AccueilAccueil  FAQFAQ  MembresMembres  GroupesGroupes  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



 

Partager|
<

[FB] Toute une éducation à refaire... !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4
MessageAuteur
MessageSujet: Re: [FB] Toute une éducation à refaire... ! Sam 23 Avr - 23:30

Quelque part.



Ce fut d'abord le bruit sourd et mécanique de sa propre respiration qui sortit Etsu de sa plénitude, doucement, comme après une longue plongée sous-marine. C'est la lumière de synthèse, agressive et qui éclairait de plein pot son visage, qui l'en tira totalement, et encore plus désagréablement quand il se rendit compte qu'il était non plus perché sur le sommet du mont sacré mais enfermé entre quatre murs, attaché à une sonde qui lui dévorait la gorge par la bouche, cloué à un lit par le buste, relié par de multiples fils à une machine qui se mit soudain à sonner l'alerte...

Etsu avait mal, terriblement mal, et il commençait à étouffer ; la dernière fois qu'il avait eu aussi mal, c'était lorsqu'il avait miraculeusement vaincu la mort et que toutes ses sensations de vivant mal en point l'avaient rattrapé d'un coup, lui faisant aussitôt regretter d'être en vie. Il se souvenait parfaitement de ce sentiment et le ressentait de nouveau aujourd'hui, tandis que des mains et des têtes totalement inconnues accouraient à son chevet, sans qu'il ne puisse rien faire d'autre que souffrir et baver.

On arracha la bestiole anguiforme qui nichait dans son gosier et la remplaça par une autre, qui vint, elle, se glisser dans le creux de ses narines. Etsu voulut d'abord se débattre, comme un cobaye qui se serait rendu compte que tout autour de lui n'est qu'instrument de torture et qu'il en est la victime, comme un fruit qui aurait compris que les mains qui le tiennent fermement le tirent vers des crocs et une mastication lente, comme un homme rendu à d'autres hommes.

Il comprit cependant très vite que les deux tubes lui permettaient de respirer plus facilement, mais ne se calma pas pour autant. L'électrocardiogramme battait la chamade, le stressait d'avantage et sonnait en adéquation plus rapidement. Autour de lui, des voix graves semblèrent se mettre d'accord dans un langage qu'il ne comprit pas, ce qui lui fit peur, au point de s'uriner dessus quand l'un des médecins planta sa seringue dans le fil qui partait de son bras.

Il lutta assez longtemps contre la froideur qui se rependait à travers lui, l'invitant à se rendormir, pour voir un visage familier venir prendre sa main et le veiller. Il se laissa ensuite aller, de nouveau bercé par le ressac de sa propre respiration, sourde et épuisée.
Invité



Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: [FB] Toute une éducation à refaire... ! Mar 3 Mai - 15:15

Au Takamagahara1.




Cette fois-ci, pas de lumière lorsqu'il ouvrit les yeux, juste le vide interstellaire. Il n'y avait plus non plus cette impression de flottaison dans ses rêves, ni même seulement l'impression d'être dans un rêve ; Etsu se sentait nu, avec tout le poids de l'univers pour corps autour de son âme. Il était debout au milieu d'une vague brume ocrée, crachée par la silhouette d'un géant assis devant lui, sur un fauteuil fait aux couleurs et dimensions de la nuit.

De cette silhouette on ne discernait que la taille monstrueuse et le calumet taillé en conséquence, duquel s'échappait la fumée, semblable à des serpents dansant hors de leur panier.


- Te voilà enfin, Daiki Etsu, fit une voix asexuée, mi-grave mi-aiguë, mi-sèche mi-réverbérée, presque de derrière mais pas totalement devant lui non plus. C'est difficile d'obtenir un entretient avec toi, dis-donc.

Le géant cracha sa fumée avant de se mettre à rire, comme s'il venait de sortir une bonne blague, dévoilant en même temps la triple rangée d'opales acérées qui lui servait de dentition. Etsu était encore en train de prendre tristement conscience de la taille du titan quand il aperçu quelque chose d'encore plus grand en arrière plan : l'étendue astrale. On y voyait plusieurs planètes en orbites, dégradé de couleurs brunes et glacées, des étoiles filantes autour de satellites lunaires, des traînées de poussières à la suite d'astéroïdes et des néants infinis.

- C'est l'univers ? Demanda Etsu, fasciné, obtenant pour réponse un hochement de tête. Où on est ?

- Le Takamagahara, ça te parle ? Fit le colosse, replantant sa pipe dans sa gueule. La plaine des dieux, le paradis, Amaterasu, Tsukiyomi2 et toute la clique, ça te dit quelque chose ?

Etsu eut alors un « Gné ? » mental avant de demander s'il n'était pas en train de rêver. Le titan éclata du même rire gras que précédemment et étira son bras gigantesque, encore plus long qu'épais, aux ongles aussi interminables que l'étaient les cheveux du ronin, pour pointer sur le torse de l'insecte-humain son index crochu, auréolé de scarifications et de bagues, demandant s'il voulait qu'il le pince pour le rassurer.

Dans un mouvement de recul futile, Etsu rejeta gentiment la proposition du géant et demanda qui il était. Le titan se mit de nouveau à rire, plus sournoisement, laissant s'évaporer du travers de ses dents des colonnes de fumée pareilles à celles des volcans. Il n'eût qu'à pencher le haut de sa silhouette pour que l'appendice démesurément long qui lui servait de nez transperce la brume ambiante et réponde à la question.

- Je crois que tu le sais déjà.

Etsu aurait reconnu ce nez parmi milles autres, bien qu'il espérait qu'il n'en existait pas autant comme lui. C'était exactement ce nez qui visitait ses rêves et qui l'accablait de tous les maux. A côté de lui, le nez et la face démontée de l'Oni Bonten étaient ridicules et il se sentit bête d'avoir pu croire l'immortelle dangereuse ; elle ne l'était en rien, comparée à ce monument devant lui.

- N'aie pas peur, Tsu-chan, je ne vais pas te manger, je sors de table, railla le Dieu face à la grimace de son humain. Je voulais juste m'assurer d'un « truc » avec toi, histoire de savoir si mes messages étaient bien passés, tu pourras retourner à ta petite vie bien tranquille après... peut-être.

Sur ces mots, les ténèbres qui inondaient le sol s'écartèrent et tout devint aussi transparent que du verre, offrant alors une vue imprenable sur le lit d'un Daiki Etsu endormi.

- Moi ? C'est moi ? C'est mon corps !!




1 Le Takamagahara est, pour les shintô, "La haute plaine du paradis", lieu où vivent les Kami, entre Ciel et la Terre ;
2 Amataresu est la déesse du soleil et Tsukiyomi est le dieu de la lune.
Invité



Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: [FB] Toute une éducation à refaire... ! Ven 10 Juin - 4:21

Au Takamagahara.




Etsu s'admira longtemps, son index pointé en direction de la représentation de sa tête de l'autre côté du sol en verre. Il ne prêta pas tellement attention à la personne qui se tenait assise sur son lit, bien trop obnubilé par la (re)découverte de son image. Il aurait volontiers cru qu'il se trouvait réellement dans les quartiers de son Dieu, voire même dans n'importe quel autre Paradis au fin fond de la galaxie, mais jamais il ne digèrerait de se retrouver face à lui-même et encore moins face à ...

- … Ce sac d'os difforme, à moitié pâle à moitié sale ? Oui, c'est toi, gloussa le Dieu, mettant ses dents parfaites en évidence.

L'ancien ninja lui jeta un regard furieux, vexé qu'on se moque de l'état lamentable de son corps qu'il constatait tout juste, catastrophé.


- Non, non, 'pas possible. C'est pas moi, ce... ce truc là, il désigna une vaste zone floue – qui englobait presque tout - de son anatomie dans laquelle il ne se reconnaissait pas. Vous l'avez inventé. Pour me faire croire... un truc. Je le sais parce que... parce que j'ai fais un clone de moi, l'autre jour, et j'étais pas comme ça, figurez-vous.

Le Titan souffla sa fumée par le nez et se redressa dans son fauteuil, avant de rire encore.

- Le clonage ninja n'est-il pas fait pour duper ? Etsu tiqua, pressentant la suite. Ne peut-il pas être également le leurre de son créateur1 ?

- Mais ! Objecta l'humain, définitivement renfrogné, je me suis vu ! Dans l'eau du Mont ! J'étais pas comme ça ! OK, j'avais cette balafre béante sur la joue. OK, j'avais les cheveux emmêlés dans la barbe. OK, j'avais perdu un petit peu de poids et je me suis peut-être un peu abimé le dos par la suite... mais... Il se tut et posa un regard triste sur lui-même, désolé de ne pas trouver des arguments plus potables pour défendre sa propre chair - plus qu'un réceptacle et plus que l'unique héritage qu'il lui restait de sa tendre maman, c'était aussi la seule chose belle et saine qu'il avait jamais réussi à avoir et à garder, jusque là, du moins.

- A ton avis, petit, il s'est passé combien de temps entre cette dernière fois où tu t'es regardé et aujourd'hui ? Etsu garda le silence, incapable de répondre. Il ne se souvenait plus vraiment du nombre de nuits passées soit enfermé dans la grotte, soit baignant dans le berceau de la cataracte. Combien de repas sautés ? Il avait mangé de la mort2, il en était sûr. Mais est-ce qu'on pouvait considérer ça comme un repas... ? Combien d'heures de repos loupées ? Il avait dormi plusieurs années au début de son exil ! Ça s'équilibrait au final ! Combien d'énergies gaspillées et non récupérées ? Il s'était battu avec le nuage vengeur, avec Bonten, avec un rocher, avec lui-même, mais n'avait jamais pris le temps de récupérer de tout ça... As-tu conscience qu'à l'heure actuelle, Daiki Etsu, tu devrais être mort ?

Ces derniers mots sonnèrent au travers de l'âme de Etsu comme la mort elle-même, et il n'eut pas besoin d'avoir de coeur dans sa poitrine3 pour se sentir mal.
Les yeux posés sur sa carcasse délabrée, aux os du crânes aussi saillants que les corniches montagneuses d'Iwa, celles-là même ayant quelques choses à envier à la cuvette qui scindait son torse, Etsu ne pouvait que constater que son corps était un véritable cadavre d'anorexique mort... vivant, et que cela relevait du miracle qu'il ait réussi à tenir dans cet état.

Il eut alors une pensée pour son bras gauche, Kazeken, qu'il avait si longtemps répudié et même maltraité, et qui ne ressemblait déjà pas à grand chose avant qu'il ne s'exile sur le Mont. Il détourna les yeux du sol en verre et chassa bien vite sa pensée, s'interdisant de voir dans quel état son membre se trouvait.


- Tu aimes la vie ? Demanda encore le Titan, malsain et curieux à la fois.

- Comme tout le monde, j'imagine... souffla-t-il sans trop de conviction.

- Alors pourquoi tout ça ? Pourquoi toute cette maltraitance ? Et pas que sur toi, sur les autres aussi... Les visages des « autres » en question apparurent dans la fumée ocrée, comme autant de fantômes que Etsu pensait avoir libérés de leurs haines en s'exilant, effaçant en même temps son douloureux passé. Parmi eux les plus récents : Bonten, qu'il avait tenté de tuer mais qui s'était révélée immortelle, il l'avait alors rebaptisé de tous les noms ; les brigands qui avaient voulu le voler sur la route du village de Bokkoushou et qu'il avait éventré sans sommation puis laissé agoniser ; la grand mère qui lui avait offert l'hospitalité et qu'il avait abondamment – et gratuitement - garni d'insultes ; Satoburo, le vieux conseiller qu'il avait eu ordre d'assassiner et à qui il avait malicieusement fait croire qu'il prenait le parti, pour ensuite lui arracher la langue et le laisser lui aussi se vider sur les planches du port ; Kaneko Hige, a qui il avait passé son temps à chercher des noises et qu'il avait abandonné sous les décombres de sa maison, et puis... Panda4. Son corps entier se dessina et elle sembla carrément naître des fumerolles ; l'ocre se ternit pour devenir sa peau, la fumée se brunit pour devenir ses cheveux et tourbillonna pour dessiner son petit corps d'enfant prodige.

Etsu eut l'impression de voir se réunir derrière elle tous les visages de ses autres victimes, comme pour former une armée, dans laquelle il vit miroiter les reflets de la steppe où il avait rencontré la fillette. Un frisson lui parcourut l'échine et il la ré-entendit crier sa tristesse, crier pour qu'il parte, avec exactement le même visage crispé de colère qu'elle avait eu avant que son vœu ne se réalise.


- Non... non Panda... Je te laisse pas... je te laisse pas cette fois... murmura-t-il à demi-voix pour la calmer, en se rapprochant d'elle, tandis que derrière eux les yeux du Titan scintillaient malicieusement, sa pipe entre les crocs, se délectant du spectacle.




1 En aucune façon je dis qu'un clone change de tête en fonction de l'image qu'a son créateur de lui. Le Dieu est en train de bluffer et Etsu le croit : il n'avait pas pris conscience de son état au moment de l'invocation.
2 Etsu n'a pas réellement manger de la mort, vous vous en doutez. C'était en fait une chauve-souris (et "le nuage vengeur" duquel je parle ensuite en est une nuée), mais il ne sait pas ce que c'est (> Toute une éducation à refaire (2))
3 C'est l'âme de Etsu qui se trouve au Takamagahara. Donc il n'a pas "physiologiquement" de coeur.
4 Grosse piqûre de rappels:
- Pour Bonten > Toute une éducation à refaire (3)
- Pour les Brigands & la grand mère (consécutivement) > Toute une éducation à refaire (1)
- Pour Satoburo > Exiler, c'est tuer un peu
- Pour Kaneko, un peu tous les RP xD et pour l'abandon > La maison qui puait le camphre
- Panda > Jacques a dit + Toute une éducation à refaire (3)

Invité



Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: [FB] Toute une éducation à refaire... ! Lun 13 Juin - 5:31

Au Takamagahara.
|| C'est l'heure du thème musical !




Etsu eut alors un geste que sa nature de misanthrope nihiliste ne lui avait pas permis de réaliser souvent : il prit Panda dans ses bras et lui fit d'abord ce qui sembla être un étranglement maladroit, lequel se transforma ensuite en câlin1. Il la blottit tout contre lui et se mit inconsciemment à lui susurrer quelques paroles qu'il pensait avoir oubliées, celles d'une chanson écrite par sa propre mère qui les lui chantait les jours où la vie se montrait particulièrement ingrate.

Petit à petit, la rage de Panda se mue en pleurs silencieux et le ronin sentit chacune de ses larmes couler sur lui, faisant palpiter l'intérieur vide de son torse. Il la serra plus fort alors et osa jusqu'à poser un baiser sur son front, avant de tenter désespérément de réprimer sa propre émotion.

C'était terrible d'avoir affaire à des sentiments inconnus, insondables et intenses ; en pressant ses lèvres contre le front de la fillette, en plantant ses doigts dans ses cheveux doux, Etsu prenait conscience de la folie des sentiments humains et surtout des siens envers cette possible chimère qui paraissait n'avoir que huit ans... qui se jouait peut-être encore de sa volonté... qui n'était peut-être qu'une punition divine...

Fermant les yeux plus fort pour retenir ses larmes, il chassa ses incestueuses pensées, s'interdisant de douter de l'existence de Panda comme de celle du bien fondé de l'existence humaine.

Il prolongea son étreinte et son baiser jusqu'à s'imprégner totalement du goût de la peau virtuelle de l'enfant, comme s'il s'apprêtait à ne pas la revoir avant longtemps et qu'il lui fallait au moins ça pour voyager sans peine. Il s'avouait ne pas comprendre la nature du lien qui le reliait si fort à elle, ni quand ni comment celui-ci s'était tissé, mais il était plus que jamais convaincu que, quelque part sur Terre, une vraie Panda était en proie à la mort et attendait qu'on lui rende sa vie, ce qui lui suffisait amplement pour accepter cette quête, qu'elle fut faite de fumée ou pas.

Rouvrant les yeux sans se détacher de sa douce Panda, il aperçut au travers des visages damnés et du sol en verre un autre lit, pile dans le sillage de l'enfant. Fronçant les sourcils, il remarqua qu'à l'instar de l'image de son corps, les courbes qui pliaient les couvertures dessinaient la silhouette d'une adolescente assoupie. Une fratrie entière s'était rassemblée à son chevet pour dîner.

Comme mécaniquement, ses yeux remontèrent les sillons de fumées qui s'échappaient des plats, qui se rassemblaient pour traverser le sol en verre, qui s'entremêlaient à ceux qui composaient Panda qui, eux-même, glissaient tout droit du calumet du Titan. En reposant ses pupilles déjà sèches sur ce géant qui souriait diaboliquement, affalé dans son fauteuil et qui semblait fumer autant qu'il y avait de visages en colère dans la pièce, la rage de Etsu ne fit qu'un tour dans son âme tandis qu'il comprenait enfin que Panda et lui avait partagé les mêmes états de transes mortelles et que celui qui était le bourreau de l'un était aussi celui de l'autre. Il se libéra alors de l'étreinte de la fillette et avança vers le Diable, qui éclata d'un rire fou.


- Ça t'amuse, temeeee2, souffla Etsu en réponse, accélérant le pas, faisant mugir d'entre ses doigts une Kazeken onirique prête à aérer le Paradis.




1 Non, vous ne rêvez pas, c'est bien un câlin. Et délectez-vous-en bien parce que ce sera le seul, l'unique (a).
2 Teme : "quel personnage mal-sympathique !" (connard, quoi).
Invité



Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: [FB] Toute une éducation à refaire... ! Mar 28 Juin - 6:17

Au Takamagahara.




Etsu avançait d'un pas sûr, balayant de son chemin tous les visages qui s'interposaient.

Toute la pièce vibrait alors au son du rire du Titan, qui se marrait un peu plus à chacune des enjambées de l'humain et qui semblait gagner dix mètres de haut et de large à chaque seconde qui rapprochait l'insecte de son fauteuil.

Il le regardait de dessous les plis de ses paupières hilares, nullement inquiété par ce microbe ridicule qu'il aurait pu, s'il le voulait, écraser avec le petit orteil sur-le-champ. Seulement, quand on est un Dieu, qu'on s'est lassé de ses armes cataclysmiques et des plus subtiles tortures mentales, on apprécie de se fendre la poire avec ce genre de spectacle aussi pitoyable que original et on laisse couler. A tort, peut-être.

Le maître de la Kazeken, lui, ne se rendait pas compte de la futilité de la lutte qu'il s'apprêtait à livrer, trop obnubilé qu'il était par sa rage et puis par l'étouffement de sa plus vieille phobie des joufflus1, qui lui soufflait en sommes de courir se cacher dans un coin et de prier pour que l'énorme obèse devant lui ne lui en veuille pas trop de s'être montré mal avenant.

Après quelques mètres ridicules résolument marchés et quelques lattes goulument avalées, le Titan avança son buste vers Etsu, jetant sur lui une ombre d'éclipse, et lui souffla dessus des litres et des litres de brouillard que l'épée des vents dissolu avec la facilité qui lui était digne. Le ronin n'eût que le temps de rouvrir les yeux et de reprendre sa respiration avant qu'il ne se dessine devant lui une nouvelle silhouette forte, grande, pansue comme il les détestait. Comme tous les autres visages incarnés jusque là, il connaissait très bien les traits de celui-ci et manqua de tomber des nues l'instant d'une seconde.


- Le gros ! Souffla-t-il sans trop y croire. Le Titan avait carrément matérialisé sa phobie en la présence de ce mauvais quart d'heure de souvenir. « Le gros », c'était le surnom qu'il avait donné à un résistant qui l'avait passé à tabac. Etsu devait sa vie à une bouteille... et à la femme qui la tenait2.

- Alors c'est comme ça ! Lança-t-il à son Dieu avant de pointer son arme sur Le gros. Cette fois-ci, je vais te pulvériser ! Te réduire à néant ! Je vais pas me laisser faire, sale merde !!!

- C'est c'qu'on va voir, p'tit gars, d'ac ? nargua l'autre en bandant ses muscles et ses poings de fer.

Etsu grogna et le somma de se mettre son « p'tit gars » où il pensait avant de se jeter violemment sur lui. Bien que replet, Le gros n'en était pas moins musclé et rapide, ce à quoi s'ajoutaient les fumerolles épaisses qui s'échappaient de son corps et qui désorientaient Etsu. Ce dernier eu un peu de mal à viser et à donner une bonne trajectoire à sa lame furieuse au début, mais il ré-apprivoisa rapidement les mouvements d'esquives et de contre-attaques qu'on lui avait enseigné et retrouva même ce plaisir sadique qu'il avait parfois lorsqu'il savait qu'il tuerait.

Et il tua une seconde fois Le gros, après s'être baissé pour éviter un coup de poing, lui avoir tranché le genou et l'avoir laissé s'évaporer après un revers d'alizé sanglant. S'en était fini de ce souvenir.

En se relevant, il aspira à plein poumon la fumée de sa victime, ce qui eut pour effet de faire reluire et tournoyer l'ocre de son œil gauche. Le vent de son arme s'était lui aussi tanné et Etsu eut l'impression d'être parcouru tout entier par cette énergie bizarre qu'il avait rencontré sur le Mont. Il jeta un œil sur son corps, histoire de vérifier et fut étonné de voir que son chakra orangé s'en échappait par les orifices. Ses yeux accusateurs remontèrent immédiatement sur le Titan, qui en avait profité pour faire apparaître deux autres visages-souvenirs : celui de la compagne du gros et un gamin qui avait surgi de nulle part, lors de la même soirée2.


- On se la joue retour dans le passé, donc, fit Etsu dans un rictus, en reprenant sa position de combat.




1'Y en a qui ont peur des insectes, bah lui c'est des gros 8) ;
2 C'était lors d'une mission avec les Akajin [et mon premier RP, émotion, émotion ('ttention les yeux quand même, c'est radioactif)] > Voir ici, et pavé oblige 2ème lien :> Voir ici
Invité



Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: [FB] Toute une éducation à refaire... ! Mar 12 Juil - 6:42

Au Takamagahara.




Etsu allait de meurtre en meurtre, jetant systématiquement ses yeux sur son corps après chaque exécution.

Il tuait et re-tuait sans hésitation toutes les victimes de son passé, n'ayant que faire d'elles et des histoires associées ; il n'avait qu'un but et rien, pas même ses angoisses d'antan, ne l'empêcherait d'aller planter son arme au plus profond de la graisse montagneuse du Titan.

Son rictus malsain s'était élargi quand il avait vu apparaître les trois derniers morts de son palmarès. Il les avait tué d'un coup la première fois et avait vomi son horreur ensuite1. Cette fois-ci, il jubilait carrément, à la fois pressé d'en finir pour pouvoir se jeter ensuite sur sa vraie proie mais aussi animé par une soudaine envie de jouer, histoire de faire durer le plaisir, car il savait qu'une fois ces trois là éventrés de nouveau le Dieu n'aurait plus rien à lui opposer.

La faiblesse de ses assaillants trancha pour lui et il ne fit qu'une bouchée de leurs émanations ocrées. Il posa à peine un œil sur le sol transparent et se retourna aussitôt pour pulvériser le doigt de pied géant qui lui faisait face, dénudé de toute chaussure enfumée de souvenirs. La Kazeken mugissait comme jamais et, lorsqu'il la passa au plus près de son oreille pour porter son coup, elle sembla déjà lui chanter sa victoire.

Mais le souffle conquérant fut coupé net avant d'atteindre son but. Il ne resta que les halètements de Etsu pour chatouiller le gros doigt de pied. Son arme s'était évanouie juste à temps, ne faisant comme victimes que quelques mèches brunes.


- 'tsu-chan, fit simplement le nouvel être qui faisait front, dans ce ton doux et aimant que seules les mamans avaient.

Le fils ne désarma pas pour autant son bras et plongea ses yeux vairons dans ceux qui l'avaient mis au monde avant d'en changer la face. « Maman », pensa-t-il alors sans pouvoir le dire, encore trop honteux peut-être de l'avoir déçu et abandonné aux mains de son père ; encore trop abruti sûrement par l'incompréhension totale qu'elle lui avait offerte la dernière fois qu'il l'avait vu2.

Il suivit son regard quand elle porta ses yeux sur le sol transparent et ne dit toujours rien quand elle s'étonna d'y voir le corps macabre de son unique fils. Il ne dit rien non plus quand elle demanda ce qu'il avait fait pour devenir « ça » et il ne dit rien quand il ne vit aucun corps ni aucun reflet sous les pieds de sa mère. Il n'osa pas non plus offrir son regard au Titan, qu'il savait nanti d'un sourire dément, trop heureux qu'il devait être d'avoir abattu ce coup magistral. « La reine bat le valet », aurait dit Tankeru3, s'il ne lavait pas abattu plus tôt.

Il y avait cependant une chose à laquelle Tankeru n'aurait rien pu dire et que le Dieu avait visiblement omis en rabattant sa dernière carte : Etsu n'avait désormais qu'une seule reine dans son jeu et elle s'appelait Panda. Il était prêt à renier sa vie pour qu'elle récupère la sienne et cela passait forcément par l'enterrement de Daarin Daiki. Alors il refit jaillir son arme fétiche d'entre ses doigts et embrocha avec conviction sa propre mère ainsi que l'ongle de pied qui se trouvait derrière. Daarin s'envola en fumée avec le même regard que celui qu'elle avait ancré dans sa mémoire, après quoi, Etsu, qui rencontrait plus de la résistance dans la corne du Démon, concentra toute son énergie ainsi que toutes les fumerolles qu'il avait avalé jusque là dans un seul et unique point : son bras, par lequel il changea l'épée des vents en épée de pierre4, encore plus destructrice.

Mais ça ne servit à rien. Alors qu'il parvenait à peine à fragiliser la griffe et avant même que les premiers morceaux ne se brisent, le Titan lui envoya une pichenette qui souleva tout son corps et le rappela à son état ridicule d'insecte insignifiant. Etsu vola en arrière et refit à l'envers et en moins de quelques secondes la longue distance qu'il avait fervemment parcouru en luttant contre son passé. Il s'écrasa contre la poutre du mur d'en face comme une vulgaire mouche et tomba aussi sec sur le sol en verre, qui se brisa alors, le ramenant à sa condition d'humain à moitié mort.

Du Takamagahara, il ne lui resterait que le rire tonitruant d'un Dieu qui s'amusait d'avance de tous ceux qui souhaitaient le défier.





1 Il s'agit des trois bandits cités plus haut ;
2 Voir Un agneau parmi les loups
3 Tankeru était l'un des coéquipiers de Etsu dans l'occupation (Un agneau parmi les loups (2)) et il l'a tué lors d'une mission pour Iwa (Retour de chapeau)
4 Il s'agit du Kaiten no Naikai, technique qui permet de permuter les affinités.
Invité



Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: [FB] Toute une éducation à refaire... ! Lun 12 Sep - 14:16

La clinique Jinshiku.




Le gong de la clinique Jinshiku se mit à sonner, obligeant le soleil et ses adorateurs à se lever.

L'établissement jouissait d'une exposition parfaite et d'une vue plongeante sur les monts et les chemins sacrés, rappelant ainsi à chacun de ses petits protégés que la nature veillait à leur bon rétablissement. Etsu était l'un d'eux mais il ne le savait pas encore ; tout juste expulsé de son entrevue affreuse, il récupérait tranquillement dans un sommeil profond.

***


Ce n'est que lorsque les premiers rayons du soleil vinrent illuminer sa chambre que des signes de vie furent donnés. C'est d'abord une infirmière qui vint rectifier son tour de garde, s'assurant auprès de la petite silhouette qui somnolait sur une chaise dans un coin de la pièce que tout allait bien. Toubou acquiesça avec son sourire de vieillard édenté et renvoya la demoiselle à ses tâches. Il veillait au chevet de son élève depuis le tout début et, il fallait l'avouer, il se sentait un peu coupable de son état actuel. Il avait l'impression de l'avoir jeté dans la gueule des Kami sans savoir exactement de quoi il retournait et, s'il avait seulement su quelles ignominies devaient être expiées et quelles en seraient les répercutions, sûrement que... sûrement qu'il ne lui aurait jamais adressé la parole.

Il souffla en pensant à cette nouvelle journée vide qui se présentait et cocha une petite case dans le calendrier de sa tête, plein d'espoir mais déjà fatigué d'attendre un rétablissement qui pouvait ne jamais se faire ; il avait vu de nombreux pécheurs partir en exil et revenir démolis après des méditations ratées. Mais ceux-là étaient les plus chanceux : certains ne revenaient jamais.

Il se leva et traîna des pieds jusqu'au lit où reposait sagement Daiki Etsu, ou du moins, ce qu'il en restait. Comme chaque matin, il examina les sillons gravés sur sa joue, essayant secrètement d'en décrypter le message et abandonnant systématiquement à la seconde même où des images trop suggestives lui venaient. Il laissait ensuite vagabonder ses doigts ridés dans les longs cheveux emmêlés, fouillant quelques mèches à le recherches de débris rocheux, de morceaux de choses, de bout de... trucs. Il se faisait royalement chier, en somme, et attendait avec beaucoup d'impatience l'arrivée de son assistante, Onore, qui lui apportait des nouvelles du village et son fameux thé.

Toubou était en train de jouer avec le bandeau iwajin de Etsu quand la jeune femme fit son entrée. Elle aussi avait son petit rituel d'habitudes dont la première tâche consistait à remettre les couvertures en place et à essuyer le front du malade. Elle racontait alors ce qu'il se passait dans le monde, enfin, dans son monde, c'est-à-dire dans le village de Bokkoushou.

Une fois ceci fait, les deux shintoïstes se mirent à chanter une de leurs nombreuses prières et convinrent ensuite de déjeuner, comme d'ordinaire.

Et comme d'ordinaire, Etsu ne leur offrit aucune présence. Il ne cilla même pas au départ de la miko à la fin de cette énième journée vide. Toubou s'en retournait s'asseoir sur sa chaise triste, seul, désemparé. Il tenait toujours le bandeau ninja entre ses mains et passait lascivement ses doigts sur les deux rochers gravés... Peut-être qu'il n'y avait pas de rédemption possible pour ces guerriers fourbes ; peut-être que les shinobi devaient tous mourir, après tout ils étaient éduqués pour ça, c'était leur nature à eux.

C'est sur cette drôle de pensée que le nain s'endormit et que Etsu se réveilla.

***


Du noir. Il venait d'ouvrir les yeux et tout ce qu'il voyait c'était du noir, encore du noir. Tout juste tombé d'un Takamagahara enténébré, il se retrouvait encore dans l'obscurité. Toujours dans l'obscurité.

Il battit des paupières et grogna. Y en avait marre des décors sombres et sinistres ; de la lumière, il voulait retrouver la lumière du Mont. Il fouilla la pièce du regard en quête d'un repère mais ne trouva que des murs et des pans d'ombres ; foutu monde, se dit-il, obligé de se redresser dès l'éveil, rien pour le satisfaire, que de la merde ; il ne savait même pas ce qu'il fichait ici.

Aussitôt conscient, il avait récupéré ses bonnes vieilles habitudes d'éternel insatisfait. Daiki Etsu allait très bien.

Cependant, à peine redressé, il fut pris d'un vertige fulgurant et d'une cruelle impression d'étouffement. Lui, enfermé dans son petit corps maigrelet et sec, lui-même enfermé dans ce lit, dans cette chambre, dans cette noirceur... Il perdit son souffle quelques secondes avant de poser ses yeux sur ce qui ressemblait à une fenêtre et où perlaient quelques étoiles. Il se leva promptement, arrachant ses draps, irrésistiblement attiré par l'extérieur, et se traîna maladroitement jusqu'à l'ouverture. Un brouhaha dément résonna derrière son passage tandis qu'il humait l'air du dehors ; la machine reliée à son bras venait de tomber, réveillant au passage la petite tête sombre qui siégeait dans son coin. Toubou le fixa sans trop comprendre et n'eut même pas le temps de s'exclamer que Etsu était déjà passé par la fenêtre.
Invité



Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: [FB] Toute une éducation à refaire... ! Sam 17 Sep - 22:43

La clinique Jinshiku.



Malheureusement pour Etsu, les effets des calmants et l'adrénaline du réveil s'estompèrent rapidement. On le retrouva tordu de douleur sur le bas côté d'un sentier et, après quelques coups de pattes maladroits et des insultes étouffées, on le reconduisit dans sa chambre.

***


Tandis que le personnel médical s'assurait que tout allait bien chez lui et s'échinait à replacer ses perfusions, Etsu surveillait la fenêtre. Il dégageait d'un revers du bras les médecins mal-avisés qui lui cachaient la vue et se montrait encore plus agressif avec celui qui osait carrément l'éblouir avec sa petite lampe.

En grand habitué des chambres d'hôpital, il s'était pourtant toujours montré courtois et très respectueux envers le travail de ces grands sauveurs de vie ; il avait même fait du centre hospitalier d'Iwa sa deuxième résidence. Aujourd'hui il les voyait comme des ravisseurs : c'était eux qui l'avaient sorti de sa plénitude sur le Mont pour l'enfermer entre quatre murs étroits et il se figurait bizarrement que leurs tentatives pour le remettre sur pieds étaient un moyen de l'asservir encore plus. Ce qui n'arriverait jamais, se jura-t-il.

C'est donc tout naturellement qu'il arracha les câbles plantés dans son bras dès lors que toutes les blouses blanches furent parties. Son corps était comme il était et s'il souffrait, il souffrirait avec lui.

Toubou fit son entrée quelques minutes après et vint s'asseoir timidement à son chevet. Etsu le regarda s'installer d'un mauvais œil et on put clairement lire dans son regard qu'il ne se remettait pas sa face pourtant atypique. C'est alors avec beaucoup de douceur que le nain aborda le jeune homme farouche et posa sur son bras une main qui se voulait rassurante et chaude. Le ronin tressaillit au contact peau-peau et retira vivement son bras avant de vérifier qu'il ne lui manquait rien dessus. Déjà pas habitué aux contacts physiques avant son excursion, l'isolement rencontré sur le Mont avait fini de lui faire oublier ce qu'était que la chaleur humaine. Ca ne découragea pourtant pas le prêtre qui posa à ses côtés le bandeau ninja qu'il avait précieusement gardé en attendant ce jour.


- Je suis Toubou, un prêtre shintoïste. C'est moi qui t'aie aidé à préparer ton exil. Tu te souviens ? Tu te rappelles pour quoi tu es parti ?

Bien sûr qu'il s'en souvenait, mais il n'était pas sûr que le nain l'ait su un jour et c'est dans le soucis de garder ce secret qu'il ne répondit pas et reposa ses yeux sur la fenêtre.

- Iwa-san... tenta de nouveau Toubou avant de se faire interrompre par la voix effacée et rocailleuse de Etsu :

- Dai-san. Pas Iwa-san.

- Oh ! D'accord... Très bien, très bien. Désolé. En fait, en y repensant, je me rends compte que je ne savais paaaaaas du tout comment tu t'appel-... ria nerveusement le prêtre avant d'être coupé par la mine totalement désintéressée de son vis-à-vis. Il regarda à son tour par la fenêtre et chercha ce qui pouvait bien retenir l'attention à ce point. Le col nuageux du Mont Seisujinken se dessinait dans la brume matinale, au loin. Très loin. Hum... Tu as trouvé ce que tu cherchais, alors ?

- Non. « J'ai trouvé mieux », garda-t-il pour lui-même en pensant à Panda ; il était parti dans l'espoir d'effacer son passé et il revenait avec une raison de construire son futur. Toubou attendit la suite, une explication, quelque chose mais rien ne vint. Panda était la sienne, il n'en parlerait à personne. Et c'est bien pour éviter que le prêtre ne pose trop de question que Etsu prit les rênes de la conversation :

- Où est-ce qu'on est ?

- A la clinique Jinshiku, tout prés du village. On t'y a-...

- Du village d'Iwa ? S'interrogea Etsu, ce qui surprit le nain.

- Oula, nonononononon. Le village de Bokkoushou, tu sais ? Là où on s'est rencontré avant que tu partes.

Le silence succéda au petit « Ah, oui, bien sûr » d'approbation du jeune homme durant lequel Toubou sembla longtemps hésiter à reprendre la parole. Il acceptait mal que l'exil de celui qu'il considérait comme son élève n'ait pas abouti mais il devait en plus faire face à un autre problème : le fait que Dai' considérerait peut-être Iwa pour toujours comme son village, comme sa maison. Durant ses longues heures passées à le veiller, il avait espéré que le jeune homme revienne avec lui à Bokkoushou et y fasse sa nouvelle vie. Malheureusement, quand il voyait la monotonie qui régnait autour de lui, il craignait réellement que le village caché de la pierre lui manque et qu'il veuille un jour y retourner.

- Dis-moi... Dai-san... Il tapota la plaque métallique du bandeau du plat de la main, en parlant d'Iwa... Tu comptes... euh.... y retourner ? Je veux dire... Maintenant que ton exil est terminé et que t'as pas pu avoir les réponses que tu voulais... Est-ce que tu vas reprendre ta vie de ninja... ?

Ce fut au tour de Etsu d'être surpris par la question. Les bégaiements du nain ainsi que l'air anxieux qui traînait dans ses yeux le laissèrent voir que ce vieillard s'inquiétait réellement pour lui et il devina alors sans trop de mal le visage de la personne qui lui avait tenu la main tandis qu'il luttait au Takamagahara.

Changeant totalement d'attitude, Etsu posa sa main sur celles fatiguées et ridées de ce pauvre Toubou et chercha à le réconforter.


- Non, jamais. J'ai eu une révélation : j'ai un grand voyage à faire et je vais avoir besoin de vos conseils... lui annonça-t-il, faisant aussitôt renaître le sourire sur la figure qui lui faisait face.
Invité



Revenir en haut Aller en bas

[FB] Toute une éducation à refaire... !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» Tekken, toute l'histoire» Toute seule [pv Zoro S. Jewel]» Rencontre du troisième type. [DANGER : INSTABILITÉ DU RÉEL ! TOUTE PERSONNE PROBABLE DOIT SE TENIR À L'ÉCART ! ]» [FB] Toute une éducation à refaire... !» Photos de moi toute nue !!!
Page 4 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 ::  :: Village caché de la Roche (Iwagakure) :: Les montagnes-
Sauter vers: