ! J'ai observé ton père travailler pendant des années, et j'avais besoin de m'occuper, donc voilà ! Bien sûr je fais ça seulement de temps en temps, je répare pour des amis, des voisins... pour rendre service, en quelque sorte." -"Je vois. C'est bien que tu t'occupes."
Et leur conversation dura ainsi jusqu'à ce qu'ils rentrent de leur promenade, au bout d'une petite heure. Une surprise les accueillit : un chat noir bien connu, posté sur la terrasse, qui paraissait attendre leur retour.
-"Qu'est-ce que tu fiches là, toi ?" s'étonna Kaneko.
Sa mère l'interrompit en posant une main sur son bras, puis elle s'avança vers Niko, ce qui provoqua feulements et gros dos en tout genre : le chat de Kaneko n'aimait pas tellement les étrangers qui ne lui donnaient rien à manger, surtout quand ils approchaient aussi vite dans sa direction. Mais Hanako fit quelque chose qui surprit fortement son fils. Elle chanta. C'était un chant doux et quelque peu envoûtant, qui fit effet sur l'esprit de Niko autant que sur celui de son maître. Le chat noir renifla la main tendue de Hanako qui s'était accroupie devant lui, et se laissa caresser avant de sauter sur l'épaule de maman Hige. Se lovant auprès de son cou, il ronronna à plein régime. Bluffé, c'était ainsi qu'on pouvait qualifier l'expression de Kaneko à cet instant.
-"C'est le petit chaton qu'on t'avait donné." -"Comment le sais-tu ?"
Pour toute réponse, Kaneko eut droit à un regard sous-entendant qu'il ne savait vraiment pas grand-chose sur ce chat.
-"C'est un descendant du clan des chats. Il te suit partout, je parie." -"C'est vrai qu'il a tendance à s'incruster sans raison, mais..." -"Et toujours dans les moments importants, n'est-ce pas ?"
C'était vrai. Niko avait le don de s'imposer quand il s'agissait d'accompagner son maître sans raison aucune. Mais après réflexion il avait là pour l'examen chuunin, et pour ses voyages à Konoha et Kiri, sans que Kaneko décide de l'emmener. Niko avait aussi été présent dans l'entrepôt, le jour où il s'était dit qu'il devait arrêter les conneries pour de bon. Et quand Ayane était morte, Niko l'avait, là encore, accompagné dans sa dépression, et il n'était pratiquement pas sorti pendant deux semaines. De manière générale, Niko était sa seule famille à Iwa, et il ne l'avait jamais abandonné.
-"C'est mon chat, quoi. Il m'aime bien, c'est tout." -"Ne sois pas dupe, mon chéri. Tu l'as au moins senti."
Il ne pouvait pas le contester : cet abruti de chat était plus qu'un simple chat. Presque humain.
-"Il doit avoir dans les..." -"Il a dix-sept ans." -"Hmm, les chats du Mont Nyan-nyan ont toujours vécu plus longtemps que leurs congénères. Certains ont même doublé l'espérance de vie moyenne d'un chat normal, et le plus vieux dépassait le siècle d'existence. La longévité est une des nombreuses choses qu'ils ont empruntées aux humains. Tu sais pourquoi nous te l'avions donné ?" -"Pour que je me sente moins seul, j'imagine..." -"Ça, c'était la raison pour laquelle je tenais à ce que tu aies un chat. Ton père, lui, tenait à ce que tu aies ce chat et pas un autre. Viens par ici."
Hanako Hige fit signe à son fils de le suivre jusque dans l'atelier jouxtant la maison. Là elle se tint au milieu de la pièce et continua de caresser Niko en fermant les yeux.
-"Hmmm... oui, c'est parfait," et elle le lâcha par terre. "Figure-toi que ton chat est un bakeneko depuis qu'il a treize ans." -"Pardon ?" -"Tu as bien fait de vouloir nous retrouver, car tu ne sais rien, mon chéri. Les membres du clan Hige se voyaient attribuer un chaton à l'âge de sept ans. Ils devaient l'élever, et se débrouiller pour vivre en harmonie avec lui. Quand un Hige devenait adulte, à l'âge de vingt ans, son chat en avait alors treize, il devenait un bakeneko et s'éveillait à de nouveaux pouvoirs. Grâce à l'entrainement draconien auquel les Hige s'adonnaient, le jeune adulte et son bakeneko formaient un duo redoutable. C'est ce qui a fait la force de notre clan pendant des décennies."
Kaneko n'en revenait pas. Jamais il ne se serait douté qu'un abruti de chat aie d'autre pouvoir que celui de vider une boîte de thon en moins de deux minutes. Il fixa Niko, s'attendant presque à l'entendre parler pour lui dire quelque chose du genre "ben ouais". La mère de Kaneko farfouilla délicatement sur l'établi, parmi les outils en cours de réparation disposés ça et là. Elle prit un couteau dans sa main.
-"Tu as entendu parler des neuf vies d'un chat, j'imagine ?" -"Ce n'est qu'une légende, tout le monde le sait." -"Pas pour les bakeneko. D'après ce que le tien m'a dit, il en a déjà gaspillé une."
Kaneko se demandait si sa mère était sérieuse, il se demandait également ce qu'elle faisait avec un couteau, et comment ce crétin de Niko avait fait pour perdre une de ses vies. Dans la panique, il posa la dernière des trois questions.
-"Comment ?" fit-il, incrédule. -"Nourriture empoisonnée, d'après ce que j'ai compris. Mais ton chat n'a jamais appris à communiquer avec les humains, je ne peux que deviner."
Elle hésita. Hanako Hige ne pouvait pas se résoudre aussi facilement à commettre un tel acte envers son fils unique, son fils qu'elle n'avait pas revu depuis dix-sept longues années, et dont l'absence avait plongé son existence dans une tristesse indescriptible que seules les mères sans enfant peuvent connaitre. Elle avait fait fuir son époux à cause du vide laissé dans son coeur par sa progéniture, et plus que tout elle avait craint qu'il ne connaisse la destinée funeste de son clan. Mais il était là, devant lui, totalement ignorant de son potentiel. Même si elle avait renié les idéaux de son clan exprimés par son ex-mari, elle restait une femme du clan Hige, et à ce titre elle était fière de ce qu'était devenu son cher fils. Elle ne pouvait donc pas le laisser comme ça, sans le guider vers la seule voie envisageable, même si elle aurait préféré qu'il s'en éloigne.
Hideko, imbécile, tu serais fier de ton fils. Tu voulais qu'il devienne un vrai Hige ? Je vais l'aider à exaucer ton souhait.
-"Afin de sceller le lien entre le jeune Hige et son bakeneko, on procédait à un rituel symbolique," fit-elle tout en s'approchant à pas lents, toute en grâce, de son fils. "Pour cela on tuait le jeune adulte, puis nous l'enfermions toute une nuit dans une pièce, avec son chat. Si le lendemain matin, il était revenu à la vie, alors il devenait officiellement un véritable membre du clan."
Kaneko commençait à saisir de quoi elle parlait, mais ne pouvait faire un geste pour éviter ce que sa mère s'apprêtait à faire, envoûté comme toujours par sa voix à la fois douce et autoritaire. Hanako posa une main affectueuse sur la nuque de son fils, et lui adressa un regard plein de tristesse, comme pour s'excuser d'avance.
Puis elle planta le couteau dans le coeur du nekonin d'Iwa.
Il écarquilla ses yeux d'un bleu pur, dans un mélange d'horreur et d'incompréhension, puis du sang coula de ses lèvres et il s'effondra, cadavre inerte sur le sol de l'atelier. La vieille Hanako laissa tomber la lame avec lequel elle venait de tuer son propre fils, et prit son visage dans ses mains pour pleurer. Même si elle savait avec certitude ce qu'elle faisait, il s'agissait quand même d'un geste absolument cruel et contre nature. Elle retrouva son calme au bout de quelques minutes. Patiemment, elle rangea le couteau là où elle l'avait pris, sortit de l'atelier et s'adressa à Niko, assis près du corps de son défunt humain.
-"Tu sais ce qu'il te reste à faire, toi."
Niko miaula comme pour acquiescer, et Hanako Hige referma la porte de l'atelier. _________________ | Citation: | "La rêverie nous a conduits où nous sommes aujourd'hui; très tôt au cours de notre évolution, nous avons appris à laisser notre imagination si bien vagabonder qu'elle a bientôt ramené des souvenirs."
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| | |  | Sujet: Re: Maman Lun 31 Mai - 16:52 | |
| Kaneko se réveilla, allongé par terre sur le dos. Il ne voyait rien, enfin plus précisément il constatait qu'il n'avait rien à voir. L'atelier avait disparu, sa mère avait disparu, ainsi que son chat. Pas de doute, il n'y avait rien autour de lui... si ce n'était une faible lumière au loin. Il se releva, un peu paniqué, et se dirigea vers la source lumineuse, puisque de toute façon il n'y avait que ça à faire. Il se rappelait d'une chose : sa mère s'avançant vers lui, un couteau dans la main. Il se souvenait aussi de la crainte qu'il avait ressentie, et l'état d'incompréhension dans lequel il s'était trouvé. L'espace était visiblement une notion assez vague là où il se trouvait, quel que fût l'endroit en question, car la lumière se rapprochait excessivement lentement. Mais au bout de quelques minutes interminables, il commença à distinguer la cause de cette tâche lumineuse au milieu du néant. C'était un feu de camp, et une silhouette humaine était assise juste à côté. Au bout de quelque temps il finit par arriver à l'endroit, et s'immobilisa, attendant que la silhouette ne remarque sa présence. Ce qui ne tarda pas. -"Bonjour," fit celui qui s'avéra être un homme, un ninja d'après son accoutrement. -"Bon... jour ?" répondit le nekonin, perplexe. -"Assieds-toi, je t'en prie."Oui d'accord, et on va griller des brochettes, aussi ? pensait Kaneko. Mais par politesse il s'assit en tailleur, toujours hésitant. Il posa ses mains sur ses genoux et attendit, fixant le feu, comme hypnotisé. L'homme brisa le silence. -"Tu ne me reconnais pas ?"-"Je suis censé vous connaitre ?"-"Pas vraiment... plus ou moins, j'imagine."Après examen, le ninja avait un air familier. Il ressemblait un peu à Kaneko, les cheveux bruns parcourus de reflets roux, la carrure athlétique sans être imposante, la clope au bec. Là où le nekonin était mal rasé, l'individu arborait une courte barbe. Il avait aussi des yeux profonds, à la pupille fendue, fixant lui aussi le feu. Kaneko eut une intuition, alors il chercha à la confirmer par quelques questions. -"Si on s'est vu, c'était il y a longtemps alors."-"Tu ne crois pas si bien dire."-"Dites ? On est où là, au fait ?"-"Nulle part puisque nous sommes morts."D'accord, il était donc en train de rêver, cela ne faisait aucun doute. Le nekonin se pinça pour vérifier, ce qui ne servait absolument à rien puisqu'il s'était déjà pincé en rêve et cela n'avait rien changé ; le rêve avait continué et il s'était quand même réveillé dans son lit. L'homme ricana, moqueur, ce qui déplut fortement à Kaneko. -"Pas la peine de vous moquer."-"Je ne me moque pas, c'est juste que tu me rappelles moi la première fois que je suis venu ici. Tu n'as toujours pas deviné qui j'étais ?"-"J'ai de gros doutes, mais aucune certitude."L'homme hocha la tête de dépit, Kaneko était vraiment irrécupérable. Il se pencha en avant pour s'approcher du nekonin, et lui infligea une pichenette sur le bout du nez. -"Hey !" protesta Kaneko. -"Tu es vraiment un abruti de nekonin des fois. Toujours à vouloir rationaliser, tu ressembles bien à ton père !"-"Vous connaissez mon père ?"-"Excuse-moi, mais tu comptes vouvoyer ton oncle encore longtemps ?"Kaneko se tut un instant, vexé. Puis il reprit en se défendant d'avoir douté. -"Je m'en doutais mais je n'osais pas affirmer une telle chose, parce que c'est tout bonnement impossible, maman m'a dit que tu étais mort. Tu es donc vraiment l'oncle Minako ?"-"Non pas vraiment, je ne suis pas vraiment là, et toi non plus, d'ailleurs."-"Mais..."-"Comme je te l'ai dit, nous ne sommes nulle part."-"Oui c'est ça, et je suis mort," répondit Kaneko avec cynisme. -"Ta mère t'a expliqué le rituel, non ?"Kaneko chercha à se remémorer des instants qui lui paraissaient lointains, très lointain. Elle lui avait en effet parlé d'un rituel de passage à l'âge adulte, qui consistait à... -"Attends, elle m'a tué ?!!!"-"Tu vois quand tu veux, tu comprends."-"Mais pourquoi ?"-"Pour que tu ressuscites, pardi ! C'est comme ça qu'on devient un vrai Hige. Ton chat va s'en occuper, à condition que tu te sois bien occupé de lui."Kaneko ne dit rien. Il ne comprenait pas encore complètement. Minako s'en rendit compte, et jugea bon de lui en révéler un peu plus. -"Bakeneko no Kyûseikatsu , les neuf vies du chat. C'est une capacité qu'acquièrent certains chats de notre clan quand ils atteignent l'âge de treize ans. Niko fait partie de ces élus, et il va te faire cadeau d'une de ses vies pour te rendre la tienne. Enfin, si tout se passe bien..."-"Parce qu'il y a un risque que ça ne marche pas ? Super, génial."-"Oh arrête de râler, s'il-te-plait. Ta mère n'est pas bête, si elle a fait cela, c'est qu'elle était sûre que tu t'en sortiras."A cet instant, Kaneko ressentit une douleur immense au niveau du coeur, d'ordre physique, et il se tordit de souffrance. -"Ah, je crois bien que ça y est !"-"M-mais... je n'ai p-pas fini de..."-"De discuter ? J'imagine bien. Mais tu reviendras ici, crois-moi."La voix de Minako se fit de plus en faible, tandis que la scène du feu de camp s'éloignait pour redisparaitre peu à peu dans l'obscurité. Kaneko se sentait tournoyer dans le vide, sensation étrange quand il n'y avait aucun point de repère par rapport auquel on tournait. La voix de son oncle résonnait encore en écho. -"Tu entends, Kaneko ? On se reverra, ne t'inquiète pas..."Kaneko rouvrit les yeux, et le flou qui emplissait son champ de vision se dissipa peu à peu, révélant l'atelier de ses parents, et une forme noire se transforma en chat noir penché sur lui. Niko était en train de lui lécher le visage. La vie emplissait à nouveau son corps, et avec elle la douleur dûe à sa blessure mortelle. Le nekonin serrait son pectoral gauche, sa main était pleine de sang, mais à sa grande surprise celui-ci ne s'écoulait plus de la blessure. Il se releva, les jambes flageolantes, il était encore faible. Il se dirigea tant bien que mal vers la porte et l'ouvrit pour sortir au grand jour. Il cherchait sa mère des yeux, mais ne la trouva pas. Elle apparut au détour du bâtiment. -"Ça y est, tu es revenu. Félicitations, mon enfant."Kaneko lui lança un regard noir, comme si elle s'était fichu de lui. Puis il s'effondra à nouveau, la respiration haletante, avant de reperdre connaissance. -"La blessure s'est résorbée, mais elle est encore trop vive," commenta-t-elle pour elle-même. Elle emporta le corps de son fils dans la maison, avec difficulté, là elle le soignerait. *** *** *** Le lendemain matin, Kaneko était sur pieds. Sa mère l'avait soigné à coups d'onguent et de remèdes connus du seul clan Hige, et en une journée il s'était rétabli. Elle lui expliqua tout ce qui s'était passé, et pourquoi. Il avait réussi avec succès cette espèce d'examen de passage un peu glauque, et il était désormais un membre à part entière de son clan. Sa mère était justement une chaman, une femme du clan spécialisée dans la communication avec les chats, et tous les rituels qui s'y associaient, elle était en quelque sorte le lien spirituel entre les humains et les chats du clan. Bien qu'elle n'eût pas pratiqué le rite de passage depuis des années, elle s'en était rappelée parfaitement : tuer le jeune Hige d'une blessure au coeur, lui retirant ainsi la vie dont l'absence permettait alors au jeune homme et à son chat de concrétiser le lien qui les unissait. Si le jeune mourait pour de bon, alors ce lien n'avait pas été assez fort, et humain et chat ne méritaient tout simplement pas de faire partie du clan. Mais elle ne s'était pas fait de souci pour son fils. La solitude dans laquelle il avait vécu avait permis à Niko de devenir la seule famille de l'Iwajin, sans compter que lui aussi avait été arraché à sa mère 1, donc la réciproque se vérifiait. Le jour se levait quand il s'apprêta à partir. Il était temps pour lui de rejoindre la délégation d'Iwa, car l'examen chuunin débutait le jour même. Il fit donc ses adieux à sa mère, un moment d'émotion qu'il ne s'était pas attendu à ressentir aussi intensément. L'absence dans son coeur avait été comblée, et il en découlait en plus un nouveau pouvoir pour le nekonin, qui justifiait d'avantage le surnom qu'il s'était lui-même attribué sans trop savoir pourquoi. Il n'en ressortait pas forcément changé, mais il sentait qu'il était plus... plus lui-même. Debout face à sa mère, il ne savait pas trop quoi dire, ne trouvait pas les mots. -"Pourquoi tu ne rentrerais pas à Iwa avec moi ? Je pourrais te trouver une petite maison où t'installer, et tu pourrais avoir un atelier."Hanako sourit, touchée par l'attention de son fils, et le gratifia d'une caresse sur la joue. -"Merci, mon chéri. Mais ce ne sera pas la peine, je suis bien ici, je me suis fait des amis, et je commence à m'habituer à ma vie de petite vieille solitaire."-"Oui, mais..."-"Et puis tu es grand maintenant, tu n'as plus besoin de moi. Tu as déjà l'air ridicule avec cet ignoble survêtement rouge, je n'ai pas envie que tu sois en plus qualifié de "fifils à sa maman". Ce serait indigne du bras droit d'Iwa."-"Tu as sûrement raison," admit Kaneko, même s'il avait plutôt envie de répondre "mon survêt' rouge il t'em***de !"Elle prit ses mains dans les siennes, lui prodiguant les derniers conseils d'une mère à son enfant. -"Tu as beaucoup grandi, et je suis fier de toi, ne l'oublie jamais. Vis ta vie, comme tu l'as toujours fait, et cela suffira à mon bonheur."Kaneko sourit, gêné. Il ne pouvait qu'admirer le sens du sacrifice de sa mère. Evidemment qu'elle souhaitait rester auprès de son fils, évidemment qu'elle en voulait à son époux de l'avoir abandonnée. Mais elle ne souhaitait rien de plus que les voir aller au bout de leurs rêves, n'accordant que peu d'importance à sa propre existence. Il avait le souvenir d'une femme belle, douce et attentionnée, sa tendre maman, et il avait découvert une femme de caractère, fière, et souhaitant uniquement le bonheur de ceux qu'elle aimait. Il aurait voulu lui dire "je t'aime maman", mais il faisait partie de cette immense catégorie d'hommes qui étaient bien incapables d'exprimer aussi clairement de tels sentiments. Alors il se contenta d'une accolade, et l'envie de pleurer le gagna. -"Ne pleure pas, mon chéri. Je ne supporterai pas une séparation dramatique une deuxième fois."-"Merci maman," lui sourit son fils. "Et au revoir. Je t'écrirai, promis !"Il la lâcha et imprima son sourire dans sa mémoire, avant de se retourner, Niko sur ses talons. Comme la fois où ses parents l'avaient confié à Iwa, il pleurait à chaudes larmes, sauf que cette fois il s'agissait de larmes de bonheur... 1. Une chatte blanche rescapée du clan, du nom de Nana._________________ | Citation: | "La rêverie nous a conduits où nous sommes aujourd'hui; très tôt au cours de notre évolution, nous avons appris à laisser notre imagination si bien vagabonder qu'elle a bientôt ramené des souvenirs."
Sir Terry Pratchett |
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| | |  | Sujet: Re: Maman Sam 18 Sep - 12:57 | |
| Locké et archivé le 18/09/2010. _________________  |
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 Nombre de messages: 488 Age: 18 Localisation: A côté de la plaque ! /o/ Nindô: Si un jour quelqu’un te fait du mal, ne cherche pas à te venger, assieds toi au bord de la rivière, et bientôt tu verras son cadavre passer. Date d'inscription: 09/11/2009
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