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| | Dette de sang (5) [PV Ookami] | |
| <| Message | Auteur | Sujet: Dette de sang (5) [PV Ookami] Lun 23 Nov - 0:19 | |
| > Suite de ceci <C’était donc lui le sauveur… enfin, plutôt eux, des jumeaux. Et bien, ça montait au nombre de trois les personnes en qui il avait une sacrée dette._Je vous dois une fière chandelle je crois._Mais qui êtes vous au faite ? Si je puis me permettre ?Otoko’ fut subitement pris par la honte… pouvait-il dire être le Kage d’un village caché alors qu’il avait failli être emporté par la fièvre ? De toute manière, un petit mensonge de temps en temps n’allait pas changer sa vie._Je suis un émissaire du village caché d’Iwa._En tout cas, pour l’Hokage, il faudra nous suivre…_Très bien, dans ce cas, je vous suis. Ah, si un jour vous passez par iwa et que vous avez besoin de quoi que ce soit, n’hésitez pas à demander Otoko’. Je me ferai un plaisir de vous rendre service… c’est la moindre des choses après m’avoir sauvé la vie.Le Tsuchikage suivit Sakon et Ukon jusque chez l’Hokage, une fois sur place, il les remercia et entra dans le bureau. (oui, ellipse no jutsu pour le parcourt jusque chez Ookami m’enfin bon… ). Otoko’ referma la porte derrière lui et salua l’Hokage, il n’était pas encore rodé sur la bienséance des entretiens officiels mais la première des choses était de se présenter._Hokage-sama, permettez moi de me présenter, je suis Otokonohito Makkuro, Kage du pays de la Roche. Je suis navré d’arriver sans même vous avoir prévenu, mais je devais vous voir le plus vite possible pour vous parler de quelque chose. Pouvons nous nous entretenir ?Il attendait que le jeune Hokage accède à sa requête, ou repousse l’entretien à plus tard. Mais ils devaient se parler. Hormis les formulations plus ou moins polies, notre ninja savait que son entrée fut un peu… précipitée. Otoko’ entra en oubliant de demander s’il le pouvait. Il ne connaissait pas cet homme, ne lui avait jamais parlé par le passé et ne l’avait jamais vu. Il ne pouvait anticiper ses réactions, donc cet oubli risquait de lui retomber dessus d’une manière ou d’une autre._Et excusez moi d’être entré si… promptement. Mon esprit est encore un peu embrumé par ma précédente fièvre.*Foutue fièvre* elle permit à Otoko’ d’entrer dans le village… mais dans quelles conditions ! Et quelle image véhiculait-il ? Les Iwajins ne risquaient pas d’être très fiers de lui s’ils l’avaient vu, grelottant dans la foret, le corps totalement tétanisé et impuissant. À présent, il allait tenter de redorer son image grâce à sa future proposition.
Dernière édition par Otokonohito le Sam 20 Mar - 9:30, édité 1 fois (Raison : Edit du lien hypertexte) |
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 | |  | Sujet: Re: Dette de sang (5) [PV Ookami] Mar 24 Nov - 19:33 | |
| Comme à son habitude, pendant que certains dormaient encore, un homme lui était déjà au travail. La nuit était tombée depuis quelques heures auparavant et pourtant ce dernier se remuait à la tâche sans s'arrêter un instant. Il donnait là l'image d'un gros travailleur s'épuisant comme jamais, mais la vérité était tout autre. Cet homme si particulier en réalité était tracassé et de là découlait son comportement anormalement nerveux. Il n'était pas nerveux au point de trembler ou bien même de pleurer, mais une nervosité colérique qui vous empêche de réfléchir convenablement. Qui était-il et pourquoi était-il aussi énervé? Pour comprendre une chose à faire remonter quelques jours en arrière là où cette histoire totalement invraisemblable a vu le jour et dont la fin a laissé un goût amère à ce shinobi au destin hors du commun et aux obligations gigantesques. Malgré la nuit, la lumière des néons éclairait le village de part en part. Les arbres eux continuaient de bouger au gré du vent, les feuilles volantes de coin en coin sans jamais défaillir. L'enceinte de ce lieu avait beau être plongée dans la pénombre et le calme absolu, cet endroit parvenait à garder son caractère unique et inestimable. Les rues vides de monde ne représentaient pas réellement l'ambiance qui devait régner de jour. Aux travers des ruelles, on sentait l'animation se véhiculer en nous, un sentiment nous envahir, un bonheur unique et imperceptible celui de la joie que seul Konoha peut vous apporter.
Konoha a vu le jour depuis bien longtemps déjà, son passé est riche et son futur le sera encore plus. Des milliers de personnes sont passés par ce village aux vertûs spéciales et tous sont d'accord sur un point Konoha est un village unique comme on en voit très peu. Il est normal de voir combien les habitants souhaitent voir prospérer ce territoire situé en plein dans le pays du feu. Les ninjas sont là pour en assurer la défense, leurs forces, leurs nombres, ce ne sont pas uniquement ces statistiques surprenantes qui font que le village est respecté de ses voisins, mais plutôt de la philosophie que l'on apprend là-bas. Personne ne pourra leur enlever ce patrimoine ou même l'imiter, le village des feuilles et le seul qui puisse se vanter d'inculquer la volonté du feu à ceux qui y résident et ce déjà depuis des siècles. Les liens qui unissent les habitants entre eux sont indestructibles et tous mettront leur vie en jeu pour la défense de ce lieu si cher à leur coeur. Le Hokage notamment a une fonction importante à jouer dans ce milieu. En tant que chef ninja il a le devoir de veiller à la sécurité du village et constitue l'intérim ou représentant du pays du feu hormis le Daimyo. Son rôle n'est pas à prendre à la légère et sa force non plus. N'est Hokage que celui qui s'est distingué parmis ses pairs! Peu de shinobis ont reçu ce titre, douze en tout et ça ne s'arrêtera pas là, tant que les Konohajins seront là, le village vivra, ce n'est pas demain la vieille que Konoha mourra dans les cendres encore brûlantes de leur volonté étouffé par la médisance de leurs ennemis...
Le douzième Hokage du nom donnerait sa vie si cela permettait d'assurer une vie douce et heureuse à ses habitants, mais c'est vivre d'illusions et penser comme un naïf que de sacrifier sa vie pour une chose qui ne se réalisera jamais. Immanquablement, le village s'en trouvera menacé, c'est ainsi depuis sa création, malgré la bienséance qui est la sienne, Konoha accumule les rancoeurs des autres shinobis. Beaucoup se réjouissent d'un jour le voir tomber, mais ce jour n'est pas encore arrivé, cependant, le village a besoin de protection surtout en des temps si troublés. Le contexte qui régit les liens entre les différentes nations n'est point réglé et cela en devient alarmant. L'ère de paix installée depuis peu fait que la politique de militarisation est un véritable calvaire financier pour les grandes nations. Employer des ninjas afin d'en assurer la sécurité coûte de plus en plus d'argent. Ainsi et devant le peu de nécessité de renforcer les effectifs shinobis, ces derniers voient leur nombre se réduire de jour en jour... Le problème reste entier, même s'il est vrai qu'aucun danger ne menace pour l'heure ce qui est une bonne chose, qu'adviendra-t-il au contraire si une guerre soudaine et inattendue venait à éclater? Pas seulement Konoha, mais le monde shinobi tout entier serait perdant dans cette histoire. La volonté de posséder et de vouloir toujours plus de pouvoirs poussera les nations à refaire des guerres et faire couler toujours plus de sang. Néanmoins, il faut empêcher à tout prix qu'un tel drame ne survienne, heureusement ou malheureusement, la solution est tout indiquée...
Les villages commencent à bouger chacun de leur côté, les choses s'animent et il est par conséquent temps pour Konoha de bouger à son tour. La meilleure solution pour protéger ce lieu serait de régler des alliances diplômatiques avec les autres villages de quoi installer une nouvelle ère de prospérité. Mais dans cette foule, à qui s'adresser? Certains voudront, d'autres ne le voudront pas, qui de nos anciens ennemis ou amis doit-on croire dans cette histoire? Les fausses demandes de collaboration pourraient être un moyen de déclencher un nouveau conflit. Comprenez donc ce fait combien la situation est critique malgré les apparences. Les circonstances sont bien plus alarmantes qu'il n'y paraît, pourtant tout avait l'air de bien se dérouler jusqu'à cet incident il y a quelques jours qui allait remettre en jeu les plans d'Ookami le Hokage et plonger son jugement par rapport aux Iwajins en plein nuage...
[Quelques jours auparavant...]
Des envoyés ninjas d'Iwa avaient été détectés aux portes du village de Konoha. Ookami demanda à ce qu'on les arrête sur-le-champ avant qu'il viole le traité parlant de la non-autorisation à d'autres ninjas de fouler le sol du pays du feu. Il était donc question de les interroger sur leur venue, néanmoins ceux-ci se comportèrent remarquablement bien et disaient vouloir s'entretenir avec le Hokage pour lui parler d'une affaire urgente concernant à la fois la roche d'Iwa et la feuille de Konoha. Curieux et tout simplement enclin à les recevoir suite à leur bonne conduite, les deux shinobis du nom de Daiki et Kaneko entrèrent donc tout naturellement sur invitation de sa part dans le bureau du Hokage. Le débat commença tranquillement, à vrai dire il ne s'agissait pas vraiment d'un débat à proprement parler, mais plutôt d'une demande ou requête de leur part. En effet, les deux Iwajins étaient porteurs d'une missive de paix demandant si le village de Konoha souhaitait s'allier au village d'Iwa dans le but de renouer les liens entre eux et ainsi assurer une paix durable entre les deux nations. Bien évidemment, Ookami n'était pas fou! Il était prêt à accepter l'offre, nouer les liens avec Iwa permettrait de protéger le village des attaques ennemis. Il n'y avait aucune raison de refuser le contact avec ce village, malgré le fait qu'Iwa retrouve à peine sa liberté suite à une longue occupation de la part d'Akakaminari, il n'y avait pas là manière à suspecter une trahison ou quoi que ce soit d'autre.
De plus, Akakaminari en privant Iwa de liberté s'est lui-même privé d'un précieux allié, il est certain qu'à l'instant même où Akakaminari a lâché son étreinte sur le pays de la terre, ces derniers par la suite chercheraient à empêcher une telle chose de se reproduire dans un proche avenir et par conséquent de mettre un terme aux sombres agissement de ce village aux volontés malsaines et aux ninjas machiavéliques... D'une pierre deux coups comme on dit! Akakaminari reste justement le pire ennemi que Konoha puisse compter dans sa liste hormis l'Akatsuki dont elle descend. De plus, Konoha avait tenté sous l'égide du Kyuudaime Hokage une opération de secours cherchant à évincer l'occupation des terres Iwajins, signe d'une volonté de paix à l'égard d'Iwa. Ookami voyait donc déjà ses dessins tout tracés, sa surprise n'en fut donc que plus belle! Il l'avait remarqué dès son arrivée, Daiki était anormalement intimidé, être ainsi en compagnie du Hokage et ce malgré la présence de son compagnon le rendait extrêmement nerveux... Son comportement au fil des minutes devint de plus en plus intriguant. Bientôt la fatidique question tomba demandant si Konoha se satisfaisait de ce qu'il avait accompli pour Iwa. La question aussi mal posée pouvait laisser perplèxe, un tel comportement laissait présager des sequelles plus ou moins importantes sur le mental de ce jeune ninja pourtant si jeune et déjà désigné pour une mission aussi cruciale. Néanmoins, sa question avait suscité la curiosité de son compagnon, de ce fait il était du devoir d'Ookami de leur répondre comme il se devait. Ce dernier n'est pas homme à tergiverser ou à imager son récit, il aime dire ce qu'il pense et ce qu'il ressent, ainsi est sa force!
La réponse aurait pu satisfaire la plupart de ceux qui l'auraient entendu. Kaneko lui-même ne semblait rien vouloir ajouter, cependant c'était sans compter sur le cas de ce Daiki Etsu... Ce dernier se mit à trembler sans pouvoir se contrôler, les mots avaient du mal à sortir de sa bouche, sa respiration s'accélerait, décidément quelque chose ne tournait pas rond chez cet individu. C'est en plein désarroi que ce dernier se releva tout à coup et dit incertain comme possédé par on ne sait quoi:
"Je... enfin... je ne peux pas t-... vous donner ce... truc. Pourquoi donc... hein ? Eh bien... parce que...... - Bref... nous ferons part au Tsuchikage de votre désir d'... de... d'aid-... d'aider ! le pays de la... roche... Hmpf... Nous devons rentrer à présent... la route est longue !"
Sans perdre plus de temps, il dit une formule de salutation et partit à l'improviste sans pour autant avoir donné le message qui était censé revenir au Hokage. Dans un premier temps, Ookami le regarda faire, il sentait de l'incertitude chez ce dernier, l'empêcher de filer aurait été une mauvaise chose, il le laissa donc partir sans pour autant mentir sur le fait qu'il était extrêmement désappointé. Kaneko tenta de redonner une bonne image des deux envoyés en essayant d'excuser le comportement irresponsable de son camarade, néanmoins le mal était fait... Les probabilités de voir Konoha se lier à Iwa venait de s'envoler avec le message que portait ce jeune ninja...
[Retour dans le présent...]
Ookami était donc à la nuit tombée dans son bureau en plein doute. Une alliance Konoha/Iwa était-elle compromise? Seul l'avenir pourrait le dire en tout cas pour l'heure, mieux valait envisager le contraire et se reposer sur leurs seules forces... Le Hokage malgré sa clarté d'esprit n'arrivait plus à penser à quoi que ce soit d'autre. Pourquoi un te changement de comportement? Ce Daiki avait-il quelque chose à reprocher à Konoha? Son égoïsme prononcé ne risquait-il pas de créer un conflit entre deux nations pourtant et alors si proche d'une paix commune? Autant de questions qui défilaient dans la tête de ce pauvre Ookami... Que faire? Le mieux pour l'heure était de poursuivre comme il l'avait envisagé par le passé et se reposer sur des valeurs sûres. Pour se changer les idées, il en était arrivé à chercher des dossiers qu'il devait lire déjà depuis des lustres, mais que manque de temps il avait oublié de regarder. Assis à son bureau, plongé en pleine lecture, sa capacité de concentration n'en restait pas moins diminuée, à peine enchaînait-il quelques mots que des images lui venaient en tête de quoi l'empêcher de raisonner convenablement. Toujours en plein doute, on vint tout à coup taper à sa porte par cette heure si tardive. Un Chuunin ayant bonne allure vint s'agenouillant face au Hokage lui annoncer quelques nouvelles:
"Maître Hokage, la patrouille qui surveille les abords du village a repéré un individu traînant dans le coin. Il ne représente pour l'heure aucune menace et semble même plutôt affaibli, mais nous ne savons rien de ce qu'il fait ici ni de ce qu'il nous veut... Quels sont vos ordres?"
Ookami déplia ses bras et prenant une fiche de documentation, il la tourna pour montrer l'image inscrite dessus décrivant un individu bien particulier:
"Tiens prends, tu en auras besoin. Ce ninja se prénomme Sakon, vas me le chercher et donne-lui pour mission de ma part d'aller chercher cet individu et de nous le ramener! Pour l'heure nous ne savons rien de lui, ni de ses agissements, donc il veillera sur lui faute d'information... Qu'il l'ammène une fois qu'il aura noué le contact, exécution!"
Le jour se leva, les heures étaient passées à une vitesse folle, sans qu'Ookami puisse vraiment s'en rendre compte. Depuis le temps qu'il avait ordonné cette mission à Sakon nouveau venu du village de Konoha, aucune autre information n'était parvenue à ses oreilles. Néanmoins il attendait justement que des nouvelles viennent à lui, le fait qu'un individu traîne aux alentours ne pouvait rien présager de bon... Juste au moment où Iwa avait refusé l'alliance... Peut-être était-ce un signe comme quoi leurs ennemis allaient bientôt leur fondre dessus? En tout cas, cette affaire importait beaucoup au Hokage qui attendait paisiblement face à la fenêtre de la pièce dans laquelle il résidait et où il pouvait observer une grande partie du village. Les heures s'enchaînèrent, la journée également... C'est le lendemain que la surprise survint. On vint annoncer au Hokage qu'on avait du nouveau concernant l'homme mystérieux à l'extérieur de l'enceinte du village. D'après les renseignements des services spéciaux, cet individu n'était ni plus ni moins que le Tsuchikage en personne! Qu'est-ce qui pouvait bien l'ammener aussi loin de chez lui? Ookami n'osait pas espérer, pas depuis l'incident avec les envoyés d'Iwa, néanmoins le doute demeurait en lui. Qui plus est, ce dernier souhaitait lui parler, c'est donc tout naturellement qu'il le laissa entrer une fois qu'il fut suffisamment fort pour se dresser sur ses jambes sans trop de soucis...
"Hokage-sama, permettez moi de me présenter, je suis Otokonohito Makkuro, Kage du pays de la Roche. Je suis navré d’arriver sans même vous avoir prévenu, mais je devais vous voir le plus vite possible pour vous parler de quelque chose. Pouvons nous nous entretenir ? Et excusez moi d’être entré si… promptement. Mon esprit est encore un peu embrumé par ma précédente fièvre."
Un teint de peau foncé, une barbe prononcée sur le bas de son visage... Ookami découvrait tout comme son homologue cet individu qui siégait au sommet de la hiérarchie d'Iwagakure. Malgré la gravité de la situation et le sujet qu'ils allaient aborder, le Tsuchikage semblait être un homme droit et bon. De son regard affaibli par la maladie et une fièvre apparente à sa mine, une extrême sagesse était palpable. Le Hokage avant même de lui répondre et en bon hôte proposa un fauteuil dans lequel le Tsuchikage pourrait s'asseoir et ainsi économiser ses forces. Une fois que les deux hommes furent confortablement installés, Ookami se remémora rapidement ce qu'il venait de lui dire. La situation exigeait donc une réponse rapide? Dans ce cas, mieux valait le laisser commencer et lui clairement énoncer ce qu'il désirait, par la suite le Hokage aurait tout le temps d'exprimer sa façon de voir la chose et de lui parler de l'étrange comportement de ses ninjas...
"Tout d'abord, je ne me suis pas présenté, Ookami Tatsumaki, Juunidaime Hokage du village de Konoha. J'ai cru comprendre que vous souhaitiez m'entretenir de quelque chose d'important, est-ce bien le cas? Dans ce cas je vais vous laisser commencer si vous le voulez bien... Je vous écoute."
Le Hokage venait de lancer une invitation à son homologue Tsuchikage à parler et ainsi lui permettre dans un même temps ce qu'il lui voulait... |
|  | |  | Sujet: Re: Dette de sang (5) [PV Ookami] Mer 25 Nov - 21:03 | |
| Quel grand homme, vraiment grand : deux mètres de haut mine de rien ! Bon d’accord, grand également par l’esprit, le fait même qui lui proposa de s’asseoir l’illustrait parfaitement. Otoko’ apprécia le geste et s’installa confortablement dans le fauteuil sans pour autant tomber dans une attitude avachie… chose qu’il aurait très bien pu faire inconsciemment, quelques années auparavant -triste à dire je vous l’accorde. Tandis que l’Hokage l’invitait à discuter, notre homme scruta quelques instants ce bureau spacieux et l’énorme baie vitrée faisant office de paroi au fond de la pièce. Au moins, il pouvait contempler une grande partie de son village bien au chaud, scruter chaque villageois… au même titre que chacun d’entre eux pouvait apercevoir leur Kage.
_C’est marrant ça… la différence de style qu’il peut y avoir entre les pays… presque intriguant. D’un autre côté ça soulage, vous imaginez, la même culture, la même mode, les mêmes idées où que l’on aille ? Ca serait d’un ennui...
Se rendant compte de son égarement, Otoko’ coupa court à ses divergences. Il y aurait bien d’autres occasions d’en parler, si cela pouvait intéresser quelqu’un (les ivrognes ne comptent pas).
_Hum… mouai bon. Je viens directement de Suna où j’y ai conforté les positions pacifistes et amicales d’Iwa envers leur village. Durant mon bref séjour là bas, on m’a signalé que vous étiez tous deux alliés, immédiatement après cette révélation, l’idée d’une alliance bien plus construite que les précédentes a germé dans mon esprit. Deux émissaires de mon villages sont venus traités avec vous… avant mon arrivé imprévue. Venant directement du pays du Vent, je n’ai pu ni les recroiser ni obtenir un compte rendu sur cette mission. Mais aux vues de l’égard que vous avez eu pour moi jusqu’à présent, j’ai la prétention de penser que mon désir d’unifier nos pays s’est concrétisé !?
Cette dernière phrase oscillée légèrement entre un réel questionnement et une affirmation. Mais au fond de lui, Otoko’ ne doutait pas de ses hommes, ils avaient déjà fait leurs preuves et il était difficile d’imaginer des scénarii catastrophes, poussant l’Hokage à refuser son offre d’alliance. Ne prêtant guère attention au sourcillement d’Ookami, le Tsuchikage reprit son discours, persuadé du bon déroulement de la mission diplomatique.
_Nous nous retrouvons à trois pays, alliés les uns les autres : Suna, Konoha et Iwa. À nous trois, nous possédons la plus grosse superficie du territoire émergé et la plus grosse force de frappe militaire. Je sais que nos passés n’ont pas toujours baignés dans la droiture et le bon sens, mais le temps d’évoluer est arrivé. Je vous propose la création d’une organisation ayant la lourde tâche de veiller au bon fonctionnement du monde shinobi. Ne voyez aucune prétention dans mes paroles, mais nous pourrions redresser ce monde où nous vivons pour offrir un avenir meilleur aux générations futurs. Je suis convaincu que ce que certains appellent encore utopie est à porté de bras. Pour vous présenter plus en détail cette organisation, il faudrait que les émissaires de Suna nous rejoignent. Le Conseil des Sages Sunajin m’avait indiqué leur présence chez vous… ce qui explique également ma venue précipitée.
Légèrement emporté dans son monologue, Otoko’ ne pu s’apercevoir si son interlocuteur tenta d’intervenir, quoiqu’il en soit, il le pouvait à présent. Un avis était le bienvenu et très attendu même. Peut être que l’Hokage ne partageait pas cette vision… |
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 | |  | Sujet: Re: Dette de sang (5) [PV Ookami] Sam 5 Déc - 22:54 | |
| La vie est étrange quand on y pense non? Cette dernière n'est rien de plus qu'une suite d'évènements. La plupart sont le fruit de nos actes et de ce que nous entraînons sur notre passage, la mort, le chaos, la désolation et le désespoir. D'autres vous tombent dessus sans que vous sachiez pourquoi ni comment. C'est une spirale interminable qui ne s'arrête qu'après la mort, mais qui nous dit que même après notre mort, les choses ne continuent-elles pas à nous tomber dessus... Le hasard, la coïncidence, le destin peu importe son nom est toujours un signe évocateur de la déchéance qui s'abat sur nous. Même lorsqu'on croit être à l'abris bercé par la quiétude dans laquelle on vit et qui vous réchauffent les tripes, le destin revient immanquablement à vous et vous arrache à ce sentiment paisible et vous fait comprendre que l'heure est venue... L'heure de changer son destin, de le changer par la seule force de nos actes et de nos pensées, de nos envies de nos désirs. Ainsi se déroule le cycle de la vie, beauté éphémère et cruelle à la fois...
La vie n'a jamais été facile pour qui que ce soit et encore plus pour celui qui le croit. Ce monde ne fait de cadeau à personne, très vite l'instinct de survie prend le dessus sur tout le reste, c'est vivre ou mourir. Des groupes se constituent et se rassemblent autour d'un individu fort et charismatique, un modèle parmis ses confrères, un Dieu parmis les hommes si l'on puit dire. Au dessus de chacun, il y a toujours plus fort et au-delà bien plus fort encore. Là encore on en revient à un cycle sans fin qui ne s'arrête qu'à l'apparition d'un être que personne ne peut surpasser, que toute chose aura beau tenté de dépasser, elle se heurtera immanquablement à un mur infranchissable, ainsi sont conçus les Dieux... Il faut souffrir pour appréhender ce qui nous entoure, telles furent les paroles de bien des hommes sur cette terre et ils eurent en partie raison. Il n'y a pas d'avenir à celui qui ne sait pas surmonter la douleur occasionnée notamment par la perte d'êtres chères que rien ne pourra remplacer. Pour autant si l'on s'extrait de cette condition on constate avec surprise combien ces tragédies nous rendent plus forts. La vie est cruelle avec tous, personne ne pourra rester éternellement épargné...
Les êtres les plus forts sont ceux qui sont les plus tourmentés, comme on dit la force ne s'acquiert que dans la douleur, seul ceux qui sont assez forts pour y résister parviendront à se hisser au sommet ou encore hisser ce groupe réuni autour de ce même individu aux plus hautes sphères que la terre puisse porter. Les plus grands hommes de l'histoire ont payé leur renommée de leur vie. Les Hokages par exemple, Shinobis d'exception parmis des milliers d'entre eux, considérés comme des légendes par des populations entières, des êtres exceptionnels comme ceux-là ont eux aussi connu les pires tourmentes que l'on puisse imaginer au cours de leur parcours. Néanmoins leurs noms ont traversé les siècles, ils demeurent à jamais gravés dans les mémoires et ce pour l'éternité, mais qu'est donc cette apparente gloire comparée à la vie d'un homme? Rien si ce n'est absurdité et des hommes ont payé de leur vie pour ces absurdités, mais le sacrifice d'une seule personne aussi exceptionnelle soit-elle a permis d'en sauver des millers, le jeu en valait donc la chandèle et même si la vie ne leur pas fait de cadeau, c'est lorsque celle-ci s'échappe et quitte votre enveloppe que l'on constate au final, que la vie mérite d'être vécu...
C'est dans ce genre mentalité que la plupart des Konohajins baignent dès leur plus tendre enfance. Eux qui pourtant n'ont rien à craindre des guerres ou des malheurs qu'elles engendrent, on les berce de ce genre de paroles très tôt afin de leur apprendre la réelle valeur des choses, celle qui est la plus inestimable, celle de la vie. Il n'est donc pas étonnant de voir combien les moeurs ont évolué, à présent cette entité immatérielle qui fait de nous un être vivant est devenu un lien impérissable qu'il faut à tout prix protéger quitte à mettre sa propre vie en danger. Ainsi et seulement né un beau sentiment d'amitié, de fraternité et ainsi se consolide une puissance déjà formée. Ce lien continuera de se transmettre de génération en génération et ce pour des siècles espérons-le. Certains disent que les Konohajins sont naïfs et beaucoup trop rêveurs, que la vie n'est pas aussi douce que ce que leurs yeux plein d'étoiles daignent leur montrer, mais que la vie est une dûre réalité, un fardeau que l'on doit porter toute sa vie. Les enseignements de Konoha auraient pourtant beaucoup à apprendre aux autres nations, Konoha est le siège d'un patrimoine culturelle unique et aux individualités très fortes.
Ookami Hokage de Konoha a lui-même enchaîné échec sur échec avant d'en arriver là où il en est maintenant. Non pas qu'il fut un râté bien au contraire, son parcours et ses progrès furent de jour en jour plus spectaculaires, là n'est pas la clé. Ce qui a changé Ookami et qui a transformé le ninja qu'il était en actuel douzième Hokage c'est ses expériences personnelles qu'ils ne comptent plus, allant de ses plus lamentables échecs à ses plus grandes réussites. Immanquablement les progrès se ressentirent d'eux-mêmes et aujourd'hui il dirige le village caché de Konoha et pourtant ce fut bien la dernière chose à laquelle il aurait pu penser. Comme quoi on n'a rien sans rien... Aujourd'hui un nouveau tournant de l'histoire est sur le point de s'écrire, un jour au cours du quel les noms des grands protagonistes que sont les Kages verront leurs noms s'inscrirent sur la durée pour avoir fait ce que leurs prédecesseurs n'avaient jamais osé faire: créer la première alliance shinobi du monde.
Konoha recevait des visites bien surprenantes en ce moment. Tout d'abord il y avait eu apparition de nombreux Otojins au village souhaitant intégrer les effectifs militaires de Konoha puis vint ensuite les envoyés d'Iwagakure. Ookami avait vu pas mal de choses dans sa vie, mais jamais personne ne lui fit autant affront que ces deux-là. Le Tsuchikage les avait envoyé formuler une requête auprès du village des feuilles comme quoi Iwa serait prêt à coopérer avec Konoha et reformer une alliance diplômatique comme ce fut le cas par le passé. Le Juunidaime Hokage par ces temps troublés et les dangers qui rôdaient aux alentours du village prit la sage décision d'accéder à la requête du Tsuchikage en formulant une réponse favorable. Cependant tout ne sa passa comme prévu, la missive sensée être remise entre les mains du chef du village de Konoha ne le fut jamais. L'un des deux envoyés, très perturbé au cours de ce petit entretien avec le Kage s'en alla brusquemment sans que l'on puit savoir pourquoi et ainsi s'acheva la bonne entrée en matière des deux villages qui depuis étaient restés sans nouvelles. Mais c'était son compter sur l'avènement d'un individu tout aussi important que le Hokage lui-même, j'ai bien sûr nommé le Tsuchikage qui fit un long voyage à pied et en solitaire depuis Iwa, passant par Suna puis finissant son parcours à Konoha ou plutôt dans les hôpitaux de Konoha... Ce voyage l'avait bien évidemment éprouvé et c'était sans avoir pu prévoir une circonstance miséricordieuse... Le Tsuchikage était malade et en là résidait le vrai problème.
Une forte fièvre l'avait gagné à son arrivée près des remparts de Konoha, on l'avait retrouvé étendu sur le sol quasiment sans vie et pourtant il était là courageusement et ce malgré son état de santé très préoccupant. Cette persévérance forçait le respect, néanmoins le Hokage comme cet homme n'étaient point là pour parler de balivernes ou de choses très peu intéressantes. S'il était en venu en personne à Konoha c'était bien évidemment pour y faire quelque chose de première importance. Et comme prévu, ce dernier était bel et bien venu pour formuler une requête envers le Hokage. Ookami confortablement installé dans son bureau s'adossa un instant et prenant son air le plus sérieux, il se mit à écouter les revendications de son homologue Iwajins et confrère Kage. Dans un premier temps, Ookami se souciait énormément de ce qu'il pourrait bien lui raconter, néanmoins le déshonneur orchestré par la faute des deux envoyés du pays de la terre lui restait en travers de la gorge. Une fois ce point éclairci, il lui en toucherait deux mots, pour l'heure il laissa commencer le Tsuchikage qui semblait visiblement vouloir mettre de l'ordre dans ses pensées un peu brouillé par les circonstances et la fièvre:
"C’est marrant ça… la différence de style qu’il peut y avoir entre les pays… presque intriguant. D’un autre côté ça soulage, vous imaginez, la même culture, la même mode, les mêmes idées où que l’on aille ? Ca serait d’un ennui..."
Ookami ne comprit pas très bien où il venait en venir. Ces quelques mots eurent le don de rendre le Hokage plus perplèxe encore que ce qu'il était déjà et de s'interroger sur le personnage. Avouons qu'il y avait quelques matières à réflexion, cet homme aussi sage et puissant soit-il n'en restait pas moins très naturel. Oui c'est ça, ce dernier avait un don pour s'exprimer aussi naturellement et c'est ce qui dans un premier temps surprit Ookami, mais il sentait néanmoins que la personnalité du ninja était bien plus complexe qu'il n'y paraissait, ce dernier réservait encore des choses, c'était une certitude... Ne prêtant guère attention à ce qu'il venait de dire, le Hokage attendit patiemment qu'il passe à la suite de son discours, c'est donc avec une certaine facilité que les mots s'enchaînèrent dans la bouche du Tsuchikage comme pour répérer une minuscule erreur qui de toute façon, il n'avait pas commis:
"Hum… mouai bon. Je viens directement de Suna où j’y ai conforté les positions pacifistes et amicales d’Iwa envers leur village. Durant mon bref séjour là bas, on m’a signalé que vous étiez tous deux alliés, immédiatement après cette révélation, l’idée d’une alliance bien plus construite que les précédentes a germé dans mon esprit. Deux émissaires de mon villages sont venus traités avec vous… avant mon arrivé imprévue. Venant directement du pays du Vent, je n’ai pu ni les recroiser ni obtenir un compte rendu sur cette mission. Mais aux vues de l’égard que vous avez eu pour moi jusqu’à présent, j’ai la prétention de penser que mon désir d’unifier nos pays s’est concrétisé !?"
C'était donc ça, comme prévu ou plutôt comme l'instinct d'Ookami l'avait dicté lorsque ce personnage haut en couleur était arrivé à Konoha, ce dernier souhaitait donc bien créer une alliance diplômatique avec Konoha. Mais quelle surprise lorsqu'il dit qu'il pensait également à Suna comme confrère allié. À l'instant même, une fois les paroles du Tsuchikage prononcées, les pensées du Hokage se mirent à s'emballer. Bien entendu, il ne laissa rien paraître, assumant sa fonction de façon exemplaire, il laissa le doute s'installer ou plutôt un silence profond, signe comme quoi ce dernier devrait poursuivre s'il souhaitait voir une réponse survenir de la part du Hokage. Quel soulagement ce fut quand même, finalement la mauvaise entente entre les Iwajins et le Hokage n'avait en rien altérée la volonté du Tsuchikage d'allier la roche à la feuille tout en y ajoutant un allié de poids: le village du sable! Même s'il ne le montrait guère, cette histoire avait déjà été réglée d'avance, dès lors que les deux envoyés étaient venus pour quémander de l'aide à Konoha, Ookami était prêt à accepter sans entendre, mais la suite de son récit promettait d'être encore bien plus intéressant que le commencement. Visiblement cet homme à la peau sombre était loin d'avoir dit le fond de sa pensée, aussi Ookami le laissa-t-il continuer et écouta de plus belle:
"Nous nous retrouvons à trois pays, alliés les uns les autres : Suna, Konoha et Iwa. À nous trois, nous possédons la plus grosse superficie du territoire émergé et la plus grosse force de frappe militaire. Je sais que nos passés n’ont pas toujours baignés dans la droiture et le bon sens, mais le temps d’évoluer est arrivé. Je vous propose la création d’une organisation ayant la lourde tâche de veiller au bon fonctionnement du monde shinobi. Ne voyez aucune prétention dans mes paroles, mais nous pourrions redresser ce monde où nous vivons pour offrir un avenir meilleur aux générations futurs. Je suis convaincu que ce que certains appellent encore utopie est à porté de bras. Pour vous présenter plus en détail cette organisation, il faudrait que les émissaires de Suna nous rejoignent. Le Conseil des Sages Sunajin m’avait indiqué leur présence chez vous… ce qui explique également ma venue précipitée."
Cet homme était aussi étrange que s'il pouvait être d'une grande sagesse dans ses paroles. Un contraste qui laisse perplèxe certes, mais qui a toujours l'effet de faire retomber le ton et de se reconcentrer dans le sujet. Ainsi donc sa volonté était non pas de se contenter d'allier les trois villages que sont Iwa, Suna et Konoha, mais de les unir concrètement et de créer la première union shinobi du monde. Et quelle lourde tâche alors! Celle d'être des émissaires de paix dans toute la société du monde shinobi, de véritable justiciers et régulateurs de paix qui empêcheraient des guerres futiles d'être commises. Ce rôle serait bien plus ardu qu'il n'y parait pour l'heure, ces quelques mots seront pour certains absurdités, d'autres des inepties, mais Ookami partageait le même point de vue que son confrère Kage. Cela faisait quelques temps déjà qu'il sentait que le monde parfait auquel il aspirait n'était plus très loin, à portée de bras si l'on puit dire, néanmoins il manquait quelque chose, quelque chose qui permettrait de faire ce dernier pas en avant et qui permettrait de créer une telle utopie et ce moyen c'était celui de cette alliance shinobi. Visiblement, le Tsuchikage en avait terminé pour le moment... Il était vraisemblablement désireux de connaitre une réponse quant à cette suggestion de sa part. Ookami rassembla ses esprits et tenait à être le plus claire et le plus rigoureux possible dans son oral, une nouvelle page de l'histoire du monde shinobi était en train de s'inscrire, il fallait donc répondre présent!
"Tsuchikage-dono, vous n'êtes pas sans savoir que les liens diplômatiques qui nous liaient à Suna datent de quelques années déjà et que rien ne permet à l'heure actuelle de savoir s'ils sont encore nos alliés concrètement... Néanmoins je conçois que s'ils nous considèrent encore comme des alliés nous en ferons de même nous autres Konohajins! Ce que vous dîtes a du sens Tsuchikage-dono, moi-même depuis quelques temps je songe qu'un renouveau ne demande qu'à s'inscrire dans l'histoire de l'humanité et je sens que nous avons tous notre contribution à apporter, aussi je pense que cette idée d'unir nos pays et villages par-delà les alliances diplômatiques qui régissent nos frontières est une bonne idée. Comme vous l'avez formulé, nous possédons une étendue de terre immence, notre force de frappe compte tenu du fait que trois des cinq grandes puissances s'unissent constitue une arme de persuasion massive pour la suite de l'organisation et de ce qu'elle entreprendra pour le reste du monde shinobi. Je ne m'oppose donc pas à ce que Iwa, Suna et Konoha s'unissent et ne fassent qu'un pour que la première alliance shinobi du monde puisse voir le jour. Je suis certain que vous n'avez pas fait tout ce morceau de chemin sans y avoir rigoureusement pensé, je vous demanderai donc de poursuivre et de m'en apprendre un peu plus sur cette nouvelle organisation si cela ne vous gêne pas. Petit bémol cependant, vous avez parlé d'émissaires de Suna, mais nous n'avons eu aucune visite de ce type, nous n'avons eu au passage que vos deux envoyés d'Iwa qui d'ailleurs ont plutôt bouleversé l'entretien que nous devions avoir. Cette lettre que vous aviez écrit et qui devait m'être remise ne l'a jamais été. De plus et pour ce qui est de Suna, si réellement ils étaient en ce moment en direction de Konoha il serait déjà arrivé ou alors vous les auriez croisé sur votre chemin, mais vous arrivez avant alors que vous êtes parti après... La logique n'est pas respecté et par conséquent j'en déduis qu'il leur est peut-être arrivé quelque chose. Si vous le permettez je vais envoyer de ce pas le faucon le plus rapide du village signaler notre réunion de manière à recevoir au plus vite quelqu'un et qui sait le Kazekage en personne ou bien encore s'informer de la situation et d'un éventuel retard en chemin."
Ookami regardait son homologue Kage droit dans les yeux, de quoi lui faire comprendre sa grande détermination et son immense implication dans cette affaire, de quoi montrer qu'il y mettait du sien et que cette histoire n'était en rien de la rigolade aux yeux du Hokage de Konoha. Mais il était vraisemblable que ce fut la même chose pour le Tsuchikage... Une fois le faucon parti, le Tsuchikage pourrait de nouveau poursuivre son discours et apporter quelques détails de poids à son argumentaire sur le sujet de l'alliance shinobi...
[HRP: Toto comme on n'a pas RP avec les Sunajins je me suis permis d'écrire ceci à leur sujet, de quoi rendre ce petit entretien plus palpitant encore ;).] |
|  | |  | Sujet: Re: Dette de sang (5) [PV Ookami] Ven 18 Déc - 12:42 | |
| L’Hokage semblait enthousiaste à l’idée d’une organisation rigide n’oscillant pas suivant les alliances et déclarations de guerre à répétition. Mais Otoko’ avait laissé son imagination le guider, il pensait que les liens entre les trois nations étaient clairs pour chacune mais en réalité le manque de dialogue les plongeait dans une eau bien trouble. Les émissaires sunajin n’étaient toujours pas à Konoha alors même qu’on les ordonna bien avant le départ du Tsuchikage -Suna avait-il seulement envoyé des émissaires ? Ou l’esprit du jeune Kage lui jouait encore des tours ?- Quant aux envoyés d’Iwa, la lettre n’avait jamais été remise et sans la visite d’Otoko’ aucune position fixe n’existerait actuellement.
- Le mystère qui entoure l’échec de mes émissaires sera résolu une fois que je serai rentré, chaque chose en son temps. Mais vous pouvez être assuré de notre intérêt à l’égard de votre village et de votre peuple, reste à savoir la position de Suna par rapport à Konoha…
Le Tsuchikage semblait bien froid, un changement d’attitude quelque peu inattendu et en totale contradiction avec ce qu’il ressentait à cet instant. Les hommes en qui il plaça sa confiance avaient failli. Il n’avait pas la prétention de se considérer comme le père des Iwajin et n’employait le possessif en parlant de ses hommes uniquement par tradition -il l’avait entendu par le passé et le reproduisait machinalement-
*Suna n’avait envoyé personne…* Demander l’envoi de diplomate serait trop long, *sachant que le Kazekage semblait bien occupé lors de ma dernière visite, il ne risque pas de se déplacer.* Otoko’ pouvait en divulguer d’avantage sur son idée d’organisation à l’Hokage et plus tard, une réunion entre les trois nations aura lieu, cette fois prévue et programmée.
- Inutile d’envoyer un message à Suna pour cette réunion, il est trop tard, surtout avec vos récentes révélations, comprenez que je me dois de rentrer au plus vite à Iwa. Il faudra organiser une réunion et je pense que Suna est tout indiqué pour la recevoir, ainsi nous pourront discuter pleinement de ce projet. Cependant, avant mon départ je suis d’accord pour vous exposer d’avantage d’informations sur l’organisation, ça pourra peut être vous donner des idées à présenter lors de notre prochaine rencontre à Suna.
Seulement… fallait-il tout lui révéler ? Otoko’ commença à douter, cet homme ne lui apparaissait plus si enthousiaste maintenant. Non, son discours trahissait une certaine impatience… et l’impatience était mère d’erreurs. Les informations seront donc filtrées au strict minimum.
- En effet le voyage m’a permis d’y réfléchir pleinement et de peser à plusieurs reprises le pour et le contre de la création d’une telle organisation. Les détails et le contenu seront abordés lors de la réunion, lorsque Suna pourra y prendre part. Mais j’avais penser à nommer les membres : Gawa, sachant qu’à nous trois nous formerons le Sankaku. C’est assez simple à interpréter. Seuls, nous ne sommes rien, mais à trois, nous formons un triangle assez rigide pour réguler ce monde. L’organisation n’aura pas pour but de développer les pays membres mais d’aider tout village, tout peuple ou toute région en danger. La guerre en fait bien entendu partie, mais d’autres formes de répressions existent et elles sont parfois bien plus difficiles à vivre par ceux qui les subissent.
Pour ce qui était de l’élection d’un dirigeant à la tête du groupe, cette question sera abordée avec la participation du pays manquant. Le bras plié contre son torse et d’un pas boitillant -il souffrait toujours des blessures de l’attentat- Otoko’ se dirigea vers l’Hokage pour lui sérer la main et mettre un terme à l’entretien. Il devait rentrer chez lui, peut être pas aussi rapidement qu’à l’allée et certainement pas dans le même état, mais il devait retourner à Iwa.
- Hokage-dono, je tenais à vous remercier pour votre accueil. Vous pouvez être fier des Konohajin, notamment des deux jeunes qui m’ont sorti de cette forêt et des médecins. Mais à présent je dois régler le problème des émissaires d’Iwa… . Puis-je vous laisser la tâche de prévoir une nouvelle réunion ?
Il salua une dernière fois Ookami puis prit la direction des portes de Konoha.
HRP: Désolé du retard, bon au moins on peut terminer cette partie et reprendre la prochaine fois à suna /o/ (ça ne te bloque pas pour les fêtes de nowel vu que je ne serai pas là). |
|  
Nombre de messages: 1781 Nindô: Le temps des assertions est révolu, me voici dans l'ère où l'on impose.
 | |  | Sujet: Re: Dette de sang (5) [PV Ookami] Lun 21 Déc - 18:54 | |
| Depuis des lustres déjà les guerres ne cessent de semer le malheur et la désolation partout où on veut bien les admettre. C'est peut-être difficile à dire, mais les guerres ne sont les fruits que de l'imaginaire sanguinaire et primitif de l'homme. Ce sont eux qui entretiennent le chaos sans relâche qui le font grandir et le nourissent comme s'il s'agissait d'une créature secrète et inestimable aux yeux de tous. Comme une nécessité, un besoin irréprochable de la libérer, comme si c'était écrit dans leur chair et ce depuis la nuit des temps. Mais de ce chaos ne pourrait-il point naître une paix durable que tous apprécieraient bien plus que ce flot de malheur incessant? La question et les conditions sont difficiles à appréhender, les guerres ne s'arrêteront pas de si tôt. C'est une tradition qui se transmet de génération en génération et qui n'est pas prêt de cesser à cause des mentalités de chacun qui sont tout bonnement étriquées derrière un système social manipulateur qui régit toute chose en ce monde. Même si personne ne veut l'admettre, ce sont les guerres qui alimentent la vie. Parole hasardeuse de ma part ou bien contradiction irréfutable? Non point du tout, c'est une vérité générale qui devrait s'inscrire dans le patrimoine de chaque pays, mais que personne ne souhaite avouer et ce à cause de la honte que ces actes pourtant bien présents procurent...
On se cache derrière les autres, on trouve des prétextes aussi futiles soient-ils, rien n'est trop abusif comme motif pour faire la guerre! Pour dire la vérité, on peut faire la guerre pour n'importe quoi en ce bas monde: amour, argent, pouvoir et j'en passe... Je parlais tout à l'heure de patrimoine et bien soyez convaincu que les guerres sont un héritage. Un héritage macabre, noir et sanguinaire: le nôtre... Mais quels procédés peuvent permettre à ces guerres de continuer? Enfin voyons vous le savez déjà, la plus grande part de haine de ce monde provient des shinobis qui sont les forces armées des différents pays. Pure ineptie? Loin de là, ce sont les ninjas qui font figures de mépris aux yeux du monde. Leur devoir est de protéger leur village, leur pays de servir les intérêts des seigneurs qui alimentent et administrent leurs contrées, mais eux ne sont en rien coupables de ce qui leur arrive, eux ne remplissent que leur devoir et jouent le métier sans relâche pour lequel ils sont payés! Au final tout ceci finit par former une spirale infernale dont on ne peut sortir aisément. Ce monde est régit par la haine... Ces paroles furent prononcer par des millions d'hommes, mais seul l'un d'eux fut assez fou pour admettre cette vérité vraie et tenter d'y remédier, mais de quelle manière... Les shinobis comme tout autre personne n'aspirent qu'à une chose: la paix. Mais le problème est et demeure que malgré la volonté qu'ils mettent pour défendre la terre qui les a vu naître, les gens avec qui ils ont tissé des liens, la haine finit immanquablement par prendre le dessus. Les civils ont beau vivre en compagnie des ninjas et s'y être habitué, les préjugés à leur sujet demeure... C'est un fait, les ninjas sont vus comme des armes effroyables et cette peur finit indubitablement par ressurgir au grand jour de quoi faire naître une rancoeur encore plus importante des deux côtés...
La paix dans ces conditions est une pure hérésie, une fable pour les naïfs... Néanmoins des personnes continuent à y croire et sont persuadées qu'un monde parfait sans guerre ni haine serait un jour envisageable à commencer par le Hokage douzième du nom: Ookami Tatsumaki. Quel contraste étonnant n'est-ce pas? Un des plus puissants shinobis de ce monde en comptant les autres Kages idolatre la paix? Pourtant n'est-il pas une machine à semer la mort lorsqu'on lui ordonne? À tuer père et mère si c'est la mission qui lui est donnée et mourir en secret comme un vrai shinobi? Et bien non détrompez-vous! Il a beau être un ninja, ce dernier souhaite voir un beau jour apparaitre cette utopie qui le fait rêver à lui et à beaucoup d'autres. Les ninjas sont tous des êtres sanguinaires aux pouvoirs démesurés qui ne pensent qu'à étendre leur domination sur les autres? C'est encore une fois une idée reçue, Ookami a beau n'avoir pas toujours fait les bons choix, il n'en reste pas moins un fervant admirateur de la paix. Depuis ce jour où il a vu mourir son maître, sa vocation s'est teinte de ténébres, mais plus tard il fut rattrapé par son passé et il comprit enfin ce que serait son lendemain: la défense au péril de sa vie de son village, celui de Konoha...
~Flashback~
À des heures bien plus hostiles que celles-ci, l'alerte générale avait été donnée. Les habitants se faisaient évacuer par centaines tandis que des combats avaient éclaté au coeur même du village de Konoha. L'intrusion était d'origine inconnu pour l'heure, aucune indication n'avait été donnée sur l'origine probable de cette attaque particulièrement meurtrière. Il fallait donc s'en assurer par soi-même, c'est pourquoi sur ordre express du Hokage neuvième du nom, Ookami encore Genin faisant partie du cadre très fermé des Shouzan revêtit sa tenue de combat ressemblant trait pour trait à celle des Anbu et s'en alla au point de rencontre, celui où se déroulait en ce moment même les combats afin de prêter assistance à l'équipe de Shouzan déjà présente sur les lieux et commandée par Yoshimi le bras-droit du Kyuudaime Hokage. Ses griffes revêtues, son sabre posé dans son dos et son masque de loup sur son visage il s'en alla finalement sans plus perdre de temps. Ookami fit un ainsi son bout de chemin essayant d'être le plus rapide possible, le plus invisible et silencieux que cela puisse être, tel une feuille tombant sur le sol, un vrai Shouzan...
Sur son chemin, il croisa de nombreux shinobis blessés agonisants sur le sol. Mais là ne fut point le plus terrible, plus que de voir ses compagnons tomber et ramper à terre un à un ce qui le remplissait de haine c'était qu'on ait pu s'attaquer à des civils sans défense... Un évènement marqua profondément Ookami et fit que sa haine ressurgit brusquemment lui conférant une colère sans commune mesure envers ces hommes lâches et méprisables qui s'en prenait au village de son coeur. Des habitations avaient été soufflés par l'onde de choc des combats et de la démesurée puissance de l'ennemi. Des morceaux de bois, de pierres et des flaques de sang jonchaient le sol sur lequel le jeune Genin était actuellement en train de courir pour rejoindre au plus vite son unité. Même si ce dernier essayait d'y faire abstraction, il ne pouvait s'empêcher de constater les dommages collatéraux et le nombre de victimes blessées, que ce soit légèrement ou très grièvement... L'unité médicale arriva rapidement sur les lieux et se mit à soigner et transporter le plus de blessés possible tout en apportant les premiers soins sur place de quoi maintenir les plus atteints d'entre eux... Malheureusement pour Ookami, il vit ce qu'il n'aurait jamais du voir... Là juste devant lui, sur sa course tel un obstacle se dressait un gamin étendu sur ce qui restait de ce sol dur qu'est la pierre, de dos par rapport au shinobi. L'éviter et faire comme si de rien n'était aurait été abjecte! De plus et grâce à un rapide coup d'oeil, il vit que ce jeune bambin respirait encore. Il frêna donc sa course et s'approcha le plus possible du gamin avant de la tourner délicatement tout en lui demandant:
"Est-ce que ça va?!"
À sa plus grande douleur, il vit là les derniers instants d'un enfant agonisant. Une partie de son torse avait été broyée et ses entrailles pendaient béantes, le sang lui ruisselait goutte par goutte se répendant toujours un peu plus sur le sol... C'était à se demander comment cet enfant pouvait encore s'accrocher à la vie... Ookami fut frustré par cette injustice, son regard s'emplit de regret et de désespoir, il prit l'enfant entre ces mains qui respirait de plus en plus fort, l'heure de la mort était venue, mais Ookami était persuadé qu'on pouvait encore tenter quelque chose pour lui! De toute ses forces il cria à l'attention des ninjas médecin:
"Un médecin vite! J'ai un enfant entre les mains gravement blessé!"
Les shinobis de l'unité médicale se tournèrent tous en même temps tellement la voix d'Ookami avait porté loin. D'un geste de tête chacun, ils se mirent d'accord de façon à ce que l'un d'entre eux aille observer le môme. D'un saut ahurissant le ninja guérisseur se posta aux côtés du Shouzan et l'examina rapidement. Il le prit des mains du ninjas et l'étendit sur le sol de nouveau avant d'utiliser sa technique de soin. Malaxant son chakra et compasant de rapides mudras, un chakra vert rayonnant jaillit de ses mains. Ce dernier les posa alors sur les abdomens meurtris du gamin. Le sang continuait de couleur sur le sol rendant le teint du gamin toujours plus blanc et son état de santé alarmant... Ookami lui serrait fort la main du jeune garçon tandis que celui-ci éprouvait une extrême difficulté à respirer, car il s'étouffait dans son sang. Bientôt l'enfant ouvrit les yeux comme le signe d'un rétablissement improbable et regarda Ookami qui se trouvait à ses côtés et lui dit sur un ton désabusé:
"Monsieur... J'ai mal..."
Ookami retira alors son masque, il était inutile de cacher son visage à un enfant et même si cela signifiait révéler son identité à des civils, cela lui était bien égale dans cet immense chaos, personne ne remarquerait ce geste anodin et pourtant lourd de conséquence et de secret. Le shinobi loin de faire une tête affreuse, ce qui aurait pu être le cas lorsqu'on voyait l'état déplorable de cet enfant, Ookami fit mine de sourire tout en plissant les yeux. D'une voix rassurante et lui serrant plus fort la main encore il lui dit:
"Ne t'en fais pas, la douleur va disparaître dans quelques minutes, tu seras libéré et tout ira pour le mieux!"
"Merci... Monsieur..."
Ses yeux se fermèrent alors, les pulsations de son coeur se firent de moins en moins sentir. Ookami regarda sans pouvoir rien faire d'autre les derniers instants de ce gamin qui n'avait pas mérité ce qui lui était arrivé. D'ailleurs qui aurait pu mériter une telle chose hormis le diable lui-même et les hommes de main qu'il avait envoyé jeter les prémices de son oeuvre de destruction sur Konoha! Le ninja médecin cessa bientôt toute activité. Le chakra verdâtre qui sortait de ses paumes cessa tout à coup d'émettre, une goutte de sueur perla sur son front et plissant les yeux à son tour, d'un ton désolé et attristé, il dit à l'attention du Shouzan:
"C'est terminé... Il est mort..."
Ookami se releva, il tourna le dos à son homolgue médecin. Pendant quelques instants aucun des deux hommes ne bougèrent, tout deux attristés par le funeste sort de ce petit malheureux. Le médecin regarda bientôt le shinobi qui lui tournait le dos attendant une quelconque réaction de celui-ci. Ce n'est qu'au bout de plusieurs secondes qu'Ookami finissant de serrer ses poings remit son masque et dit d'une voix pleine de bonté:
"S'il vous plaît, pouvez-vous emporter son corps et faire pour lui une tombe descente?"
Le ninja guérisseur prenant le corps du bambin dit alors non pas sans peine et tristesse:
"Bien entendu... Jeune shinobi prenez soin de vous!"
Sans plus de tergiversation, Ookami s'en alla. Dans sa course des larmes ne purent s'empêcher de couler sur le visage du triste ninja. Le fait de voir mourir un enfant de la sorte était un évènement dramatique pour quelqu'un d'aussi jeune. Il ne devait en tout n'avoir plus de dix ans d'écart d'où sa tristesse. Même si le code shinobi lui interdit des sentiments, il ne put pour une fois rien faire pour les contrôler, lui qui avait connu les pires entraînements qui puissent être donnés afin de tuer n'importe quelle émotion chez lui, cette fois-ci il ne resista pas et ce laissa aller à ce flot de larmes qui coulait et qui se rependaient à travers son masque... La suite des évènements se soldèrent par une fuite de l'ennemi qui n'était autre qu'un membre de la mystérieuse et sans aucun doute dangereuse organisation Akatsuki. Repousser ainsi de tels hommes ne fut pas facile pour l'ensemble de la communauté Konohajin, le prix à payer était d'ailleurs important. Le nombre de blessés faisait froid dans le dos, mais il n'y avait que peu de victimes à déplorer. Ookami profondément meurtri au niveau de la poitrine à cause de son combat avec un chien monstrux se releva tant bien que mal. Marchant doucement et du mieux qu'il put sans pour autant tomber dans les pommes, il vit les civils, les médecins se jeter sur les blessés leur demandant s'ils allaient bien. Malgré tout ce chaos, Ookami eut alors une révélation: cette scène où il vit les gens s'aider les uns les autres qu'ils soient ninjas, civils ou peu importe la fonction lui fit prendre une nouvelle tournure personnelle. C'était comme si son esprit tout à coup après dix-sept ans de vie eut le déclic tant espéré. Un rayon de soleil vint percer les tristes nuages qui planaient au-dessus du village, l'un d'eux vint même éclairer en plein visage celui d'Ookami. Tombant dans les pommes et s'écroulant au sol, il pensa tout haut:
*Je protégrai ce village quoi qu'il m'arrive! Un jour je défendrai ce village comme mes compagnons et prédecesseurs, je serai Hokage...*
~Fin du Flashback~
Le Hokage douzième nom alias Ookami Tatsumaki se trouvait actuellement en pleine discussion avec le Tsuchikage. Six années s'étaient écoulées et ses paroles devinrent réalité. Qui eut pensé un seul instant que les convictions morales de ce garçon feraient de lui un beau jour le Hokage du village et le plus puissant ninja parmis ses confrères? Personne, en revanche lui en était fermement convaincu et s'est en s'accrochant à ce rêve, celui de défendre son village par n'importe quel moyen et de voir un jour apparaître la "vraie" paix qu'il arriva là où il en est aujourd'hui. En ce jour, son rêve venait de prendre une tournure bien plus importante encore. En effet, le Tsuchikage partageant le même point de vue que celui-ci sur les conditions d'une paix réelle et non éphémère était venu conclure une alliance entre le village de la pierre et celui de la feuille. Les guerres n'avaient que trop durées, le village des sables, Suna, se proposait également de faire partie de cette alliance militaire. Le monde entrait en ce jour à un tournant de son histoire, l'utopie tant espérée n'était plus très loin. Certes la dernière ligne droite serait semées d'embuches, mais c'était le prix à payer et trois pays valent mieux qu'un. Les conditions d'une alliance entre les trois nations et villages était donc tout indiquée. Un point d'ombre venait obscurcir cette affaire, l'absence des émissaires de Suna qui d'après Otokonohito le Tsuchikage de son prénom comme l'indiquait le service de renseignement des Anbu, était parti de Suna pour venir à la rencontre du Hokage, les messagers auraient donc dû arriver au village, mais aucune démonstration de ce type ne se fit. Il devait donc y avoir un problème quelque part... Ookami le Hokage avait également parlé de l'affaire des envoyés d'Iwa dont la politesse n'avait d'égale que leur stupidité. Néanmoins, et suite à l'état de santé du Tsuchikage qui était pris d'une forte fièvre et qui semblait très satisfait de la réponse du Hokage essaya de conclure cet entretien, ce qui était d'ailleurs logique:
"Le mystère qui entoure l’échec de mes émissaires sera résolu une fois que je serai rentré, chaque chose en son temps. Mais vous pouvez être assuré de notre intérêt à l’égard de votre village et de votre peuple, reste à savoir la position de Suna par rapport à Konoha…"
Son ton s'était tout à coup teinté d'un certain sérieux lorsque le Hokage soumis l'histoire des Iwajins au Tsuchikage. Le fait que les shinobis en lesquels il plaçait une totale confiance aient échoué de la sorte ne pouvait guère l'enthousiasmer. Ce dernier poursuivant sur sa lancée dit alors avec le même sérieux à l'attention de son homologue Kage:
"Inutile d’envoyer un message à Suna pour cette réunion, il est trop tard, surtout avec vos récentes révélations, comprenez que je me dois de rentrer au plus vite à Iwa. Il faudra organiser une réunion et je pense que Suna est tout indiqué pour la recevoir, ainsi nous pourront discuter pleinement de ce projet. Cependant, avant mon départ je suis d’accord pour vous exposer d’avantage d’informations sur l’organisation, ça pourra peut être vous donner des idées à présenter lors de notre prochaine rencontre à Suna. En effet le voyage m’a permis d’y réfléchir pleinement et de peser à plusieurs reprises le pour et le contre de la création d’une telle organisation. Les détails et le contenu seront abordés lors de la réunion, lorsque Suna pourra y prendre part. Mais j’avais penser à nommer les membres : Gawa, sachant qu’à nous trois nous formerons le Sankaku. C’est assez simple à interpréter. Seuls, nous ne sommes rien, mais à trois, nous formons un triangle assez rigide pour réguler ce monde. L’organisation n’aura pas pour but de développer les pays membres mais d’aider tout village, tout peuple ou toute région en danger. La guerre en fait bien entendu partie, mais d’autres formes de répressions existent et elles sont parfois bien plus difficiles à vivre par ceux qui les subissent."
Le Sankaku? Jusqu'à quel point le Tsuchikage avait-il dit la vérité? Du moins le fond de sa pensée? Cela, nul ne pouvait le savoir. En revanche, le léger trouble de sa voix au moment de poursuivre signifiait de sa part une légère indication sur sa façon d'appréhender le Hokage... Cela était tout à fait normal, les deux villages que sont Konoha et Iwa avaient beau vouloir s'allier et rompre un passé fait de guerres communes, ce n'est pas aux termes d'un simple entretien entre Kage que le passé serait oublié. Les plaies de la deuxième grande guerre shinobi qui opposa Konoha à Iwa était encore présente dans toutes les têtes et même si Ookami ne connut pas ce temps-là il comprit les motivations qui empêchaient le Tsuchikage de tout lui révéler sur le Sankaku. Cependant le Hokage était totalement d'accord avec ce projet titanesque qui verrait se regrouper trois des cinq grandes nations de ce monde. Aussi laissa-t-il finir son correspondant sans rien ajouter de plus. Les deux hommes se serrèrent alors la main et signe d'une nouvelle amitié naissante entre les deux pays et villages et bientôt le Tsuchikage s'en alla en direction de la porte. Dans une dernière parole amicale et sûrement sincère de sa part il dit:
"Hokage-dono, je tenais à vous remercier pour votre accueil. Vous pouvez être fier des Konohajin, notamment des deux jeunes qui m’ont sorti de cette forêt et des médecins. Mais à présent je dois régler le problème des émissaires d’Iwa… . Puis-je vous laisser la tâche de prévoir une nouvelle réunion ?"
Ookami raccompagnant son confrère Kage à la porte lui dit alors en guise de bonne volonté et signe d'approbation de sa part concernant ses paroles minutieusement glissées:
"Sachez Tsuchikage-dono, que le fait que les Konohajins vous ayant accueilli suffise à votre enthousiasme me satisfait pleinement. Tout comme vous je présume, je suis très fière des shinobis du village de Konoha et des habitants qui le peuplent. Pour ce qui est d'une prochaine réunion, ne vous faîtes guère de soucis, je m'en occupe vous pouvez rentrer à Iwa sereinement. Sachez que pour votre propre confort, l'unité rô des Anbu de Konoha se chargera de votre escorte, je me doute que vous ne vouliez personne pour vous accompagner, mais dans votre état de santé et cette forte fièvre qui est la vôtre, c'est plus prudent... Vous ne verrez même pas trace de leur présence."
Les deux hommes se saluèrent une fois de plus et une fraction de seconde, le Tsuchikage disparut dans l'encadrement de la porte. Sa venue n'était pas anodine et sans doute était-il réellement temps de faire régner une nouvelle ère sur le monde shinobi... Une ère de paix et de prospérité et ce à l'aide du Sankaku... |
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